Un homme fonce sur des militaires devant la grande mosquée de Valence

Un homme fonce sur des militaires devant la grande mosquée de Valence

Des militaires postés devant la grande mosquée de Valence, commune du sud-est de la France, ont été la cible d’un conducteur, vendredi. Les soldats ont riposté et blessé l’auteur de l’attaque. Les motivations de l’assaillant restent inconnues.

Un homme a foncé, vendredi 1er janvier vers 15 h, sur quatre militaires français en faction devant une mosquée de Valence (Drôme), a annoncé le maire de la ville, Nicolas Daragon.

Le véhicule est revenu à la charge à deux reprises, et les militaires ont ouvert le feu au deuxième assaut, blessant l’attaquant à la jambe et au bras, a-t-il précisé sur iTELE.

L’un des quatre militaires est légèrement blessé à la jambe et un passant a “pris une balle perdue dans la jambe”, a ajouté Nicolas Daragon, ajoutant que le procureur de la République s’était rendu sur place.

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Le conducteur a agi seul. “On a vu cette personne, elle est d’origine maghrébine”, a déclaré Abdallah Dliouah, l’un des imams de la mosquée de cette commune du sud-est de la France.

À Valence, “le culte se passe de manière apaisée”

L’assaillant, dont la voiture était immatriculée en Savoie, “est hospitalisé et il reste à évaluer son état psychiatrique et ses motivations exactes”, a déclaré Nicolas Daragon. “La police est en train d’essayer de déterminer son identité”, a-t-il ajouté.

Vendredi soir, les motivations du conducteur restaient à éclaircir, mais son interrogatoire devrait permettre d’en savoir un peu plus sur les raisons de son geste.

“C’est vraiment un acte auquel on ne pouvait pas s’attendre, les quatre militaires étaient en faction devant une mosquée qui est une mosquée modérée et calme, entre deux prières où les fidèles affluaient”, a poursuivi le maire de la ville.

Une vingtaine de militaires sont déployés en permanence à Valence où ils patrouillent entre les lieux de culte et les bâtiments des institutions locales dans le cadre de l’opération Sentinelle, a indiqué Nicolas Daragon.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 01/01/2016

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