Archive for January 4th, 2016

La vidéo du viol d’une jeune fille dans un hôtel à Perpignan, qui circule depuis dimanche soir sur la toile, a bouleversé les internautes. Certains dénoncent le laxisme des réseaux sociaux dans la lutte contre le cyber-harcèlement.

Postée via Snapchat par les agresseurs dans la soirée du dimanche 3 janvier, la vidéo d’une jeune femme humiliée et violée a rapidement fait le tour des réseaux sociaux. Le collectif Feminism VS Cyber Bully interpellait au même moment Twitter sur la question de la modération et de la lutte contre le “slut shaming”, le “lynchage de salopes”. Un type de stigmatisation qui repose sur l’humiliation des femmes, sur la base de leurs comportements jugés provocants par le harceleur.

Johanna Cayre est l’une des membres du collectif et initiatrice du hashtag #Twitteragainstwomen. “La vidéo du viol qui circulait a mis en lumière la pertinence de notre action : dénoncer la passivité de Twitter dans la lutte contre le cyber-harcèlement” explique-t-elle.

Depuis décembre, avec un groupe de 30 jeunes femmes, Johanna Cayre interpelle l’administration de Twitter sur des affaires de cyber-harcèlement. Un nombre croissant d’adolescentes souvent très jeunes et isolées font en effet l’objet de moqueries et d’insultes sur les réseaux sociaux.

Pour une modération plus importante

Le hasthag #Twitteragainstwomen a été vu plus de 280 000 fois dimanche 3 et lundi 4 janvier. La vidéo du viol, elle, est restée en ligne plusieurs heures. Des internautes se sont emparés de l’affaire pour interpeller l’administration de Twitter et exiger une modération plus importante des contenus sexuellement explicites et dégradants.

“Pourquoi des comptes spoilant le dernier Star Wars peuvent être suspendus en moins de 24 heures, alors que Twitter rechigne à suspendre des comptes incitant à la haine et la violence verbale, physique et sexuelle envers les femmes ?” interrogent les activistes du collectif dans leur communiqué disponible en ligne.

Choc et indignation

“Même si ça touche tout le monde, on le voit avec la vidéo où la jeune femme est qualifiée de beurette, les afro descendantes et les maghrébines sont les cibles principales du slut shaming” affirme Johanna. “On leur nie un droit à la sexualité, on détruit des vies et des familles entières” ajoute-elle.

Choqués, les internautes ont fait part de leur indignation, et n’ont pas hésité à signaler les comptes Facebook relayant la vidéo, ou à interpeller directement la Police nationale. À l’instar de Fatima el Ouasdi, fondatrice de l’association féministe Politqu’elles, qui dénonce une vidéo et un montage sordide.

“Le slut shaming est de plus en plus évident aujourd’hui et les gens y semblent moins sensibles. Il a persisté des commentaires venant de femmes comme d’hommes mettant le blâme sur la victime” souligne-t-elle.

Parce que les femmes sont égales aux hommes. Pour que Twitter arrête de participer à la culture du viol. #TwitterAgainstWomen#ProudWoman

— camcam (@tsubakigubler) 3 Janvier 2016

Salut @TwitterFrance , on vous signale des tweets avec vidéo d’un viol et 2h après ils y sont toujours ! #TwitterAgainstWomen

— ny is the answer (@sandraspano) 3 Janvier 2016

“Les mecs…” Je suis un mec et je suis dégouté par le viol, le harcèlement, la violence,… (Oui c’est possible!) #TwitterAgainstWomen

— Obi-Wan Dovahkiin (@Axel59860) 4 Janvier 2016

Les agresseurs interpellés

“À chaque fois, la police rejette la faute sur Twitter et Twitter se décharge sur la police” déplore Johanna qui n’avait pas reçu lundi matin de réponses de Twitter France, malgré les nombreux signalements réalisés.

Si l’effet de groupe encourage la déresponsabilisation de la parole, il permet aussi la médiatisation rapide de ces affaires. La mobilisation des internautes s’est ainsi soldée par l’ouverture d’une enquête à Perpignan et l’interpellation de deux jeunes hommes, qui ont été mis en examen et écroués mardi à Perpignan pour “viol en réunion” et diffusion des images sur les réseaux sociaux.

La jeune fille, retrouvée au domicile de l’un d’eux en état de choc, a été hospitalisée, rapportait lundi matin Le Midi-Libre.

Première publication : 05/01/2016

Sur les réseaux sociaux, les Internautes ont surtout retenu du dévoilement de la plaque commémorative pour les victimes de l’attentat contre Charlie Hebdo une faute d’orthographe. Le nom du dessinateur Georges Wolinski a en effet été mal écrit.

La journée du 5 janvier 2016 a été marquée par le dévoilement de trois plaques en hommage aux victimes des attaques terroristes perpétrées il y a un an. Mais l’une d’entre elle a fait beaucoup plus parler que les autres : celle apposée sur la façade des locaux de Charlie Hebdo rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement de Paris.

Après la cérémonie présidée par François Hollande, les personnes présentes se sont rapidement rendues compte qu’une faute d’orthographe était bien visible sur cette plaque où sont inscrits les noms de ceux tués par les frères Chérif et Saïd Kouachi: “Frédéric Boisseau, Franck Brinsolaro, Cabu, Elsa Cayat, Charb, Honoré, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Michel Renaud, Tignous, Georges Wolinsky”. Ce dernier nom, celui du célèbre dessinateur, s’écrit en réalité Wolinski.

Sur les réseaux sociaux, cette erreur n’a pas manqué de susciter de nombreuses moqueries. “Saurez-vous trouver la faute d’orthographe sur la plaque commémorative de l’attaque de Charlie Hebdo ?”, s’est ainsi amusée l’Agence France-Presse. “La plaque de Wolinski écrite avec un ‘y’ ! Toujours à côté de la plaque ce gouvernement”, a pour sa part critiqué le député Front national Gilbert Collard.

Hollande dévoile la première plaque au siège de Charlie Hebdo

>> À lire sur France 24 : “‘L’Humour à mort’ : le documentaire qui nous rappelle qui est Charlie”

Mais cette faute n’a pas vraiment fait rire la famille du dessinateur. Sur l’antenne de RTL, sa veuve, Maryse Wolinski, n’a pas caché sa colère. Georges Wolinski “n’aimait pas du tout qu’on lui mette un ‘Y’, ça je peux vous le dire. Et puis moi, je n’aime pas du tout non plus (…) Là, ce matin, quand j’ai vu l’’Y’, je peux vous dire que j’étais furieuse”, a-t-elle réagi.

Selon la mairie de Paris, l’erreur vient de l’entreprise prestataire. Elle a été corrigée rapidement au mastic ce mardi et une nouvelle plaque sera installée dans les deux jours.

Et WolinskY redevint Wolinski. Avant d’être remplacée, la plaque a été corrigée. @BFMTVpic.twitter.com/AhOFXo428B

— Saber Desfarges (@SaberDesfa) 5 Janvier 2016

Avec AFP

Première publication : 05/01/2016

Les résultats des analyses toxicologiques réalisées sur les neuf terroristes qui ont perpétré les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis se sont révélés négatifs.

Selon les résultats des analyses toxicologiques réalisées sur les neuf auteurs des attentats du 13 novembre perpétrés à Paris et à Saint-Denis, aucun d’entre eux n’était drogué. Selon une source proche du dossier citée mardi 5 janvier par Le Parisien, ces tests, qui ont été remis aux juges d’instruction fin décembre, démontrent qu’ils n’avaient consommé ni stupéfiants ni alcool avant de commettre leurs crimes.

Seules des traces “infimes” de cannabis ont été relevées dans le sang du kamikaze Brahim Abdeslam, qui a actionné sa ceinture explosive sur la terrasse du Comptoir Voltaire. “Une découverte qui peut correspondre à une consommation régulière mais pas forcément récente”, selon le quotidien.

En outre, si des traces d’alcool ont été mises en évidence dans le corps de Samy Amimour, l’un des terroristes du Bataclan, elles sont, selon la même source, “tellement insignifiantes qu’elles ne permettent pas de conclure à une consommation d’alcool ce jour-là”. En France, le code de la santé publique prévoit que les boissons dites sans alcool puissent en contenir des traces, à un dosage inférieur à 1,2 %.

Certains témoins avaient décrit des terroristes probablement sous l’influence de psychotropes.

Les analyses de sang pratiquées sur Hasna Aït Boulahcen, la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, coordonnateur présumé des attentats, tous deux morts dans l’assaut de la police contre une planque à Saint-Denis, ont mis en évidence des traces de cocaïne. Avant d’être tuée lors de l’assaut du Raid à Saint-Denis, cette fêtarde invétérée s’était découvert une passion soudaine pour l’islam le plus rigoriste, sans rompre pour autant avec ses habitudes.

Les experts ont également exclu toute consommation de Captagon, substance surnommée la “drogue du jihad”. De nombreux jihadistes actifs en Syrie ou en Irak consomment ce stupéfiant, principalement vendu sous forme de cachets, un psychostimulant composé d’amphétamines et de caféine. S’il est connu pour ses effets secondaires psychiques très sévères sur le long terme, il génère après sa consommation une absence de douleur, efface la sensation de fatigue et augmente les facteurs de concentration et d’agressivité.

L’hypothèse selon laquelle les terroristes du 13-Novembre auraient consommé des drogues avait fait surface à la suite de plusieurs témoignages de survivants qui avait été en contact direct avec eux, spécialement au Bataclan. Le dernier otage libéré par la BRI lors de l’assaut donné contre la salle de spectacle avait indiqué au journal Le Monde que les tueurs étaient “drogués, mal préparés, hyper tendus”.

Un témoin qui a croisés les terroristes près du Bataclan avant qu’ils n’y provoquent un bain de sang avait fait la même observation au quotidien Le Figaro. “On aurait cru des morts-vivants, comme s’ils étaient drogués”, avait-il noté.

Première publication : 05/01/2016

Un an après les attentats meurtriers de janvier contre la rédaction de Charlie Hebdo et contre l’Hyper Cacher, plusieurs cérémonies commémoratives sont organisées à Paris pour rendre hommage aux victimes du terrorisme.

Un an après les attentats sanglants contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher, Paris se recueille pour rendre hommage aux victimes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly. Trois plaques commémoratives sont dévoilées dans la capitale française, mardi 5 janvier, en présence de François Hollande et des familles des victimes. Ce geste marque le début d’une semaine de commémorations – officielles, intimes ou populaires – de tous les attentats commis durant l’année 2015.

Hollande dévoile la première plaque au siège de Charlie Hebdo

Deux premières plaques marqueront les lieux des attaques du 7 janvier. La première se trouve rue Nicolas-Appert, près du siège de la rédaction de Charlie Hebdo (où les frères Kouachi ont abattu 11 personnes). La deuxième est placée sur le boulevard Richard-Lenoir où un policier a été tué alors qu’il tentait de stopper les jihadistes dans leur fuite. Une troisième plaque commémorative est dévoilée à porte de Vincennes et dédiée aux trois clients et un employé de l’Hyper Cacher, tués deux jours plus tard sous les balles d’Amedy Coulibaly.

François Hollande dévoile la 2e plaque en hommage au policier tué à Paris

>> À lire sur France 24 : “L’Humour à mort” : le documentaire qui nous rappelle qui est Charlie

La maire de Paris Anne Hidalgo, le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve sont également présents pour ces hommages sobres et au caractère intime, à la demande des familles.

Une autre plaque à la mémoire de la policière municipale tuée le 8 janvier 2015 à Montrouge (Hauts-de-Seine) doit être dévoilée samedi matin, également en présence du président de la République.

Un chêne du souvenir planté place de la République

Samedi, François Hollande se rendra porte de Vincennes devant les locaux du supermarché casher pour une autre cérémonie organisée cette fois-ci par le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

Ces cérémonies de commémoration se poursuivront dimanche place de la République pour un hommage populaire dédié tant aux victimes de janvier qu’à celles des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts). Une plaque sera dévoilée au pied d’un “arbre du souvenir”, un chêne de 10 mètres planté pour l’occasion au milieu de la place de la République, devenue depuis janvier le lieu symbolique des hommages rendus aux victimes.

Puis Johnny Hallyday, seul avec un guitariste, interprètera “Un dimanche de janvier”, une chanson saluant la mobilisation populaire et notamment la “marche républicaine” géante du 11 janvier 2015 dans les rues de la capitale après les attentats.

Après un dépôt de gerbe devant la statue de la République, le chœur de l’armée française entonnera la Marseillaise qui mettra un terme à la cérémonie, retransmise pour le public environnant sur un écran géant. Les barrières seront ensuite enlevées pour que la population puisse accéder à l’esplanade.

Avec AFP

Première publication : 05/01/2016