Archive for December 14th, 2015

Invité de Mardi politique, André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale auprès de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, est notamment revenu sur la situation économique de la France.

L’invité de Mardi politique du 15 décembre est André Vallini, secrétaire d’État à la Réforme territoriale auprès de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique. Il est interrogé par Roselyne Febvre, de France 24, Florent Guignard, de RFI et Lilian Alemagna, de “Libération”.

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Première publication : 15/12/2015

Thomas Fabius a été placé mardi en garde à vue dans le cadre d’une affaire pour faux, escroquerie et blanchiment. Le fils du chef de la diplomatie française est dans le collimateur de la justice depuis plusieurs années.

Dans le viseur de la justice française depuis plusieurs années en France et aux États-Unis, Thomas Fabius, fils du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, a été placé mardi 15 décembre en garde à vue dans le cadre d’une enquête pour faux, escroquerie et blanchiment.

Une information judiciaire avait été ouverte en 2013 pour éclaircir d’importants mouvements de fonds qui pourraient avoir transité par les comptes de Thomas Fabius. Les enquêteurs s’intéressent notamment à l’acquisition en 2012 d’un appartement à Paris pour sept millions d’euros. Cette transaction avait fait l’objet d’un signalement par la cellule antiblanchiment de Bercy, Tracfin. Cet appartement, situé boulevard Saint-Germain, “a été perquisitionné mardi matin”, selon une source proche de l’enquête.

C’est la première fois que Thomas Fabius est entendu dans cette affaire par les enquêteurs de l’office central de répression de la grande délinquance financière de la direction centrale de la police judiciaire. Sollicité, son avocat, Me Cyril Bonan, a confirmé la garde à vue, mais n’a pas fait d’autre commentaire dans l’immédiat.

Un joueur invétéré

Thomas Fabius est également visé par un mandat d’arrêt délivré par les États-Unis fin octobre. Durant une folle nuit à Las Vegas de mai 2012 – le 16 exactement, soit le jour où son père a officiellement été nommé chef de la diplomatie française – le jeune homme a distribué des chèques en bois totalisant 3,5 millions de dollars. Selon la plainte officielle remontant à avril 2013, Thomas Fabius a été pris d’une frénésie d’achat de jetons et de plaques de casino, signant des chèques les uns après les autres.

En juillet 2013, un proche de Laurent Fabius confiait au “JDD” que “les seuls soucis des Fabius viennent de leur fils Thomas”. Épargnée jusqu’à présent, la famille Fabius pourrait cette fois être inquiétée. Les enquêteurs examinent avec attention des versements suspects effectués sur le compte de Thomas Fabius par sa tante, pour un total de 550 000 euros.

Avec AFP

Première publication : 15/12/2015

Le tribunal correctionnel de Lyon a annoncé, mardi, la relax de Marine Le Pen, jugée pour “provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine”, après avoir comparé en 2010 les prières de rue musulmanes à l’Occupation nazie.

Marine Le Pen n’a pas tout perdu. Battue dimanche aux élections régionales, Marine Le Pen a gagné une bataille judiciaire : la présidente du Front national (FN) a été relaxée mardi 15 décembre par le tribunal correctionnel de Lyon, où elle était poursuivie pour “provocation à la discrimination, à la violence ou à la haine envers un groupe de personnes à raison de leur appartenance à une religion”. avoir comparé en 2010 les prières de rue musulmanes à l’Occupation nazie.

La présidente du parti d’extrême droite avait comparé, fin 2010, les prières de rue de musulmans à l’Occupation nazie lors d’une réunion publique à Lyon, alors qu’elle était en campagne pour la présidence du FN face à Bruno Gollnisch.

“Indigne moralement”

Elle encourait un an de prison et 45 000 euros d’amende. Mais le procureur Bernard Reynaud avait requis la relaxe, estimant que “Mme Le Pen, en dénonçant ces prières dans l’espace public, imputables non à l’ensemble de la communauté musulmane mais à une minorité, n’a fait qu’exercer sa liberté d’expression”.

Quatre associations – la Licra, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), le Mrap et la Ligue judiciaire de défense des musulmans – s’étaient constituées parties civiles. “Nous attendons qu’elle soit condamnée. La position du ministère public n’engage pas le tribunal. Nous considérons que ces propos sont indignes moralement et que juridiquement elle a dépassé les limites autorisées”, estimait avant le jugement Me Sabrina Goldman, avocate de la Licra.

“Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s’il s’agit de parler d’Occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c’est une occupation du territoire”, avait lancé Mme Le Pen un soir de décembre 2010, sous les applaudissements des militants.

Et d’ajouter: “C’est une occupation de pans du territoire, des quartiers, dans lesquels la loi religieuse s’applique, c’est une occupation. Certes, il n’y a pas de blindés, pas de soldats, mais c’est une occupation tout de même et elle pèse sur les habitants.”

“Les prières de rue sont une illégalité”

Le procès, très médiatisé, s’était tenu six semaines avant les régionales, la prévenue accusant alors le gouvernement d’être responsable des poursuites. “Il ne vous étonne pas ce calendrier ? Nous sommes à un mois d’une élection alors que cette affaire a cinq ans !”, avait-elle lancé.

Déjà poursuivie en diffamation, Marine Le Pen n’avait encore jamais comparu pour provocation à la haine, contrairement à son père, condamné plusieurs fois, en particulier pour avoir dit que les chambres à gaz étaient un “détail” de l’Histoire. Celle qui a précisément fait exclure son père du FN, cette année, pour ses dérapages à répétition, avait assuré au tribunal avoir seulement parlé d’occupation, sans majuscule ni référence au nazisme.

“J’ai voulu m’intéresser aux problèmes des Français et non pas me lancer dans des références au passé ou à l’histoire, 70 ans en arrière”, avait plaidé cette avocate de profession, qui avait déjà entamé, fin 2010, sa stratégie de “dédiabolisation” du FN. “Les prières de rue sont une illégalité. C’est une manière d’accaparer […] un territoire pour y imposer une loi religieuse. Je suis dans mon droit, comme responsable politique, d’évoquer un sujet fondamental. C’est même un devoir”, avait ajouté Mme Le Pen à la barre.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 15/12/2015

Un homme a été placé en garde à vue en région parisienne, mardi, dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis. Deux hommes déjà mis en examen, sont soupçonnés d’avoir fourni un logement à l’un des jihadistes.

Un homme a été placé en garde à vue; mardi 15 décembre, dans le cadre de l’enquête sur les attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis le 13 novembre. L’homme de 29 ans a été interpellé par la police en région parisienne a annoncé une source judiciaire.

Deux hommes ont déjà été mis en examen en France. Ils sont soupçonnés d’avoir fourni un logement de repli au jihadiste Abdelhamid Abaaoud, le maître d’œuvre présumé des attentats dans la capitale parisienne et au Stade de France. Les suspects ne semblent pas mis en cause pour avoir préparé ou participé directement aux attaques revendiquées par l’organisation de l’État islamique (EI), qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

>> À lire sur France 24 : “Abdelhamid Abaaoud, un terroriste trop médiatique”

L’enquête française a permis d’identifier six des neuf assaillants du Stade de France, du Bataclan et de l’équipe qui a mitraillé bars et restaurants parisiens. Il s’agit de cinq Français et d’Abdelhamid Abaaoud.

Deux des trois kamikazes du Stade de France, et un troisième homme, qui a probablement participé aux tueries avant de mourir en kamikaze, le 18 novembre à Saint-Denis, aux côtés d’Abaaoud, n’ont pas encore été indentifés. Salah Abdeslam, un Français de 26 ans, soupçonné d’avoir eu au moins un rôle-clé de logisticien et visé par un mandat d’arrêt international, est toujours en fuite.

>> À lire sur France 24 : “Un imam de Troyes a-t-il été le mentor d’un des kamikazes du Bataclan ?”

En Belgique, huit hommes ont déjà été inculpés et incarcérés. Un Belge, qui aurait pu participer aux repérages des cibles des attentats, a également été arrêté en Turquie.

Avec AFP

Première publication : 15/12/2015

Deux suspects ont été placés en garde à vue, mardi, dans le cadre de l’enquête sur les attaques de Paris perpétrées entre le 7 et le 9 janvier à Paris. L’un d’eux, proche de milieux d’extrême droite, était déjà en détention pour trafic d’armes.

Un homme et une femme ont été placées en garde à vue, mardi 15 décembre, dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris en janvier 2015. L’un des deux, Claude Hermant, était déjà en détention dans une affaire de trafic d’armes.

Âgé de 52 ans, il est connu pour être proche des milieux d’extrême droite du nord de la France, selon le parquet JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée) de Lille, cité par l’AFP. La femme placée en garde à vue est sa compagne, a précisé le parquet.

Les enquêteurs les interrogent car des armes découvertes dans l’arsenal d’Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, à Porte de Vincennes, avaient transité par une société gérée par la compagne d’Hermant, a expliqué une source proche de l’enquête. Il s’agit d’un fusil d’assaut et quatre pistolets Tokarev retrouvés dans l’épicerie casher, et dans l’appartement occupé par Coulibaly à Gentilly, près de Paris, a ajouté cette source.

Claude Hermant a été mis en examen début 2015 à Lille dans un dossier distinct de trafic d’armes en bande organisée. Sa garde à vue et celle de sa compagne peuvent durer 96 heures.

Dans l’enquête sur les attentats de Paris en janvier, sept hommes sont déjà mis en examen, dont six en détention provisoire, soupçonnés d’avoir apporté une aide logistique, en armes et véhicules, à Amedy Coulibaly. Tous nient avoir eu connaissance de ses projets d’attentats. Du 7 au 9 janvier, les attaques des frères Kouachi à Charlie Hebdo, puis celles de Coulibaly à Montrouge et à l’Hyper Cacher, avaient fait 17 morts. Ils ont tous les trois été tués dans les assauts donnés par les forces de l’ordre le 9 janvier 2015.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 15/12/2015

Au lendemain des élections régionales qui ont vu le FN enregistrer un score record, le Premier ministre Manuel Valls a indiqué lundi soir sur France 2 que le gouvernement et le président annonceraient de nouvelles mesures pour l’emploi en janvier.

Il y a une “urgence économique” en France, a déclaré le Premier ministre lundi soir sur France 2. Deux jours après les élections régionales, qui ont vu le Parti socialiste ne remporter que 5 régions – contre 7 pour la droite – le chef du gouvernement a promis la mise en place de mesures pour l’emploi “au mois de janvier”.

>> À lire sur France 24 : “Élections régionales : ‘Un succès sans joie’ pour le PS”

Ces mesures concerneront également l’apprentissage et les emplois de service, a déclaré Manuel Valls. “Moi, je veux faire sortir mon pays de cette accoutumance pour le chômage. Je veux que la valeur travail soit partagée par tous”, a-t-il affirmé.

Formation des chômeurs

L’une des priorités concerne “la formation des chômeurs”, a-t-il expliqué, en s’appuyant sur le fait que le chômage en France concerne “d’abord des chômeurs qui ne sont pas qualifiés”. “Donc Myriam El Khomri, la ministre du Travail, est en train de préparer un plan massif de formation pour les chômeurs”, a-t-il indiqué.

Le Premier ministre a lié ce plan à la renégociation de la convention sur l’assurance-chômage, sur laquelle patronat et syndicats doivent se mettre d’accord en 2016. “Je le dis aux partenaires sociaux qui vont renégocier la convention sur l’assurance chômage, et là il faudra aller vite”, selon Manuel Valls, qui a évoqué des “contreparties” en échange de la formation.

Le taux de chômage a bondi au troisième trimestre 2015, à 10,2 % de la population active en France métropolitaine (+0,2 point sur un an), touchant plus de 2,9 millions de personnes, son plus haut niveau depuis 1997, a annoncé l’Insee au début du mois de décembre.

“Mettre le paquet”

Autre domaine évoqué par le Premier ministre, qui s’est refusé à détailler les mesures précisément : l’apprentissage, un domaine qui concerne les nouveaux conseils régionaux élus dimanche. Lors d’une conférence avec les présidents de région que Valls a dit vouloir organiser, “j’attends des régions, quelles que soit leur président, de mettre le paquet” pour la jeunesse et pour l’apprentissage.

Le Premier ministre a également dit vouloir “encourager” les emplois de service (aide à domicile, garde d’enfants, jardinage…)

François Hollande a fait de la baisse du chômage la condition sine qua non pour se présenter à l’élection présidentielle de 2017. “Si le chômage ne baisse pas d’ici à 2017, je n’ai aucune raison d’être candidat, ou aucune chance d’être réélu”, avait déclaré le chef de l’État en avril 2014.

Avec AFP

Première publication : 15/12/2015