Archive for January 27th, 2016

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L’Iran s’est engagé à commander 118 avions à Airbus pour un montant estimé à 22,8 milliards d’euros. D’autres entreprises françaises ont également profité de la venue du président iranien Hassan Rohani à Paris.

Prix catalogue : 25 milliards de dollars (22,8 milliards d’euros). Airbus a remporté le jackpot, jeudi 28 janvier, lors de la venue du président iranien Hassan Rohani à Paris. L’Iran s’est engagé à acheter 118 avions au géant européen.

Cet accord avait été anticipé, mais un doute planait sur le nombre d’appareils que Téhéran voulait acheter (entre 114 et 122).

Airbus et les autres

Airbus n’est pas le seul à avoir profité économiquement du périple parisien du chef d’État iranien. Peugeot PSA a également annoncé la création d’une coentreprise avec le constructeur automobile iranien Khodro afin de faciliter le retour sur le sol iranien de la marque française. Téhéran a souligné être aussi entré en négociation avec d’autres acteurs du secteur automobile, comme Renault.

Les autres contrats majeurs qui ont été conclus concernent la SNCF, Total pour l’achat de pétrole iranien ou encore le groupe de BTP Vinci pour les nouveaux terminaux des aéroports Chahid Hashemi Nejad de Mashhad et Chahid Behesti d’Ispahan. En tout, ce sont 15 milliards d’euros de contrats sur lesquels l’Iran s’est fermement engagé. Ce montant devrait être plus élevé lorsque le prix final des accords les plus importants, comme avec Airbus, sera définitivement arrêté.

Première publication : 28/01/2016

Un homme avec deux armes et un Coran a été arrêté jeudi dans un hôtel du parc d’attractions Disneyland Paris, en banlieue parisienne. Il a été placé en garde-à-vue et l’enquête confiée, pour le moment, au parquet de Meaux.

Un homme en possession de deux armes de petit calibre et d’un Coran a été interpellé, jeudi 28 janvier, dans l’un des hôtels du parc d’attraction Disneyland Paris, en banlieue parisienne, a indiqué le ministère de l’Intérieur. Sa compagne, qui l’accompagnait, a également été arrêtée.

L’homme a été “repéré à son arrivée à l’hôtel dans le site Disneyland, où il avait une réservation”, a indiqué une source policière à l’AFP. “La sécurité de l’hôtel a trouvé sur lui deux armes de poing, un Coran et des cartouches”, a-t-elle indiqué.

La police a arrêté l’homme au moment où il allait franchir un portique de sécurité dans l’hôtel, a précisé RTL, puis l’a placé en garde à vue. Un périmètre de sécurité a été installé autour de son véhicule. Le parquet antiterroriste de Paris ne n’est pas saisi de l’affaire, qu’il a pour le moment laissée au parquet de Meaux (Seine-et-Marne), dit-on de source judiciaire.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a déclaré jeudi, lors d’une conférence de presse, que le risque d’attentats restait aussi élevé qu’après les attaques du 13 novembre. “L’année 2016 présente autant de risques que 2015, la menace terroriste est toujours présente, elle est au moins aussi grave, voire plus qu’au mois de novembre”, a-t-il déclaré en présentant les chiffres de la délinquance. “Tous les jours, nous procédons à des arrestations.”

Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/01/2016

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Un programme développé par les équipes de Google a réussi l’impensable : vaincre un champion de go. Une prouesse qui souligne la vitesse des progrès en intelligence artificielle.

Garry Kasparov, l’ex-champion du monde d’échecs, est passé par là… Face au logiciel Deep Blue. Dix neuf ans plus tard, le meilleur joueur européen de go vient de prendre une raclée par une machine. AlphaGo, crée par Deepmind qui appartient à Google, a gagné cinq parties et Fan Hui aucune, révèle un article de la revue scientifique américaine Nature, mercredi 27 janvier. C’est la première fois qu’un programme bat un joueur professionnel de go.

Ce score sans appel a longtemps paru difficilement concevable, voire impossible. Le go, un jeu vieux de plus de 2500 ans qui consiste à occuper plus d’espace que son adversaire avec des pions appelés “pierres” sur une sorte de damier, était en effet considéré comme un horizon indépassable pour l’intelligence artificielle (IA), à court terme. Pour Remi Coulom, spécialiste français de l’IA dans les jeux interrogé par Nature, cette prouesse n’était pas attendue avant une dizaine d’années au moins.

Apprendre à apprendre

Le nombre de possibilités à chaque coup dépasse de très loin celui des échecs et en fait le jeu de plateau le plus difficile à cerner par la simple force brut de calcul. “Le nombre de configuration possible sur un plateau de go est supérieur au nombre d’atomes dans l’univers”, assure Demis Hassabis, un neuroscientifique qui a travaillé pour Google à la création d’AlphaGo.

Les algorithmes de la machine de Google n’ont pas essayé de calculer chaque variante imaginable. “Ils ont pris une approche probabiliste qui consiste à décider quel est le coup probablement le plus fort à chaque fois”, explique à FRANCE 24 Pierre Marquis, spécialiste de l’IA à l’université d’Artois. Pour ce faire, les équipes de Deepmind ont appris à AlphaGo à apprendre tout seul. “Le programme a regardé 30 millions de parties de différents jeux ; ce qui lui a permis d’identifier les bonnes manières de jouer en fonction des situations”, souligne à France 24 Raja Chatila, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et robotiques (ISIR). Pour réussir à vaincre Fan Hui, la machine s’est ainsi entraînée sur des jeux vidéo comme “Pong”, “Space invaders” ou encore des simulations de boxe ou de courses de voiture.

C’est une différence importante avec Deep Blue, l’ordinateur qui a battu Gary Kasparov en 1997. Ce dernier avait été programmé spécifiquement pour gagner aux échecs, alors qu’AlphaGo a subi un entraînement pour la plupart des jeux. Les équipes de Google ont ensuite choisi d’en faire un tueur de champions de go parce que c’est le dernier jeu de plateau qui échappait au palmarès des machines. Mais il peut tout aussi bien défier le champion de Space invader si nécessaire.

À quoi bon ?

AlphaGo ne compte pas donner une leçon seulement au champion européen de go puisque cette bête de course et de calcul a défié Lee Sedol, le champion du monde sud-coréen, considéré comme le “Federer du go”. Ce match du siècle devrait avoir lieu en mars.

Mais qu’importe l’issue de cette partie, Google a déjà démontré que des algorithmes peuvent vaincre des champions de go. Mais à quoi bon ? Le géant d’Internet a-t-il réellement dépensé près de 600 millions de dollars pour acquérir Deepmind il y a un an dans le but de démontrer qu’aucun jeu ne résiste à ses machines ?

“Gagner au go est une étape symboliquement importante, mais ça ne renverse pas les choses dans le domaine de l’intelligence artificielle”, reconnaît Jean-Gabriel Ganascia, conseil scientifique de l’Observatoire B2V des mémoires et expert en intelligence artificielle. “C’est une étape plus qu’une révolution”, renchérit Raja Chatila.

Deepmind n’a pas découvert la pierre philosophale de l’intelligence artificielle. La société a plutôt amélioré les algorithmes existants. “C’est l’objectif de ce genre de challenge, et une fois qu’on a réussi, il est toujours temps de se demander dans quels autres domaines il est possible d’exploiter ces algorithmes”, souligne Pierre Marquis.

Google plus fort Facebook



Après le go, “les applications pratiques et immédiates d’AlphaGo ne sont pas évidentes”, assure Jean-Gabriel Ganascia. On est loin, par exemple, de Watson, cette machine développé par IBM et qui a battu un humain au “Jeopardy” en 2011. Sa puissance de calcul a été utilisée sur les marchés financiers et dans le domaine médical.

Les progrès de cet ordinateur s’inscrivent dans “l’autre branche de l’intelligence artificielle, l’apprentissage du langage naturel [comprendre les mots dans leur contexte, NDLR] et l’acquisition de connaissance”, rappelle Jean-Gabriel Ganascia. Des compétences dont les applications concrètes sont, d’après cet expert, plus faciles à identifier que le deep learning.

Mais le succès de Deepmind a néanmoins un intérêt : continuer à faire tomber les barrières de ce qu’on croyait impossible en matière d’intelligence artificielle. Et pour Google, cette victoire à une saveur particulière : voler la vedette à l’un de ses grands rivaux, Facebook. Le roi des réseaux sociaux avaient affirmé en novembre 2015 n’être plus très loin d’avoir mis au point un algorithme qui peut battre un champion de go.

Première publication : 28/01/2016

La brouille diplomatique entre Paris et Libreville a été évitée de peu. Manuel Valls a présenté des excuses au président gabonais, Ali Bongo, concernant ses propos sur son élection. L’opposition gabonaise fait fi de cet exercice de contrition.

Le début de brouille diplomatique entre la France et la Gabon semble désormais appartenir au passé. Manuel Valls, qui avait remis en cause l’authenticité de l’élection d’Ali Bongo samedi 18 janvier dans l’émission “On n’est pas couché” sur France 2 a profité de la présence du chef d’État gabonais au 46e Forum économique de Davos, en Suisse, samedi 21 janvier, pour enterrer la hache de guerre.

Soucieux de jouer l’apaisement, Manuel Valls, s’est donc excusé auprès du président gabonais, rapporte notamment Sylvain Moussavou, journaliste gabonais pour le site koaci.com. Le président Bongo “ne lui en aurait pas tenu rigueur mais lui aurait juste conseillé, ‘amicalement’, de faire attention [à ce] que ce type de situation ne se reproduise plus”, peut-on lire sur le site d’information africain.

La rencontre, qui a duré un peu moins d’une heure, selon les informations du site Jeune Afrique, s’est tenue à huis clos dans un bureau de l’aéroport de Zurich, “où l’ambiance s’est rapidement détendue. Manuel Valls y a mis les formes : face au chef de l’État gabonais, il s’est immédiatement excusé de sa bourde, arguant de sa fatigue après plus de trois heures d’émission”.

Opération de déminage

L’entrevue ne devait rien au hasard. Dès le 17 janvier, les cellules diplomatiques du Quai d’Orsay, de Matignon et des ambassades réunies se sont activées avec Libreville pour trouver une issue avec un objectif clair selon l’Élysée : “Tourner au plus vite la page de cet incident malheureux”.

Si l’incident semble clos entre les deux capitales, l’opposition gabonaise ne semble pas accorder une grande importance à cet “exercice diplomatique”. “Nous savons bien que ce n’était pas une bourde”, explique à France 24 François Ondo Edou, secrétaire exécutif adjoint de l’Union Nationale (UN), formation de l’opposition gabonaise. Manuel Valls a trouvé une formule [à travers ses excuses] pour retrouver une bonne entente séculaire entre nos deux pays, mais nous savons que Valls a dit la vérité lors de l’émission”. Et d’ajouter, “nous regrettons l’attitude de la France, pays de la liberté et des droits de l’homme, qui devrait plutôt encourager la transparence.”

Reste que les excuses de Valls n’ont pas eu le rentissement de sa gaffe. Son repenti n’à “fait l’objet que de quelques entrefilets dans la presse indépendante”, souligne François Ondo Edou. Qu’importe, pour l’opposant politique, l’essentiel est ailleurs : “Nous avons toutefois l’espoir que la France, œuvrera de tout son possible pour faire émerger un dialogue inclusif et sans tabou au Gabon [en cette année d’élection présidentielle au Gabon NDLR] pour la démocratie.”

Première publication : 28/01/2016

Des centaines de chauffeurs de taxi poursuivent jeudi leur mouvement de grève contre les VTC. À Paris, les accès à la porte Maillot sont toujours bloqués. En province, la mobilisation reste importante notamment à Marseille et Toulouse.

En grève depuis mardi, les chauffeurs de taxi en guerre contre les VTC ne désarment pas. De nouvelles opérations escargots ont eu lieu jeudi 28 janvier en région parisienne, où un total de 500 taxis continuaient le mouvement, selon une source policière. Un chiffre toutefois en baisse par rapport à la veille (1 000) et mardi (2 100).

Dans la capitale, les accès à la porte Maillot étaient toujours bloqués. À l’ouest de Paris, la circulation a été complètement saturée sur un tronçon de l’A13 entre Rocquencourt et la porte d’Auteuil. Il fallait compter jeudi matin deux heures pour effectuer 10 km, selon le site Sytadin.

Du côté des aéroports, plus de 160 taxis étaient présents à Orly pour bloquer les têtes de stations, tandis qu’une vingtaine filtrait les non grévistes au niveau de l’A106. Une cinquantaine de taxis bloquaient par ailleurs différents accès à Roissy, où un incident s’est produit en milieu de matinée. Au terminal 2B, un manifestant a été renversé par un chauffeur de VTC, interpellé dans la foulée, a indiqué à l’AFP une source aéroportuaire, confirmant une information du syndicat FO.

Une mobilisation en province

Autour de Marseille, des opérations escargots ont été organisées sur les principaux accès autoroutiers et des perturbations étaient attendues aux abords de l’aéroport international Marseille-Provence. La mobilisation reste également importante à Toulouse, où environ 300 taxis sont concentrés près de l’aéroport de Blagnac et de la gare SNCF Matabiau, selon les organisateurs.

Les taxis réclament une compensation à leur baisse d’activité et à la chute des prix des licences, dues selon eux à la concurrence de VTC qui cassent les prix et ne respectent pas la loi. En réponse, le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a réaffirmé jeudi la détermination du gouvernement à faire respecter la législation. “On va renforcer les contrôles pour s’assurer que les dispositifs prévus par la loi Thévenoud sont bien appliqués partout et prendre en compte tous les signalements qui sont faits”, a-t-il déclaré sur l’antenne de France Bleu Provence.

Emmanuel Macron a précisé que la table ronde “sur les questions du transport urbain” annoncée par Manuel Valls se tiendrait mi-février. Une invitation déjà déclinée par les taxis mardi. Mais il s’est fait aussi le porte-parole d’une des idées lancées par Uber, leur ennemi juré : l’ouverture des plateformes de géolocalisation VTC aux artisans taxis. “Il faut qu’elles puissent s’ouvrir aux chauffeurs de taxis”, a dit le ministre de l’Économie. Une application nationale réservée aux taxis était prévue dans la loi Thévenoud, mais n’a pas encore été mise en place.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/01/2016

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Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën a annoncé, à l’occasion de la visite en France du président iranien Hassan Rohani, la création d’une coentreprise avec Khodro pour permettre son retour en Iran.

L’Iran est de nouveau au coin de la rue pour Peugeot. La marque française a annoncé, jeudi 28 janvier, un accord pour former une coentreprise avec le constructeur automobile iranien Khodro. Cette initiative doit faciliter le retour du groupe français sur le marché iranien après deux ans de négociations difficiles.

L’annonce, faite à l’occasion de la visite en France du président iranien Hassan Rohani, intervient en même temps que d’autres bonnes nouvelles économiques. La SNCF a signé un accord avec le chemin de fer iranien et des contrats ont été conclus dans le domaine minier et celui de l’environnement.

Par ailleurs, le ministre iranien du Pétrole a également annoncé jeudi la signature imminente d’un accord avec le groupe Total. Une annonce que le géant pétrolier refuse pour l’instant de commenter.

Heurt et malheur de PSA en Iran

Le retour de PSA sur les routes iraniennes a une saveur toute particulière. Peugeot a en effet, pendant longtemps, été le numéro 1 des constructeurs européens dans la République islamique. La marque française avait profité des tensions entre les États-Unis et Téhéran après la révolution de 1979 pour prendre la place de General Motors. En 2011, PSA possédait 30 % de parts de marché dans le pays.

Le groupe français a cependant dû quitter l’Iran en 2012 à la faveur d’un renforcement des sanctions économiques américaines. Les véhicules de PSA sont toujours construits et vendus en Iran – par Khodro – mais Peugeot ne peut pas en profiter financièrement.

L’accord de partenariat avec Khodro change la donne. PSA a décidé d’investir 200 millions d’euros en cinq ans pour moderniser une usine iranienne et lancer la production de nouveaux modèles pour le marché local.

Première publication : 28/01/2016

La Fondation Abbé-Pierre, qui a publié jeudi son rapport annuel sur le logement, appelle les dirigeants à plus de “volontarisme politique”. Plus de 15 millions de personnes en France sont touchées par la crise du logement, selon l’association.

La France est malade du mal-logement. La Fondation Abbé-Pierre a publié jeudi 28 janvier un rapport annuel peu reluisant sur le logement en France. Ses conclusions : plus de 15 millions de personnes sont touchées par le mal-logement, selon l’association française qui appelle, par ailleurs, à plus de “volontarisme politique”.

Au total, 3,8 millions de personnes sont mal-logées et 12,1 millions de personnes “fragilisées”, soit “15 millions de personnes touchées, avec une intensité diverse, par la crise du logement”, a souligné Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé-Pierre, lors d’une conférence de presse.

Aggravation du mal-logement

Chiffre marquant, le nombre de sans-abri, qui a bondi de 50 % entre 2001 et 2012 : 141 500 personnes se retrouvent à la rue, à l’hôtel, sous un abri de fortune ou en centre d’hébergement, peut-on lire dans le document basé sur l’exploitation de la dernière édition de l’enquête nationale logement 2013 (Enl) de l’Insee.

En outre, près de 2,9 millions de personnes vivent dans des conditions très difficiles, dont 2,1 millions ne possèdent pas d’eau courante, de WC intérieurs, de douche, de moyen de chauffage ou de coin cuisine, ou vivent dans un immeuble à la façade très dégradée. Et 934 000 personnes vivent en “surpeuplement accentué” c’est-à-dire qu’il leur manque deux pièces par rapport à la norme de peuplement (+17 % entre 2006 et 2013).

Pour Christophe Robert, “il y a une aggravation du mal-logement qui touche avant tout les classes populaires”. Le taux d’effort net moyen (loyer + charges – allocations logement) des ménages les plus pauvres atteint ainsi 55,9 %, plus de trois fois supérieur à la moyenne (17,5 %).

Des engagements politiques “reniés”

Et l’extrême pauvreté, c’est-à-dire les personnes touchant moins de 40 % du revenu médian (660 euros par mois et par unité de consommation), qui avait diminué entre 1996 et 2002, est repartie à la hausse. “Le logement est le reflet des inégalités mais il est aussi accélérateur des inégalités”, souligne le délégué général de la Fondation Abbé-Pierre.

Côté politique, si la fondation se félicite de “certaines avancées” comme le chèque énergie, qui doit remplacer en 2018 les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz pour les ménages modestes, elle constate que certains engagements politiques “ont été tout simplement reniés”.

C’est le cas de la garantie universelle des loyers, l’une des mesures phares de la loi Alur votée en 2014 puis abandonnée car jugée trop coûteuse. Quant à certains objectifs annoncés comme la construction de 500 000 logements par an, dont 150 000 logements sociaux, ils “sont bien loin d’être atteints”, souligne le rapport.

La Fondation Abbé-Pierre appelle une nouvelle fois les pouvoirs publics à agir, en particulier en construisant des logements, et surtout des logements sociaux accessibles aux ménages les plus modestes. Elle demande aussi que les pouvoirs publics logent les ménages reconnus prioritaires Dalo (Droit au logement opposable), mènent une politique de prévention des expulsions locatives et des évacuations de terrain et régulent les marchés de l’immobilier.

Avec AFP

Première publication : 28/01/2016

Des engins explosifs factices destinés à des exercices de sécurité ont été découverts par accident à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle par des salariés de Fedex. Ils n’avaient pas été informés du transport de tels colis.

Des employés de Fedex de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle ont eu la peur de leur vie le 22 janvier dernier. En traitant des marchandises en provenance des États-Unis et à destination de la Tunisie, ces salariés de la compagnie américaine de fret ont découvert des engins explosifs factices. Un des colis s’est éventré dévoilant une cocotte-minute remplie de vis et de boulons.

Après un mouvement de recul, les salariés se sont rendus compte que le conteneur transportait d’autres dispositifs similaires, accompagnés de ce qui semblaient être des détonateurs, a raconté Frédéric Petit, représentant CGT du personnel de la compagnie.

Les employés ont alors alerté leur direction pour “danger imminent”. Des responsables sont arrivés sur place et ont ensuite tout vérifié, en passant les colis aux rayons X et en utilisant des chiens de détection d’explosifs.

D’après une source de sécurité aéroportuaire, “les colis étaient en réalité des leurres en partance pour l’ambassade des États-Unis à Tunis et destinés à des exercices d’entraînement”.”Ce genre de transit n’est pas courant mais se déroule parfois”, a également expliqué cette source. “C’est simplement la première fois que l’un des colis s’ouvre”.

Droit de retrait des employés

“C’est irresponsable”, a jugé Frédéric Petit, “surtout en plein état d’urgence” décrété après les attentats de novembre, tout en assurant que les employés n’avaient pas été mis au courant de ce type de fret. Les salariés de Fedex, selon le représentant syndical, souhaitent ainsi demander des comptes à leur direction ainsi qu’à la maison mère.

Ils ont décidé d’exercer leur droit de retrait et souhaitent l’interdiction de ce genre de transits en France, du fait de la situation sécuritaire du pays.

Avec AFP

Première publication : 28/01/2016