Archive for December 22nd, 2015

Une enquête du journal “Le Monde” permet d’entrevoir les liens entre Jawad Bendaoud et les trois terroristes qu’il a hébergé dans la nuit du 17 novembre, Abdelhamid Abaaoud, Hasna Aït Boulahcen et un troisième homme non identifié.

Un mois et demi après les attentats du 13 novembre, on en sait davantage sur Jawad Bendaoud, le “logeur” de Saint-Denis mis en examen pour association de malfaiteurs criminelle en relation avec une entreprise terroriste, après avoir passé six jours en garde à vue, une durée exceptionnelle. “Le Monde”, qui a eu accès à certaines pièces du dossier, livre mercredi 23 décembre les premiers éléments de l’instruction.

Il avait été arrêté au petit matin du 18 novembre, à Saint-Denis, à proximité immédiate de l’appartement de la rue Corbillon, dont le Raid faisait le siège depuis près de trois heures pour déloger trois individus en lien avec les attaques du 13 novembre : le cerveau présumé de l’opération Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aït Boulahcen, et un troisième homme non identifié, tous morts dans l’opération. S’exprimant sur BFMTV juste avant d’être embarqué par la police, il a fait rire la France entière en déclarant, ingénu : “J’étais pas au courant que c’était des terroristes, moi. (…) Si je savais, vous croyez que je les aurais hébergés ?”

Des propos qui, au-delà de leur apparente naïveté, ont laissé sceptiques les enquêteurs. Le procureur de Paris, François Molins, a d’ailleurs jugé que Jawad Bendaoud, qui a lui-même accueilli les terroristes le 17 novembre vers 22 h 45, “ne pouvait douter […] qu’il prenait part en connaissance de cause à une organisation terroriste”.

Appât du gain

Selon Soren Seelow et Emeline Cazi, les deux journalistes qui ont eu accès au dossier, la ligne de défense de Jawad Bendaoud est restée la même. L’homme de 29 ans, déjà condamné en 2008 à huit ans de prison pour “coups mortels”, affirme n’avoir hébergé les trois individus que pour “l’argent”. Une combine habituelle pour lui, qui loge “migrants, proxénètes ou dealers” pour 50 euros par personnes, écrit le “Monde”.

Tout juste admet-il finalement avoir “douté” face aux enquêteurs, ce que l’examen de ses données téléphoniques confirme. Alors que l’assaut du Raid est en cours, le matin du 18 novembre, sa petite amie lui envoie ainsi deux : “Je m’en doutais putain” puis “Je te l’avais dit en plus, c’est chelou”. Ce à quoi Jawad Bendaoud répond : “Les mecs ils viennent de Belgique, ils me demandent de quel côté on fait la prière, ils me disent on est fatigué, on veut dormir, on a passé trois jours de fils de pute, 150 euros pour trois jours, pourquoi ils ont pas été à l’hôtel ? (…) Vazy même moi j’ai trouvé ça suspect les mecs…”

“Le Monde” dévoile également les soupçons de radicalisation qui pèsent – ou ont pesé – sur le jeune marchand de sommeil. Ce dernier a en effet reconnu avoir regardé, lors de son séjour en prison, des vidéos d’Abdelhamid Abaaoud, qu’il affirme toutefois ne pas avoir reconnu. “Vous croyez que je lui aurais loué mon appartement si je l’avais reconnu ?” Quant à Mohamed Merah, si Jawad Bendaoud a pu “laisser entendre qu’il pourrait s’inspirer (de ses) meurtres”, écrit “Le Monde”, “tout est sorti de (sa) tête” une fois la liberté recouvrée.

Le deuxième suspect

L’enquête du “Monde” fait la part belle à une relation de Jawad Bendaoud, Mohamed S., 25 ans. L’homme est soupçonné d’avoir fait l’intermédiaire entre le marchand de sommeil et Hasna Aït Boulahcen. Il est également incarcéré et a été mis en examen sous le même chef d’accusation d’association de malfaiteurs criminelle en relation avec une entreprise terroriste. Il est soupçonné d’en avoir su davantage au sujet des terroristes hébergés qu’il ne veut bien l’admettre.

Les données émises par son téléphone permettent en effet de le localiser allée Vauban, à Châtillon, dans la nuit du 13 au 14 novembre et surtout au même moment que celui de Salah Abdeslam, l’un des terroristes encore recherché. En outre, il reçoit le 17 novembre, avant l’arrivée des trois terroristes rue du Corbillon, un message texte d’Hasna Aït Boulahcen : “Toute la cité m’a appelé. (…) Ils ont vu à la télé, ils m’ont appelé tous (…) Aujourd’hui, ce que tu as fait, la vie de ma mère, tu es un bon.”

Mohamed S. et la cousine d’Abdelhamid Abaoud échangent ensuite plusieurs messages, plus tard dans la journée. “Tu sais très bien ce qui se passe”, intime-t-elle notamment, affirmant avoir “Les Feux de l’amour”. “T’as compris quand je te dis Les Feux de l’amour ?”, insiste-t-elle. Mohamed S. a affirmé aux enquêteurs n’avoir pas décrypté ce message codé.

Lui et Jawad Bendaoud se sont rencontrés alors qu’ils étaient tous deux derrière les barreaux, en 2011. Ils entretiennent un rapport compliqué, à base de dette non remboursée et de “coup de crosse de revolver”, écrit “Le Monde”. Ce qui ne les a pas empêcher de collaborer pour empocher, ce 17 novembre… 150 euros.

Première publication : 23/12/2015

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Le géant de l’Internet Google et le constructeur automobile américain Ford envisageraient une alliance via une joint-venture pour lancer au plus vite sur le marché une future voiture autonome.

C’est Yahoo! Autos qui révèle l’information. Évoquant plusieurs sources proches du dossier, le site affirme que Google et le géant américain de l’automobile Ford sont en discussion pour créer une coentreprise qui produirait des voitures autonomes. Le site Autononews semble confirmer l’information.

Google teste depuis 2010 ses voitures sans conducteur sur les routes du Texas et de la Californie. Ces 53 véhicules ont déjà plus de deux millions de kilomètres au compteur. Google voudrait passer à l’étape supérieure : la production en masse pour une commercialisation.

Le cofondateur de Google Sergey Brin avait annoncé par le passé l’intention de la firme de Mountain View de s’associer avec un constructeur établi. Avec cette alliance, Google s’épargnerait ainsi des milliards de dollars de dépense pour construire ses voitures futuristes.

Ford se veut à la pointe

Pour le moment, le logiciel de conduite autonome développé par Ford est encore balbutiant. Une association avec Google serait donc synonyme d’un grand bond avant pour le constructeur américain qui pourrait bénéficier alors de systèmes de pointe dans le domaine.

Un partenariat avec Google s’inscrirait dans la stratégie poursuivie par Ford depuis quelques années pour apparaître comme un leader technologique. En 2012, Ford avait ainsi ouvert un bureau dans la Sillicon Valley pour être au plus près des innovations. La semaine dernière, le constructeur américain avait annoncé un investissement en recherche et développement. Objectif : électrifier 40 % de ses modèles d’ici à 2020.

L’information reste pour le moment à prendre avec des pincettes. Mais ce projet de joint-venture entre Ford et Google devrait être annoncé lors de la grand-messe de l’innovation technologique, le CES de Las Vegas, en janvier prochain.

Première publication : 23/12/2015

Le Premier ministre a annoncé mercredi que la déchéance de nationalité pour les binationaux serait bien inscrite dans la révision de la Constitution proposée par le gouvernement, contrairement à ce qu’avait annoncé Christiane Taubira.

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, mercredi 23 décembre lors de la conférence de presse faisant suite au conseil des ministres, le maintien de la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme dans la révision de la Constitution.

“Comme l’a annoncé le président de la République devant le Congrès le 16 novembre, le conseil des ministres a décidé de soumettre au Parlement la déchéance de nationalité pour tous les binationaux”, a-t-il annoncé.

Il a précisé que le champ de cette mesure serait “strictement limité aux personnes condamnées par la justice pour terrorisme et crime contre la nation. Seule une condamnation définitive par un tribunal indépendant et pour un crime grave pourra conduire à la déchéance de nationalité.”Il s’agit, pour le Premier ministre, d’une “sanction lourde que la Nation peut infliger légitimement à celui qui l’a trahie”.

Une sanction qui, comme l’a souligné Manuel Valls, “existe et s’applique déjà mais ne concerne que les Français nés étrangers”. La principale nouveauté de la mesure, outre son inscription dans la Constitution, est donc que la déchéance pourra désormais toucher tous les binationaux.

Cette annonce a surpris, après les déclarations, diffusées mardi, de Christiane Taubira à la radio algérienne Chaîne 3 : le projet de révision constitutionnelle “ne retient pas” la déchéance de nationalité pour les binationaux condamnés pour acte de terrorisme, avait-elle dit. Mais la Garde des sceaux devrait défendre la réforme constitutionnelle avec le Premier ministre, a assuré ce dernier, estimant que “chacun a droit à ses doutes” au sein du gouvernement.

État d’urgence

Manuel Valls a également confirmé la constitutionnalisation de l’état d’urgence, prolongé par le Parlement le 20 novembre pour trois mois. Cette inscription dans la révision constitutionnelle fait suite à l'”avis du Conseil d’État [qui] établit l’intérêt de donner une base constitutionnelle à ce régime d’état d’urgence”, selon le Premier ministre.

Le gouvernement a, en revanche, écarté l’idée initialement envisagée d’une sortie progressive de l’état d’urgence. “Les mesures administratives décidées au titre de l’état d’urgence s’interrompront toutes, en même temps que l’État d’urgence prendra fin”, a précisé Manuel Valls.

La réforme constitutionnelle devra désormais être soumise au vote devant les deux assemblées réunies en Congrès et obtenir au moins trois cinquièmes des suffrages exprimés. Une procédure qui a peut-être motivé la décision finale de François Hollande, de nombreux parlementaires Les Républicains (LR) – majoritaires au Sénat – ayant affirmé qu’ils ne voteraient pas la révision sans la déchéance de nationalité.

Première publication : 23/12/2015

Une femme de 23 ans et son compagnon de 35 ans, tous deux de Montpellier, ont été placés en garde à vue lundi soir dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Les enquêteurs ont découvert des éléments pouvant permettre de préparer un attentat.

Un couple de Montpellier est en garde à vue depuis lundi soir, a indiqué mercredi 23 décembre une source judiciaire à l’AFP. Camille, une Française de 23 ans, convertie à l’islam, et son compagnon franco-tchadien de 35 ans avaient été initialement placés en garde à vue pour apologie de terrorisme dans une enquête menée localement. Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert le 17 décembre une enquête de son côté.

Une source proche du dossier a révélé que les enquêteurs avaient découvert au domicile du couple un faux ventre de femme enceinte acheté sur Internet, selon les informations du “Midi Libre”, et qui pourrait servir à dissimuler des objets.

Le quotidien local rapporte que la jeune femme a prétendu que le faux-ventre lui servait à effectuer des vols. La couche d’aluminium qui le recouvre servirait à échapper aux détections anti-vols des magasins.

Fabrication d’engins explosifs

Aucun explosif n’a été retrouvé mais l’analyse des ordinateurs utilisés par le couple a permis d’établir qu’avaient été consultées des photos de jihadistes, ou effectuées des recherches sur les femmes kamikazes et la fabrication d’engins explosifs, selon la source proche du dossier.

Par ailleurs, selon les informations du “Midi Libre”, reprises par “Le Parisien”, Camille aurait récemment reçu un gros héritage et aurait donné une partie de la somme à des “amies musulmanes rigoristes”. La jeune femme avait ces derniers temps adopté une tenue islamique la couvrant des pieds à la tête.

“Le Parisien” rapporte encore les propos d’un policier qui raconte que lors de sa garde à vue, la jeune femme “ne s’est jamais allongée sur la banquette des geôles, mais est restée tout le temps debout ou à genoux à prier”.

Avec AFP

Première publication : 23/12/2015

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Actuellement en Nouvelle-Zélande, Kim Dotcom pourra être extradé vers les États-Unis, où il est accusé d’avoir orchestré un vaste pillage en ligne grâce à Megaupload, emblématique plateforme de téléchargement direct. Il risque 20 ans de prison.

La justice néo-zélandaise a tranché : le fondateur de Megaupload, Kim Dotcom, pourra être extradé vers les États-Unis, où il est notamment accusé de fraudes en ligne. Après un procès de neuf semaines, le juge Nevin Dawson a souligné qu’il existait des preuves “accablantes” justifiant l’extradition de cet Allemand de 41 ans, et de trois autres fondateurs de Megaupload, site de téléchargement.

Ils avaient 15 jours pour faire appel mais Kim Dotcom, qui tente depuis quatre ans d’éviter d’être extradé aux États-Unis, a déclaré à sa sortie du tribunal d’Auckland qu’il n’avait pas attendu. “Ce n’est pas notre dernier mot. Nous avons fait appel”, a déclaré devant la presse le flamboyant magnat de l’Internet dont le vrai nom est Kim Schmitz.

>> À lire sur France 24 : “Megaupload, une internationale du crime selon le FBI

Recherché pour fraude, racket et blanchiment, Kim Dotcom se défend de toute infraction : il estime qu’avec 50 millions d’utilisateurs quotidiens, il ne pouvait contrôler la totalité de leur activité. Un argument inaudible aux États-Unis : en cas d’extradition et de procès, Kim Dotcom encourt 20 ans de prison.

Près de 180 millions de dollars de profit

L’affaire avait éclaté en janvier 2011 lorsque la police néo-zélandaise avait mené un spectaculaire raid matinal à son luxueux domicile. Le département américain de la Justice et le FBI l’accusent d’être l’architecte d’un pillage en ligne à grande échelle grâce à Megaupload, emblématique plateforme de téléchargement direct fermée par la justice américaine.

Kim Dotcom et trois anciens de Megaupload – Finn Batato, Mathias Ortmann et Bram van der Kolk – sont accusés d’avoir tiré de leur activité 175 millions de dollars de profit et causé des centaines de milliards de dollars de pertes aux ayants-droit des œuvres musicales, films et autres produits piratés.

Le juge néozélandais a estimé que les éléments à charge pesant contre lui n’était pas “de nature triviale”. “Ils pointent de graves fautes en relation avec environ 175 millions de dollars de droits d’auteurs qui sont dits perdus par leurs détenteurs. Il est approprié que ces détenteurs de droits d’auteur puissent être entendus lors d’un procès”, a-t-il estimé. D’après ce dernier, Megaupload était à la belle époque le 13e site le plus populaire d’Internet, avec 4% du trafic en ligne.

Une bataille judiciaire au long cours

La bataille judiciaire pourrait encore durer longtemps. Avant même le rendu du jugement, Kim Dotcom avait dit qu’il n’en resterait pas là s’il n’allait pas dans son sens. Il a expliqué disposer désormais des financements nécessaires à sa défense en Nouvelle-Zélande suite à une décision récente lui donnant accès à 50 millions de dollars qui avaient été gelés à Hong Kong.

Il veut saisir la justice hongkongaise afin de réclamer plus de deux milliards de dollars de dommages et intérêts pour la fermeture du site. C’est dans l’ancienne colonie britannique revenue dans le giron de la Chine qu’il avait créé Megaupload en 2005.

“J’ai l’occasion de me défendre à Hong Kong et de me pourvoir en justice contre ceux qui ont détruit ce que j’y ai construit, et cela signifie que je peux poursuivre indirectement le gouvernement américain par l’intermédiaire du ministère hongkongais de la Justice”, a-t-il déclaré. “J’en ai assez d’être sur la défensive. Je veux passer à l’attaque et 2016 m’en fournira l’occasion”.

Avec AFP

Première publication : 23/12/2015

Yassin Salhi, suspecté d’avoir décapité son patron et attaqué un site gazier en juin en Isère, s’est suicidé, mardi soir, dans sa cellule de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne, où il était incarcéré pour acte terroriste.

Il était l’auteur présumé de la décapitation de son patron et d’une attaque d’un site gazier en juin, en Isère : Yassin Salhi s’est suicidé, mardi 22 décembre, dans sa cellule du quartier d’isolement de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Selon une source de l’administration pénitentiaire, il s’est pendu avec ses draps aux barreaux de sa cellule. Il est décédé à 21H15.

>> À lire sur France 24 : “Yassin Salhi, un salafiste présumé au casier judiciaire vierge”

Ce chauffeur-livreur de 35 ans avait été placé en détention provisoire fin juin 2015 après avoir été mis en examen notamment pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste, enlèvement et séquestration en vue de préparer un assassinat, destruction ou dégradation et violences volontaires.

En garde à vue, Yassin Salhi a toujours contesté toute motivation islamiste, invoquant un différend professionnel avec son patron. Mais pour la justice, le dirigeant de son entreprise de transport, Hervé Cornara, qu’il a avoué avoir tué, était bien une victime du terrorisme islamiste.

Selfie macabre

Selon le récit des enquêteurs, Yassin Salhi avait quitté le 26 juin 2015 au matin l’appartement qu’il occupait avec son épouse et ses trois enfants à Saint-Priest (Rhône) pour se rendre au siège de son entreprise, Colicom, à Chassieu, au sud-est de Lyon. Il avait sur lui un couteau et un fusil à pompe factice.

Au siège de la société, il avait chargé son utilitaire de bouteilles de gaz puis attendu son employeur Hervé Cornara, avec lequel il avait eu une vive altercation deux jours plus tôt pour une palette renversée.

Il avait fait monter son patron dans son véhicule puis l’avait assommé avant de l’étrangler. Il s’était ensuite dirigé vers l’usine de gaz industriels Air Products. Une fois sur place, il avait décapité sa victime avec son couteau. Selon les enquêteurs, il aurait alors sorti la tête de Cornora pour la fixer sur un grillage, parachevant sa mise en scène macabre en accrochant à proximité deux drapeaux islamistes.

Après avoir pris des photos de sa victime, il les avait envoyées à un ami parti combattre en Syrie, dont un selfie le montrant auprès de la victime. Puis il avait repris son utilitaire et était entré en collision avec des bouteilles de gaz, provoquant une explosion avant d’être maîtrisé par des pompiers arrivés rapidement sur place et auxquels il avait lancé : “Allah Akbar”.

“Une publicité maximale”

L’attentat “correspond très exactement aux mots d’ordre de Daech”, avait alors estimé le procureur de Paris, François Molins, notamment par la volonté de Salhi de “donner à son acte une publicité maximale”.

Les actes de Salhi s’étaient inscrits dans la liste des attentats et projets d’attentats, qui ont jalonné l’année 2015 en France, de l’attaque contre Charlie Hebdo en janvier au carnage du 13-Novembre à Paris.

Première publication : 23/12/2015