Archive for January 6th, 2016

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Coca-Cola a provoqué l’ire de la Russie, puis de l’Ukraine, en présentant ses vœux pour la nouvelle année sous forme de carte géographique de la région. Comment représenter la Crimée ? Visiblement, Coca ne s’était pas posé la question.

C’est la bulle qui a fait déborder le Coca. La célèbre marque américaine de boisson gazeuse est parvenu à s’attirer l’ire des Russes et des Ukrainiens avec de simples vœux de bonne année.

Il faut dire que pour les souhaiter, Coca-Cola avait opté pour un terrain des plus glissants ce 1er janvier 2016. La marque avait choisi de reproduire sur VK, le Facebook russe, une carte de la Russie aux couleurs des bouteilles de la célèbre boisson. Mais la multinationale a aussi mis les deux pieds dans plat geographico-diplomatique du moment en oubliant d’inclure la Crimée sur la carte. La marque s’est ainsi alignée sur la position des États-Unis, de l’ONU et de l’Europe, qui n’ont pas reconnu l’annexion en 2014 de cette région par Moscou.

A scandal erupts when #CocaCola publishes Russia’s map without Crimea. Another one does, when they try to fix it pic.twitter.com/aKdVHyfPvB

— Hromadske Int. (@Hromadske) 6 Janvier 2016

Cet “oubli” n’a pas échappé aux potentiels buveurs de coca russes qui estiment, quant à eux, que la Crimée dépend bien de Moscou. Ils ont bombardé la marque de critiques sur les réseaux sociaux. Certains n’ont pas hésité à lancer des appels au boycott à l’encontre du groupe américain.

Du Coca versé dans les toilettes

Coca-Cola a finalement cédé, mardi 5 janvier, et a republié la carte… en intégrant cette fois-ci la Crimée à la Russie. La multinationale est même allée encore plus loin puisqu’elle a ajouté aussi les îles Kourites – qui appartiennent à la Russie mais sont revendiquées par le Japon – et Kaliningrad, une enclave russe isolée du reste du pays et coincée entre la Pologne et la Lituanie.

Ces deux derniers changements n’ont pas fait beaucoup de vagues. En revanche, la présence de la Crimée sur cette carte a fait monter le Coca au nez des Ukrainiens. Le très populiste dirigeant du Parti radical ukrainien Oleh Liachko a promis de ne plus jamais boire de Coca-Cola. Andrii Olefirov, l’ambassadeur ukrainien en Finlande, a usé de sa verve pour dénoncer “une carte illégale”. L’ambassade ukrainienne à Washington a aussi fait parvenir une plainte officielle au siège de Coca à Atlanta. D’autres internautes ont posté sur l’Internet des photos d’eux en train de vider le contenu d’une canette dans leurs toilettes.

Quelques heures après avoir publié la version révisée, et toujours controversée, de leurs vœux de bonne année, Coca-Cola a finalement décidé d’effacer complètement le message. Ils ont même envoyé une lettre à l’ambassade d’Ukraine à Washington pour s’excuser d’une erreur qui serait due à “une agence extérieure”. Un second revirement qui peut leur éviter de pousser près de 200 millions de Russes et d’Ukrainiens dans les bras de Pepsi pour une bête histoire de géographie.

The “Coca-Cola” Company expressed its official apologies for the publication. https://t.co/YpHH0Qa8Zepic.twitter.com/uwKBJAozFO

— UKR Embassy in USA (@UKRintheUSA) 6 Janvier 2016

Mais Coca-Cola n’est pas la seule multinationale américaine a s’être pris les pieds dans le bourbier ukraino-russe. Quand Google a dû adapter sa carte de la région après l’annexion controversée, il s’est retrouvé à en faire deux versions. Les internautes qui se rendent sur Google Maps depuis la Russie peuvent constater que la Crimée fait partie du territoire national. Pour le reste du monde, la frontière entre cette région majoritairement russophone et l’Ukraine est en pointillée signifiant que le statut en est contesté. Une subtilité diplomatico-technologique dont Coca-Cola aurait pu s’inspirer.

Première publication : 07/01/2016

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Les Bourses mondiales ont baissé, jeudi, dans le sillage des places chinoises, faisant craindre une nouvelle crise financière mondiale. Mais cette contagion résulte d’une incompréhension des spécificités de la Bourse chinoise.

Pour la deuxième fois en une semaine, les Bourses chinoises ont dû être fermées à cause d’un vent de panique des investisseurs, jeudi 7 janvier. La dégringolade des indices chinois s’est rapidement propagée aux autres places financières mondiales, ce qui a poussé le célèbre investisseur George Soros à assurer qu’il existait un risque de crise financière similaire à 2008.

Le scénario d’une contagion au reste du monde semble crédible aussi à Jean-François Dufour, directeur du cabinet de conseil DCA Chine-Analyse. “Paradoxalement, la situation actuelle pose un risque endémique pour la finance internationale, alors qu’elle ne représente aucun danger particulier pour l’économie chinoise”, affirme à France 24 cet expert.

Les Bourses chinoises pas comme les autres

Si les Bourses du monde entier répercutent la panique boursière chinoise, c’est parce que les investisseurs pensent que “le phénomène est le reflet des difficultés de l’économie du pays, alors que ce n’est pas le cas”, précise Jean-François Dufour. L’erreur consiste, d’après lui, à prendre la place financière chinoise pour une bourse comme les autres. Dans le reste du monde, les baisses sont la conséquence d’un doute des investisseurs sur la bonne santé des entreprises qui y sont cotées ou de l’économie en général.

En Chine, ces variations boursières proviennent plutôt du fait que les marchés financiers nationaux suivent le chemin de leur consœurs occidentales en s’émancipant peu à peu de la tutelle étatique, ce qui ne plait pas à une partie des investisseurs locaux. Jusqu’à récemment la Bourse était considérée comme “un investissement pépère car elle était très contrôlée par l’État et il n’y avait pas beaucoup de fluctuation”, rappelle Jean-François Dufour. Pékin a décidé, depuis deux ans, de libéraliser les places financières nationales et, en parallèle, d’inciter les investisseurs privés à y mettre de l’argent pour que les grands fonds institutionnels publics, comme les banques, ne soient pas les seuls à participer au jeu boursier.

La fin du mirage des petits épargnants

Les autorités espéraient que cette évolution se ferait en douceur et progressivement… mais elles se sont trompées. Le régime n’avait pas anticipé qu’au même moment, un autre changement majeur allait survenir : le ralentissement du marché de l’immobilier, secteur traditionnel d’investissement pour les petits épargnants. La pierre ne rapportant plus autant qu’auparavant, ils sont nombreux à avoir succombé en même temps, en 2013, aux sirènes de la Bourse, en pensant que ce secteur allait rapporter gros et que leurs placements ne risquaient rien. “Ils se rendent compte aujourd’hui que ce n’est pas le cas et veulent se retirer de la Bourse”, souligne Jean-François Dufour.

C’est ce dur retour aux réalités du marché des petits épargnants qui explique en grande partie la panique actuelle sur les places financières de Shanghai et Shenzen et non pas les problèmes, pourtant bien réels, qui traverse l’économie chinoise. Les tensions boursières trouvent leur origine en grande partie dans la méconnaissance des spécificités des marchés chinois. Une grosse méprise, pour résumer, pourrait ainsi finir en crise financière aussi grave qu’en 2008. “Ce serait absurde”, reconnaît Jean-François Dufour. Absurde mais pas impossible.

Première publication : 07/01/2016

Le jihadiste français Salim Benghalem a été condamné jeudi, en son absence, à 15 ans de prison, lors du procès d’une filière d’acheminement de jihadistes vers la Syrie. Six autres prévenus ont écopé de peines allant de six à neuf ans.

La justice française a condamné Salim Benghalem à 15 ans de prison. Le Français, figure du jihadisme, n’était pas présent à ce procès d’une filière d’acheminement de jihadistes vers la Syrie. Six autres prévenus étaient également jugés et ont écopé de peines d’emprisonnement allant de six à neuf ans.

Visé par un mandat d’arrêt international, inscrit sur la liste noire des États-Unis, Salim Benghalem, un Français de 35 ans, se trouverait toujours en Syrie, où il s’est installé en 2013.

Le parquet avait requis 18 ans de prison contre Salim Benghalem, qui ferait partie des bourreaux de l’organisation de l’État islamique (EI) en Syrie, et de six à dix ans contre ses coprévenus.

Dans son réquisitoire, le procureur avait souligné sa “dangerosité maximale”, estimant qu’il présente le “profil” des auteurs des attentats du 13 novembre.

Dans une vidéo de propagande diffusée en février 2015, l’homme menace la France, exprime sa joie après les tueries de janvier à Paris et appelle des cellules dormantes à prendre les armes contre les citoyens français.

“C’est un procès qui s’est tenu dans une ambiance particulière”, observe Karim Hakiki, journaliste de France 24, depuis le tribunal de Paris, “puisqu’il a commencé en décembre, peu de temps après les attaques du 13 novembre”. Il souligne que toutes les parties sont satisfaites du verdict, le président du tribunal le jugeant “équitable”.

Les six autres prévenus étaient “un groupe d’amis d’enfance partis en Syrie faire le jihad”, raconte Karim Hakiki, mais “n’y sont restés que peu de temps”. “Celui qui est resté le plus longtemps est rentré au bout de trois semaines”, précise-t-il, expliquant qu’ils ont dit être partis faire “de l’humanitaire”.

Benghalem a rencontré les Kouachi et Coulibaly

Salim Benghalem a fréquenté les islamistes du groupe des Buttes-Chaumont, à Paris, où il a rencontré les frères Kouachi, auteurs de l’attentat contre Charlie Hebdo il y a un an jour pour jour, et Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher.

Il est également visé dans une autre procédure, car soupçonné, avec Mehdi Nemmouche, le tireur présumé du Musée juif de Bruxelles, d’être l’un des geôliers des quatre journalistes français libérés en avril 2014 après avoir passé dix mois comme otages en Syrie.

Le tribunal a prononcé une interdiction définitive du territoire français contre l’un des prévenus, qui n’a pas la nationalité française, le président expliquant que les faits qui lui sont reprochés sont “incompatibles avec les valeurs de notre République”.

Avec AFP

Première publication : 07/01/2016

L’homme abattu jeudi devant un commissariat du nord de Paris était en possession d’un papier sur lequel figure un drapeau de l’EI et une revendication manuscrite, a indiqué le parquet de Paris. La section antiterroriste a été saisie.

L’homme qui a été tué par des policiers, jeudi 7 janvier, devant un commissariat du 18e arrondissement, dans le nord de Paris, alors qu’il tentait de pénétrer dans le bâtiment était en possession d’un papier sur lequel figure un drapeau de l’organisation État islamique (EI) et une déclaration d’allégeance au chef de l’EI Abou Bakr al-Baghdadi, rédigée en langue arabe. Il y justifie également son acte par une vengeance contre “les attaques en Syrie”. La section anti-terroriste du parquet de Paris a été saisie.

Entrées dans le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), ses traces papillaires correspondent à celles d’un homme interpellé en 2013 pour une affaire de vol en réunion à Sainte-Maxime, dans le sud de la France. Il s’était alors identifié devant les gendarmes comme un sans domicile fixe né en 1995 à Casablanca, au Maroc. Mais le parquet de Paris insiste sur le fait que l’identité fournie en 2013 n’a jamais pu être confirmée, l’homme ne possédant pas de papiers.

À 11 h 30, cet homme porteur “d’une arme blanche de type feuille de boucher” et d’un dispositif explosif factice “s’est présenté devant le commissariat du 18e arrondissement, a exhibé son arme et crié ‘Allah Akbar’ (Dieu est le plus grand, en arabe, NDLR) avant d’être abattu par les policiers en faction”, a annoncé le procureur de la République de Paris, François Molins, dans un communiqué.

Arrivé en courant, il a sorti le hachoir de la poche intérieure de son manteau devant deux policiers en faction, a détaillé une source proche de l’enquête. “Il a refusé d’obéir aux sommations d’usage et les policiers ont fait feu”, a ajouté cette source, qui précise que six douilles ont été retrouvés.

Satah Smirani, cuisinier du restaurant “À la Goutte d’or”, a raconté avoir “entendu trois coups de feu”. “On est sorti sur le trottoir pour voir, et là, il y avait un homme à terre”, a-t-il raconté, joint par téléphone par l’AFP.

Les policiers ont, dans un premier temps, ordonné aux passants de se réfugier dans les magasins, dont les rideaux de fer ont été baissés. La rue a été bouclée. Les élèves d’une école maternelle et d’une école primaire de la rue ont été “confinés”, a indiqué l’académie de Paris. À quelques centaines de mètres de là, le Sacré-Cœur, haut lieu touristique parisien, tire le rideau pour quelques heures.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’est rendu au commissariat de police de la rue de la Goutte-d’Or, dans le nord de Paris, pour “exprimer” aux policiers sa “solidarité” et sa “confiance”,

Cette agression, un an jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, a eu lieu alors que François Hollande présentait ses vœux aux forces de sécurité à la préfecture de police de Paris, lieu symbolique où il s’était incliné il y a un an sur les cercueils de trois policiers figurant parmi les victimes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly, auteurs des attentats du 7 au 9 janvier 2015.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 07/01/2016

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Pour la deuxième fois en une semaine les Bourses chinoises ont fermées prématurément après une dégringolade de l’indice chinois de 7 %. Ce mini-krach a pesé sur le cours des marchés financiers européens.

Vingt-neuf minutes. C’est le temps qu’il a fallu, jeudi 7 janvier, pour que les deux principales Bourses chinoises, Shanghai et Shenzen, ferment leur cotation pour la journée. En moins d’une demi-heure, le CSI Index 300, qui regroupe les principales valeurs des deux places financières, avait perdu plus de 7 %, ce qui entraîne automatiquement l’arrêt des transactions.

C’est la deuxième fois en une semaine qu’un mini-krach ébranle les places financières chinoises et provoque leur fermeture. Lundi dernier, la suspension de séance n’était intervenue qu’après quatre heures.

Dévaluation du yuan

Cette fois-ci, la principale cause du vent de panique boursier provient de la décision surprise de dévaluer à nouveau le yuan. Si la baisse de la monnaie chinoise se poursuit, les autres pays asiatiques seront sous pression pour dévaluer leurs propres monnaies afin de rester compétitifs par rapport à la gigantesque machine à exporter qu’est la Chine.

“Le yuan chinois est au cœur des préoccupations (…) et les courtiers pensent que la faiblesse du yuan pourrait s’accentuer, ce qui fera peser un poids supplémentaire sur l’économie mondiale (…)”, a déclaré à Reuters Chris Weston, chargé de la stratégie chez IG.

L’onde de choc chinoise s’est propagée jusqu’à l’Europe. Les Bourses européennes ont ouvert en forte baisse. À Paris, l’indice CAC 40 a entamé la journée en affichant une baisse de 2,47 %, tandis que la Bourse de Francfort perdait plus de 3 %.

Avec Reuters

Première publication : 07/01/2016

Jeudi 7 janvier, un an jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, la presse française tire à boulets rouges sur la mesure concernant la déchéance de nationalité, fustigeant un débat “irréel” qui amène une “confusion inutile”.

Un an jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, l’atmosphère est aux commémorations… et aux débats en France. En ce jeudi 7 janvier, la presse française déplore que la classe politique soit embourbée dans un débat “irréel” sur la déchéance de nationalité, suite aux attentats du 13 novembre.

“Déchéance de nationalité, l’inutile confusion”, affiche en une le quotidien La Croix, alertant dans son éditorial qu’il est urgent de “sortir d’un débat si mal engagé, devenu incompréhensible pour les Français”.

“Imaginée comme une riposte symbolique”, cette mesure visant les binationaux et que le Premier ministre Manuel Valls a exclu mercredi soir d’étendre à l’ensemble des Français, cache “pour partie une réelle impuissance à concevoir une prévention vraiment efficace”, estime François Ernenwein dans le quotidien catholique.

“Cette polémique […] est d’autant plus surréaliste que tous les responsables politiques s’accordent à reconnaître que la déchéance de nationalité est inefficace, c’est-à-dire sans effet sur les terroristes”, s’étonne Jean-Pierre Bédéï dans La Dépêche du Midi.

>> À lire sur France 24 : “Pourquoi Hollande veut inclure la déchéance de nationalité dans la Constitution”

“Personne ne conteste que les terroristes potentiels se fichent comme d’une guigne d’être privés de leurs droits civiques, déchus de leur nationalité, cloués au pilori ou coiffés d’un bonnet d’âne”, abonde Bernard Maillard dans Le Républicain lorrain.

Pourtant, rappelle Guillaume Tabard dans Le Figaro, François Hollande avait réussi un “joli coup politique” : en reprenant après les attentats de novembre cette idée traditionnellement défendue par la droite dure, “il obligeait la droite à l’applaudir, contraignait la gauche à le soutenir et se construisait une image de fermeté”.

“Débat irréel”, “extravagances” et “déni”

Mais le chef de l’État s’est “vite enlisé dans un débat irréel […], rendant indéchiffrable le reste du dispositif de protection du pays”, regrette Nicolas Beytout dans L’Opinion, relevant qu'”entre les tueries de janvier […] et les massacres de novembre, des failles dans le renseignement et la lutte contre le terrorisme sont restées béantes”.


“La gauche a pris la place de la droite dure, la droite dure est aplatie entre la gauche de droite et la droite très dure”, écrit Sébastien Lacroix dans l’Union et l’Ardennais, “un an après, donc, rien n’est réglé, tout est chamboulé”.

Pis, estime dans un entretien accordé à Libération l’historien Patrick Boucheron, “on est prêts à des extravagances juridiques inefficaces et dangereuses jusqu’à l’absurde pour organiser politiquement le déni de cette évidence : les assassins de janvier et de novembre 2015 sont français.”

“Il ne reste que quelques mois au pouvoir en place pour laisser de côté les mesures symboliques”, presse dans la Charente Libre Jean-Louis Hervois, “juste le temps de mettre en place les plans pour l’emploi, l’apprentissage et la sécurité qu’il n’a cessé d’annoncer pour les renvoyer à plus tard”.

Cependant, veut croire Patrick Apel-Muller de L’Humanité, “les protestations contre les discriminations portées par la déchéance de nationalité pour les binationaux” témoignent que “court toujours, en mille ruisselets, l’esprit de liberté, d’égalité et de fraternité” qui avait prévalu après la tuerie de Charlie Hebdo, il y a tout juste un an.

Avec AFP

Première publication : 07/01/2016