Archive for December 19th, 2015

Salah Abdeslam, soupçonné d’avoir joué un rôle important dans les attentats du 13 novembre à Paris, a été contrôlé à trois reprises par la police au lendemain des attaques, en s’enfuyant vers la Belgique, sans jamais avoir été inquiété.

Y-a-t-il eu des failles des services de police français dans la recherche des jihadistes présumés ? Salah Abdeslam, soupçonné d’avoir joué un rôle clé dans les attentats de Paris du 13 novembre, a passé trois contrôles de police en s’enfuyant vers la Belgique sans jamais être inquiété, a indiqué dimanche à l’AFP une source proche de l’enquête belge.

Ces dernières révélations, confirmées par le quotidien français “Le Parisien”, se fondent sur le témoignage de Hamza Attou, soupçonné avec Mohammed Amri d’avoir exfiltré Salah Abdeslam vers Bruxelles au lendemain des attaques.

Selon cette source, lorsque Hamza Attou et Mohammed Amri retrouvent en France Salah Abdeslam, leur ami de Molenbeek, qui leur a indiqué par textos comment aller le chercher. Il est “agité… pas à l’aise… pas bien”, affirment les deux complices présumés. Puis il les menace : “Il nous a dit de le ramener à Bruxelles, sinon il ferait exploser la voiture”. Et pour les persuader, Salah Abdselam se vante d’avoir abattu des gens à la kalachnikov, ajoutant que son frère Brahim s’est fait exploser et que lui, le seul survivant, est le “dixième” terroriste.

Devenir connu comme Coulibaly

Il déclare également “qu’il a laissé la carte d’identité de son frère dans la voiture [il ne précise pas laquelle, NDLR] pour qu’il soit connu dans le monde entier comme Coulibaly”. D’après le récit d’Attou, Abdeslam “dit qu’il allait venger son frère et critique les juifs”. Le 8 janvier dernier, Amedy Coulibaly avait tué une policière et blessé un agent municipal à Montrouge, au sud de Paris, avant de prendre en otages, le lendemain, les clients et employés d’un supermarché casher de Paris. Il avait tué quatre d’entre eux, tous juifs, et avait été abattu dans l’assaut donné par la police

Pour éviter les contrôles policiers, Salah Abdeslam demande à ses deux convoyeurs d’emprunter les petites routes, mais ils se perdent et se retrouvent sur l’autoroute de Belgique. Il leur dit de rouler doucement. Ils n’évitent pas les barrages et subissent trois contrôles, en France. Au premier, le policier leur demande “s’ils ont consommé” des stupéfiants. Salah reste silencieux sur la banquette arrière. Amri et Attou répondent “oui” puisqu’ils viennent de fumer un joint. “Le policier a dit que ce n’était pas bien, mais que ce n’était pas la priorité aujourd’hui”. Il ne leurs demande pas leurs papiers.

Ce n’est qu’au deuxième et au troisième contrôle que leur identité est contrôlée. Au dernier, près de Cambrai, Salah donne même son adresse de Molenbeek. À cet instant, il n’est pas encore recherché. Au troisième contrôle, quand les trois comparses prennent de l’essence, Salah Abdeslam “va aux toilettes et revient la veste ouverte”. Ses convoyeurs n’y voient aucune ceinture d’explosif ni kalachnikov.

Avec AFP

Première publication : 20/12/2015

Bernard Tapie a annoncé, dimanche dans le “Journal du Dimanche”, avoir décidé de revenir en politique pour, explique-t-il, remédier au chômage des jeunes et ainsi contrer le Front national.

On n’a pas fini d’entendre parler de Bernard Tapie. Quatre jours après avoir été condamné à rembourser plus de 404 millions d’euros dans l’affaire du Crédit lyonnais, l’homme d’affaires et ancien ministre a annoncé avoir “décidé de revenir en politique”, dans une interview parue dimanche 20 décembre dans le “Journal du Dimanche” (JDD).

Il affirme avoir pris sa décision après le “signal d’alarme” que constitue le score du Front national (FN) lors des élections régionales des 6 et 13 décembre. “Le pire a été évité grâce au désistement des candidats socialistes, qu’il faut saluer”, mais des solutions pérennes sont indispensables, juge-t-il. Notamment pour remédier au chômage des jeunes, “les plus nombreux à voter FN”.

Un “projet” contre le chômage des jeunes avant fin janvier

Il dit vouloir “mettre sur pied, d’ici à fin janvier, un premier projet pour la remise en activité de tous les 18 à 25 ans” et remettre ce “plan aux chefs de groupe de l’Assemblée nationale, du Sénat, et aux ministères concernés”.

“En capitalisant intelligemment tout ce qui est dépensé à tort et à travers, on aurait de quoi donner un travail à tous les jeunes qui le souhaitent et qui devront l’accepter [après avoir suivi] des formations pour des métiers dont le marché du travail a besoin”, énonce-t-il doctement. Un vieux “combat” que l’ex-ministre de la Ville (quatre mois entre 1992 et 1993, sous la présidence de François Mitterrand) aimerait porter à nouveau.


Bernard Tapie, lors du dernier meeting de la campagne de sa liste “Energie Sud” le 20 mars 1992 à Marseille. © Jacques Demarthon, AFP

S’il se revendique de son ancien portefeuille de ministre pour proposer ce plan, ce sont ses “succès passés face au FN” (sa liste Énergie radicale avait obtenu plus de 12 % aux élections européennes de 1994) qu’il invoque pour convaincre qu’il est de taille à affronter le parti de Marine Le Pen.

À la question de savoir s’il sera candidat à la présidentielle, Bernard Tapie réplique enfin : “Chaque chose en son temps. La politique, ce n’est pas seulement être élu. La seule élection qui me faisait envie, c’était celle de la mairie de Marseille en 1995, pour laquelle on s’est dépêché de me rendre inéligible”.

Avec AFP

Première publication : 20/12/2015

Iris Mittenaere, 22 ans, Miss Nord-Pas-de-Calais, a été élue samedi 19 décembre à Lille Miss France 2016. La nouvelle Miss France succède à Camille Cerf qui était également élue Miss Nord-Pas-de-Calais.

Pour la deuxième année d’affilée, le Nord-Pas-de-Calais a une Miss France. Iris Mittenaere, 22 ans, Miss Nord-Pas-de-Calais, a été élue samedi 19 décembre à Lille Miss France 2016. La nouvelle Miss France succède à Camille Cerf qui était également élue Miss Nord-Pas-de-Calais.

Iris Mittenaere a ainsi devancé miss Martinique, sa première dauphine et miss Tahiti, deuxième dauphine, au terme d’une compétition diffusée en direct sur TF1.

Les Miss Provence et Réunion ont été couronnées respectivement troisième et quatrième dauphine lors du 69e concours Miss France.

La heune femme, une brune d’1m72, étudiante en cinquième année de chirurgie dentaire, a évoqué lors de la cérémonie “son combat pour la scolarisation des jeunes filles”.

Jury présidé par Jean-Paul Gaultier

Elle a été choisie parmi 31 prétendantes, âgées de 18 à 24 ans, départagées par les téléspectateurs et un jury présidé par le couturier Jean-Paul Gaultier et composé des chanteurs Patrick Fiori et Kendji Girac, de la chanteuse Anggun, du rugbyman Frédéric Michalak, de l’actrice Laetitia Milot et de Miss France 2009 Chloé Mortaud.

Ce 69e concours Miss France, retransmis depuis le Zénith de Lille sur TF1 et présenté pour la 21e année de suite par l’animateur Jean-Pierre Foucault, se voulait “un show populaire mais chic, élégant et glamour” sur le thème du “rêve”, a indiqué la chaine privée.

Dix anciennes Miss France ont dévoilé leurs rêves d’enfant et les Miss régionales devaient les incarner, défilant ainsi en superwoman, pirates ou encore en pom-pom girl.

Sur les 31 miss régionales, 12 avaient déjà été choisies par le comité de sélection, composé notamment de représentants de TF1. Les téléspectateurs et le jury étaient invités à désigner les cinq finalistes. Lors du vote final, seuls les téléspectateurs devaient choisir la lauréate et ses dauphines.

En 2014, l’élection avait rassemblé 8,6 millions de téléspectateurs, soit 41 % de part d’audiences de la soirée, arrivant largement en tête des audiences de la soirée.

Avec AFP

Première publication : 20/12/2015