Archive for January 23rd, 2016

L’organisation État islamique a publié, dimanche, une vidéo de propagande, mettant en scène neuf personnes comme étant les auteurs des attaques du 13-Novembre. Selon l’entourage de François Hollande, ce document n’a pas encore été identifié.

Cinq jours après la parution de son magazine de propagande, l’organisation État islamique (EI) a publié, dimanche 24 janvier, une vidéo qui affirme présenter les neuf auteurs des attentats, ayant fait 130 morts le 13 novembre à Paris. Sur ce document, qui n’a pas encore été formellement identifié, le groupe terroriste y menace tous les pays de la “coalition” y compris le Royaume-Uni.

“Rien ne nous effraiera, aucune menace ne fera douter la France sur ce qu’elle a à faire dans le combat contre le terrorisme”, a réagi François Hollande, depuis New Delhi, au deuxième jour de sa visite d’État en Inde. Et de poursuivre : “Ces images ne font que disqualifier les auteurs de ces crimes”.

La participation de Salah Abdeslam passée sous silence

Sur cette vidéo, publiée sous le titre “Tuez-les où que vous les rencontriez”, on y voit quatre Belges, trois Français et deux Irakiens. Elle passe toutefois sous silence la participation d’un dixième homme, Salah Abdeslam, en fuite. Publiée par la branche médiatique de l’EI, Al-Hayat media center, elle montre ces jihadistes commettant des atrocités, dont des décapitations et des exécutions par balles de personnes présentées comme des otages.

S’exprimant en arabe et en français, plusieurs d’entre eux affirment que leur “message est adressé à tous les pays participant à la coalition” anti-jihadiste menée par les États-Unis qui intervient depuis septembre 2014 contre l’EI en Syrie et en Irak.

La vidéo montre également un portrait du Premier ministre britannique David Cameron accompagné d’une phrase en anglais affirmant que “Quiconque se mettra du côté des mécréants sera la cible de nos épées”.

Elle décrit les neuf jihadistes comme “des lions” ayant mis “la France à genoux”. Les images contiennent également des extraits montrant les attentats de Paris et les opérations des forces de sécurité françaises après les attaques.

Avec AFP

Première publication : 24/01/2016

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François Hollande a démarré dimanche sa deuxième visite d’État en Inde depuis 2012. Le président français espère avancer sur le dossier de la vente de 36 Rafale à l’Inde, dont le contrat est estimé à 9,1 milliards de dollars.

François Hollande a démarré, dimanche 24 janvier, une visite d’État de trois jours en Inde placée sous le signe de l’économie. Alors qu’il sera l’invité d’honneur de la parade militaire du Republic Day, mardi, le président français espère finaliser le contrat de vente de 36 Rafale, dont le Premier ministre indien Narendra Modi avait passé commande lors d’une visite à Paris en avril 2015.

À sa descente d’avion sur la base militaire de Chandigarh, ville nouvelle conçue dans les années 1950 par l’architecte franco-suisse Le Corbusier, François Hollande a indiqué espérer “franchir une étape” dans les négociations sur le Rafale, mais a également tempéré les espoirs d’une signature rapide.

>> À lire sur France 24 : “Rafale : le Premier ministre indien confirme la commande de 36 avions Rafale à la France”

“Trouver un accord sur les aspects techniques prend évidemment du temps mais nous sommes sur la bonne voie”, a-t-il dit dans un entretien à l’agence Press Trust of India (PTI) dimanche.

L’accord intergouvernemental pourrait être signé dès lundi, mais les négociations achoppent sur le contrat commercial, qui ne peut venir que dans un deuxième temps.

Un contingent de l’armée française répète avant sa participation au défilé militaire du Republic Day à New Delhi

A #French contingent rehearses for the Indian #RepublicDay parade in New Delhi. @afpphoto#india#francepic.twitter.com/r3OqZKGYSa

— Prakash Singh (@PrakashAFP) 23 Janvier 2016

Selon une source proche du dossier, les positions des deux parties restent notamment éloignées sur le prix. Le montant du contrat est estimé à 9,1 milliards de dollars (8,3 milliards d’euros). L’un des autres points de blocage régulièrement évoqué est la volonté de l’Inde d’obtenir de Dassault qu’il investisse une part importante – au moins 30 % – du contrat sur le sol indien.

Les entreprises françaises intéressées par la construction de “villes intelligentes”

Comme souvent, François Hollande est accompagné pour cette visite d’État d’une importante délégation de chefs d’entreprises, parmi lesquels ses champions dans les domaines du bâtiment, de l’énergie, des transports, et plus généralement des infrastructures urbaines : Alstom, Areva, EDF, Engie (ex GDF-Suez), Lafarge, Saint-Gobain, Suez Environnement.

Autant de secteurs dopés par les grandes réformes lancées par le gouvernement Modi, et une croissance qui, selon le FMI, devrait atteindre 7,5 % en 2015 et 2016, le pays étant en passe de supplanter la Chine.

>> À voir sur France 24 : “L’Inde veut séduire les investisseurs étrangers”

Paris, qui évalue à 680 milliards d’euros les besoins de l’Inde en infrastructures urbaines pour les 20 ans à venir, veut renforcer ses liens économiques et commerciaux, pour l’heure timides, avec la troisième économie asiatique.

Les entreprises françaises sont particulièrement intéressées par le programme mis sur les rails par le Premier ministre indien pour la construction de cent “villes intelligentes” (“smart cities”), destinées à devenir des modèles de développement durable. Paris a décidé d’investir dans trois d’entre elles : Chandigarh, Pondichéry et Nagpur.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/01/2016

Près de 2 000 manifestants, dont des Britanniques, des Italiens et des Belges, ont apporté leur soutien samedi aux migrants de la “Jungle” de Calais, le plus grand bidonville de France. Ils ont demandé des “conditions d’accueil plus dignes”.

Britanniques, Français, Belges, Italiens… Quelque 2 000 personnes ont manifesté samedi 23 janvier dans l’après-midi à Calais, dans le nord de la France. Parmi les revendications exprimées, les manifestants ont demandé une meilleure prise en charge et des “conditions d’accueil plus dignes” pour les migrants. Des débordements ont eu lieu en fin de manifestation et le port de Calais a été bloqué pendant plus de trois heures après l’intrusion d’une cinquantaine de manifestants et de migrants sur un ferry.

“Réfugiés bienvenue”, “Calais, Lesbos, Lampedusa, nos frontières tuent”, “Ouvrez les frontières, laissez-les entrer”, pouvait-on lire sur des pancartes. “Nous sommes ici par solidarité et pour dénoncer l’inactivité de l’État français, qui n’a pas la volonté d’assurer une vie meilleure aux réfugiés”, a affirmé Rino, un étudiant italien de 22 ans, venu de Paris en bus et pour qui “une tragédie humaine” se joue à Calais.

>> À lire sur France 24 : “La boue au ventre : deux jours d’immersion dans le camp de migrants de Grande-Synthe”

“Pire que des animaux !”

“No jungle, no jungle”, ont scandé les migrants qui ont pris part à la manifestation. “Ici, nous vivons de façon pire que des animaux !”, s’est insurgé Wali, un migrant afghan qui vit dans la “jungle”, ce bidonville aux conditions d’hygiène difficiles situé près de la rocade portuaire où survivent quelque 4 000 personnes. Venus majoritairement d’Afrique de l’Est, du Moyen-Orient et d’Afghanistan, ces milliers de migrants vivent dans la “jungle” de Calais, dans l’espoir d’atteindre ensuite le Royaume-Uni, considéré par eux comme un eldorado.

“On peut voir le camp de l’Angleterre, de la côte du port de Douvres et il y a tous ces gens qui vivent dans la misère. Nous sommes en Europe. C’est la France, nous ne sommes pas dans un pays du tiers-monde” s’indigne une manifestante britannique au micro de l’envoyé spécial de France 24. “Un être humain n’a pas à vivre dans ces conditions, dans l’insalubrité, dans des tentes ou des cabanes qu’ils fabriquent par eux-mêmes”, ajoute une manifestante française qui s’est confiée à France 24.

Le 11 janvier, un centre d’accueil provisoire (CAP) composé de 125 conteneurs chauffés de 12 places pouvant accueillir 1 500 migrants a pourtant été inauguré à Calais. Mais, pour Jean-Baptiste, “ce n’est pas suffisant”. “Il y a urgence humanitaire, nous réclamons des conditions d’accueil dignes”, a-t-il affirmé.

“Débordements sérieux” en fin de manifestation

Des politiques ont également pris part à cette manifestation, notamment l’ex-candidat d’extrême gauche à l’élection présidentielle Philippe Poutou (NPA) qui a appelé à accueillir les migrants “de manière digne”. “C’est le minimum qu’on puisse faire”, a-t-il estimé. “On ne peut pas laisser cette situation perdurer ici. Les gens vivent dans des conditions inadmissibles, indignes, j’appelle M. Valls et M. Cazeneuve à prendre toutes les mesures qu’il faut pour régulariser cette situation”, a déclaré de son côté Karima Delli, députée européenne écologiste.

Partis à 14 h de la “jungle” de Calais, les manifestants se sont dispersés à 16 h 30. Mais la maire de Calais Natacha Bouchart a dénoncé ensuite “des débordements sérieux en centre-ville, en particulier sur la Place d’Armes, où la statue du Général De Gaulle et d’Yvonne Vendroux a été taguée”. En fin de manifestation, une cinquantaine de manifestants et de migrants ont réussi à monter illégalement à bord du Spirit of Britain, un ferry de la “P&0”. Par mesure de sécurité, l’activité du port a été suspendue. Vers 20 h 30, après plus de trois heures de blocage, les migrants ont été évacués par la police, qui a dû avoir recours à une passerelle mobile pour faire la jonction avec le bateau.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, 24 migrants ont été interpellés sur le ferry, et emmenés dans les locaux de la Police de l’air et des frontières (PAF) à Coquelles, près de Calais. Onze autre personnes, des militants de No Border d’après la même source, ont subi le même sort.

Une nouvelle fois, la preuve est faite par l’exemple que les manifestations organisées par des pseudo-défenseurs des migrants ont essentiellement pour vocation de perturber la vie économique”, a déploré la maire Natacha Bouchart. “L’attitude des No Borders à Calais est scandaleuse : il faut des sanctions ! Je demande au gouvernement une réunion de crise en urgence”, a pour sa part affirmé le nouveau président de la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, Xavier Bertrand, sur Twitter.

Avec AFP

Première publication : 24/01/2016