Archive for January 17th, 2016

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Deux mois après le 13-Novembre, la Mairie de Paris et la préfecture de police ont convié, du 15 au 17 janvier, le secteur de l’innovation à imaginer de nouveaux outils pour aider citoyens et services de secours dans les situations d’urgence.

Et si les otages de l’Hyper Cacher réfugiés dans la chambre froide, l’employé de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële prisonnier sous son évier ou les rescapés du Bataclan toujours retenus à l’intérieur de la salle de concert avaient eu à leur disposition d’autres moyens que le 17 pour, non seulement prévenir les secours, mais aussi les renseigner et les guider ?

C’est sur cette problématique qu’ont planché le week-end dernier, à Paris, près de 400 personnes réunies à l’école 42, spécialisée dans la programmation informatique, le temps d’un hackathon organisé par la Mairie de Paris et la préfecture de police. D’ordinaire réservé aux geeks adorant se creuser les méninges sur des problèmes de codage, le tout dans un laps de temps prédéfini, le concept du hackathon – contraction des mots “hacking” et “marathon” – a pour l’occasion été légèrement détourné de sa forme d’origine.

Intitulé “Hackathon Nec Mergitur” en référence à la devise de la ville de Paris qui a fleuri un peu partout dans la capitale après le 13-Novembre, ce week-end inédit a mobilisé, du vendredi 15 au dimanche 17 janvier, l’ensemble de la communauté de l’innovation (développeurs, graphistes, designers, spécialistes des bases de données, architectes réseau), mais aussi des chercheurs, des journalistes, des acteurs associatifs, ainsi que les services de police, des secours et de l’État. Tous s’étaient fixé comme objectif, après les attentats qui ont frappé la France en 2015, d’imaginer des nouvelles solutions de prévention, d’alerte et de gestion des crises.

“On a beaucoup parlé après les attentats des difficultés pour les victimes ou les témoins des attaques de contacter la police. Or il existe des technologies, déjà existantes et à trouver, pour mieux protéger ou informer le public”, explique dans La Croix Jean-Louis Missika, maire-adjoint de Paris en charge de l’innovation.

Fidèle à l’esprit des hackathons qui exige une obligation de résultats, ce week-end consacré à la sécurité a porté ses fruits. Toute la diversité des besoins qui se posent en cas de crise a été abordée : de la détection en ligne des individus susceptibles de se radicaliser à la diffusion de contre-discours face à la propagande jihadiste, en passant par la coordination des services de secours ou la mise à disposition des plans des équipements accueillant du public aux forces d’intervention.

“Aujourd’hui on appelle le 17, demain on peut envoyer des SMS au 17”

Pour éviter une saturation des lignes d’appels d’urgence, “on propose une solution qui permet de collecter des données sans intervention humaine, de façon automatisée, universelle, rapide. Aujourd’hui on appelle le 17, demain on pourra envoyer des SMS au 17”, a ainsi expliqué à l’AFP Jérôme Idelon, porteur du projet SMoS, un système géolocalisé d’envoi d’alertes par textos.

L’envoi du texto lance une conversation simple par SMS. Il permet d’identifier la situation (A. Tirs, B. Incendie, C. Agression, etc.), puis la personne (A. Témoin à distance, B. Témoin sur place, C. En danger, etc.) et enfin de donner des consignes (A. Rester chez soi, B. Pouvons-nous vous contacter, etc.) en attendant une éventuelle intervention.

Autre situation d’urgence, autre idée ayant germé lors de ce hackathon : face au besoin, notamment pour les forces de l’ordre, d’avoir des plans de certains lieux, un groupe de travail a conçu, avec l’assistance de l’IGN (Institut national de l’information géographique), un recensement de plans des lieux accueillant du public et de leurs itinéraires d’évacuation.

Contrairement à un hackethon classique, il n’y a pas eu de vainqueur déclaré ni de bourse. L’esprit du “Hackethon Nec Mergitur” se voulait plutôt rassembleur de bonnes volontés. Dimanche soir, sur les 38 équipes ayant élaboré une solution, 10 d’entre elles ont ainsi été invitées à la présenter et 17 autres ont reçu des “mentions spéciales” du jury.

“Là, l’idée c’est qu’on est dans une démarche citoyenne, a souligné Jean-Louis Missika sur RTL. Ce que nous pensons, c’est qu’il y a des idées nouvelles. Toutes n’iront pas au bout, mais on voit bien qu’il y a des choses à inventer.”

Après tant d’efforts, la maire de Paris, Anne Hidalgo, ne souhaite pas que cette initiative reste un coup d’épée dans l’eau. L’ensemble des idées proposées est donc disponible en ligne afin que chacun puisse s’en inspirer et les enrichir. Mais surtout, la Mairie de Paris et la préfecture de police comptent lancer une plateforme “Défense et Sécurité” qui permettra aux équipes retenues lors du hackathon de se voir proposer une incubation. Des partenaires privés et des fonds d’investissement ont d’ores et déjà manifesté leur volonté de mobiliser des financements, tandis que des écoles de design se sont dites prêtes à proposer des accompagnements en ergonomie et en graphisme. Les outils permettant de répondre aux situations de crise pourraient donc bientôt connaître leur révolution.

Première publication : 18/01/2016

Deux mois après le 13-Novembre, la Mairie de Paris et la préfecture de police ont convié, du 15 au 17 janvier, le secteur de l’innovation à imaginer de nouveaux outils pour aider citoyens et services de secours dans les situations d’urgence.

Et si les otages de l’Hyper Cacher réfugiés dans la chambre froide, l’employé de l’imprimerie de Dammartin-en-Goële prisonnier sous son évier ou les rescapés du Bataclan toujours retenus à l’intérieur de la salle de concert avaient eu à leur disposition d’autres moyens que le 17 pour, non seulement prévenir les secours, mais aussi les renseigner et les guider ?

C’est sur cette problématique qu’ont planché le week-end dernier, à Paris, près de 400 personnes réunies à l’école 42, spécialisée dans la programmation informatique, le temps d’un hackathon organisé par la Mairie de Paris et la préfecture de police. D’ordinaire réservé aux geeks adorant se creuser les méninges sur des problèmes de codage, le tout dans un laps de temps prédéfini, le concept du hackathon – contraction des mots “hacking” et “marathon” – a pour l’occasion été légèrement détourné de sa forme d’origine.

Intitulé “Hackathon Nec Mergitur” en référence à la devise de la ville de Paris qui a fleuri un peu partout dans la capitale après le 13-Novembre, ce week-end inédit a mobilisé, du vendredi 15 au dimanche 17 janvier, l’ensemble de la communauté de l’innovation (développeurs, graphistes, designers, spécialistes des bases de données, architectes réseau), mais aussi des chercheurs, des journalistes, des acteurs associatifs, ainsi que les services de police, des secours et de l’État. Tous s’étaient fixé comme objectif, après les attentats qui ont frappé la France en 2015, d’imaginer des nouvelles solutions de prévention, d’alerte et de gestion des crises.

“On a beaucoup parlé après les attentats des difficultés pour les victimes ou les témoins des attaques de contacter la police. Or il existe des technologies, déjà existantes et à trouver, pour mieux protéger ou informer le public”, explique dans La Croix Jean-Louis Missika, maire-adjoint de Paris en charge de l’innovation.

Fidèle à l’esprit des hackathons qui exige une obligation de résultats, ce week-end consacré à la sécurité a porté ses fruits. Toute la diversité des besoins qui se posent en cas de crise a été abordée : de la détection en ligne des individus susceptibles de se radicaliser à la diffusion de contre-discours face à la propagande jihadiste, en passant par la coordination des services de secours ou la mise à disposition des plans des équipements accueillant du public aux forces d’intervention.

“Aujourd’hui on appelle le 17, demain on peut envoyer des SMS au 17”

Pour éviter une saturation des lignes d’appels d’urgence, “on propose une solution qui permet de collecter des données sans intervention humaine, de façon automatisée, universelle, rapide. Aujourd’hui on appelle le 17, demain on pourra envoyer des SMS au 17”, a ainsi expliqué à l’AFP Jérôme Idelon, porteur du projet SMoS, un système géolocalisé d’envoi d’alertes par textos.

L’envoi du texto lance une conversation simple par SMS. Il permet d’identifier la situation (A. Tirs, B. Incendie, C. Agression, etc.), puis la personne (A. Témoin à distance, B. Témoin sur place, C. En danger, etc.) et enfin de donner des consignes (A. Rester chez soi, B. Pouvons-nous vous contacter, etc.) en attendant une éventuelle intervention.

Autre situation d’urgence, autre idée ayant germé lors de ce hackathon : face au besoin, notamment pour les forces de l’ordre, d’avoir des plans de certains lieux, un groupe de travail a conçu, avec l’assistance de l’IGN (Institut national de l’information géographique), un recensement de plans des lieux accueillant du public et de leurs itinéraires d’évacuation.

Contrairement à un hackethon classique, il n’y a pas eu de vainqueur déclaré ni de bourse. L’esprit du “Hackethon Nec Mergitur” se voulait plutôt rassembleur de bonnes volontés. Dimanche soir, sur les 38 équipes ayant élaboré une solution, 10 d’entre elles ont ainsi été invitées à la présenter et 17 autres ont reçu des “mentions spéciales” du jury.

“Là, l’idée c’est qu’on est dans une démarche citoyenne, a souligné Jean-Louis Missika sur RTL. Ce que nous pensons, c’est qu’il y a des idées nouvelles. Toutes n’iront pas au bout, mais on voit bien qu’il y a des choses à inventer.”

Après tant d’efforts, la maire de Paris, Anne Hidalgo, ne souhaite pas que cette initiative reste un coup d’épée dans l’eau. L’ensemble des idées proposées est donc disponible en ligne afin que chacun puisse s’en inspirer et les enrichir. Mais surtout, la Mairie de Paris et la préfecture de police comptent lancer une plateforme “Défense et Sécurité” qui permettra aux équipes retenues lors du hackathon de se voir proposer une incubation. Des partenaires privés et des fonds d’investissement ont d’ores et déjà manifesté leur volonté de mobiliser des financements, tandis que des écoles de design se sont dites prêtes à proposer des accompagnements en ergonomie et en graphisme. Les outils permettant de répondre aux situations de crise pourraient donc bientôt connaître leur révolution.

Première publication : 18/01/2016

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La fortune des 1 % les plus riches du monde dépasse, pour la première fois, celle des 99 % restant, d’après l’ONG Oxfam. Cette conclusion, fondée sur la comparaison des patrimoines, est cependant discutable.

Quel est le point commun entre les 62 personnes les plus riches au monde et les 3,6 milliards les plus démunies ? La fortune des premiers est équivalente à celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité, annonce l’ONG de lutte contre la pauvreté Oxfam dans son rapport sur les inégalités publié lundi 18 janvier.

Cette comparaison choc a été largement reprise par les médias pour illustrer des inégalités grandissantes, dénoncées par Oxfam. Ce ne sont pas seulement ces 62 multimilliardaires qui sont dans le collimateur de l’association. Le patrimoine des 1 % les plus riches dépasse celui des 99 % restants pour la première fois en 2015. Pour faire partie de ces “happy few”, il suffit d’être propriétaire d’un grand appartement à Londres ou Paris (d’une valeur de plus de 700 000 euros).

Kerviel, l’homme le plus pauvre ?

Ces deux exemples sont d’autant plus frappants que les écarts se sont creusés ces dernières années, d’après Oxfam. “La fortune des 62 plus riches a augmenté de 44 % depuis 2010 tandis que celle de la moitié la plus pauvre de l’humanité a chuté de 41 % sur la même période”, soulignent les auteurs du rapport.

L’étude d’Oxfam, basée sur “l’almanach 2015 de la richesse globale” du Credit Suisse, “a le mérite d’attirer l’attention sur la question de la concentration et la répartition des richesses”, souligne Vincent Touzé, économiste spécialiste des questions sociales et fiscales pour l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Mais, pour cet expert, l’association n’a pris en compte que l’un des facteurs permettant de calculer l’évolution des inégalités : la fortune patrimoniale.

Il en démontre les limites. “Les comparaisons de patrimoines sont intéressantes mais difficiles à faire et parfois approximatives”, prévient cet économiste. La richesse des plus pauvres – les biens d’équipement sont-ils tous recensés, la mise en commun de certaines ressources comme les voitures est-elle prise en compte ? – est aussi difficile à évaluer que celle des plus fortunés qui cachent parfois une partie de leurs avoirs dans des paradis fiscaux.

Mesurer les inégalités par le prisme du patrimoine peut aussi donner lieu à des “situations absurdes”, note l’économiste français. Ainsi, Jérôme Kerviel, avec une dette de plus de quatre milliards d’euros, est l’homme le plus pauvre du monde. Mais est-il réellement plus à plaindre qu’un laissé-pour-compte au Malawi (pays le plus pauvre au monde) ?

Classes moyennes chinoises

Le patrimoine n’est, en outre, pas forcément le critère le plus pertinent pour évaluer l’aisance financière d’une personne. “Le pouvoir d’achat et le niveau de vie d’une personne dépend généralement davantage des revenus que du patrimoine accumulé”, souligne Vincent Touzé. Une personne peut, en théorie, avoir un portefeuille impressionnant d’actions et être propriétaire de son appartement tout en étant au chômage et sans revenus fixe.

La comparaison des revenus au niveau mondial donne d’ailleurs une autre image des inégalités. Elles sont certes fortes, mais la situation n’a pas empiré. En 2008, les mieux payés gagnaient, en moyenne, 95 fois plus que ceux dont les revenus étaient les plus bas. Ce rapport est passé à 84 en 2011.

Le cri d’alarme d’Oxfam passe aussi sous silence d’autres aspects de l’évolution de la richesse mondiale. En octobre 2015, “la banque mondiale annonçait qu’il y avait pour la première fois moins de 10 % de la population mondiale qui vivait dans l’extrême pauvreté, contre 13 % en 2012, ce qui implique une amélioration générale de la situation”, rappelle Vincent Touzé.

Pour Pascal de Lima, économiste en chef du cabinet de conseil EcoCell, ce rapport se focalise trop sur les 1 % les plus riches et sur les plus pauvres. Oxfam ne prend pas en compte “la montée en puissance des classes moyennes dans les grands émergents comme la Chine ou l’Inde, ce qui traduit une amélioration générale du niveau de vie dans ces pays”, souligne-t-il.

Il note aussi que les fameux 1 % “ne sont plus comme dans les années 90 une caste immuable”. En comparant les données de différents classements des grandes richesses pour un ouvrage à paraître sur les inégalités, Pascal de Lima a constaté qu’“une personne sur deux dans le top 500 des grandes fortunes changeait d’une année sur l’autre”. En d’autres termes, si les inégalités sont très fortes, le club des grandes fortunes n’est pas aussi fermé que par le passé.

Les conclusions d’Oxfam ne sont peut-être qu’un aspect parmi d’autres du débat sur les inégalités. Mais elles n’en sont pas moins frappantes d’un autre point de vue. “La grande concentration des richesses entre quelques mains pose un problème de démocratie économique”, juge Vincent Touzé. En d’autres termes, le pouvoir politique peut-il encore imposer une ligne qui irait à l’encontre des intérêts de ces quelques grands fauves économiques ?

Première publication : 18/01/2016

Les propos de Manuel Valls tenus samedi soir sur France 2 dans l’émission “On n’est pas couché” affirmant qu’Ali Bongo n’avait pas été élu démocratiquement “au sens où on l’entend” ont vivement fait réagir au Gabon. Réactions de l’opposition.

Les opposants au président Ali Bongo n’en attendaient certainement pas autant venant de la France. Invité de l’émission de télévision “On n’est pas couché” sur France 2 samedi 16 janvier, Manuel Valls a sous-entendu que le chef de l’État gabonais Ali Bongo n’avait pas été élu démocratiquement. Aux questions de l’humoriste français, Jérémy Ferrari, sur la présence controversée d’Ali Bongo à la grande marche du 11 janvier 2015 organisée suite aux attentats de Charlie Hebdo, le Premier ministre français a préféré saluer la présence d'”un autre Africain, élu lui, Ibrahim Boubacar Keïta, au Mali”. “Parce qu’il n’a pas été élu, Ali Bongo, finalement ?”, lui a aussitôt demandé son interlocuteur. “Non… Pas comme on l’entend”, a surenchéri le locataire de Matignon.

À Libreville, la petite phrase de Manuel Valls n’est pas passée inaperçue. Dès le lendemain, le Gabon a d’ailleurs annoncé son intention de rappeler son ambassadeur en France, Germain Ngoyo Moussavou, “pour consultation”. Le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Hygiène Publique, Pacôme Moubelet Boubeya a, quant à lui, fait part de sa “surprise” et son “étonnement”, alors même que les “deux pays entretiennent d’excellentes relations”, lors du journal de 20 heures sur Gabon Télévision, dimanche soir.

“Au marché, à Libreville, on ne parlait que de cette affaire”

Du côté de l’opposition, en revanche, les propos ne surprennent pas. “Le Premier ministre a dit ce que les Gabonais savent déjà”, a déclaré à France 24, Yves-Antoine Eyene Mba, militant de l’Union nationale et fils du défunt opposant André Mba Obame. Mieux, on savoure. “Nous sommes très très heureux que la France, partenaire séculaire du Gabon, accompagne notre pays sur le chemin de la transparence”, a confié Jean Ping, candidat à la présidentielle du Front de l’opposition pour l’alternance (Fopa), la plus importante coalition de l’opposition gabonaise à France 24.

Et, aux dires des opposants politiques gabonais, ils ne sont pas les seuls à se réjouir des propos venus de Paris. “Ce matin, j’étais au marché à Libreville, tout le monde ne parlait que de cette affaire, les gens saluaient tous ses propos, chapeau au Premier ministre français”, s’enthousiasme François Ondo Edou, secrétaire exécutif adjoint de l’Union Nationale (UN), formation de l’opposition gabonaise, joint par France 24. “Les journaux d’opposition mais aussi les journaux d’État ont tous relaté l’événement mais ce sont surtout les réseaux sociaux qui ont fait leur choux gras de cette affaire”, poursuit-il.

#Gabon@JeremyFerrari a déclenché un gros buzz en faisant parler Manuel Valls d’Ali Bongo https://t.co/r8oy5l5t7W@ladvocatus@opgabon

— Fax1 (@Fax1g) 17 Janvier 2016

#Gabon : MANUEL VALLS, APRES BERLIN-GATE BIENTÔT LIBREVILLE-GATE! https://t.co/3xDtNnwfqQpic.twitter.com/mKtiWYYLXL

— Jean Aimé MOUKETOU (@JeanAimMOUKETOU) 18 Juin 2015

C’est tellement facile de juger les chefs d’Etats africains sans se regarder dans la glace.Le Gabon n’est pas une province française. #Gabon

— William Elong (@ElongWilliam) 18 Janvier 2016

Doit-on alors penser que l’on se dirige vers une crise diplomatique entre Paris et Libreville ? Rien n’est moins sûr, affirme-t-on dans les rangs de l’opposition. “Je ne vois pas le Gabon se passer d’une collaboration avec la France, et encore moins dans le contexte économique actuel, avec notamment la chute du prix du pétrole”, ajoute François Ondo Edou. La question devrait être vite tranchée puisque Manuel Valls doit effectuer une visite de 48 heures dans la capitale gabonaise au cours de la deuxième quinzaine du mois de février, accompagné de nombreux chefs d’entreprises françaises.

Gaffe ou stratégie politique ?

Reste une question en suspens : s’agit-il d’un dérapage de Manuel Valls ou d’une volonté délibérée de Paris d’influencer de quelque manière sur les relations diplomatiques avec la Gabon ? Difficile de croire à une bourde du Premier ministre français quand on sait que l’émission de Laurent Ruquier n’est pas diffusée en direct. Le programme, enregistré jeudi 14 janvier durant cinq longues heures, a par ailleurs été monté de sorte qu’il n’en reste plus que deux dans sa version finale. Si le Premier ministre avait commis un impair, on imagine sans peine que les services de communication de Matignon auraient fait en sorte de couper la séquence malheureuse au montage.

La “déclaration du chef du gouvernement français est tout sauf un lapsus”, explique Arthur Page, journaliste gabonais aux Échos du Nord. “Les propos de Manuels Valls traduisent un agacement au plus haut point des autorités françaises face au non-respect de plusieurs engagements qu’Ali Bongo Ondimba a pris”, estime le journaliste. Et d’ajouter : “Ses propos apparaissent comme une nouvelle posture de la France” qui ne veut pas accepter un “nouveau passage en force” du président aux prochaines élections présidentielles de 2016.

“Peut-on de toute façon parler d’un dérapage lorsque l’on dit la vérité ?”, s’interroge encore François Ondo Edou. “Manuel Valls a parlé avec son cœur”. Et de conclure, philosophe : “La vérité n’a pas de tombe, elle finit toujours par triompher”.

Première publication : 18/01/2016

Cinq militaires qui évoluaient en hors piste ont été emportés lundi par une coulée de neige à Valfréjus, en Savoie. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, est attendu sur place mardi.

Cinq militaires qui s’entraînaient en hors piste sur le domaine skiable de Valfréjus, en Savoie, lundi 18 janvier, sont morts dans une avalanche, selon des sources policières. Selon le journal local Le Dauphiné, une cinquantaine de militaires du 2e régiment étranger de génie de Saint-Christol (Vaucluse) participaient à un exercice d’aguerrissement dans ce secteur de la station, à 2 200 mètres d’altitude, sur le col du Petit Argentier. Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devrait se rendre dans la station mardi.

Vers 13 h 50, 11 d’entre eux ont été emportés. Outre les cinq décédés, six militaires ont été blessés. Deux d’entre eux, retrouvés en état d’hypothermie, ont été transportés dans des hôpitaux à Grenoble et Saint-Jean-de-Maurienne, où quatre autres légionnaires, plus légèrement blessés, ont également été hospitalisés, indique la préfecture de Savoie.

Le parquet d’Albertville a ouvert une enquête qui doit déterminer les circonstances de l’accident avant un éventuel transfert du dossier à un parquet avec une compétence militaire, en l’occurrence celui de Lyon, si des éléments venaient étayer la piste de l’homicide involontaire. “Il faut que l’on comprenne ce qui s’est passé, la nature du risque et la dimension technique, et on verra ensuite s’il y a matière à compétence militaire”, a précisé une source judiciaire.

“Des gens normalement aguerris”

Selon Jean-Claude Raffin, maire de la commune de Modane dont dépend la station de Valfréjus, ces militaires, “des gens normalement aguerris à ce genre de sortie”, sont partis “vers 9 h de la station” et étaient “sur le point de regagner le sommet du col du Petit Argentier” lorsque l’avalanche s’est déclenchée dans un secteur “pas très vaste” mais “très raide”, en dehors du domaine skiable.

Sur les lieux, où les recherches ont cessé, tous les rescapés ont regagné une maison communale, où les attendaient du personnel de la station et les pompiers pour les prendre en charge. Trois hélicoptères ont été engagés dans les recherches, menées par les secouristes de la CRS Alpes, unité de police spécialisée dans les secours en montagne. Cinq maîtres-chiens et trois médecins étaient aussi sur place.

Cette avalanche meurtrière est le deuxième accident mortel dans les Alpes en moins d’une semaine. Mercredi, trois personnes, deux élèves de 16 ans d’un lycée de Lyon et un skieur ukrainien de 56 ans, ont trouvé la mort dans une avalanche sur une piste fermée de la station des Deux Alpes (Isère).

Avec AFP

Première publication : 18/01/2016

Le ministère marocain de l’Intérieur a annoncé l’arrestation au Maroc d’un Belge d’origine marocaine directement lié aux auteurs des attentats du 13-Novembre. Selon la justice belge, il s’agit de Gelel Attar, un proche d’Abdelhamid Abaaoud.

Rabat a annoncé lundi 18 janvier dans un communiqué l’arrestation au Maroc d’un ressortissant belge d’origine marocaine, présenté comme étant directement lié aux auteurs des attentats du 13 novembre perpétrés à Paris et à Saint-Denis. Il a été arrêté vendredi dans la ville de Mohammadiya, près de Casablanca, a précisé le ministère de l’Intérieur marocain dans un communiqué.

Selon le parquet fédéral belge, il s’agit de Gelel Attar, un proche d’Abdelhamid Abaaoud, le coordonateur présumé des attaques de Paris, tué le 18 novembre lors du raid policier dans un appartement de Saint-Denis.

Le ministère marocain se contente pour sa part de donner l’initiale du nom du suspect, mais indique que la personne arrêtée a combattu en Syrie dans les rangs des jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Qaïda, avant de rejoindre l’organisation de l’État islamique (EI). Ce groupe terroriste a revendiqué les attentats qui ont visé le Stade de France, le Bataclan et les terrasses de café de l’est parisien.

Selon l’enquête, ce Belge s’est rendu en Syrie avec l’un des kamikazes qui s’est fait exploser près du Stade de France. Durant son séjour en Syrie, il s’est entraîné au maniement des armes et a établi des liens avec des commandants de l’EI, dont “le cerveau des attaques terroristes dans la capitale” française, selon le texte.

D’après les enquêteurs marocains, le Belge s’est ensuite rendu enTurquie puis s’est envolé pour l’Allemagne puis la Belgique, avant d’arriver au Maroc via les Pays-Bas. Le suspect sera présenté devant la justice dès la fin de l’enquête, selon le communiqué.

“Collaboration étroite et poussée” du Maroc

Selon le site d’information marocain Le360, proche du palais royal, l’homme appréhendé, âgé de moins de 30 ans et célibataire, a été interpellé au domicile de sa mère alors qu’il s’y trouvait seul. Sa mère se trouve actuellement en Belgique et son père est décédé.

Il y a deux mois, un renseignement marocain avait contribué à mettre les enquêteurs français sur la piste du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, présenté comme le coordinateur des attentats de Paris, une aidé saluée par la France.

Après l’élimination d’Abaaoud, la Belgique avait aussi demandé au Maroc “une collaboration étroite et poussée en matière de renseignements et de sécurité” pour traquer des suspects impliqués dans les attentats de Paris ou préparant de nouvelles attaques.

Deux mois après les attentats de Paris, l’enquête se concentre plus que jamais en Belgique : quatre hommes restent traqués par les polices européennes dont Salah Abdeslam, un Français résidant en Belgique, et trois des kamikazes restent à identifier.

Fin décembre, l’armée américaine avait annoncé avoir tué dans un raid en Syrie le Français Charaffe El Mouadan, membre de l’EI, qui était “lié directement” à Abdelhamid Abaaoud et “préparait activement d’autres attaques en Occident”, selon l’armée.

Perpétrées par au moins neuf jihadistes répartis en trois commandos, les attentats à proximité du Stade de France, les rafales de tirs contre des clients attablés à des terrasses de café et la tuerie dans la salle de concerts du Bataclan à Paris, ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 18/01/2016

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La justice se prononcera le 21 mars sur la révision du procès de Jérôme Kerviel, ex-trader de la Société Générale condamné en 2010, puis en appel, à cinq ans de prison pour abus de confiance. Retour sur les dates-clés de cette saga.

Jérôme Kerviel repart à l’assaut des tribunaux. Condamné à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société Générale, l’ancien trader a demandé, en présence de ses avocats, la révision de son procès, lundi 18 janvier. La commission d’instruction de la Cour de révision et de réexamen a renvoyé sa décision au 21 mars. Soit cette dernière rejettera la demande et la condamnation sera alors confirmée, soit elle acceptera la révision et la condamnation sera alors annulée. S’ouvrirait alors un nouveau procès, un cas très rare dans l’histoire récente en France.

L’affaire reste ouverte au civil : la cour d’appel de Versailles doit se pencher du 20 au 22 janvier sur les dommages et intérêts réclamés à Jérôme Kerviel. La Cour de cassation avait rejeté la demande de remboursement de la somme astronomique de 4,9 milliards d’euros de dommages-intérêts à la partie adverse, soit l’équivalent de la perte de la banque. Le procès pourrait être renvoyé en délibéré.

Depuis le début de l’affaire, Jérôme Kerviel assure que sa hiérarchie connaissait ses agissements et les a même couverts. Pour confirmer ses dires, il peut désormais s’appuyer sur un nouveau témoignage, révélé dans les médias dimanche 17 janvier. L’ancienne vice-procureure du parquet de Paris qui a suivi l’enquête, Chantal de Leiris, a été enregistrée à son insu lors d’une conversation en juin 2015 avec Nathalie Le Roy, la policière de la Brigade financière qui avait été en charge de l’enquête.”Quand vous en parlez, tous les gens qui sont un peu dans la finance, ils rigolent, sachant très bien que la Société Générale savait. […] La Société Générale savait, savait, c’est évident, évident”, avait déclaré la magistrate.

Les rebondissements et les révélations continuent dans l'”affaire Kerviel”, un dossier judiciaire interminable qui dure depuis plus de sept ans.

2008

– 24 janvier : La Société Générale révèle avoir été victime d’une “fraude” de 4,9 milliards d’euros dans ses activités de produits financiers dits dérivés. Elle accuse son trader Jérôme Kerviel, d’avoir “dissimulé ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives”, le met à pied et porte plainte.

– 27 janvier : Alors que la banque annonce que la fraude porte sur 50 milliards d’euros, le trader de 31 ans clame son innocence.

– 28 janvier : Jérôme Kerviel est mis en examen, sous contrôle judiciaire, mais le procureur déclare que le trader n’a pas agi pour voler la banque. Dix jours plus tard, il est écroué avant d’être libéré, le 18 mars.

2009

– 31 août : Kerviel est renvoyé seul en correctionnelle pour abus de confiance, faux et usage de faux, introduction frauduleuse de données dans un système automatisé.

2010

– 5 octobre : Jérôme Kerviel est condamné à 5 ans d’emprisonnement, dont 3 ferme, et à 4,9 milliards d’euros de dommages-intérêts.

2012

– 20 et 27 avril : L’avocat de Jérôme Kerviel riposte et dépose plainte pour escroquerie au jugement, faux et usage de faux, accusant la Société Générale de coupes dans les enregistrements de prétendus aveux du trader (classée sans suite fin octobre).

– 24 octobre : La cour d’appel confirme le jugement de 2010.

2013

– 18 juin : Jérôme Kerviel porte plainte pour “faux et usage de faux” avec constitution de partie civile au sujet des enregistrements.

– 11 juillet : Dépôt de la plainte contre la banque pour escroquerie au jugement.

2014

– 19 mars : La Cour de cassation maintient la condamnation pénale mais annule les dommages-intérêts et renvoie le dossier sur ce point à la cour d’appel de Versailles.

– 22 avril : Jérôme Kerviel porte plainte contre la Société Générale pour subornation de témoin. Il affirme que son supérieur direct, Éric Cordelle, a perçu un million d’euros après avoir témoigné en faveur de la banque.

– 17 mai : Arrivant d’Italie, l’ancien trader est arrêté et emprisonné à Nice le 19 mai. Il sera libéré le 8 septembre.

2015 :

– 14 janvier : la cour d’appel de Versailles refuse à Jérôme Kerviel une expertise indépendante sur les pertes de la banque française.



– 25 juin : Les enregistrements des conversations entre Kerviel et ses supérieurs en janvier 2008 n’ont pas été manipulés, conclut l’expertise judiciaire, contrairement à ce que soutenait le trader dans sa plainte du 18 juin 2013.

Avec AFP

Première publication : 18/01/2016

La justice se prononcera le 21 mars sur la révision du procès de Jérôme Kerviel, ex-trader de la Société Générale condamné en 2010, puis en appel, à cinq ans de prison pour abus de confiance. Retour sur les dates-clés de cette saga.

Jérôme Kerviel repart à l’assaut des tribunaux. Condamné à cinq ans de prison dont trois ferme pour avoir fait perdre près de 5 milliards d’euros à la Société Générale, l’ancien trader a demandé, en présence de ses avocats, la révision de son procès, lundi 18 janvier. La commission d’instruction de la Cour de révision et de réexamen a renvoyé sa décision au 21 mars. Soit cette dernière rejettera la demande et la condamnation sera alors confirmée, soit elle acceptera la révision et la condamnation sera alors annulée. S’ouvrirait alors un nouveau procès, un cas très rare dans l’histoire récente en France.

L’affaire reste ouverte au civil : la cour d’appel de Versailles doit se pencher du 20 au 22 janvier sur les dommages et intérêts réclamés à Jérôme Kerviel. La Cour de cassation avait rejeté la demande de remboursement de la somme astronomique de 4,9 milliards d’euros de dommages-intérêts à la partie adverse, soit l’équivalent de la perte de la banque. Le procès pourrait être renvoyé en délibéré.

Depuis le début de l’affaire, Jérôme Kerviel assure que sa hiérarchie connaissait ses agissements et les a même couverts. Pour confirmer ses dires, il peut désormais s’appuyer sur un nouveau témoignage, révélé dans les médias dimanche 17 janvier. L’ancienne vice-procureure du parquet de Paris qui a suivi l’enquête, Chantal de Leiris, a été enregistrée à son insu lors d’une conversation en juin 2015 avec Nathalie Le Roy, la policière de la Brigade financière qui avait été en charge de l’enquête.”Quand vous en parlez, tous les gens qui sont un peu dans la finance, ils rigolent, sachant très bien que la Société Générale savait. […] La Société Générale savait, savait, c’est évident, évident”, avait déclaré la magistrate.

Les rebondissements et les révélations continuent dans l'”affaire Kerviel”, un dossier judiciaire interminable qui dure depuis plus de sept ans.

2008

– 24 janvier : La Société Générale révèle avoir été victime d’une “fraude” de 4,9 milliards d’euros dans ses activités de produits financiers dits dérivés. Elle accuse son trader Jérôme Kerviel, d’avoir “dissimulé ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives”, le met à pied et porte plainte.

– 27 janvier : Alors que la banque annonce que la fraude porte sur 50 milliards d’euros, le trader de 31 ans clame son innocence.

– 28 janvier : Jérôme Kerviel est mis en examen, sous contrôle judiciaire, mais le procureur déclare que le trader n’a pas agi pour voler la banque. Dix jours plus tard, il est écroué avant d’être libéré, le 18 mars.

2009

– 31 août : Kerviel est renvoyé seul en correctionnelle pour abus de confiance, faux et usage de faux, introduction frauduleuse de données dans un système automatisé.

2010

– 5 octobre : Jérôme Kerviel est condamné à 5 ans d’emprisonnement, dont 3 ferme, et à 4,9 milliards d’euros de dommages-intérêts.

2012

– 20 et 27 avril : L’avocat de Jérôme Kerviel riposte et dépose plainte pour escroquerie au jugement, faux et usage de faux, accusant la Société Générale de coupes dans les enregistrements de prétendus aveux du trader (classée sans suite fin octobre).

– 24 octobre : La cour d’appel confirme le jugement de 2010.

2013

– 18 juin : Jérôme Kerviel porte plainte pour “faux et usage de faux” avec constitution de partie civile au sujet des enregistrements.

– 11 juillet : Dépôt de la plainte contre la banque pour escroquerie au jugement.

2014

– 19 mars : La Cour de cassation maintient la condamnation pénale mais annule les dommages-intérêts et renvoie le dossier sur ce point à la cour d’appel de Versailles.

– 22 avril : Jérôme Kerviel porte plainte contre la Société Générale pour subornation de témoin. Il affirme que son supérieur direct, Éric Cordelle, a perçu un million d’euros après avoir témoigné en faveur de la banque.

– 17 mai : Arrivant d’Italie, l’ancien trader est arrêté et emprisonné à Nice le 19 mai. Il sera libéré le 8 septembre.

2015 :

– 14 janvier : la cour d’appel de Versailles refuse à Jérôme Kerviel une expertise indépendante sur les pertes de la banque française.



– 25 juin : Les enregistrements des conversations entre Kerviel et ses supérieurs en janvier 2008 n’ont pas été manipulés, conclut l’expertise judiciaire, contrairement à ce que soutenait le trader dans sa plainte du 18 juin 2013.

Avec AFP

Première publication : 18/01/2016

Un groupe d’artistes et de bénévoles parisiens a érigé, place de la République, à Paris, un “mur des exilés” où les migrants, arrivés dans la capitale après avoir fui la guerre dans leur pays, peuvent taguer leur histoire individuelle.

“Peur”. Ces quatre lettres blanches se détachent sur fond brun, sur le “mur des exilés”, place de la République, à Paris. Quatre lettres qui explosent au visage comme pour rappeler que derrière les dizaines de milliers de migrants arrivés en France en 2015 après avoir été contraints de fuir leur pays d’origine, il y a des hommes, des histoires, des sentiments.

À l’occasion de la 102e Journée mondiale du migrant et du réfugié, dimanche 17 janvier, le Collectif parisien de soutien aux exilé-e-s a érigé un mur de panneaux blancs à disposition dans le cœur de la capitale, sur lequel les migrants peuvent dessiner, taguer ou peindre leurs histoires individuelles.

Sur le mur de graffitis, des migrants sont esquissés, en train de courir vers un grand “welcome”, une manière pour les artistes bénévoles impliqués dans le projet d’accueillir les réfugiés. “Depuis qu’ils sont ici, ils n’ont pas eu l’occasion de s’exprimer. Ils sont des anonymes, ils ne sont personnes. Avec le papier, le dessin, l’écriture, quelle que soit leur langue, ils commencent à pouvoir s’exprimer”, explique Seven, artiste de rue impliqué dans le projet.

Derrière chaque dessin, il y a une tragédie particulière. Le père de Khan Tarakeen, un réfugié afghan, a été tué par les Taliban. Sur sa peinture, un professeur – la profession de son père défunt – est menacé par les Taliban : “Il n’y a pas d’éducation dans mon pays. Je n’aime pas le jihad. J’aime l’éducation. J’aimerai avoir une belle vie”, explique le réfugié.

Ses œuvres, comme celles des autres migrants, sont affichées place de la République à Paris, une place devenue elle-même un emblème de liberté depuis les attentats de janvier 2015.

Première publication : 18/01/2016

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François Hollande a détaillé, lundi, son “plan d’urgence” pour l’emploi, dans l’espoir d’inverser la courbe du chômage avant la présidentielle de 2017. Orienté sur la formation et l’apprentissage, ce plan comprend également des aides à l’embauche.

À 16 mois de la fin de son mandat, François Hollande a présenté son plan pour l’emploi en France, lundi 18 janvier, et plus précisément son plan de lutte contre le chômage, chiffré “à plus de deux milliards d’euros”. “Je considère que face au désordre du monde, face à une conjoncture économique incertaine et un chômage persistant, il y a aussi un état d’urgence économique et social à proclamer”, a déclaré le chef de l’État devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

François Hollande a de nouveau appelé à “amplifier le mouvement des réformes”, soulignant que “l’innovation [était] la clef de tout” et que l’effort de recherche était “essentiel”. “La seconde conclusion, c’est que la France doit accroître la formation, l’éducation, le niveau de qualification des salariés”, a-t-il enchaîné.

Prime d’embauche pour les PME

François Hollande a ainsi promis aux entreprises de moins de 250 salariés une prime immédiate de 2 000 euros par an pour toute embauche en CDI ou en CDD de plus de six mois de salariés payés jusqu’à 1,3 fois le Smic. “Effectif dès aujourd’hui”, “ce dispositif est établi pour une durée de deux ans”, “le temps du basculement du Cice [Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi] en baisse définitive de charges”, a-t-il ajouté.

Cette aide s’ajoute aux nombreuses primes déjà existantes pour les Très petites entreprises (TPE), notamment la prime à la première embauche et celle pour l’accueil d’un apprenti mineur, toutes deux annoncées au printemps 2015.

>> À voir sur France 24 : “Hollande et le chômage : ficelle, grosse ficelle”

Formation et apprentissage

L’État avait d’ores et déjà annoncé qu’il dégagerait un milliard d’euros pour la formation des chômeurs. Il peut compter sur les partenaires sociaux qui viennent de se mettre d’accord pour faire en 2016 un effort supplémentaire de 80 millions d’euros par rapport à 2015. La question de la participation des régions au financement reste posée.

Selon la ministre du Travail, Myriam El Khomri, les formations cibleraient les chômeurs les moins qualifiés et seraient concentrées sur les secteurs d’avenir (numérique, environnement…) et les emplois non pourvus. Des questions se posent toutefois sur les capacités d’accueil des organismes de formation.

Le chef de l’État a par ailleurs annoncé un élargissement des règles de l’apprentissage, avec une ouverture des titres de l’Éducation nationale et une possible entrée en apprentissage toute l’année. Le système de qualification sera revu pour encourager l’accès à l’entrepreneuriat, a poursuivi François Hollande, précisant avoir confié cette mission au ministre de l’Économie, Emmanuel Macron.

>> À voir sur France 24 : “L’appel des patrons à François Hollande”

Assouplissement du temps de travail

François Hollande a également annoncé que la future réforme du Code du travail accordera aux entreprises de nouveaux assouplissements, notamment sur la majoration des heures supplémentaires, sans toucher à la durée légale de 35 heures.

Les accords d’entreprises pourront “fixer les modalités d’organisation du temps de travail, sans remettre en cause la durée légale, en permettant par exemple de fixer le taux de majoration ou le nombre d’heures supplémentaires, ou de moduler davantage le temps de travail au-delà même de l’année”, a déclaré le chef de l’État. Il a précisé que ces accords pourraient “s’imposer au contrat de travail”, quand ils sont “conclus dans l’intérêt de l’emploi”.

La candidature de François Hollande en 2017 en jeu

François Hollande s’est engagé à aller “jusqu’au bout” pour réformer la France, “au-delà même de quelque échéance électorale que ce soit”, dans une claire allusion à la présidentielle de 2017. En effet, le président, qui entre dans la dernière année pleine de son mandat, l’a affirmé à plusieurs reprises : l’inversion de la courbe du chômage, qu’il promettait avant fin 2013, déterminera sa candidature à un second mandat en 2017.

Or depuis son élection en 2012, 650 000 chômeurs supplémentaires ont été inscrits à Pôle emploi. Et malgré une petite baisse, 3,57 millions de demandeurs d’emploi n’avaient aucune activité en novembre, selon les derniers chiffres de Pôle emploi.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 18/01/2016