Archive for January 10th, 2016

Christiane Taubira ne le cache pas, elle n’est pas en faveur de la réforme qui élargira la déchéance de nationalité aux binationaux nés Français. Elle devra pourtant la défendre devant les parlementaires. Une situation délicate.

Le “cas” Christiane Taubira. C’est souvent ainsi que l’on fait référence à la garde des Sceaux qui n’hésite pas à afficher son désaccord avec le gouvernement, sans toutefois le quitter.

Tout en affirmant sa loyauté au président, elle a réitéré à plusieurs reprises ces dernières semaines son désaccord avec l’élargissement de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés français et qui seraient condamnés pour terrorisme. Une mesure dont “l’efficacité ” serait selon elle “absolument dérisoire”. Or, François Hollande veut l’inscrire dans la Constitution.

La ministre n’en est pas à sa première prise de position à contre-courant mais, cette fois, sa position crée un “vrai malaise” au sommet de l’exécutif, selon Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État aux relations avec le Parlement. Plus qu’un désaccord gouvernemental, la situation prend une allure inédite : une ministre régalienne ouvertement opposée à un texte qu’elle devra défendre devant les parlementaires.

Du pain béni pour l’opposition

L’opposition, Les Républicains en tête, n’a pas tardé à s’emparer de la polémique, taclant la “cacophonie” gouvernementale et réclamant la démission de la ministre, déjà cible privilégiée des critiques, notamment depuis la loi sur le “Mariage pour Tous”.

Voir la ministre qualifier la politique menée par Hollande de “‘dérisoire en terme d’efficacité’, ça en dit long sur le fait que même jusqu’au sommet de l’État, personne ne croit à ce que le président de la République et le gouvernement mettent en œuvre”, a de son côté ironisé Thierry Solère pour Les Républicains. “François Hollande doit mettre un terme à ce désordre”, a renchéri Luc Chatel, député Les Républicains de la Haute-Marne et proche de Nicolas Sarkozy.

“Je ne fais pas mystère de ma position. Mais la parole première et dernière est celle du Président” #TirsCroisés

— Christiane Taubira (@ChTaubira) 7 Janvier 2016

Pour François Bayrou, “c’est une situation intenable”. “Vous ne pouvez pas avoir un gouvernement qui présente un texte aussi fondamental qu’un changement de la Constitution […] et avoir le garde des Sceaux qui doit défendre ce texte et qui affiche publiquement son opposition au texte. Imaginez le débat !”, a dénoncé vendredi le président du Modem sur RTL. “On est dans une crise politique, une crise gouvernementale et cette crise gouvernementale, elle doit se trancher soit par le fait que Mme Taubira retire ses propos, ce que je n’imagine pas qu’elle pourrait faire, soit qu’elle quitte le gouvernement”, a-t-il poursuivi. Une option que ni la principale intéressée ni le chef du gouvernement ne semble envisager.

Pour François Hollande, il serait très coûteux de se séparer de Taubira

S’il s’est séparé d’autres ministres qui avaient fait des vagues par le passé, le gouvernement a pour l’instant fermé les yeux sur les désaccords affichés avec Taubira. Selon Bruno Cautrès, chercheur au CEVIPOF et enseignant à l’Institut d’études politiques de Paris (IEP), “Christiane Taubira, beaucoup plus que Delphine Batho ou même Arnaud Montebourg, est une icône de gauche”. Et d’estimer : “Il serait très coûteux de se séparer d’elle pour François Hollande, au moment où la gauche semble en perte de ses repères et où de nombreux électeurs de gauche, surtout hors du PS, se posent de sérieuses questions sur la direction économique de Macron et les lois sécuritaires post-attentats”.

Respectée des “frondeurs” du PS et de la gauche de la gauche, et icône de la gauche depuis le “Mariage pour tous”, Christiane Taubira, cible privilégiée de la droite et de l’extrême droite, s’est à plusieurs reprises retrouvée en délicatesse avec l’Élysée et Matignon depuis son arrivée place Vendôme en 2012. Mais dans la logique présidentielle de la Ve République, poursuit le chercheur, “on ne peut, comme ministre, défier le président ou le Premier ministre sans que cela n’ait de conséquences”. Manuel Valls qui a déjà fait les frais du franc-parler et de la ténacité de la garde des Sceaux, lors de la réforme pénale en août 2013 notamment, a fait montre de fermeté vendredi soir à Évry. Interrogé sur l’hostilité réitérée de Christiane Taubira à la réforme, il a répondu qu’il n’y avait “qu’une seule ligne possible, c’est celle qui avait été définie par le président de la République”. “Chacun doit s’y tenir”, a-t-il rappelé, assurant que le gouvernement était “soudé” dans “la lutte contre le terrorisme et la protection des Français”.

Le statu quo ne pourra donc durer éternellement, estime Bruno Cautrès qui s’attend à du changement à court terme. Il ne serait pas étonnant de voir Christiane Taubira hériter du ministère de la Culture où d’un siège au Conseil constitutionnel, dont trois membres doivent être renouvelés avant le printemps. Reste à savoir si Christiane Taubira souhaitera ou pas un changement de portefeuille ministériel ou simplement quitter le gouvernement. “Dans tous les cas de figure, il y aura un coût pour François Hollande qui alimente ainsi son image d’indécis, alors même qu’il ne cesse de vouloir montrer qu’il s’est muté en ‘chef de guerre’.”

Première publication : 11/01/2016

Quelque 2 500 migrants, qui campent sur un site insalubre à Grande-Synthe, dans le Nord, devraient déménager dans un mois vers un nouveau site aux normes internationales, a affirmé la mairie de cette commune proche de Calais lundi.

Dans le Nord, la situation des migrants devient une urgence humanitaire. Alors que quelque 2 500 migrants pataugent dans la boue du camp de réfugiés de Grande-Synthe, la mairie de la commune a annoncé, lundi 11 janvier, leur déménagement vers un nouveau site aux normes internationales dans un mois.

“On se met en route avec Médecins sans frontières (MSF) pour aménager un nouveau camp aux normes internationales, en prenant en compte les observations de l’État”, a affirmé à l’AFP Didier Carême, le maire de Grande-Synthe, au terme d’une réunion avec le sous-préfet de Dunkerque, précisant qu’il ne s’agira pas d’un “camp d’État”.

Situé à environ 1,5 km du camp actuel et financé par la mairie et MSF, aux dires de l’ONG, le nouveau camp sera composé de 500 tentes chauffées pouvant chacune accueillir cinq personnes, de sanitaires en nombre suffisant et de structures en dur pour les associations humanitaires, a indiqué le maire. Entre “l’assainissement du terrain, le terrassement, l’installation de l’eau et de l’électricité et le montage des tentes, il faudra compter environ quatre semaines”, a ajouté l’édile écologiste qui milite depuis décembre pour la création d’un nouveau camp.

Des habitats précaires sur un terrain boueux

La préfecture avait toutefois pointé à plusieurs reprises la semaine dernière le manque de sécurité du site proposé par la mairie, situé à proximité du chemin de fer et de l’autoroute.

“Des panneaux de protection et des barrières seront installés le long de l’autoroute et des voies de chemin de fer pour sécuriser le site, a précisé Michel Janssens, chef de mission de MSF, seule association associée aux négociations. “On ne peut pas être satisfait vu l’ampleur du problème, mais c’est un pas en avant, ce n’est pas possible de laisser des gens au-dessous de l’acceptable”, a-t-il encore commenté.

>> À lire sur France 24 : Un million de migrants sont arrivés en Europe en 2015

Le camp de Grande-Synthe, établi à proximité de Dunkerque et à une quarantaine de kilomètres de Calais, ne comptait que 80 personnes au début de l’été, mais il a grossi tout au long de l’automne et de l’hiver jusqu’à accueillir quelque 2 500 migrants, en majorité des Kurdes. Situé en bordure d’autoroute, sur un terrain vague en zone inondable, il est constitué de centaines de tentes et d’habitats très précaires, constamment embourbés.

300 places d’hébergement

Réagissant à cette situation d’urgence, la préfecture du Nord avait annoncé vendredi la mise à disposition de 300 places d’hébergement pour les occupants de ce camp insalubre de Grande-Synthe.

“L’État offre à chaque personne vulnérable – femme, enfant, vieillard – la possibilité d’être hébergée immédiatement, à proximité de Grande-Synthe. Plus de 300 places sont d’ores et déjà disponibles et quelques femmes et enfants sont déjà venus s’y abriter”, avait indiqué le préfet du Nord, Jean-François Cordet, dans un communiqué.

>> À lire sur France 24 : “Attends, je vais chercher mon gun”: à Calais, un groupuscule xénophobe menace les migrants

“La philosophie de l’État, ce n’est pas de mettre en place un camp, ce n’est pas de favoriser l’action des passeurs et des trafiquants à l’intérieur du camp, c’est au contraire de combattre toutes les atteintes au respect de la dignité humaine, voire les trafics d’êtres humains, et donc de proposer des solutions individuelles à tous”, avait ajouté le préfet.

Toujours selon la préfecture, l’État a également proposé à chaque migrant la possibilité de demander l’asile en France, et à tous ceux qui ne souhaitent pas demander l’asile, d’être accueillis dans les Centres d’accueil et d’orientation (CAO) répartis dans tout le pays.

Jusqu’à présent le gouvernement français s’est montré frileux sur l’ouverture de camps de migrants structurés, par crainte de renouveler l’expérience du camp de Sangatte (nord) ouvert en 1999 par la Croix-Rouge et qui, débordé, avait dû être fermé en 2002.

Avec AFP

Première publication : 11/01/2016

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Pour faire face à la chute des cours du pétrole, le gouvernement algérien a été contraint de réduire ses subventions sur le carburant, l’électricité et le gaz. Résultat : le pouvoir d’achat des Algériens est lourdement impacté.

Les Algériens sont entrés dans une période de vache maigre. Depuis le 1er janvier 2016, les automobilistes paient jusqu’à 40 % plus cher le litre d’essence et de gazole. En cause : l’effondrement des cours du baril du pétrole.

Pour pallier cette chute, le gouvernement a d’abord décidé d’agir sur les budgets d’équipement en suspendant de nombreux projets. Mais il est désormais contraint d’affecter directement le portefeuille des citoyens.

Cette hausse du prix des carburants en a mécaniquement entraîné d’autres, malgré les promesses du gouvernement. Les taxis et les transporteurs de voyageurs par autobus l’ont rapidement répercutée sur leurs tarifs. Les distributeurs de lait ont aussi observé une grève pour réclamer une révision de leur marge bénéficiaire sur les ventes de ce produit subventionné par l’État et dont les prix sont restés fixes depuis une dizaine d’années.

Dépréciation de la monnaie locale

Le pouvoir d’achat des Algériens est déjà fortement impacté par la dépréciation de la monnaie locale, responsable d’une augmentation importante des prix des produits importés. L’Algérie importe des biens d’équipement, des produits de consommation ainsi que des médicaments.

En un an, le cours moyen du dinar s’est officiellement déprécié de 15 % par rapport à l’euro, passant de 104 à 117 dinars pour un euro. Mais le cours réel des devises étrangères est fixé par le marché parallèle où l’euro a atteint 180 dinars en décembre.

Pour rassurer la population, les ministres se relaient sur le terrain et les plateaux de télévision pour affirmer que l’État est en mesure de faire face à une “crise passagère” après des années fastueuses marquées par une hausse des salaires et une consommation effrénée. À la fin décembre, le président Abdelaziz Bouteflika lui-même a tenté de rassurer ses compatriotes lors de la signature de la très controversée loi de finances 2016 qui incluait l’augmentation des prix des produits énergétiques.

Érosion des finances publiques

Ce qui n’a pas empêché le gouverneur de la Banque d’Algérie Mohamed Laksaci de s’alarmer de la forte détérioration des finances publiques. Selon lui, les réserves de changes ont fondu de 32 milliards de dollars entre septembre 2014 et juillet 2015, passant de 185 milliards de dollars à 152 milliards.

La fonte de ces réserves en devises va s’accélérer, prédit Mohamed Lalmas. “À la fin 2016, elles ne dépasseront pas les 100 milliards de dollars. Nous nous dirigeons vers une catastrophe avec un déficit budgétaire de 40 milliards de dollars qui sera impossible à résorber en raison de l’érosion continue des ressources du fonds de régulation des recettes” (FFR), prévient cet expert.

Constitué par l’excédent des recettes d’hydrocarbures à partir d’un prix prévisionnel de 37 dollars le baril, le FRR sert à financer le déficit budgétaire mais aussi des mesures urgentes du gouvernement qui lui permettent d’acheter la paix sociale. Selon, l’expert et ancien ministre Bachir Msitfa, le FRR ne disposera que de 21 milliards de dollars à la fin 2016 contre 60 milliards de dollars au début de 2015.

Pendant les trois premiers mandat du président Abdelaziz Bouteflika, de 1999 à 2014, l’Algérie avait lancé trois grand programmes de relance économique d’un montant de 500 milliards de dollars en profitant d’un prix de baril de pétrole à plus de 100 dollars.

Pour son quatrième mandat, le programme quinquennal (2014-2019) s’élève à 264 milliards de dollars. Mais la chute des cours des hydrocarbures conjuguée à de vaines tentatives pour diversifier une économie mono-exportatrice risquent de freiner cette relance.

Avec AFP

Première publication : 11/01/2016

Une enquête pour tentative d’assassinat a été ouverte par le parquet de Marseille, après l’agression lundi d’un enseignant juif par un adolescent se revendiquant du groupe État islamique. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

Le parquet de Marseille a ouvert, lundi 11 janvier, une enquête pour “tentative d’assassinat” et “apologie du terrorisme”, après l’agression d’un professeur juif de 35 ans devant la mairie du 9e arrondissement. La section antiterroriste du parquet de Paris a été saisie.

Ce matin à 9h10 à Marseille, un enseignant d’une école juive portant la kippa a été agressé à la machette. (1/3) pic.twitter.com/mgH1yQtdsE

— CRIF (@Le_CRIF) 11 Janvier 2016

La victime, un professeur de 35 ans à l’Institut franco-hébraïque, portant une kippa, se rendait sur son lieu de travail, lorsqu’un jeune homme d’une quinzaine d’années l’a agressé à la machette. L’enseignant, qui s’est défendu, a réussi à mettre son agresseur en fuite au prix de légères blessures au dos et à la main.

>> À lire sur France 24 : De nombreux juifs français choisissent Israël pour fuir l’insécurité



L’agresseur présumé a été interpellé dix minutes plus tard par la brigade anticriminalité (BAC). Le procureur de la République a précisé que l’individu interpellé était un adolescent de 15 ans et 11 mois, turque d’origine kurde et inconnu des services de police. Lors de son interpellation, il affirme avoir agi “au nom d’Allah” et du groupe État islamique. Pour le procureur, son profil “semble être celui d’une personne radicalisée via Internet”.

“Une révoltante agression antisémite”

Soutien à la victime de la révoltante agression antisémite de #Marseille. Enquête en cours sous l’autorité de la Justice.

— Bernard Cazeneuve (@BCazeneuve) 11 Janvier 2016

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a dénoncé une “révoltante agression antisémite” et a exprimé sa solidarité.

De son côté le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Laurent Nunez, a déclaré : “Nous savons que c’est un acte clairement antisémite, un acte grave commis à quelques dizaines de mètres” d’une école juive. Le préfet s’est rendu dans l’établissement auquel appartenait l’enseignant. Il a tenu à marquer toute la “solidarité” de l’État et a rappelé toute sa détermination à assurer la protection des sites sensibles, notamment les écoles juives qui bénéficient déjà de gardes statiques lors de l’entrée et de la sortie des élèves.*

Avec AFP

Première publication : 11/01/2016

Des intellectuels comme l’économiste Thomas Piketty et des dirigeants écologistes, tels que Daniel Cohn-Bendit, lancent un appel pour une primaire “des gauches et de l’écologie” en vue de l’élection présidentielle de 2017.

Dans une tribune publiée dans le journal Libération, une trentaine de personnalités, dont l’ex-député européen Daniel Cohn-Bendit et l’économiste Thomas Piketty, appellent à l’organisation d’un “primaire des gauches et des écologistes” pour “réanimer le débat politique” avant l’élection présidentielle de 2017.

“Nous voulons faire de la prochaine élection présidentielle la conclusion d’un débat approfondi qui est passionnément désiré et attendu dans le pays”, écrivent-ils dans ce texte publié en une par le quotidien.

“Nous voulons du contenu, des idées, des échanges exigeants. Nous appelons à une grande primaire des gauches et des écologistes”, ajoutent-ils. “Notre primaire est la condition sine qua non pour qu’un candidat représente ces forces à l’élection présidentielle en incarnant le projet positif dont la France a besoin pour sortir de l’impasse.”

“En 2016, nous ne pouvons pas faire ce cadeau à la droite de la laisser seule conduire un débat devant l’ensemble des Françaises et Français sur l’avenir de notre pays”, préviennent les signataires, qui proposent que cette primaire à gauche se tienne au même moment que celle de la droite, en novembre.

Ce scénario est pour l’instant écarté par certains dirigeants socialistes, comme le ministre des Finances Michel Sapin. Il excluait en septembre toute primaire au sein du PS si François Hollande décidait de briguer un second mandat.

L’écrivaine Marie Desplechin, le député européen Yannick Jadot, l’historien Pierre Rosanvallon ou encore l’ex-footballeur Vikash Dhorasoo font également partie des signataires de cet appel.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 11/01/2016

Alors qu’il était visé par un mandat d’arrêt international, l’instigateur présumé des attentats de novembre à Paris, Abdelhamid Abaaoud, s’est rendu au Royaume-Uni en 2015 pour y rencontrer d’autres jihadistes.

L’organisateur présumé des attentats du 13 novembre à Paris, Abdelhamid Abaaoud, s’est rendu en Grande-Bretagne en 2015 pour y rencontrer des jihadistes, affirme dimanche le prestigieux quotidien britannique The Guardian.

Lors de ses visites à Londres et Birmingham, Abdelhamid Abaaoud aurait également pris des photos de divers sites touristiques avec son téléphone portable, selon le journal qui cite des sources sécuritaires anonymes. Le Guardian assure également que le jihadiste belgo-marocain a rencontré des personnes qui font désormais l’objet d’une enquête du MI5, le service de renseignement intérieur, et des unités anti-terroristes de la police.

Le Guardian relaye aussi l’inquiétude du député travailliste Keith Vaz, président de la commission des affaires intérieures, qui juge “étonnant que ce terroriste ait pu entrer et sortir du territoire”. “Une réponse à ces questions graves est nécessaire pour éviter qu’il ne se reproduise la même chose”, a-t-il déclaré.

Visé par un mandat d’arrêt international, Abdelhamid Abaaoud, qui s’était vanté d’avoir pu voyager librement à travers l’Europe sans être inquiété par les forces de l’ordre, est entré en Grande-Bretagne par ferry, alors qu’il était connu des autorités britanniques, d’après le journal.

Mais les services de sécurité britannique n’auraient pris connaissance de ce séjour qu’après la découverte du téléphone du membre de l’organisation de l’État islamique dans l’appartement conspiratif de Saint-Denis, où il est mort le 18 novembre lors d’un raid des forces de l’ordre françaises.

La presse britannique avait déjà fait état, début décembre, de liens entre Abaaoud et des personnes vivant au Royaume-Uni. Elle avait également révélé que l’un des auteurs des attaques parisiennes s’y était rendu plus tôt cette année, sans dévoiler son identité.

Avec AFP

Première publication : 11/01/2016