Archive for January 3rd, 2016

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Le département américain de la Justice a déposé une plainte au civil contre Volkswagen pour avoir enfreint les lois relatives à la pollution de l’air. Le constructeur allemand risque une amende de plusieurs milliards de dollars.

Volkswagen pourrait se voir infliger une amende de 20 milliards de dollars

aux États-Unis. Le département américain de la Justice a déposé une plainte au civil, lundi 4 janvier, concernant la manipulation par le constructeur allemand des émissions polluantes de ses véhicules. “Les États-Unis épuiseront tous les recours appropriés contre Volkswagen pour obtenir réparation des infractions sur les lois relatives à la pollution de l’air dans notre pays“, a déclaré John Cruden, responsable des services de l’environnement et des ressources naturelles au sein du département de la Justice.



>> À lire sur France 24 : “
Volkswagen a-t-il les moyens de payer ?”



Le constructeur allemand est soupçonné d’infraction à la législation sur la pollution de l’air (Clean Air Act) pour avoir installé des logiciels de manipulation sur 600 000 véhicules afin de déjouer les contrôles effectués par les autorités.

Le département américain de la Justice se réserve la possibilité d’ouvrir aussi une procédure au pénal contre Volkswagen, a dit un responsable du ministère.

Avec Reuters

Première publication : 04/01/2016

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L’activiste saoudien des printemps arabes Iyad el-Baghdadi a vu son compte Twitter suspendu momentanément pour “violation des règles de conduite”. Le réseau social l’aurait-il confondu avec son homonyme le leader de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi ?

Sur Twitter mieux vaut ne pas s’appeler Baghdadi, même si on n’a rien à voir avec le chef du mouvement terroriste de l’organisation de l’État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi. L’entrepreneur, écrivain et défenseur des droits de l’Homme Iyad el-Baghdadi l’a découvert à ses dépens lors du réveillon du Nouvel an 2015. Quatre jours plus tard, il a encore du mal à accepter sa mésaventure.

“Personne de Twitter n’a encore répondu à mes emails [pour expliquer ce qui s’est passé, NDLR]”, s’est plaint dimanche 3 janvier sur le réseau de microblogging ce Saoudien d’origine palestinienne qui vit en Norvège. Il ne comprend toujours pas pourquoi le 31 décembre, Twitter a décidé de suspendre momentanément son compte – auquel près de 70 000 personnes étaient abonnées – pour “violation des règles de conduite”.

The most egregious error was the @nypost‘s, this is what they had written: @DrThrax123pic.twitter.com/od1zgn6xkQ

— Iyad El-Baghdadi (@iyad_elbaghdadi) January 2, 2016

En fait, Iyad el-Baghdadi et d’autres internautes, qui se sont depuis émus de la décision de Twitter, craignent de trop bien comprendre ce qui s’est passé. Peu avant la suspension du compte, plusieurs médias – dont le populaire tabloïd “New York Post” – ont pris son compte Twitter pour celui du leader de l’EI.

Erreur grossière

C’est Iyad el-Baghdadi qui, le premier, a traduit en anglais sur Twitter un passage du récent discours de son homonyme de triste réputation qui appelle les musulmans à rejoindre les rangs de l’EI pour, notamment, combattre Israël et les Saoudiens. Cet extrait est rapidement devenu viral sur le réseau social où de nombreux musulmans ont, comme l’a rapporté le site des Observateurs de France 24, décliné avec humour l’invitation au combat.

But actually someone already created this handy illustration: @AlyaaGad@NewsyVideospic.twitter.com/WJByDQyoOt

— Iyad El-Baghdadi (@iyad_elbaghdadi) 3 Janvier 2016

Reste qu’ils ont répondu au message original de Iyad el-Baghdadi, ce qui a pu faire croire aux moins attentifs que ce dernier était l’auteur de l’appel au jihad. De là à penser que Twitter est tombé dans ce panneau en faisant l’amalgame entre les deux homonymes, il n’y a qu’un pas que la chaîne britannique BBC a notamment franchi. “Twitter ‘confond’ Iyad el-Baghdadi avec le leader de l’EI”, titre le site de la vénérable “beeb”.

L’erreur serait d’autant plus grossière qu’un simple coup d’œil au fil Twitter et au descriptif du profil indique que Iyad el-Baghdadi est, comme il l’affirme lui-même, “à l’opposé de tout ce que représente” Abou Bakr al-Baghdadi. Il se définit comme un “activiste des printemps arabes” et un “libertarien islamique”.

Pour les uns, si Twitter n’a pas cherché plus loin qu’un patronyme, cela “confine au racisme”, note Mohamed Ghilan, un blogueur canadien d’origine saoudienne. Pour les autres, la facilité avec laquelle le réseau social a manié le couperet montre aussi la pression que subit l’entreprise depuis les attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre. “La France veut que Facebook et Twitter lancent une grande offensive contre la propagande de l’EI sur Internet”, rappelle le site américain “The Verge”. Le risque étant que ces réseaux sociaux censurent tous azimuts pour ne pas être taxé de laxisme quitte à se tromper complètement de cible comme dans le cas de Iyad el-Baghdadi.

Première publication : 04/01/2016

Pour la seconde fois en quatorze ans, le canal Saint-Martin, qui traverse le nord-est de Paris, sera vidé pendant trois mois de ses 90 000 m3 d’eau pour une vaste opération de nettoyage et de rénovation de ses fonds et ses écluses.

“On peut vider !”, crie un opérateur casqué en levant la main. Harnaché dans un scaphandrier, un plongeur vient de finir d’ajuster, lundi 4 janvier au matin, les dernières cales du “batardeau” qui fait office de barrage entre le bassin de la Villette et le Canal Saint-Martin, dans le nord-est de Paris. Au signal, Joseph Tomasi, éclusier parisien depuis plus de 25 ans, ouvre les trappes de l’écluse de la Villette qui déverse des milliers de litres d’eau, vidant le sas en moins de dix minutes. L’opération de vidange – dite de “chômage” – du canal Saint-Martin vient de commencer.

Du 4 janvier 2016 au 4 avril, cette artère fluviale qui coule du bassin de la Villette au bassin de l’Arsenal, va être complètement vidée du ses eaux pour nettoyage, rénovation et réparation. L’opération d’envergure coûte 9,5 millions d’euros à la Ville de Paris. Un investissement important mais indispensable pour préserver et moderniser le canal commandé en 1804 par Napoléon Bonaparte pour approvisionner la capitale en eau potable et acheminer des marchandises.

“Cette opération est menée en moyenne tous les 12 à 14 ans et elle est nécessaire pour dévaser, nettoyer, consolider les sols et les parois du canal et rénover et moderniser les écluses usées par le temps”, explique à France 24 Célia Blauel, maire adjointe de Paris chargée de l’environnement, du développement durable, de l’eau et des canaux.

  • © Sarah Leduc

    Le canal Saint-Martin, dans le nord-est de Paris, nécessite périodiquement de lourds travaux d’entretien.

  • © Sarah Leduc

    Installation d’un “barandeau” entre le bassin de la Villette et le canal Saint-Martin.

  • © Sarah Leduc

    Un pousseur apporte une pelleteuse sur le canal Saint-Martin en vue des travaux de rénovation.

  • © Sarah Leduc

    Une fois la vidange du canal accomplie, le fond des bassins sera curé et nettoyé.



  • Des agents techniques installent les poutres métalliques qui serviront à treuiller l’outillage dans les bassins vidés du canal Saint-Martin.

  • © Sarah Leduc

    Un barrage étanche a été installé, lundi 4 janvier, en amont de l’écluse de la Villette.

  • © Sarah Leduc

    Un plongeur en scaphandrier s’assure de l’étanchéité du barrage installé en amont de l’écluse de la Villette.

  • © Sarah Leduc

    Les travaux se déroulent entre la première écluse du canal (photo) située place de la Bataille de Stalingrad; et la 8e écluse au niveau de la rue du Faubourg du temple, proche de la place de la République.

Plus de quatretonnes de poisson

Lundi 4 janvier au matin, un barrage étanche en acier a donc été posé côté bassin de la Villette, en amont du canal, pour une vidange partielle. “À la fin de la journée, le canal sera complètement vidé et il ne restera que 50 centimètres d’eau pour faciliter la pêche de sauvegarde”, précise Julien Gaidot, conducteur de l’opération de chômage pour la Ville.

Avant la vidange totale du canal et de ses écluses, prévue pour le 7 janvier, une dizaine de personnes collecteront les 4,5 tonnes de poissons afin de les relâcher dans la Seine après recensement et diagnostic. “Ça va faire une belle pêche !”, se réjouit Joseph, heureux comme un enfant de retrouver, exceptionnellement, “le terrain”.

Depuis 2008, les écluses sont commandées électroniquement depuis une centrale installée sur le canal Saint-Denis, qui relie le bassin de la Villette à la Seine. Un gage de modernité pour Paris mais qui fait regretter à Joseph le “bon vieux temps” où il régnait en maître sur son écluse du bassin de la Villette. “On connaissait les habitants du quartier, certains nous apportaient les croissants, on était au cœur de la vie parisienne”, se souvient l’éclusier de 60 ans, personnage d’un Paris d’antan semblant droit sorti de l’”Hôtel du Nord”, film de Marcel Carné réalisé sur les berges du mythique canal.


Joseph Tomasi, 60 ans, éclusier à Paris depuis 1989. © Sarah Leduc

Les trésors du canal

Le canal Saint-Martin est aujourd’hui une promenade prisée des Parisiens qui s’y agglutinent dès le retour des beaux jours pour apéros, pique-niques, concerts improvisés et promenades familiales le dimanche, quand ses berges sont fermées à la circulation. En attestent les tonnes de “trésors” et autres curiosités retrouvés dans ses bassins.

“Le Canal Saint-Martin, c’est comme la Samaritaine d’avant : on trouve de tout !”, s’amuse Joseph Tomasi. Lors de la précédente opération de chômage, en 2001, 40 tonnes de déchets et objets ont ainsi été mis au jour : des vélos en pagaille, des motos, des baignoires, des caisses vides, des armes, mais aussi des pièces d’or et deux obus datant de la Première Guerre mondiale. Cette année, les opérateurs des travaux s’attendent à ajouter au butin des carcasses de vélib’, des scooters et des montagnes de canettes de bières. “Et je ne vous parle pas des cadavres d’animaux !” ajoute Joseph, en pointant un rat de la taille d’un furet qui se faufile le long de l’écluse.

La star des fonds du canal, crue 2016 : le vélib’ pic.twitter.com/Cp3VN2SKdw

— Sarah Leduc (@SarahlF24) 5 Janvier 2016

Célia Blauel insiste pourtant sur la propreté du canal, désormais affecté à la navigation touristique et au loisir nautique. “À terme, on travaille à rendre le bassin de la Villette propre à la baignade”, assure l’adjointe au maire qui espère que ce projet verra le jour d’ici trois ans. Les Parisiens n’ont d’ailleurs pas attendu le feu vert des autorités locales pour piquer une tête dans le canal : des dizaines de personnes se sont baignées lors des journées de canicule qu’a connues la capitale l’été dernier.

Joseph, lui, ne s’est jamais jeté à l’eau. “On ne voit pas à plus de 25 cm là-dessous”, précise-t-il avec une moue sceptique. Il préfère la Méditerrannée de sa Corse natale où il retournera dans quatre ans, pour une retraite attendue mais voulue, comme son métier, “au plus près de l’eau”.

  • © Sarah Leduc

    Mardi 5 janvier, il ne restait plus que 50 centimètres d’eau au fond du canal Saint-Martin, qui a révélé ses “trésors”.

  • © Sarah Leduc

    La pêche de sauvegarde des poissons a commencé le 5 janvier et devrait durer trois jours.

  • © Sarah Leduc

    Au fond du canal : caddies, chaises, barrières, scooters, vélos, vélib’ en bataille, canettes de bières, radios, dague, etc….

  • © Sarah Leduc

    Les mouettes font les poubelles au fond du canal.

  • © Sarah Leduc

    Un scooter échoué sous le pont de la rue Louis Blanc, dans le Xe arrondissement parisien.

  • © Sarah Leduc

    Chasse au trésor dans la vase qui s’accumule au fond du canal.

Première publication : 04/01/2016

Alors que la classe politique se divise sur la question de la déchéance de nationalité, des responsables de la majorité ont évoqué la possibilité d’étendre la mesure à tous les Français. Un compromis qui semble toutefois impossible juridiquement.

La déchéance de nationalité pourrait concerner l’ensemble des Français. Binationaux ou pas. C’est ce qu’ont laissé entendre plusieurs responsables de la majorité lundi 4 janvier. Dévoilée le 23 décembre dernier, cette mesure phare du projet de réforme constitutionnelle divise la classe politique, et surtout la gauche. Elle prévoit en effet d’étendre cette mesure, déjà existante, aux binationaux nés français condamnés “pour un crime constituant une atteinte grave à la vie de la nation”, dans le cadre de la réforme constitutionnelle. À l’heure actuelle, seuls peuvent être déchus les binationaux devenus français.

Mais de nombreuses voix se sont élevées, à gauche comme à droite, pour protester contre cette mesure, qu’ils jugent inutile contre le terrorisme et source de division au sein de la société française.

Rassembler une majorité large

Prié de dire pourquoi ne pas étendre cette possibilité à tous les Français, binationaux ou non, ce qui pourrait représenter un compromis, le secrétaire d’État au Parlement Jean-Marie Le Guen a répondu lundi 4 janvier sur iTÉLÉ : “C’est un élément qui est dans le débat parce que l’intention du gouvernement n’a jamais été de dire que c’était : seuls les binationaux.”

Une telle extension permettrait en effet de faire taire les critiques des nombreux socialistes qui s’offusquent de l’inscription dans la Constitution d’une “rupture d’égalité” entre les binationaux – quelque 5 % des Français – et le reste de la population.

Silencieux depuis la présentation du projet de réforme, le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, qui avait estimé le 4 décembre que la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français n’était “pas une idée de gauche”, s’est montré ouvert à cette solution.

Pour lui, “il faut que la déchéance de nationalité soit ouverte à l’ensemble des Français”. Même suggestion du président du groupe socialiste à l’Assemblée Bruno Le Roux, partisan d’un compromis concernant tous les “terroristes” français, “qu’ils soient binationaux ou pas”.

Plus tard dans la journée, Stéphane Le Foll a affirmé que le gouvernement allait “regarder les propositions” de modification du projet de réforme de la déchéance de nationalité. Le porte-parole du gouvernement qui s’exprimait à l’issue du Conseil des ministres, a souligné que le “souci” de François Hollande était de “rassembler une majorité large sur un enjeu qui est d’abord celui de la protection des Français, et qui doit donc dépasser les clivages habituels”.

Impasse juridique

Reste que cette idée – que tous les Français soient concernés par la déchéance de nationalité -, se heurte à des obstacles d’ordre juridique. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle l’éxécutif avait jusqu’à présent exlu cette possibilité. Elle est en premier lieu contraire à la déclaration universelle des droits de l’Homme, qui stipule à son article 15 que “tout individu a droit à une nationalité”.

En outre, la France a signé sans la ratifier toutefois, une convention onusienne de 1961 “sur la réduction des cas d’apatridie” qui affirme que “les États contractants ne priveront de leur nationalité aucun individu si cette privation doit le rendre apatride”.

“Nous sommes devant un débat juridique, un débat de relations internationales un peu compliqué, qui fait qu’il y a une législation qui interdit théoriquement de créer des apatrides”, a confirmé Jean-Marie Le Guen.

Quid de la peine d’indignité nationale ?

Pour échapper à cette impasse juridique, certains rappellent l’existence de la peine d’indignité nationale. Dans une tribune publiée sur Le Monde.fr, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, et l’avocat Jean-Pierre Mignard, proche de François Hollande, proposent de “substituer à une mesure inégalitaire de déchéance de la nationalité, une mesure égalitaire d’indignité nationale pour tous ceux, quel que soit leur statut dans la nationalité, qui prennent les armes contre leur pays et leurs concitoyens”.

Instituée après la Libération en 1944 dans le but “d’éloigner des postes de commandement et d’influence” les Français ayant collaboré avec l’occupant allemand, elle ne prive pas les condamnés de leur nationalité, mais de leurs droits civiques. Elle les exclut également de certaines professions. “Il s’agirait d’ôter aux terroristes tous leurs droits civiques, leur passeport et de leur interdire la fonction publique”, précisent Anne Hidalgo et Jean-Pierre Mignard.

L’idée séduit à gauche comme à droite. “Il faut travailler dans l’esprit du président de la République, ce qui ne veut pas dire obligatoirement dans la lettre”, a affirmé Jean-Christophe Cambadélis.

Membre de l’aile gauche du PS et fortement opposé à cette mesure, l’ancien ministre Benoît Hamon a plaidé pour l’alternative. À droite, Xavier Bertrand, nouveau président (Les Républicains) de la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, s’est lui aussi prononcé pour une mesure s’appliquant “à tous les terroristes”.

La proposition a déjà été avancée la semaine dernière par le sénateur UDE Jean-Vincent Placé, et par la députée Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 04/01/2016

Un an après l’attentat qui a décimé la rédaction de Charlie Hebdo, le magazine a dévoilé la une de son édition spéciale du 6 janvier. Le dessin, un dieu barbu avec une kalachnikov sur le dos, a provoqué un tollé sur les réseaux sociaux.

Un dieu assassin : c’est ainsi que les médias ont décrit la une du numéro spécial de Charlie Hebdo, qui paraîtra mercredi 6 janvier, un an après l’attentat qui a fait 12 morts dans ses locaux le 7 janvier 2015. D’illustres dessinateurs du journal, comme Tignous, Charb ou encore Cabu, ont été assassinés ce jour-là.

Le 6 janvier, en kiosques, numéro spécial #CharlieHebdopic.twitter.com/1D54gFgDtV

— Jean-François Guyot (@JFGuyot) 3 Janvier 2016

L’illustration, dévoilée dans la nuit du 3 au 4 janvier sur Twitter, représente un dieu armé d’une kalachnikov, la tête auréolée d’un triangle et d’un œil en son centre, revêtu d’une tunique maculée de sang. La légende “Un an après, l’assassin court toujours” accompagne le dessin.

Cette nouvelle une, qui demeure fidèle à la ligne provocatrice de l’hebdomadaire, a provoqué son lot de réactions. Si une partie de la twittosphère en approuve le côté humoristique, ils sont nombreux à exprimer leur indignation.

Encore une fois, #CharlieHebdo fait dans la crasse et l’idiotie de #Riss est poussée à son paroxysme. Laïcisme … https://t.co/pIoyuJ2b0T

— Le Consultant (@Le_Consultant_) 4 Janvier 2016

Un dessin ambigu

De nombreux twittos déplorent l’ambigüité que cultive cette illustration. En effet, celle-ci empêche l’affiliation du dieu représenté à une quelconque religion, à cause des différents symboles contradictoires.

La barbe et les cheveux longs rappellent les représentations traditionnelles du dieu des chrétiens. La communauté des fidèles a d’ailleurs exprimé son agacement face à ce qu’ils considèrent comme une insulte.

#CharlieHebdo, en représentant en une un Dieu judéo-chrétien, prouve son refus de penser et de nommer le drame survenu il y a un an

— Jean Sévillia (@jeansevillia) 4 Janvier 2016

Puisque #CharlieHebdo sait qu’aucun chrétien ne débarquera avec une kalash à la rédaction, il se permet cette une! pic.twitter.com/bWD9mtK1ig

— Henri Rieunier (@gravite_zero) 3 Janvier 2016

La haine de #CharlieHebdo envers les #cathos est telle qu’ils en oublient que les tireurs étaient #Musulmans
#Hontepic.twitter.com/46LbImwZua

— Géraldine Chamussy (@GeChamussy) 4 Janvier 2016

D’autres critiquent un amalgame entre religion et fanatisme religieux. Ils soulignent que la kalachnikov fait écho aux attentats du 7 janvier, perpétrés par des terroristes se revendiquant de l’islam, ce qui alimente la confusion entre musulmans et terroristes jihadistes. D’autre part, l’œil, et le triangle qui l’entoure, situés au-dessus de la tête, sont interprétés comme des symboles de la franc-maçonnerie.

Vs allez comprendre un jour que Dieu prône la paix et que ses gens n’ont jamais compris le Coran ou vous le faites exprès ? #CharlieHebdo

— M (@Authentic_95) 4 Janvier 2016

Ce ne sont pas les religions, mais les “illuminés” qui tuent en leur nom, qui manipulent les religions
#CharlieHebdopic.twitter.com/cOVriJZpKC

— Re_evolution (@Twitthier) 4 Janvier 2016

Une du Charlie hebdo anniversaire. Ceux visés?les Religions?ça tourne à l’obsession! le drame méritait mieux. pic.twitter.com/wtjGRKdLV1

— christine Boutinن (@christineboutin) 4 Janvier 2016

La Une de #CharlieHebdo par #Riss est la représentation erronée de Dieu par les extrémistes de tout bord. Je suis catho, je suis Charlie !

— Patrick Tomas (@PatrickT75020) 4 Janvier 2016

Une représentation classique chez Charlie Hebdo

Certains internautes ont, en revanche, soutenu une autre interprétation de la future une du magazine satirique. Selon eux, ce dieu représente toutes les religions et leurs travers. Une théorie en phase avec la ligne anti-cléricale et profondément athée du magazine depuis sa création.

Dingue le nombre de gens qui ont pas compris que cette Une n’est pas contre les chrétiens mais la religion en général. #CharlieHebdo

— n’Aurore (@MouynatA) 4 Janvier 2016

Plaisantes ces bonnes âmes qui découvrent que #CharlieHebdo est antireligieux. Il l’est depuis sa fondation, en 1970 :-)

— Christian Delporte (@chdelporte) 4 Janvier 2016

Plusieurs ont rappelé, anciennes unes à l’appui, que c’est ainsi que les dessinateurs et caricaturistes de Charlie Hebdo ont l’habitude de représenter dieu, afin de viser indifféremment toutes les religions monothéistes.

Le triangle avec un œil, c’est la façon dont #charliehebdo représente le dieu des religions monothéistes pic.twitter.com/RvysOJExs3

— David Duchemin (@DavidDuchemin2) 4 Janvier 2016

@DavidDuchemin2pic.twitter.com/6sqwO9tbYR

— David Duchemin (@DavidDuchemin2) 4 Janvier 2016

Enfin, comme pour toutes les polémiques qui naissent sur Twitter, la nouvelle une de l’hebdomadaire satirique a provoqué son lot de messages humoristiques, ironisant sur la qualité du dessin ou l’identité du personnage représenté.

Polémique sur la couv de #CharlieHebdo : et qui vous dit que ce n’est pas le Père Noël ? #onsecalmepic.twitter.com/5biaEBf1Ew

— Leïla Salhi (@LeilaSalhi) 4 Janvier 2016

Un scandale la Une de #CharlieHebdo
La kalach est mal dessinée !

#Bofpic.twitter.com/CfDuQKuATx

— Araknea (@JeanKaczmarek) 4 Janvier 2016

Il a un drôle de chapeau Karl Marx sur la une de #CharlieHebdo, non ? https://t.co/3yQTalabSW

— François Dabisse ن (@Philibert26) 4 Janvier 2016

Première publication : 04/01/2016

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Chaque année, le PDG de Facebook se fixe un objectif à atteindre comme lire deux livres par mois ou apprendre le mandarin. En 2016, Mark Zuckerberg a dévoilé son nouveau défi : créer une intelligence artificielle “comme Jarvis dans Iron Man”.

Il a lu deux livres par mois en 2015, a appris le mandarin en 2014, n’a mangé que ce qu’il tuait lui-même en 2011… Cette année, Mark Zuckerberg s’est donné comme défi de créer son serviteur numérique.

“Vous pouvez comparez cela à Jarvis dans Iron Man”, souligne le PDG-fondateur de Facebook dans un billet de blog publié lundi 4 janvier. Le jeune milliardaire compte ainsi développer une intelligence artificielle (IA) qui l’aiderait non pas à jouer les Tony Starck pour sauver le monde des super-vilains, mais à réaliser au quotidien des tâches bien plus terre à terre.

Cette bonne à tout faire, tout de code informatique revêtue, pourrait “reconnaître ma voix pour contrôler la musique, la lumière et la température chez moi”, indique Mark Zuckerberg. Elle serait également programmée pour laisser entrer tous les amis du maître de Facebook dont les visages auront été numérisés et incorporés dans sa “mémoire”. Enfin, cette IA serait aussi une sorte de “baby phone” capable d’avertir Mark Zuckerberg en cas de soucis dans la chambre de Maxima, sa petite fille née le 1er décembre 2015.

Envie d’inventer quelque chose

Le PDG de Facebook a voulu “placer 2016 sous le signe de l’invention” après avoir vu de près la créativité de ses équipes, notamment en collaborant avec les développeurs des casques de réalité virtuelle Oculus ou de satellites censés servir de relais internet pour les régions reculées du globe.

Mais les bonnes résolutions annuelles de Mark Zuckerberg prennent aussi souvent en compte les intérêts de Facebook ou alors s’inscrivent dans les grands débats qui agitent la Silicon Valley. Le roi des réseaux sociaux s’est mis au Mandarin en 2014 avec l’objectif de séduire la Chine, où Facebook est encore interdit par les autorités. En 2013, il avait pris l’engagement de “rencontrer une nouvelle personne en dehors de Facebook chaque jour”, ce qui avait été perçu comme une réponse à ceux qui estimaient que le réseau social isolait ses utilisateurs du monde réel.

Ou désir de défendre l’IA

Qu’en est-il du serviteur numérique en devenir de Mark Zuckerberg ? Ce nouveau défi intervient après une année 2015 marquée par une défiance grandissante à l’égard de la recherche en matière d’intelligence artificielle. Des stars du landernau technologique, telles que le fondateur de Microsoft, Bill Gates, ou le serial entrepreneur, Elon Musk, et des scientifiques de renommée mondiale tel que l’astrophysicien Stephen Hawking ont mis en garde contre les dérives de l’IA (robots tueurs, trop forte dépendance de l’homme à la machine). Un message alarmiste qui tranche singulièrement avec l’optimisme du nouveau projet du fondateur de Facebook.

Le PDG du réseau social n’a pas choisi son camp par hasard dans cette bataille théorique sur les vertus et dangers de l’IA : Facebook a ouvert en juin 2015 un grand laboratoire de recherche à Paris et développe un service de “concierge numérique” qui peut anticiper les besoins et désirs de ses utilisateurs.

Première publication : 04/01/2016

Le très populaire comédien français Michel Galabru s’est éteint dans son sommeil à l’âge de 93 ans. Affecté par les décès récents de sa femme et de son frère, il avait annulé ses dernières représentations.

La famille du comédien Michel Galabru a annoncé lundi 4 janvier son décès “dans son sommeil” à l’âge de 93 ans.

Né en 1922 à Safi, au Maroc, il était l’un des artistes les plus populaires du cinéma et du théâtre français. Sa carrière a notamment été marquée par son rôle de l’adjudant Gerber dans la série du “Gendarme de Saint-Tropez” aux côtés de Louis de Funès. Il avait aussi reçu un César du meilleur acteur pour le film “Le juge et l’assassin” de Bertrand Tavernier.

Une des scènes cultes du “Gendarme de Saint-Tropez” avec Michel Galabru

Il avait été très diminué par le décès de son épouse et de son frère Marc l’année dernière. Il avait ainsi choisi d’annuler jusqu’à fin janvier les deux spectacles qu’il devait jouer et notamment “Cancre”, un one man show dans lequel il racontait son parcours sur les écrans et sur les planches.

Avec AFP

Première publication : 04/01/2016

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Les échanges boursiers de Shanghai et Shenzhen ont été arrêtés ce lundi, après une chute de 7 %, conséquence de la publication de mauvais indicateurs sur l’économie chinoise. L’objectif est d’enrayer la folle volatilité des cours.

Les cotations aux Bourses chinoises de Shanghai et Shenzhen ont été arrêtées lundi 4 janvier pour la journée après une chute de 7 % des cours consécutive à la publication de mauvais indicateurs sur l’économie chinoise.

L’effondrement de l’indice CSI300, qui agglomère les performances des 300 principales entreprises cotées sur les deux Bourses, a pour la première fois déclenché un arrêt anticipé des échanges, conséquence d’un nouveau règlement des autorités de régulation. Les échanges avaient déjà été interrompus une première fois pour 15 minutes, ce qui n’avait pas réussi à stopper la baisse.

L’objectif est d’enrayer la folle volatilité des cours et d’éviter que se répète le spectaculaire krach de l’été dernier. Les “coupe-circuits” visant à empêcher ces accès subits de volatilité étaient en vigueur pour la première fois sur les marchés chinois ce lundi.

>> À lire sur France 24 : Six chiffres pour comprendre la crise boursière en Chine

La chute s’est produite alors que l’activité manufacturière s’est de nouveau contractée dans la deuxième économie mondiale en décembre, pour le cinquième mois consécutif.

“Le marché est inquiet de la levée prochaine d’une règle qui empêche les actionnaires de vendre”, a par ailleurs indiqué à l’AFP Zhang Gang, analyste de Central China Securities. “La pression va continuer à peser sur le marché dans les jours qui suivent”, a-t-il souligné.

À la suspension des échanges, l’indice composite shanghaïen avait cédé 6,85 %, ou 242,52 points, à 3 296,66 points.

À la Bourse de Shenzhen, l’indice s’était effondré de 8,19 %, à 2.119,90 points.

En cas d’oscillation extrêmement rapide, si l’indice CSI300, dont les poids lourds incluent les géants pétroliers et bancaires du secteur étatique, perd ou gagne 7 %, les échanges sont suspendus pour le reste de la séance afin d’éviter des “risques systémiques”, c’est-à-dire un effet de panique.

Les titres individuels pouvaient jusqu’à présent fluctuer de 10 % maximum en séance.

Avec AFP

Première publication : 04/01/2016

En mémoire de l’attentat du 7 janvier, “Charlie Hebdo” sort mercredi un numéro spécial avec en une un dieu barbu, armé d’une kalachnikov et couvert de sang, sous ce titre : “1 an après, l’assassin court toujours”.

Un dieu barbu, une kalachnikov sur le dos et des habits tachés de sang : un numéro spécial de “Charlie Hebdo”, sort cette semaine, mercredi 6 janvier, un an après les tragiques attentats contre la rédaction du journal satirique qui avaient coûté la vie à douze personnes.

Intitulé “1 an après, l’assassin court toujours”, ce numéro comprendra un cahier de dessins des disparus – Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré – et des contributeurs extérieurs dont la ministre de la Culture Fleur Pellerin, ou encore des comédiennes Isabelle Adjani, ou Juliette Binoche. Des intellectuels comme Élisabeth Badinter et la bangladaise Taslima Nasreen, ont également participé à l’élaboration de cette édition.

>> À lire sur France 24 : “L’humour à mort”, le documentaire qui nous rappelle qui est Charlie

Ce numéro spécial devrait être tiré à environ un million d’exemplaires, dont des dizaines de milliers d’exemplaires expédiés à l’étranger.


© Capture d’écran

Le dessinateur Riss, patron du journal, grièvement blessé le 7 janvier, y signe un éditorial rageur pour défendre la laïcité et dénoncer les “fanatiques abrutis par le Coran” et “culs-bénits venus d’autres religions” qui avaient souhaité la mort du journal pour “oser rire du religieux”.

Une semaine après les attaques, le 14 janvier 2015, les rescapés avaient sorti un “numéro des survivants” et Luz avait dessiné Mahomet en couverture sous le titre “Tout est pardonné”. Il s’était arraché à 7,5 millions d’exemplaires dans le monde.

Avec AFP

Première publication : 04/01/2016