Archive for January 7th, 2016

Le couturier André Courrèges est décédé vendredi à son domicile de Neuilly, en région parisienne, à l’âge de 92 ans. L’homme, qui a révolutionné la mode dans les années 60, luttait depuis plus de 30 ans contre la maladie de Parkinson.

La maison de haute couture Courrèges a annoncé vendredi 8 janvier la mort d’André Courrèges, symbole de la révolution vestimentaire des années 1960. Le couturier s’est éteint à l’âge de 92 ans à son domicile de Neuilly-sur-Seine, près de Paris.

André Courrèges, qui avait cessé ses activités professionnelles dans les années 1990, “s’est éteint après un long combat de plus de 30 ans contre la maladie de Parkinson”, indique la maison dans un communiqué.

L’Élysée a rendu hommage à un “créateur révolutionnaire, usant de formes géométriques et de matières nouvelles”. Et le communiqué présidentiel de poursuivre, “Courrèges, c’était un style et une époque. […] Il a marqué de son empreinte la haute couture française.”

Ses obsèques se tiendront lundi à 16H00 dans une église de Pau (Pyrénées-Atlantiques), sa ville natale, a annoncé à l’AFP sa nièce Perrine Durandeau, ajoutant qu’il était décédé pendant son sommeil.

Jean-Charles de Castelbajac, qui avait réalisé deux collections en collaboration avec André Courrèges en 1993, a salué “un visionnaire”.

“C’est quelqu’un qui arrive dans une époque chargée de falbalas, de choses qui ne sont pas essentielles, et lui va vers une dimension tout à fait en phase avec l’architecture et le design”, a déclaré le créateur à l’AFP. “Ce qu’on retiendra, c’est qu’il n’a jamais copié personne, et puis cette gentillesse et cette attention à l’égard des autres”, a-t-il poursuivi.

Avec AFP

Première publication : 08/01/2016

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné deux Français partis combattre en Syrie, Zakaria Chadili et Ziyeid Souied, à six et dix ans d’emprisonnement. Le premier est revenu en France, le second est toujours en Syrie aux côtés de l’EI.

Deux Français partis en Syrie en 2014 ont été condamnés vendredi 8 janvier par la justice à six ans de prison pour l’un, rentré en France, et dix ans pour l’autre, resté en Syrie. Ils étaient jugés pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actions terroristes.

>> À lire sur France 24 : En Syrie et en Irak, un jihadiste français sur trois est une femme

Zakaria Chadili, détenu en France depuis un an et demi, a été condamné à six ans de prison, alors que le procureur avait requis sept ans contre lui. Il avait passé six mois auprès d’un groupe affilié à Al-Qaïda avant de rentrer en France.

“Fragilité psychologique”

Il n’a pas été décidé pour lui de période de sûreté, ce qui rend en théorie possible des aménagements de peine dans quelques mois pour le jeune homme de 28 ans. Le président du tribunal, en annonçant la peine de six ans sans période de sûreté, a dit vouloir concilier la “nécessaire répression” pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes terroristes, et la “volonté de réinsertion” manifestée par le prévenu.

Il a aussi évoqué la “fragilité psychologique” du prévenu, et un contexte familial “problématique” : des parents séparés, des rapports compliqués des enfants avec leur mère, une Française convertie au soufisme, mouvance mystique de l’islam.

Son avocat, Me Martin Pradel, a jugé que le tribunal avait “entendu la prise de distance” de Zakaria Chadili avec ses agissements passés, et qu’il lui donnait “une chance” de se réinsérer.

À l’audience, le 8 décembre dernier, Zakaria Chadili avait raconté une radicalisation rapide à l’été 2013, au moment du jeûne du ramadan. Disant vouloir “se rapprocher de Dieu”, il se brouille avec ses proches, enregistre sur son ordinateur des photos en hommage à Ben Laden, consulte la page Facebook d’un recruteur de jihadistes.

“La pile électrique”

La justice française a été moins clémente avec Ziyeid Souied, 22 ans, toujours en Syrie, qui est devenu un membre actif de l’organisation de l’État islamique (EI). Le tribunal correctionnel de Paris l’a condamné en son absence à dix ans d’emprisonnement, suivant cette fois les réquisitions du parquet. Aux dernières nouvelles, il travaillait dans la “police” de l’organisation et participait au recrutement de jihadistes étrangers. Le président a par ailleurs souligné sa “dangerosité”.

Selon une source proche du dossier, les enquêteurs ont notamment obtenu des renseignements sur son parcours par une jeune femme que le jihadiste a épousée religieusement en Syrie, et qui a été entendue après être rentrée en France l’an dernier. Elle a donné des détails sur les diverses missions de Ziyeid Souied pour le groupe État islamique, sur les rémunérations qu’il percevait (un “salaire de 100 dollars” pour “des surveillances”) ou sur les armes du couple.

Un proche de Ziyeid Souied, resté en contact avec lui après son départ en Syrie, a raconté, selon une source proche du dossier, que le jeune homme né à Gap (Hautes-Alpes) se vantait d’être l’un des meilleurs dans ses entraînements. Et d’être surnommé pour cette raison “la pile électrique”.

Avec AFP

Première publication : 08/01/2016

Premier chef de l’État en exercice à se rendre à Jarnac, en Charente, pour commémorer la disparition de François Mitterrand, François Hollande a rendu hommage à son prédécesseur socialiste, mort il y a tout juste 20 ans.

Il est le premier chef de l’État français en exercice à se rendre à Jarnac, en Charente, pour commémorer la disparition de François Mitterrand. Vingt ans jour pour jour après sa mort, François Hollande s’est recueilli, vendredi 8 janvier, sur la tombe du premier président socialiste de la Ve République.

Accompagné de Gilbert Mitterrand et Mazarine Pingeot, deux des trois enfants de l’ancien chef de l’État, François Hollande a déposé une gerbe et observé une minute de silence devant le caveau familial, où quelques roses rouges et un drapeau européen avaient été déposés auparavant par des anonymes.

Puis le président, qui s’était offert à son arrivée un bain de foule parmi les Charentais malgré la pluie, s’est rendu dans la maison natale de François Mitterrand, à quelques centaines de mètres de là. Lors de cette visite dans l’intimité, il a signé un livre d’or, y inscrivant : “Fier de revenir ici comme président de la République pour rendre hommage à l’homme que j’ai suivi, au président que j’ai servi. Tout est continuité et tout est changement”. Puis, cette cette formule inscrite plus bas : “En fidélité active”.

Un rêve commun

Depuis son élection en 2012, le président s’emploie à s’inscrire dans les pas de François Mitterrand, dont il fut, à l’Élysée, le chargé de mission pour l’économie en 1988. Frais émoulu de l’ENA et de HEC, le jeune François Hollande s’inscrivait pourtant davantage dans le sillage de Jacques Delors. Si bien que les deux hommes, comme l’expliquera Jack Lang, son emblématique ministre de la Culture, s’ils “ne se sont pas combattus, ne se sont pas séduits [et] n’ont pas établi de liens filiaux”.

Les deux seuls présidents de gauche de la Ve République ont toutefois partagé un rêve commun : “changer la vie” pour le premier, “réenchanter le rêve français” pour le second. Mais l’un comme l’autre se sont heurtés aux réalités économiques.

Pour Hubert Védrine, ancien secrétaire général de l’Élysée, François Mitterrand était “un grand président, ça ne se discute même pas”, doublé d’un “magicien de la politique” qui a permis à la gauche d’accéder au pouvoir en 1981. “Pour François Hollande, c’est une source d’inspiration parmi d’autres mais pas transposable mécaniquement. Il ne cherche pas à être le clone de François Mitterrand, il a sa personnalité propre. Aujourd’hui la situation est très différente”, a-t-il

affirmé à Jarnac devant la presse.

Beaucoup moins affable, Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012, s’est fendu, vendredi, d’un tweet rageur à l’égard du lien entre Hollande et Mitterrand : “1 jour à Jarnac, 5 ans à j’arnaque”.

Hollande : 1 jour à Jarnac, 5 ans à j’arnaque.

— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 8 Janvier 2016

Interrogé sur l’héritage laissé par François Mitterrand, Hubert Védrine évoque les grands travaux et la politique culturelle. Jack Lang avance, lui, l’avènement des radios libres et l’abolition de la peine de mort. Mais quelle aurait été sa position sur la contestée déchéance de nationalité pour les terroristes ? Pour le patron du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, l’ancien et l’actuel présidents sont “confrontés à des événements qui ne sont pas du tout les mêmes et ils les traversent avec un certain aplomb… même si cela n’exclut pas des discussions”.

Deux Français sur trois ont un bon souvenir des années Mitterrand

Parlementaire pendant 35 ans, 11 fois ministre sous la IVe République, président de la Ve durant 14 ans, François Mitterrand, bête noire de la droite et contesté sur sa gauche, reste malgré tout le symbole du renouveau du socialisme français et de l’union de la gauche.

Le 17 mai 1995, épuisé par un cancer de la prostate diagnostiqué en 1981 mais tenu secret pendant de longues années, il laisse la place à Jacques Chirac et meurt sept mois plus tard. Dans la mémoire collective des Français, ses obsèques, le 11 janvier 1996, restent marquées par cette scène : Danielle, l’épouse du défunt, serrant dans ses bras Mazarine, sa fille longtemps cachée.

Deux décennies après la mort de François Mitterrand, les passions qui avaient marqué ses deux mandats se sont apaisées. À en croire un sondage Ifop, deux Français sur trois (65 %) disent garder un bon souvenir des années Mitterrand. Ils sont presque autant (59 %) à estimer qu’il a été un bon président.

Avec AFP

Première publication : 08/01/2016

Au lendemain des attentats de janvier 2015, des milliers d’enfants ont envoyé des dessins à Charlie Hebdo. Ce clip, réalisé par le réalisateur Radu Mihaileanu à la demande du Ministère de la Culture, leur donne la parole.

Des dessins pour dire oui à la liberté.

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Première publication : 08/01/2016

Un an après les attentats contre Charlie Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher, France 24 est parti scruter les murs de Paris, pour voir si les hommages d’artistes ou d’anonymes étaient toujours visibles.

Au sommet de la statue de la place de la République à Paris, des affiches “Je suis Charlie”, ternies par une année de pluie, de vent et de soleil, sont toujours là. Et ailleurs ? Au lendemain des attaques terroristes du 7 et 9 janvier 2015, artistes, graffeurs et anonymes s’étaient emparés des murs de la capitale pour rendre hommage aux victimes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Le livre “Le street art et Charlie”, publié aux éditions Omniscience en octobre 2015, recense une partie de ces œuvres urbaines éphémères. France 24 est retourné sur ces lieux.

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À quelques pas du parc de Belleville, au bout de la rue de Transvaal dans le 20e arrondissement de Paris, la mère crayon et ses enfants de l’artiste Philippe Hérard n’a pas résisté au temps.

Dans la rue perpendiculaire des Couronnes, les visages en plâtre des journalistes de Charlie Hebdo ont été intervertis et lissés par le temps mais sont toujours là.

Même sort pour le graffiti “Je suis Charlie” d’un anonyme rue Dénoyez et le “Dare to be Charlie” de Mr One Tess, tous remplacés par de nouvelles compositions.

À quelques pas de l’angle des rues Bichat et Alibert dans le 10e arrondissement, où des dizaines de personnes ont perdu la vie lors des attaques des restaurants le Petit Cambodge et le Carillon le 13 novembre dernier, le tag “LIBERTÉ” d’un anonyme rue Jacques Louvel-Tessier a disparu. Seuls subsistent quelques oiseaux rouges en cours d’envol.

En contrebas, quai de Valmy, la fresque “Charly Hebdo” (sic) a été remplacée par un gigantesque “Fluctuat nec mergitur” en hommage aux victimes des attentats du 13 novembre.

Même transformation pour le message du graffeur Seven sur le parvis du Centre Georges Pompidou dans le 4e arrondissement.

Quelques rues plus loin, le “Charlie” larmoyant d’un anonyme rue Saint-Merri a lieu aussi été repeint.

La “Marianne ensanglantée” de l’artiste Sada, boulevard de Charonne a été remplacée par des affiches de concerts.

Les mosaïques du plasticien Morèje de la rue Gaby Sylvia dans le 11e arrondissement et le pochoir bleu, blanc, rouge “Je suis Charlie” d’un anonyme à côté de la boucherie cacher “Maison David” dans le marais, sont demeurés intacts.

Effacé, remplacé, parfois intact, le street art “Charlie” a souvent subi les caprices du temps et de l’oubli.

Première publication : 08/01/2016

Une empreinte de Salah Abdeslam, suspect clé toujours recherché pour son implication dans les attentats de Paris, a été découverte dans un appartement de Bruxelles, lors d’une perquisition menée le 10 décembre, a annoncé vendredi la justice belge.

Une empreinte digitale de Salah Abdeslam, l’un des suspects des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis, toujours en fuite, a été découverte dans un appartement de Bruxelles le 10 décembre 2015, d’après une information du parquet belge, révélée vendredi 8 janvier.

Dans cet appartement, situé au troisième étage d’un immeuble du quartier de Schaerbeek, à Bruxelles, les enquêteurs belges ont également retrouvé du matériel destiné à la préparation d’explosifs, des traces d’explosif et trois ceintures d’explosifs artisanales.

Ce logement “avait été loué sous une fausse identité qui pourrait avoir été utilisée” par l’un des neuf hommes placés en détention provisoire dans le cadre du volet belge de l’enquête sur les attentats de Paris, a précisé le parquet fédéral dans son communiqué.

“Une empreinte ne comporte pas de date ou d’heure”

Depuis les attentats de Paris, la justice belge a inculpé 10 personnes pour terrorisme, dont neuf se trouvent toujours en détention préventive. Il s’agit d’hommes soupçonnés d’avoir aidé Salah Abdeslam dans sa cavale. Ce dernier, qui a, selon les enquêteurs, convoyé les kamikazes du Stade de France et peut-être renoncé à commettre un attentat dans le 18e arrondissement de Paris, reste introuvable depuis qu’il a été ramené à Bruxelles en voiture au lendemain des attaques qui ont fait 130 morts dans la capitale française.

“Nous avons trouvé l’empreinte mais nous n’avons pas d’idée de quand elle a été laissée. Une empreinte ne comporte pas de date ou d’heure”, a expliqué un porte-parole du parquet, Eric Van Der Sypt. “Peut-être qu’il y est allé pour prendre sa ceinture [avant les attaques], ou bien il y est allé après. Je suppose que les deux hypothèses sont possibles”.

La trace de Salah Abdeslam s’arrête au samedi 14 novembre, lendemain des attentats, vers 14 h dans une rue de Schaerbeek, où l’un des inculpés a reconnu l’avoir déposé, selon les informations déjà rendues publiques.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 08/01/2016

Selon le procureur de Paris, des doutes persistent quant à la véritable identité de l’assaillant qui a attaqué un commissariat du 18e arrondissement parisien, jeudi. L’homme serait connu des services de renseignement mais sous un autre nom.

Le mystère n’est toujours pas levé sur l’identité de l’homme qui a tenté d’attaquer un commissariat de police, jeudi 7 janvier. L’assaillant, qui était armé d’un hachoir, a été abattu par les forces de l’ordre. Sur sa dépouille, la police a retrouvé plusieurs documents, dont un papier sur lequel figurait un drapeau de l’organisation État islamique (EI) et une déclaration d’allégeance à son chef Abou Bakr al-Baghdadi, rédigée en langue arabe.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les empreintes digitales de l’assaillant correspondraient à celles d’un ressortissant marocain interpellé en 2013 pour une affaire de vol en réunion à Sainte-Maxime, dans le sud de la France. Il avait alors déclaré s’appeler Ali Sallah. Mais, pour le procureur de Paris, François Molins, des doutes persistent. “Cette identité [Ali Sallah] est contredite par un papier manuscrit” retrouvé sur lui “sur lequel il y a la profession de foi musulmane, un drapeau de Daech dessiné, […] mais dans son nom il se dit Tunisien et pas Marocain”, a affirmé François Molins, vendredi 8 janvier, sur France Inter.

“Il va falloir travailler, déterminer l’identité, puis travailler sur un téléphone qu’on a trouvé, qui est doté d’une puce allemande”, a-t-il détaillé.

>> À voir sur France 24 le wedocumentaire sur les attentats de janvier 2015.


Cette agression, un an jour pour jour après l’attentat contre Charlie Hebdo, a eu lieu alors que François Hollande présentait ses vœux aux forces de sécurité à la préfecture de police de Paris, lieu symbolique où il s’était incliné il y a un an sur les cercueils de trois policiers figurant parmi les victimes des frères Kouachi et d’Amedy Coulibaly, auteurs des attentats du 7 au 9 janvier 2015.

>> À lire sur France 24 : “Retour sur les trois jours qui ont bouleversé la France”

Avec AFP

Première publication : 08/01/2016