Archive for December 23rd, 2015

À Paris et dans toute la France, près de 120 000 policiers, gendarmes et militaires ont été mobilisés pour assurer la sécurité pendant les célébrations de Noël avec une surveillance accrue aux abords des églises.

Environ 120 000 policiers, gendarmes et militaires étaient mobilisés jeudi 24 et vendredi 25 décembre pour les célébrations de Noël, un peu plus d’un mois après les attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Quelque 48 000 policiers et 20 000 CRS ont été mobilisés pour la sécurité des festivités jeudi et vendredi, selon la direction générale de la police nationale (DGPN). Un effectif qui n’inclut pas les policiers dépendant de la préfecture de police de Paris.

“Dans le cadre de la protection des sites religieux de Paris et de la petite couronne durant les messes et offices des 24 et 25 décembre”, la préfecture de police de Paris a mobilisé 500 policiers et 6 500 militaires qui effectuaient des gardes statiques et des rondes, a détaillé la préfecture de police.

Des messes de Noël sous haute surveillance

Elle a rappellé également aux “1 236 églises concernées”, les mesures de sécurité préventives “adaptées à chaque situation” telles que la vérification des sacs ou l’appel aux services de police si nécessaire.

Au niveau national, 28 000 gendarmes départementaux et 4 200 gendarmes mobiles étaient également mobilisés. “10 000 militaires de l’opération Sentinelle dont 6 500 en Ile-de-France, 1 500 marins pour protéger les approches maritimes et 1 000 aviateurs pour la protection de l’espace aérien”, restent aussi mobilisés, un “dispositif national inchangé”, selon le porte-parole des armées.

À Strasbourg, où le marché de Noël a été écourté d’une semaine à cause des attentats, une seule porte d’accès, latérale, devait ouvrir dans l’après-midi à la cathédrale, avec fouilles des sacs et des visiteurs à l’entrée. Il était prévu qu’aucun visiteur ne soit autorisé à assister debout à la messe : l’accès à la cathédrale restant fermé une fois les 1 200 places assises occupées.

Avec AFP

Première publication : 24/12/2015

Une femme et son compagnon, tous deux de Montpellier, ont été placé en détention provisoire jeudi dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Les enquêteurs ont découvert un faux ventre de femme enceinte pouvant permettre de préparer un attentat.

Un couple de Montpellier soupçonné de préparer un attentat suicide a été placé en détention provisoire jeudi 24 décembre à Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Au cœur de l’enquête antiterroriste, la découverte d’un mystérieux faux ventre de femme enceinte, selon des sources proches du dossier. Aucun explosif n’a été retrouvé, a-t-on toutefois ajouté.

Il s’agit d’une Française de 23 ans convertie à l’islam et mère d’un enfant de deux ans, et de son mari, un Franco-tchadien de 35 ans. Tous deux doivent répondre du chef d’association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste.

Ils avaient été initialement placés en garde à vue pour apologie de terrorisme dans une enquête menée localement. Mais le 17 décembre, une enquête antiterroriste avait été ouverte à Paris.

Un faux ventre de femme enceinte

Pour la jeune femme, le juge a ajouté le chef d’entreprise individuelle terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes. Cette dernière a acheté sur internet un faux ventre de femme enceinte, ce qui a laissé penser aux enquêteurs de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) qu’elle envisageait un attentat suicide. La jeune femme affirme qu’elle voulait se servir de ce faux ventre pour des vols à l’étalage, mais les enquêteurs n’en croient rien car un récent héritage l’a mise à l’abri du besoin.

“À l’origine, il y a eu une plainte de sa mère car la jeune femme vendait de l’or sur internet à un prix anormalement bas et dilapidait l’héritage qu’elle avait touché après le décès de son père”, a indiqué une source policière.

Selon le quotidien Midi Libre, le compte en banque de la jeune femme prénommée Camille est créditeur d’un million d’euros. Elle aurait également donné de fortes sommes d’argent à des amies soupçonnées d’être radicalisées.

L’étude de son ordinateur a également montré que la jeune femme cherchait à savoir comment se faire exploser en dissimulant une bombe. Les enquêteurs détiennent également les preuves qu’elle a visionné des vidéos de l’organisation de l’État islamique, d’après une source policière.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/12/2015

Une femme et son compagnon, tous deux de Montpellier, ont été placé en détention provisoire jeudi dans le cadre d’une enquête antiterroriste. Les enquêteurs ont découvert un faux ventre de femme enceinte pouvant permettre de préparer un attentat.

Un couple de Montpellier soupçonné de préparer un attentat suicide a été placé en détention provisoire jeudi 24 décembre à Paris, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Au cœur de l’enquête antiterroriste, la découverte d’un mystérieux faux ventre de femme enceinte, selon des sources proches du dossier. Aucun explosif n’a été retrouvé, a-t-on toutefois ajouté.

Il s’agit d’une Française de 23 ans convertie à l’islam et mère d’un enfant de deux ans, et de son mari, un Franco-tchadien de 35 ans. Tous deux doivent répondre du chef d’association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme et financement d’une entreprise terroriste.

Ils avaient été initialement placés en garde à vue pour apologie de terrorisme dans une enquête menée localement. Mais le 17 décembre, une enquête antiterroriste avait été ouverte à Paris.

Un faux ventre de femme enceinte

Pour la jeune femme, le juge a ajouté le chef d’entreprise individuelle terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes. Cette dernière a acheté sur internet un faux ventre de femme enceinte, ce qui a laissé penser aux enquêteurs de la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) qu’elle envisageait un attentat suicide. La jeune femme affirme qu’elle voulait se servir de ce faux ventre pour des vols à l’étalage, mais les enquêteurs n’en croient rien car un récent héritage l’a mise à l’abri du besoin.

“À l’origine, il y a eu une plainte de sa mère car la jeune femme vendait de l’or sur internet à un prix anormalement bas et dilapidait l’héritage qu’elle avait touché après le décès de son père”, a indiqué une source policière.

Selon le quotidien Midi Libre, le compte en banque de la jeune femme prénommée Camille est créditeur d’un million d’euros. Elle aurait également donné de fortes sommes d’argent à des amies soupçonnées d’être radicalisées.

L’étude de son ordinateur a également montré que la jeune femme cherchait à savoir comment se faire exploser en dissimulant une bombe. Les enquêteurs détiennent également les preuves qu’elle a visionné des vidéos de l’organisation de l’État islamique, d’après une source policière.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/12/2015

Le chômage a légèrement baissé en novembre, en France, selon des chiffres dévoilés la veille de Noël par le ministère du Travail. Une baisse enregistrée, notamment, chez les moins de 25 ans. En revanche, elle ne concerne pas les seniors.

Après une forte hausse en octobre, le chômage a légèrement baissé en novembre avec 15 000 demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) de moins que le mois dernier en métropole. Le nouveau total, après cette baisse de 0,4 %, s’élève à 3,57 millions, selon des chiffres dévoilés jeudi 24 décembre par le ministère du Travail.

Cette amélioration résulte surtout d’une baisse de demandeurs d’emploi chez les moins de 25 ans (-1,1 % sur le mois en catégorie A). Le chômage a également reflué chez les 25-49 ans (-0,5 %) mais a poursuivi sa hausse chez les 50 ans et plus (+0,2 %).

En ajoutant les catégories B et C (personnes ayant exercé une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle emploi a encore progressé de 0,1 % en novembre à 5,44 millions (5,74 millions en incluant les départements d’outre-mer).

Sur un an, le nombre des demandeurs d’emploi les plus âgés augmente de 8,4 %, alors que celui des jeunes diminue de 4,5 %. Celui des 25-49 ans s’accroît de 2,1 %. Sur la même période, le nombre total d’inscrits à Pôle emploi a progressé de 2,5 %.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/12/2015

Installé depuis mars 2015, ce camp de migrants à Calais, appelé la “nouvelle jungle”, s’étend sur 18 hectares. Les ONG, qui dénoncent une situation dramatique, s’activent pour construire des abris afin de protéger les occupants du froid.

Le vent froid de décembre s’engouffre dans les allées de tentes de la “nouvelle jungle“, ce camp où s’entassent plusieurs milliers de migrants depuis près de 9 mois, à Calais. Selon les autorités, ils sont 4 500 à vivre dans cette “lande” à la périphérie de la ville, dans le nord de la France. Les ONG estiment qu’ils sont plutôt 5 500, dont 400 femmes et 200 enfants, à vivre dans des conditions déplorables.

Dans la “nouvelle jungle” [la première jungle désignant les camps de migrants qui étaient installés depuis les années 2000 à Calais, Sangatte et Coquelles, NDLR], les bénévoles s’activent pour construire des abris solides et un minimum isolés pour protéger les migrants pendant l’hiver. “Avec l’isolation, c’est bien plus chaud que sous une tente, plus sec, c’est surélevé au sol. C’est vraiment important de garder les gens au sec, en bonne santé et au chaud”, explique à France 24 Finn Richardson, un volontaire britannique.

En cette veille de Noël, ils sont plus de 200 volontaires et humanitaires à œuvrer dans le camp qui s’étend sur 18 hectares et s’organise par pays d’origine. Si une douzaine de nationalités ont été recensées, la plupart des migrants viennent de Syrie, d’Afghanistan, d’Érythrée et du Soudan. Après plusieurs mois de périple, ils rêvent d’Angleterre. Un Eden fantasmé mais de plus en plus inacessible.

>> À voir sur France 24 : Calais, la dernière étape

“Il y en a beaucoup qui restent ici parce qu’ils veulent aller en Angleterre. Ils nous demandent comment passer et ils ne comprennent pas que les frontières soient fermées. Pour eux, c’est difficile car ils ont mis deux mois au moins à venir et ils restent coincés ici”, témoigne Alexandra Limousin, volontaire pour l’ONG L’Auberge des migrants.

En novembre dernier, le Conseil d’État a condamné la France et la commune de Calais pour traitement inhumain et dégradant. Depuis des efforts ont été fournis. Un camp humanitaire de 1 500 places dans des abris en dur et à l’accès fermé est en construction. Il devrait ouvrir ses portes à la mi-janvier.

Première publication : 24/12/2015

Depuis les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, les clients ne se ruent plus dans les grands magasins parisiens. À quelques heures du réveillon de Noël, les allées du Printemps et des Galeries Lafayette restent clairsemées.

Que ce soit pour un cadeau de dernière minute, pour flâner dans les allées ou admirer les vitrines, la foule prend habituellement possession des grands magasins parisiens les jours précédant le réveillon de Noël. Mais cette année, c’est loin d’être le cas.

>> À voir sur France 24 : “Paris privée de touristes à Noël”

Depuis les attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre, le tourisme français a connu une baisse globale. La semaine suivant les attaques, la fréquentation du Printemps et des Galeries Lafayette, dans le XI arrondissement, avait respectivement chuté de 30 et 50 %. Et à quelques heures de la fête, la courbe ne s’est pas encore tout à fait redressée.

>> À lire sur France 24 : “Le secteur du tourisme en berne à Paris”

Au Printemps Haussmann, l’affluence est moindre de 15 % par rapport à la même période l’an passé. Après les attentats, les consommateurs tardent à réinvestir les magasins. “Je crois qu’il y a une reprise mais qui est une reprise lente des habitudes de consommation, qui ne produira pas son effet d’ici la fin du mois mais plutôt au mois de janvier”, explique Pierre Pelarrey, le PDG du Printemps.

Plus que les Parisiens, ce sont les clients du Golfe, d’Asie et d’outre-Atlantique qui ont renoncé à leurs vacances parisiennes. Ceux qui sont quand même présents ne devraient toutefois pas renoncer à leurs achats.

Avec AFP

Première publication : 24/12/2015

Un neuvième suspect a été arrêté et inculpé en Belgique dans le cadre de l’enquête sur les attentats à Paris et Saint-Denis, a annoncé jeudi le parquet fédéral. L’homme aurait été en contact avec la cousine de l’organisateur présumé des attaques.

Un neuvième suspect, en lien avec les attentats de Paris et Saint-Denis, a été arrêté et inculpé en Belgique, a annoncé à l’AFP le parquet fédéral jeudi 24 décembre. Ce dernier a confirmé que l’individu en question avait été en contact téléphonique avec Hasna Ait Boulahcen, la cousine de l’organisateur présumé des attaques, Abdelhamid Abaaoud.

Plusieurs appels ont été échangés entre le suspect et Hasna Ait Boulahcen “après les attentats terroristes et avant l’assaut de Saint-Denis” lors duquel la jeune femme et Abdelhamid Abaaoud sont tous deux morts, a indiqué un porte-parole du parquet, Eric Van Der Sypt.

Le neuvième suspect a été interpellé cette semaine mais le parquet est resté discret, de façon à ne pas alerter d’éventuels complices, explique un porte-parole du parquet fédéral. Des précisions doivent être données dans la journée, a-t-il ajouté.

Lundi, la police avait interpellé cinq personnes lors de diverses perquisitions à Bruxelles. Elles ont toutes été remises en liberté.


Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/12/2015