Archive for December 18th, 2015

Cent ans après sa naissance, Édith Piaf reste une icône de la chanson française. Elle est l’une des premières artistes françaises à avoir acquis une popularité internationale, un succès qui ne s’est, depuis, jamais démenti.

L’une des plus grandes icônes de la chanson française aurait eu 100 ans ce samedi. Édith Piaf, de son vrai nom Édith Giovanna Gassion, a vu le jour le 19 décembre 1915, non pas sur les marches d’un immeuble insalubre de la rue de Belleville, comme le veut une légende tenace, mais dans une chambre de l’hôpital Tenon, dans le XXe arrondissement de Paris.

“Par sa voix, quasi-surnaturelle, cette môme de Paname, cette fleur du pavé, a conquis la planète et vibre encore dans nos mémoires”, écrit Robert Belleret, le biographe de la chanteuse dans “Edith Piaf, Vivre pour chanter” (éditions Gründ). Et pour cause, 100 ans après sa naissance, l’interprête de “La vie en rose”, “La foule” ou encore “L’hymne à l’amour” reste l’icône de Paris aux yeux du monde, comme l’ont montré les multiples hommages rendus à la capitale à travers ses chansons après les attentats du 13 novembre. La “Môme” s’est ainsi retrouvée érigée en symbole de la France au côté du drapeau tricolore, de la Tour Eiffel et de la Marseillaise.

“La vie en rose”

Édith Piaf est la première artiste française à avoir eu une véritable audience internationale, notamment aux États-Unis. Et, à l’exception de Charles Aznavour, elle reste l’une des seules à avoir remporté un tel succès dans la langue de Molière. Depuis sa mort le 10 octobre 1963, sa notoriété ne s’est jamais démentie.



Un succès constant depuis 100 ans

“La vie en rose”, dont elle avait signé les paroles, figure, année après année, dans le top ten des chansons françaises rapportant le plus de droits d’auteur à l’international (aux côtés des tubes du moment signés David Guetta ou Daft Punk).

Le succès mondial du film d’Olivier Dahan, “La Môme”, et l’Oscar remporté par Marion Cotillard ont encore ravivé l’aura d’une artiste dont les chansons ont aussi bien été reprises par Lady Gaga que Grace Jones, la rockeuse anglaise Anna Calvi et Frank Sinatra.

“La foule”

Preuve de l’intérêt qu’elle continue de susciter, cent ans après sa naissance, des spectacles autour de ses chansons et de sa vie sont actuellement à l’affiche un peu partout dans le monde, de Rio à Budapest en passant par Londres ou New York.

“À l’autre bout du monde, on peut entendre Piaf dans un bistrot. Je me souviens d’avoir entendu ‘L’hymne à l’amour’ dans un petit café sur la côte Pacifique au Chili, dans des magasins au Japon… Il n’y a pas beaucoup d’autres équivalents”, témoigne M. Belleret.



Avec AFP

Première publication : 19/12/2015

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire vendredi après la plainte déposée par dix-huit adolescents qui accusent des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de Paris de violences, d’agressions sexuelles et d’insultes racistes.

“Singes”, “vieille tête de noire”, “Libanais de merde”. Après avoir été victimes d’insultes racistes, dix-huit adolescents parisiens ont décidé de porter plainte contre des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de Paris, jeudi 17 décembre. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire vendredi à la suite du dépôt de plainte qui vise une dizaine de policiers, également accusés de violences, et d’agressions sexuelles à l’encontre des jeunes, d’après une source judiciaire.

Les adolescents, âgés de 14 à 18 ans, ont signalé des faits de “violences volontaires aggravées”, “agression sexuelle aggravée”, “discrimination”, “séquestration” et “abus d’autorité”, qui auraient été commis entre l’été 2013 et l’été 2015. Certains ont rapporté que des agents leur mettaient “des doigts dans les fesses”, d’autres qu’ils avaient été “contraints de se déshabiller” devant les policiers, d’autres ont encore affirmé avoir été “gazés au visage avec de la bombe lacrymogène”, a rapporté une source proche du dossier, confirmant une information du “Monde”. Ils dénoncent également des faits de violence comme des coups de poings au visage, dans les côtes ou dans le dos.

Commissariat et mairie étaient avertis

“Les faits relatés sont d’une extrême gravité. S’ils devaient être avérés, il conviendrait de les sanctionner avec la plus grande fermeté”, a réagi dans un communiqué Catherine Baratti-Elbaz, maire du XIIe arrondissement, ajoutant avoir appris le dépôt de plainte par la presse.

“Les politiques se sont engagés à lutter contre la discrimination raciale et sociale. Rien n’a été fait. Nous sommes aujourd’hui obligés d’aller en justice pour faire respecter leurs droits”, a déploré leur avocat Slim Ben Achour. “Des éducateurs se sont rapprochés du commissariat pour évoquer ces problèmes, la mairie a été avertie. Ces démarches de médiation n’ont rien donné, et il y a même eu des représailles des policiers sur certains jeunes”, a-t-il assuré.

“La mairie a été avertie qu’il y avait des problèmes entre la police et des jeunes, mais pas des faits aussi graves”, a expliqué un porte-parole de la mairie du XIIe arrondissement, ajoutant qu’un “dialogue” avait été initié par les élus entre les jeunes et la police.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), la “police des polices”, a été saisie de l’affaire.

Avec AFP

Première publication : 19/12/2015