Archive for January 21st, 2016

L’Élysée a annoncé vendredi qu’un projet de loi visant à prolonger l’état d’urgence de trois mois serait présenté début février en conseil des ministres.

Manuel Valls souhaite qu’il soit maintenu tant que l’EI ne sera pas éradiqué. Dans un premier temps, un projet de loi prolongeant l’état d’urgence en France pour une durée de trois mois sera présenté le 3 février au conseil des ministres, a annoncé l’Élysée vendredi 22 janvier.

Le même jour, les ministres se pencheront sur le projet de loi sur la procédure pénale, “renforçant la lutte contre le crime organisé et son financement, l’efficacité et les garanties de la procédure pénale”.

Consultations avec les partis

Alors que l’état d’urgence est actuellement en vigueur en France jusqu’au 26 février, le président François Hollande a procédé vendredi à des consultations auprès des partis représentés au Parlement. Le chef de l’État souhaite souhaite que la réforme constitutionnelle “puisse faire l’objet d’un rassemblement le plus large possible”, selon un communiqué de l’Élysée.

Son Premier ministre Manuel Valls avait provoqué l’étonnement plus tôt dans la journée, en laissant entendre que l’état d’urgence pourrait être maintenu jusqu’à la défaite de l’organisation État islamique.

>> À lire sur France 24 : “Manuel Valls prône un état d’urgence jusqu’à éradication de l’EI”

La réforme constitutionelle prévoit des dispositions contestées, comme le déchéance de nationalité pour les binationaux français condamnés pour terrorisme qui suscite de profondes divisions à gauche.

Parmi les représentants des partis reçus vendredi, le président du Parti des radicaux de gauche (PRG) Jean-Michel Baylet a pourtant assuré que les parlementaires PRG voteraient “naturellement” la déchéance de nationalité si un “consensus” se dégageait dans “les jours qui viennent”.

Un projet “inutile et dangereux”

Le chef de file de l’opposition, Nicolas Sarkozy (Les Républicains) a quant à lui déclaré à l’issue de son entretien avec le chef de l’État : “Nous avons dit très clairement que nous étions disposés à voter la réforme de la Constitution si cette réforme était clairement centrée sur la question de la constitutionnalisation de l’état d’urgence et sur la question du retrait de la nationalité pour les binationaux”. Il a ensuite ajouté : “Le président Hollande nous a dit que c’était bien son intention”.

>> À lire sur France 24 : “Prolongation de l’état d’urgence : une mesure qui divise la France”

Cependant, même à droite, ce point ne fait pas l’unanimité. Vingt parlementaires Les Républicains, dont Nathalie Kosciukso-Morizet et le juppéiste Édouard Philippe, ont fait savoir dans une tribune au Figaro vendredi qu’ils ne voteraient pas cette réforme constitutionnelle, dénonçant un projet “inutile et dangereux” et une “manipulation politique”.

En l’état, nous ne voterons pas la révision constitutionnelle. #DecheanceDeNationalitehttps://t.co/SDqpZOB6Og

— N. Kosciusko-Morizet (@nk_m) January 22, 2016

“Le président de la République devrait être le gardien de nos institutions et de la cohésion nationale. Il joue avec les premières et abîme la seconde”, déclarent les signataires, parmi lesquels figurent également Patricke Devedjian et Hervé Mariton.

Le Conseil d’État veille

Vendredi également, le Conseil d’État a suspendu une assignation à résidence, une première depuis la proclamation de l’état d’urgence. Il a également condamné l’État à verser 1 500 euros à la personne concernée, Halim A., assigné à résidence le 15 décembre à Vitry-sur-Seine.

La plus haute juridiction administrative a rejeté un à un les arguments du ministère de l’Intérieur, pour qui l’intéressé serait un islamiste radical et dangereux.

“Aucun élément suffisamment circonstancié produit par le ministre de l’Intérieur ne permet de justifier” que ce dernier “appartiendrait à la mouvance islamiste radicale”, selon le Conseil d’État.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 22/01/2016

Un Belge a été inculpé “d’assassinats terroristes et de participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis. L’individu a été interpellé dans la commune de Molenbeek.

La justice belge a inculpé, vendredi 22 janvier, un 11e homme dans le cadre de l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

“Le nommé Zakaria J., né en 1986, de nationalité belge, qui avait été interpellé le 20 janvier chaussée de Gand (à Molenbeek) a été placé sous mandat d’arrêt (en détention provisoire, NDLR) par le juge d’instruction”, a annoncé le parquet dans un communiqué. Il est inculpé pour “assassinats terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste”.

Selon les médias belges, ce trentenaire serait un proche d’Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats du 13 novembre. Le parquet n’a ni confirmé ni démenti cette information pour le moment.

>> À lire sur France 24 : “Qui est Chakib Akrouh, le troisième homme du ‘commando des terrasses'” ?

Un inculpé remis en liberté

Le dixième homme inculpé dans le volet belge de l’enquête, Ayoub Bazarouj, a pour sa part été libéré, mais il reste cependant poursuivi pour “assassinats terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste”. Ce Belge de 22 ans avait été interpellé le 30 décembre dans la commune bruxelloise de Molenbeek et sa détention provisoire prolongée d’un mois, le 5 janvier. Il avait été arrêté après avoir fait allusion à Salah Abdeslam, suspect clef toujours en fuite, lors de conversations téléphoniques, mais il s’agissait de simples “plaisanteries”, selon son avocat, Yannick De Vlamynck.

Trois jours après les attentats, le domicile de sa famille, située rue Delaunoy à Molenbeek, avait déjà fait l’objet d’une spectaculaire opération de la police. Les enquêteurs belges pensaient, à tort, que Salah Abdeslam s’était réfugié dans cette commune, d’où sont originaires nombre de jihadistes, après avoir convoyé les kamikazes du Stade de France.

Enfin, Mustafa E., un Marocain né en 1981 interpellé jeudi matin, également à Molenbeek, a lui aussi été remis en liberté le même soir, mais sans faire l’objet de poursuite, a confirmé le parquet fédéral.

L’enquête menée en Belgique a permis de démanteler une partie du réseau qui a aidé l’un des participants présumés aux attentats, Salah Abdeslam, à rentrer en Belgique puis à disparaître. Elle a aussi permis de découvrir trois caches ayant servi à préparer les attaques.

Après la libération d’Ayoub Bazarouj, huit hommes inculpés dans le cadre de l’enquête sur les attentats en France sont encore incarcérés.

Avec AFP

Première publication : 22/01/2016

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Sports Stadium, le dernier projet annoncé par Facebook, chasse indubitablement sur les terres de Twitter. Son objectif : proposer des informations sportives en temps réel et, surtout, inciter les utilisateurs mobiles à réagir et interagir.

“Nous venons de lancer le Facebook Sports Stadium, un espace dédié pour vivre le sport en temps réel avec vos amis et le reste du monde”. C’est par le biais d’un communiqué plutôt laconique que Facebook a présenté, jeudi 21 janvier, le dernier né de ses projets de développement.

Facebook Sports Stadium

Today we’re launching the Facebook Sports Stadium, a dedicated place to experience sports in real-time with your friends and the world. Check out our product announcement here: http://newsroom.fb.com/news/2016/01/facebook-sports-stadium With 650 million sports fans, Facebook is the world’s largest stadium. People already turn to Facebook to celebrate, commiserate, and talk trash with their friends and other fans.Now we’ve built a place devoted to sports so you can get the feeling you’re watching the game with your friends even when you aren’t together.

Posté par Sports on Facebook sur mercredi 20 janvier 2016

Le réseau social créé par Mark Zuckerberg, visiblement lassé par la domination de son concurrent Twitter en matière d’interactions sociales liées aux sports, a donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Et force est de constater qu’avec un réservoir revendiqué de près de 650 millions de fans sportifs inscrits, Facebook dispose d’une communauté à très fort potentiel.

Oui mais voilà : lors des événements sportifs majeurs, c’est bel et bien Twitter qui est pris d’assaut par les internautes pour suivre, partager et commenter les faits et gestes de leurs favoris. Pour concurrencer le réseau spécialisé dans le microblogging, Facebook a longtemps tâtonné, allant même récemment jusqu’à proposer de la diffusion en direct de programmes liés au sport. Des tentatives qui n’ont jamais totalement convaincues.

Le Super Bowl, un test grandeur nature

Pour son Sports Stadium, Facebook a finalement opté pour une plateforme “tout-en-un”. L’interface, intégrée dans l’application mobile du réseau social, est divisée en quatre onglets. Les deux premiers seront consacrés aux interactions : le premier sera dédié aux posts et commentaires d’amis de l’utilisateur et le deuxième proposera une curation de publications d’experts, de journalistes, d’équipes ou d’institutions directement concernées par l’événement en question.


Les deux autres, en revanche, seront purement informatifs : le troisième proposera des données chiffrées en direct (scores, statistiques) tandis que le dernier permettra aux internautes de savoir sur quelles chaînes de télévision sont diffusés les événements en cours ou à venir.


Pour l’heure, Sports Stadium n’est disponible qu’aux États-Unis, sur les iPhone et pour le football américain, mais Facebook prévoit, à terme, d’élargir son dispositif à d’autres supports et d’autres sports, notamment le basket-ball et le football, précise le communiqué.

Un test grandeur nature se profile très prochainement pour la nouvelle plateforme puisque, le 7 février 2016, la ville californienne de Santa Clara accueillera le 50e Super Bowl. Un événement suivi par près d’un demi-milliard de personnes à travers le monde, et qui avait généré pas moins de 24 millions de messages en 2013 sur… Twitter.

Première publication : 22/01/2016

La France devrait maintenir l’état d’urgence tant que la menace représentée par l’organisation État islamique perdurera, a indiqué le Premier ministre Manuel Valls dans un entretien accordé à la BBC et diffusé vendredi.

Pour Manuel Valls, l’état d’urgence en France pourrait être prolongé pour une période indéterminée. Dans un entretien diffusé vendredi 22 janvier par la BBC, le Premier ministre français a affirmé que cette mesure d’exception – déjà controversée – devrait rester en place “jusqu’à ce que nous nous débarrassions de Daech”, appellation en arabe de l’organisation État islamique (EI).

“Tant que la menace existe, nous devons employer tous les moyens dont nous disposons dans notre démocratie, dans le cadre de l’état de droit, pour protéger les Français”, a estimé le chef de gouvernement depuis le Forum économique de Davos, en Suisse. “En Afrique, au Moyen-Orient, en Asie, nous devons éliminer Daech”, a-t-il poursuivi, parlant d’une guerre totale, globale et sans pitié.

Interrogé sur la durée durant laquelle cette mesure pourrait rester en place, Manuel Valls a indiqué : “Le temps nécessaire. Nous ne pouvons pas continuellement vivre dans l’état d’urgence”.

Mis en place après les attentats du 13 novembre, l’état d’urgence doit expirer le 26 février, après avoir déjà été prolongé de trois mois. Cette mesure exceptionnelle donne à la police le pouvoir de mener des perquisitions sans mandat et d’assigner des personnes à résidence sans contrôle juridique. L’exécutif paraît résolu à la prolonger au-delà du 26 février.

L’Europe “totalement déstabilisée” par la crise des migrants

Le Premier ministre s’est également exprimé sur la crise des migrants, estimant que l’afflux de demandeurs d’asile en Europe pouvait représenter “un risque grave” pour l’Union européenne.

Manuel Valls a ainsi indiqué que l’Europe ne pouvait pas accueillir toutes les personnes fuyant les “terribles” guerres en Irak et en Syrie, sous peine de voir “nos sociétés totalement déstabilisées”.

Plus d’un million de migrants, majoritairement des réfugiés, sont arrivés en Europe au cours de l’année 2015. Vendredi matin, au moins 21 personnes, dont huit enfants, ont péri dans deux naufrages successifs au large des îles de Farmakonissi et Kalolimnos en mer Égée tandis que d’autres migrants sont portés disparus, a indiqué la police portuaire grecque.

Première publication : 22/01/2016

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Le prix du pétrole inquiète les dirigeants rassemblés au sommet économique de Davos. Le baril peut-il continuer à chuter ? Patrick Pouyanné se refuse à tout pronostic. “Le job du patron de Total, ce n’est pas de parier sur le prix du pétrole, on n’est pas au casino.” Mais il se montre toutefois pessimiste : “Je ne veux pas jouer les Cassandre, mais il décline trop rapidement”.

En dépit d’un marché pétrolier en berne, Total poursuit d’ambitieux investissements, y compris en Russie. “Nous sommes toujours engagés en Russie malgré les sanctions et malgré les difficultés de financement”, a déclaré à France 24 son PDG, Patrick Pouyanné, depuis Davos.

Ce dernier se prépare également à l’ouverture du marché iranien et affirme ne pas craindre la concurrence. “On a maintenu des contacts” pendant les années de sanction, explique-t-il.

Par Stéphanie ANTOINE

Nicolas Sarkozy détaille, dans un livre à paraître lundi, les “erreurs” de son quinquennat. Il ne s’agit pas d’une déclaration de candidature pour 2017, assure l’ex-président, qui y avance néanmoins des propositions pour “redresser” la France.

“Ce livre n’est pas une déclaration de candidature à la prochaine élection présidentielle.” Tels sont les mots employés par Nicolas Sarkozy dans son ouvrage intitulé “La France pour la vie” (Plon) à paraître lundi 25 janvier. Un livre qui s’articule autour d’une citation de Confucius, censée traduire l’état d’esprit qui a animé l’ancien président pour l’écriture de cet ouvrage : “L’archer est un modèle pour le Sage. Quand il a manqué le milieu de la cible, il en cherche la cause en lui-même”.

Ainsi, explique Nicolas Sarkozy, la défaite de 2012 l’a conduit “à analyser ce que j’aurais dû faire différemment, à la fois dans la conduite des réformes et dans l’exercice de la fonction présidentielle”.

Selon Le Figaro, qui publie vendredi 22 janvier les bonnes feuilles de l’ouvrage, cet “exercice de pénitence” contient 27 reconnaissances d’erreurs et 27 aveux de fautes commises. Parmi eux, figurent les 35 heures, le bouclier fiscal, l’ISF, la campagne “décevante” de 2012.

>> À relire sur France 24 : Sarkozy revient-il pour “tout changer” ou “se sauver” ?

“Aujourd’hui, je regrette d’avoir retardé des réformes qui auraient dû être engagées dès les premiers jours de mon quinquennat”, affirme-t-il à propos notamment de “la baisse des charges”, qui aurait dû être “plus immédiate et plus forte”. “J’aurais également dû aller au bout de deux sujets plutôt que de les contourner : les 35 heures et l’ISF”. Autres “erreurs” : l’exonération fiscale des heures supplémentaires et le bouclier fiscal, qui, “pour habile qu’il fut d’un point de vue technique, (l)’a exposé à un coût politique”. Ça a été “un raté de communication grave”, reconnaît-il dans cet ouvrage obtenu jeudi soir par l’AFP.

Le “casse-toi pauvre con” et le yacht de Bolloré, des “bêtises”

Nicolas Sarkozy fait aussi son mea culpa sur la forme. Il indique par exemple avoir “cédé à la colère” au Salon de l’agriculture, où il avait lancé “casse-toi pauvre con” à un homme qui l’avait insulté. “Ce fut une erreur, car il avait le droit de penser ce qu’il disait, même s’il n’avait pas à me le dire ainsi”, explique-t-il. “Mais, en lui répondant, je me suis mis à son niveau. Ce fut une bêtise que je regrette encore aujourd’hui. En agissant ainsi, j’ai abaissé la fonction présidentielle.”

Le président Les Républicains regrette également d’être parti en vacances tout de suite après son élection sur un yacht, celui de son ami Vincent Bolloré.

>> À revoir sur France 24 : La “diplomatie-bis” de Nicolas Sarkozy

Justifiant ces réflexions personnelles, Nicolas Sarkozy avoue vouloir “tout dire avant le grand rendez-vous de 2017 pour tout faire après”. “Telle est bien, me semble-t-il, la seule stratégie possible pour être à la hauteur des défis qui attendent la France”, écrit-il.

Le livre, composé de dix chapitres, énonce par ailleurs des propositions de fond. Pour que “l’alternance ait lieu – si ce n’est pas nous, ce sera, hélas, la présidente du Front national”, l’ancien président avance ce qui apparaît quand même comme une trame d’un futur projet : Europe, immigration, fiscalité, retraite (“première étape à 63 ans dès 2020”, “64 ans en 2025)… “Ce sont le travail et les entreprises qui redresseront la France”, indique-t-il tout en affirmant son opposition au mandat unique.

Nicolas Sarkozy consent enfin à revenir sur une précédente déclaration : finalement, il ne remet plus en cause le mariage homosexuel, comme il l’avait annoncé pendant sa campagne pour la présidence de l’UMP. “Il ne saurait être question de démarier les mariés, ce serait injuste, cruel et en outre juridiquement impossible.”

Avec AFP

Première publication : 22/01/2016