Archive for December 21st, 2015

Les Sages ont jugé conformes à la Constitution les assignations à résidence prévues par la loi sur l’état d’urgence. La décision, rendue mardi, était très attendue par le gouvernement et les organisations.

Le Conseil constitutionel a jugé, mardi 22 décembre, que le texte de loi réglementant les assignations à résidence dans le cadre de l’état d’urgence était conforme à la Constitution.

Les articles de cette loi révisée le 20 novembre portant sur les assignations à résidence étaient contestés par les avocats d’un militant écologiste, qui avaient déposé une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), jugeant le texte contraire “à la liberté constitutionnelle d’aller et de venir”.

Cette décision était très attendue tant par le gouvernement – qui doit présenter mercredi son projet de réforme constitutionnelle prévoyant l’inscription dans la loi fondamentale de l’état d’urgence – que par la centaine d’organisations qui en ont dénoncé “les dérives possibles”.

>> À voir sur France 24 : “Des voix s’élèvent pour critiquer l’état d’urgence”

Mais les Sages ont totalement validé l’article 6 de la loi, qui stipule notamment que “le ministre de l’Intérieur peut prononcer l’assignation à résidence de toute personne […] à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public”, à l’exception du dizième alinéa, consacré au port de bracelet électronique, qui n’était pas visé par les requérants.

Dans leur texte, les Sages saisissent cette occasion pour souligner que “la Constitution n’exclut pas la possibilité pour le législateur de prévoir un régime d’état d’urgence”.

Les avocats des requérants avaient annoncé à l’AFP qu’en cas d’échec, ils saisiraient la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH).

Avec AFP

Première publication : 22/12/2015

Le ministre français de l’Intérieur a annoncé, mardi, qu’un projet d’attentat contre les forces de l’ordre avait été déjoué à Orléans la semaine dernière. Deux Français âgés de 20 et 24 ans ont été mis en examen.

Un projet d’attentat “visant des représentants de la force publique dans la région d’Orléans a été déjoué la semaine dernière par la DGSI”, a déclaré, mardi 22 décembre, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve à Toulouse. Deux Français ont été mis en examen samedi 19 décembre.

Il s’agit, a indiqué Bernard Cazeneuve, de deux Français, l’un “âgé de 20 ans et inconnu des services de police, l’autre âgé de 24 ans et connu pour des faits de délinquance”. D’après des sources policières à Paris, ces deux Français sont l’un originaire du Maroc, l’autre du Togo.

Les deux hommes étaient “en contact avec un Français jihadiste présent en Syrie, dont l’enquête devra établir s’il était le commanditaire des attaques, que l’un des deux interpellés a reconnues au cours de sa garde à vue avoir projetées à l’encontre de militaires, de gendarmes, de policiers et de représentants de l’État”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

>> À voir sur France 24 : “Des voix s’élèvent pour critiquer l’état d’urgence”

Cela porte “à 10 le nombre d’attentats déjoués sur le territoire national depuis 2013”, a-t-il précisé, lors d’un discours devant les gendarmes et forces de police de la région.

Bernard Cazeneuve a par ailleurs affirmé que 3 414 personnes avaient été refoulées aux frontières pour risque à la sécurité depuis les attentats du 13 novembre.

Avec AFP

Première publication : 22/12/2015

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SpaceX a réussi à faire décoller sa fusée Falcon 9 puis à faire revenir sur Terre son lanceur. Un exploit qui relance la course pour le marché des fusées réutilisables.

Nouvelle avancée dans la conquête de l’espace. Dans la nuit du 21 au 22 décembre, la société SpaceX a fait décoller sa fusée Falcon 9 de Cap Canaveral, en Floride. Après quelques minutes, le premier étage de la fusée, le lanceur, s’est détaché à 200 km d’altitude. Il est ensuite revenu atterrir sur Terre en douceur.

La partie supérieure de la fusée a, quant à elle, continué son ascension vers l’espace pour placer onze satellites en orbite basse autour du globe terrestre.

L’entreprise américaine avait tenté à plusieurs reprises, jusque-là sans succès, de faire atterrir le lanceur sur une plateforme en mer. Récupérer le premier étage de ses fusées Falcon 9 permettra à Space X d’effectuer de substantielles économies à l’avenir.

Une rivalité sans merci avec Blue Origins

La réutilisation des lanceurs et donc la réduction des coûts est devenu le nouvel objectif de la course à l’espace. À terme, “ce sera comme ravitailler un 747” a promis le patron de SpaceX, Elon Musk, la semaine dernière lors d’ une conférence de l’American Geophysical Union. Mais le milliardaire n’est pas seul sur le coup. La société Blue Origin de Jeff Bezos, le fondateur d’Amazon, avait lancé les hostilités en réussissant un exploit similaire le 23 novembre dernier avec la fusée New Shepard.

Jeff Bezos ne s’est d’ailleurs pas privé pour se moquer sur Twitter du retard de SpaceX !

Congrats @SpaceX on landing Falcon’s suborbital booster stage. Welcome to the club!

— Jeff Bezos (@JeffBezos) 22 Décembre 2015

Sur les réseaux sociaux, les internautes ont à leur tour recadré le PDG de Blue Origin, en soulignant notamment la complexité du modèle envoyé par SpaceX en comparaison de celui déployé par la société de Jeff Bezos le mois dernier.

.@SpaceX didn’t do this in the desert, in secret. They did it in front of the world, all eyes on them. No fear.

— Eric Berger (@SciGuySpace) 22 Décembre 2015

@JeffBezos@SpaceX enough said… pic.twitter.com/DbRGxcVyCv

— Bryan Meister (@MeisterBryan) 22 Décembre 2015

Des objectifs différents

Certes, les deux entreprises regardent dans la même direction : l’espace. Mais leurs objectifs, tout comme les moyens utilisés, restent très différents.

D’un côté, SpaceX veut gagner de l’argent en lançant des satellites pour le compte de compagnies privées ou en ravitaillant la station spatiale internationale. Un partenariat a d’ores et déjà été établi avec la Nasa pour l’envoi d’astronautes sur la station à partir de 2017.

Blue Origin vise de son côté le développement du tourisme spatial. Sa fusée est conçue pour transporter six personnes dans une orbite beaucoup plus basse que celle atteinte par SpaceX. L’objectif : faire ressentir aux touristes de l’espace l’absence de gravité durant une dizaine de minutes.

En raison de cette différence profonde, les experts ont jugé l’exploit de SpaceX bien plus impressionnant que celui réalisé par Blue Origin en novembre dernier. Le lanceur est allé deux fois plus haut et possédait une mécanique bien plus complexe.

Mais la course à l’espace est un marathon et non un sprint. Comme son tweet laisse deviner, Jeff Bezos ne devrait pas en rester là.

Première publication : 22/12/2015

La tour Eiffel a rejoint Twitter lundi après-midi. Déjà présente sur Facebook et Instagram, la Dame de fer fait enfin son entrée sur le réseau social, déclenchant une vague de tweets de la part des monuments du monde entier.

@LaTourEiffel débarque sur Twitter ! La Dame de fer a rejoint le réseau social, lundi 21 décembre dans l’après-midi. Une arrivée tardive en comparaison d’autres grands monuments parisiens : le musée du Louvre a créé son compte en 2009, le Château de Versailles en 2010, et le musée d’Orsay en 2011… @LaTourEiffel arrive donc bonne dernière.

“Twitter demande plus de temps en termes de gestion, d’organisation et de présence en ligne. Cela faisait un petit moment qu’on réfléchissait à son lancement, maintenant nous sommes prêts !” explique à France 24 Emeric Livinec, responsable marketing de la Société d’exploitation de la tour Eiffel.

“Welcome to Twitter, @LaTourEiffel !”

Anne Hidalgo, la maire de Paris, a été l’une des premières personnalités à souhaiter la bienvenue sur le réseau social à cet emblème de la ville de Paris et ses 10 100 tonnes de métal. Elle a été rapidement imitée par de nombreux comptes, et non des moindres : le musée du quai Branly, l’Empire State Building, et même le Taj Mahal. Les community managers du monde entier s’en sont donnés à cœur joie.

@LaTourEiffel Bienvenue à Twitter ma sœur!

— Statue of Liberty NM (@StatueEllisNPS) 21 Décembre 2015

Bienvenue sur Twitter @LaTourEiffel !
#TeamXIXesiècle :-) pic.twitter.com/RwaQDwKcNm

— Musée d’Orsay (@MuseeOrsay) 21 Décembre 2015

En complément des pages Facebook et Instagram de la tour Eiffel, le compte Twitter relaiera l’actualité du monument, mais pas uniquement : “Nous posterons des anecdotes historiques, des chiffres-clés ou encore des photos. Ce sont des éléments que les internautes réclament régulièrement”, précise Emeric Livinec à France 24.

Mardi matin, @LaTourEiffel a d’ailleurs donné le ton en publiant un enregistrement de la voix de son créateur, Gustave Eiffel, par Thomas Edison. Un nouveau pas vers la modernité, 127 ans après la construction.

Tu vois Gustave, 127 ans après, moi je tweete !
https://t.co/GMLahkkfOi

— La tour Eiffel (@LaTourEiffel) 22 Décembre 2015

Moins de 24 heures après son arrivée dans la volière, la tour parisienne compte déjà presque 14 000 abonnés mardi.

Première publication : 22/12/2015

Madame Claude, qui s’est fait connaître en France par le biais de son réseau de prostitution de luxe, notamment dans les 60 et 70, est décédée samedi à Nice, à 92 ans. Retour sur la vie sulfureuse d’une maquerelle qui a côtoyé des hommes de pouvoir.

Célèbre entremetteuse des temps modernes, Madame Claude est décédée le week-end dernier, à l’âge de 92 ans, à Nice, a annoncé le magazine “Le Point“, mardi 22 décembre. Cette dame à la voix fluette coulait ses vieux jours au calme dans le sud de la France, après une vie mouvementée faite de proxénétisme et d’ennuis judiciaires.

Madame Claude ne correspondait pas à l’image que l’on peut se faire d’une maquerelle. Loin d’un Dodo la Saumure, du nom du graveleux souteneur belge ayant été impliqué dans l’affaire du Carlton, celle qui portait au civil le patronyme de Fernande Grudet s’illustrait par une attitude distinguée. C’est ce raffinement qu’elle s’est attachée à inculquer aux “filles” qu’elle embauchait dans son réseau de prostitution de luxe dans les années 1960 et 1970. Au total, elle a fait travailler à son compte quelque 500 prostituées.

Toutes lui étaient recommandées par le bouche-à-oreille. Dans le réseau qu’elle a mis sur pied, Madame Claude, qui avait débuté sa carrière en se prostituant elle-même, s’occupait de l’éducation de ses recrues. Elle leur apprenait à s’habiller, à parler anglais, à se comporter en société, à côtoyer avec aise milliardaires, princes, ministres et ambassadeurs. “Une sorte de Pygmalion”, comme elle le disait elle-même. La promesse d’une ascension sociale assortie d’une amélioration physique, à grands renforts de chirurgie esthétique. “J’avais beaucoup de nez refaits, de mentons, de dents, de poitrines”, avait confié la souteneuse, à qui les filles opérées devaient rembourser les frais engagés avec leur salaire. Les “filles de Claude” étaient connues pour leur beauté remarquable, selon divers témoignages.

Le shah d’Iran et John Fitzgerald Kennedy parmi les clients

Cette école de la prostitution de standing s’était forgée une renommée internationale. Le réseau comptait parmi les adeptes des clients de haut vol, tels que le shah d’Iran, qui se faisait envoyer des filles par avion toutes les semaines, l’ancien président américain John Fitzgerald Kennedy ou l’industriel italien Giovanni Agnelli.

Madame Claude parle de son réseau de prostitution

En ce qui concerne les (apparemment nombreux) amateurs français des filles de Claude, cette femme BCBG vêtue de cachemire et de perles a toujours tenu sa langue et aucun nom n’a filtré. À peine sait-on que certaines de ses travailleuses du sexe, comme on les appellerait aujourd’hui, ont fait à l’époque de “bons mariages”. Parmi les meilleurs partis figurent un marchand international d’armes, l’héritier d’une famille fortunée d’exploitants viticoles en France, deux marquis et un duc portugais, selon un article du magazine “Vanity Fair” paru en avril 1987.

Prison, fisc et beauté

Mais les affaires de Madame Claude n’ont pas toujours été florissantes. Vers 1976, elle est condamnée pour proxénétisme et à 11 millions d’euros d’amende. Elle s’enfuit alors aux États-Unis et ne remet les pieds en France que neuf ans plus tard, persuadée, à tort, de pouvoir bénéficier d’une prescription des faits. Elle est emprisonnée une première fois pendant quatre mois. À sa sortie, elle reprend son activité, est poursuivie par le fisc puis de nouveau incarcérée, à la prison de Fleury Mérogis. En 1994, elle a publié une autobiographie, dont les droits d’auteur lui ont permis de s’acquitter de ses dettes.

Jusqu’au bout, Madame Claude a défendu son activité. Elle répétait à l’envi vouloir rendre le “vice joli”. “Je n’aime pas les gens laids”, avait-elle affirmé, d’après des propos rapportés dans l’article de “Vanity Fair”. “Probablement parce que, lorsque j’étais jeune, je n’étais pas belle du tout. J’étais laide et j’en ai souffert [..] C’est pourquoi je me suis toujours entourée de gens beaux. Je rendais les gens beaux.”

À Nice, la vieille dame vivait dans un petit appartement qu’elle louait. Brouillée avec sa fille, elle s’est éteinte loin des luxueux salons parisiens, en compagnie de “son amie, la solitude”.

Première publication : 22/12/2015