Archive for January 31st, 2016

Le guide Michelin a décerné lundi trois étoiles à Alain Ducasse du restaurant Plaza Athénée et à Christian Le Squer du restaurant Le Cinq, à l’hôtel George V. Le guide rouge a aussi dévoilé les 600 tables étoilées de son édition 2016.

Le guide Michelin a rendu son palmarès : Alain Ducasse au Plaza Athénée et le restaurant Le Cinq, sous la houlette du chef Christian Le Squer à l’hôtel George V, sont les nouveaux trois étoiles du guide Michelin, dont le palmarès annoncé lundi 1er février a été endeuillé par le suicide présumé du chef Benoît Violier.

L’édition 2016 du guide rouge a en revanche rétrogradé de trois à deux étoiles le restaurant d’Alain Ducasse au Meurice, autre hôtel de luxe parisien, ainsi que le Relais Bernard Loiseau à Saulieu (Côte d’Or). Cet établissement est dirigé par Dominique Loiseau, la veuve du chef, depuis que ce dernier a mis fin à ses jours il y a 13 ans.

“Choquée” et “déçue”

Dominique Loiseau s’est dite “choquée” et “déçue”, promettant de “mettre toute son énergie” pour récupérer cette troisième étoile attribuée en 1991 au restaurant où officie aujourd’hui le chef Patrick Bertron.

“C’est une décision qui est difficile mais ça fait partie intégrante de notre travail”, a expliqué Michael Ellis, directeur international du célèbre guide. “On a fait de nombreuses visites pour être absolument certain”, a-t-il souligné, souhaitant que “la maison Loiseau récupère cette étoile dès que possible”.

Hasard malheureux du calendrier, cette sélection a été annoncée au lendemain du décès de Benoît Violier, probablement un suicide selon la police. Le chef franco-suisse de 44 ans était à la tête du Restaurant de l’Hôtel de Ville à Crissier, près de Lausanne, triplement étoilé par l’édition suisse du Michelin.

Au total, l’édition 2016 de la “bible des gourmets” compte 600 tables étoilées, soit neuf de moins que la précédente. Avec deux entrants et deux sortants, le prestigieux club des trois étoiles regroupe au total 26 tables, comme en 2015.

Dix “trois étoiles” sont situés à Paris:

– Alain Ducasse au Plaza Athénée (2016)

– Le Cinq, à l’hôtel Four Seasons George V (Christian le Squer, 2016)

– Alléno Paris – Pavillon Ledoyen (Yannick Alléno, 2015)

– Epicure à l’hôtel Bristol (Eric Frechon, 2009)

– L’Astrance (Pascal Barbot, 2007)

– Le Pré Catelan (Frédéric Anton, 2007)

– Guy Savoy (2002)

– Pierre Gagnaire (1998)

– L’Arpège (Alain Passard, 1996)

– L’Ambroisie (Bernard Pacaud, 1988)

En régions :

– La Bouitte, à Saint-Martin de Belleville en Savoie (René et Maxime Meilleur, 2015)

– L’Assiette champenoise à Tinqueux dans la Marne (Arnaud Lallement, 2014)

– La Vague d’or, à Saint-Tropez dans le Var (Arnaud Donckele, 2013)

– Flocons de sel, à Megève en Haute-Savoie (Emmanuel Renaut, 2012)

– Auberge du Vieux Puits, à Fontjoncouse dans l’Aude (Gilles Goujon, 2010)

– Le Petit Nice, à Marseille (Gérald Passédat, 2008)

– Pic, à Valence dans la Drôme (Anne-Sophie Pic, 2007)

– Lameloise, à Chagny en Saône-et-Loire (Eric Pras, 2007)

– Régis et Jacques Marcon, à Saint-Bonnet-le-Froid en Haute-Loire (2005)

– Bras, à Laguiole dans l’Aveyron (Michel et Sébastien Bras, 1999)

– Georges Blanc, à Vonnas dans l’Ain (1981)

– Les Prés d’Eugénie, à Eugénie-les-Bains dans les Landes (Michel Guérard, 1977)

– Troisgros, à Roanne dans la Loire (Michel Troisgros, 1968)

– L’Auberge de l’Ill, à Illhaeusern dans le Haut-Rhin (Marc Haeberlin, 1967)

– Paul Bocuse, à Collonges-au-Mont-d’Or dans le Rhône (1965)

À Monaco :

– Le Louis XV Alain Ducasse (1990, retirée 1997, retrouvée 1998, retirée en 2001, retrouvée 2003)

Première publication : 01/02/2016

Le monde de la gastronomie, qui a découvert, lundi, le nouveau palmarès du guide Michelin, se trouve endeuillé par le décès du chef étoilé franco-suisse Benoît Violier, la veille. L’homme aurait mis fin à ses jours, selon la police.

Le monde de la gastronomie est en deuil : le chef trois étoiles franco-suisse Benoît Violier a été retrouvé mort, dimanche 31 janvier, alors que le guide Michelin, bible mondiale de la gastronomie, a révèlé, lundi, son palmarès 2016 pour la France. Le chef du Restaurant de l’Hôtel de Ville à Crissier (Suisse), qui était âgé de 44 ans, s’est probablement suicidé à l’arme à feu, selon la police.

La nouvelle de sa mort a suscité un flot de condoléances et d’hommages sur Twitter de la part de ses pairs : de Pierre Gagnaire à Gérald Passedat, en passant par Jean-François Piège et Marc Veyrat, qui s’est dit “anéanti”. “Grand chef, grand homme, gigantesque talent. Toutes nos pensées vont vers la famille et les proches de Benoît Violier”, a écrit le “pape” de la gastronomie française, Paul Bocuse.

Anne-Sophie Pic, seule femme triplement étoilée, s’est également dite “terriblement attristée par la disparition brutale de Benoît Violier”. “Je n’ai pas de mots”, a-t-elle tweeté.

“Nous sommes bouleversés par la disparition de Benoît Violier, chef à l’immense talent”, a aussi réagi le guide Michelin sur son compte officiel.

Spécialiste du gibier

Le chef franco-suisse, très reconnu, avait vu, en décembre, son restaurant, une institution du paysage gastronomique, auréolé de la première place de “La Liste”, classement de 1 000 “restaurants d’exception” dans le monde réalisé sous l’impulsion du Quai d’Orsay pour répondre au classement britannique controversé des “50 Best”.

À la mi-novembre, l’édition suisse du guide Michelin 2016 avait confirmé les trois étoiles de cet établissement près de Lausanne, dont Benoît Violier avait pris les rênes avec sa femme Brigitte en 2012.

Ce passionné de chasse était un spécialiste de la préparation du gibier et composait une cuisine de saison faisant une large place au bio. Passé chez Joël Robuchon à Paris, ce meilleur ouvrier de France avait succédé à la tête du Restaurant de l’Hôtel de Ville de Crissier, ouvert il y a 60 ans, aux chefs suisses Frédy Girardet puis Philippe Rochat, mort en juillet dernier après un malaise à vélo.

Un palmarès redouté

Ce drame rappelle des heures sombres au monde de la gastronomie, durablement marqué par le suicide d’un autre chef triplement étoilé, Bernard Loiseau, en février 2003, à l’âge de 52 ans. C’est dans ce contexte particulièrement alourdi que le guide Michelin a annoncé lundi les nouveaux étoilés de son édition 2016. Alain Ducasse, au Plaza Athénée, et le restaurant Le Cinq, sous la houlette du chef Christian Le Squer à l’hôtel George V, sont les nouveaux trois étoiles.

Le classement du Michelin est aussi attendu que redouté, car ses étoiles sont synonymes de retombées économiques et médiatiques pour les restaurants, et sa sortie s’accompagne régulièrement de controverses.

Avec AFP

Première publication : 01/02/2016

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Renault a rattrapé son retard sur le marché chinois en inaugurant, lundi, sa première usine, à Wuhan, dans le centre du pays. Une implantation industrielle qui arrive au moment où le marché chinois connaît un vif ralentissement.

Renault est passé à la vitesse supérieure en s’implantant sur le marché chinois. Après avoir installé ses quartiers au Brésil, en Russie et en Inde, le constructeur français a inauguré, lundi 1er février, sa première usine à Wuhan, dans le centre du pays. Renault réalise une implantation industrielle tardive sur le principal marché automobile mondial, où la marque au losange demeure confidentielle.

“C’est la première grande étape” pour le développement de Renault sur un marché crucial dont il restait quasi-absent, a déclaré son PDG Carlos Ghosn, lors d’une cérémonie au cœur des installations flambant neuves à Wuhan, importante métropole industrielle sur le fleuve Yangtsé.

Fruit d’une coentreprise avec le deuxième constructeur chinois, Dongfeng, l’usine de Wuhan dispose d’une capacité de production de 150 000 véhicules par an, une cadence qu’elle devrait atteindre progressivement.

Des voitures électriques pour bientôt

Dans un premier temps, l’usine assemblera le Kadjar, le dernier-né des “crossovers” de Renault, dans une version légèrement modifiée pour séduire les consommateurs chinois, très friands de 4×4 urbains (SUV). Puis un deuxième crossover, le D-SUV, sortira courant 2016 de ses chaînes. “On voit une explosion sur ce créneau en Chine. On arrive tard mais avec le bon produit”, observe Jacques Daniel, directeur de la coentreprise, tout en reconnaissant que l’implantation se fait dans une “conjoncture pas facile”. En effet, le marché automobile chinois, dans son ensemble, donne plutôt des signes de ralentissement.

L’usine de Wuhan, dont la première pierre avait été posée il y a juste 24 mois, est “un copié-collé” d’installations de Nissan. Les employés locaux ont été formés dans les usines du nippon, et le français pourra s’appuyer sur le même réseau de fournisseurs.

C’est par ailleurs à Wuhan que Renault produira, à partir de 2017, une voiture électrique basée sur la plateforme de sa berline Fluence, destinée à Dongfeng et sous marque locale. Si les volumes en resteront limités, Carlos Ghosn a indiqué, lundi, que le constructeur réfléchissait déjà à élaborer une voiture électrique “à prix abordable”, propre à séduire la Chine et d’autres pays en développement.

“Un excellent présage”

La Chine pourrait servir de précieux relai de croissance au groupe français, qui voit ses ventes trébucher sur des marchés phares, notamment en Amérique latine. Renault était l’un des derniers grands constructeurs occidentaux à ne pas disposer de présence industrielle en Chine, où il faisait jusqu’alors de la figuration, laissant son partenaire japonais Nissan y faire cavalier seul.

Pour l’heure, la neige qui s’est abattue sur Wuhan juste avant l’inauguration était jugée de bon augure pour l’avenir des “crossovers”, à en croire Li Li, responsable chinoise de gestion de l’usine: “Une première neige au début de l’année – celle du Singe commence dans une semaine – est un excellent présage pour la réussite des affaires”.

Le concurrent français PSA Peugeot Citroën – installé de longue date et également adossé à Dongfeng, avec qui il possède trois usines à Wuhan – écoule, lui, plus de 700 000 unités par an dans le pays.

Avec AFP

Première publication : 01/02/2016

Le cargo Modern express, à la dérive depuis sept jours sans équipage à 50 km du littoral aquitain, fait lundi l’objet d’une ultime tentative de remorquage. En cas d’échec il s’échouera entre lundi et mardi soir sur la côte landaise.

Une nouvelle opération pour tenter de remorquer le cargo Modern express, à la dérive depuis sept jours et désormais à 50 km du sud-ouest du bassin d’Arcachon, a débuté lundi matin peu après 8H30, a annoncé la préfecture maritime.

>> À (re)lire sur France 24 : “Les catastrophes écologiques de ces 40 dernières années”

“Début de l’opération de tentative de remorquage. 4 spécialistes de SMIT Salvage sont à bord du navire”, a indiqué la préfecture sur son compte twitter. SMIT Salvage est la société néerlandaise spécialisée dans le sauvetage de navires engagée par l’armateur du Modern express.

En cas d’échouage, des plans anti-pollution Polmar, Mer et Terre, seront déclenchés localement. Des brèches pourraient se produire dans les soutes à gazole du cargo lors de l’échouage, mais le préfet maritime a assuré qu’il “ne craint pas du tout de marée noire”, le bateau ne transportant que 300 tonnes de gazole de propulsion. À titre de comparaison, le pétrolier Prestige, naufragé en 2002 au large de la Galice, transportait 77 000 tonnes de fioul.

“Empêcher la marée noire”

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal, a assuré dimanche qu’en cas de fuite seraient mobilisés “tous les moyens déjà sur place : la sécurité civile, le travail du préfet maritime, 70 militaires spécialisés, des barrages – des gros boudins qu’on met sur la mer pour empêcher la marée noire de venir”. La ministre a estimé qu’il y a “une chance sur deux de réussir le remorquage”.

Dimanche, une météo hostile, avec des rafales à 80 km/h le matin, à 50 km/h en fin de journée, des creux de près de 6 m, a empêché toute tentative d’hélitreuiller sur le cargo des experts en renflouement de la société néerlandaise spécialisée Smit Salvage, pour préparer le remorquage.

Le Modern express, cargo récent (2001) immatriculé au Panama, naviguait du Gabon vers Le Havre lorsqu’il a émis mardi un signal de détresse à 280 km de la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, à la suite d’une forte gîte (inclinaison latérale), probablement due à un désarrimage de sa cargaison. Ses 22 hommes d’équipage, philippins, avaient été évacués par des hélicoptères espagnols.

Avec AFP

Première publication : 01/02/2016

Le cargo Modern express, à la dérive depuis sept jours sans équipage à 50 km du littoral aquitain, fait lundi l’objet d’une ultime tentative de remorquage. En cas d’échec il s’échouera entre lundi et mardi soir sur la côte landaise.

Une nouvelle opération pour tenter de remorquer le cargo Modern express, à la dérive depuis sept jours et désormais à 50 km du sud-ouest du bassin d’Arcachon, a débuté lundi matin peu après 8H30, a annoncé la préfecture maritime.

>> À (re)lire sur France 24 : “Les catastrophes écologiques de ces 40 dernières années”

“Début de l’opération de tentative de remorquage. 4 spécialistes de SMIT Salvage sont à bord du navire”, a indiqué la préfecture sur son compte twitter. SMIT Salvage est la société néerlandaise spécialisée dans le sauvetage de navires engagée par l’armateur du Modern express.

En cas d’échouage, des plans anti-pollution Polmar, Mer et Terre, seront déclenchés localement. Des brèches pourraient se produire dans les soutes à gazole du cargo lors de l’échouage, mais le préfet maritime a assuré qu’il “ne craint pas du tout de marée noire”, le bateau ne transportant que 300 tonnes de gazole de propulsion. À titre de comparaison, le pétrolier Prestige, naufragé en 2002 au large de la Galice, transportait 77 000 tonnes de fioul.

“Empêcher la marée noire”

La ministre de l’Écologie Ségolène Royal, a assuré dimanche qu’en cas de fuite seraient mobilisés “tous les moyens déjà sur place : la sécurité civile, le travail du préfet maritime, 70 militaires spécialisés, des barrages – des gros boudins qu’on met sur la mer pour empêcher la marée noire de venir”. La ministre a estimé qu’il y a “une chance sur deux de réussir le remorquage”.

Dimanche, une météo hostile, avec des rafales à 80 km/h le matin, à 50 km/h en fin de journée, des creux de près de 6 m, a empêché toute tentative d’hélitreuiller sur le cargo des experts en renflouement de la société néerlandaise spécialisée Smit Salvage, pour préparer le remorquage.

Le Modern express, cargo récent (2001) immatriculé au Panama, naviguait du Gabon vers Le Havre lorsqu’il a émis mardi un signal de détresse à 280 km de la pointe Nord-Ouest de l’Espagne, à la suite d’une forte gîte (inclinaison latérale), probablement due à un désarrimage de sa cargaison. Ses 22 hommes d’équipage, philippins, avaient été évacués par des hélicoptères espagnols.

Avec AFP

Première publication : 01/02/2016

Quatre jours avant que l’Assemblée nationale ne commence à débattre de la réforme constitutionnelle, l’ex-garde des Sceaux, Christiane Taubira, publie “Murmures pour la jeunesse”, un réquisitoire contre la déchéance de nationalité.

Lors d’une allocation à la New York University (NYU), Christiane Taubira avait réaffirmé, vendredi 31 janvier, qu’elle resterait “loyale” au président François Hollande. Le mardi 2 février, l’ancienne garde des Sceaux sortira pourtant en librairie “Murmures à la jeunesse” (Éditions Philippe Rey), un livre réquisitoire dans lequel elle réaffirme haut et fort son opposition à la déchéance de nationalité, ce projet de l’exécutif qui a motivé son départ du gouvernement.

“Céder à la coulée d’angoisse et se laisser entraîner, au lieu d’endiguer, signe la fin du Politique et de la politique. Le glas. Plus fatal que l’hallali”, écrit-elle.

D’après Le Monde, l’ouvrage, tiré à 40 000 exemplaires, a été imprimé discrètement en Espagne, acheminé sur des palettes opaques et présenté aux librairies comme un “livre sous X” pour réduire les risques de fuites. Seul François Hollande s’est vu adresser un jeu d’épreuves, vendredi 22 janvier, cinq jours avant que ne soit rendue publique la démission de Christiane Taubira.

Si le premier tiers de ce livre de 94 pages est consacré au terrorisme en général, Christiane Taubira déroule en longueur ses arguments contre la déchéance de nationalité. Elle fustige son “inefficacité” en raison de ses “effets nuls en matière de dissuasion”. Mais, plus fondamentalement, elle pointe son enjeu symbolique.

“Osons le dire: un pays doit être capable de se débrouiller avec ses nationaux. Que serait le monde si chaque pays expulsait ses nationaux de naissance considérés comme indésirables? Faudrait-il imaginer une terre-déchetterie où ils seraient regroupés ?”, écrit Christiane Taubira qui avait expliqué son départ de la Chancellerie, le 26 janvier, par un “désaccord politique majeur”.



Entre fidélité politique et acquit de conscience

À la lecture de ces lignes, difficile en effet d’imaginer qu’elle ait pu rester à sa place au sein du gouvernement plus longtemps. Le livre a néanmoins été imprimé avant sa démission – Christiane Taubira y est encore présentée comme la garde des Sceaux – et elle y fait part de ses tourments et hésitations.

“Je ne suis sûre de rien, écrit-elle. Le tourment m’habitera jusqu’à la tombe. L’inquiétude. L’intranquillité. Peut-être est-ce faire trop de bruit pour peu de chose. Peut-être serait-il plus raisonnable d’être raisonnable et de laisser passer. En convenir. S’en accommoder. Ne pas ajouter au trouble. (…) Ne vaut-il pas mieux alors un cri et une crise plutôt qu’un long et lent étiolement? Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m’avisais de bâillonner ma conscience.”

Si elle n’a pu se taire, “Murmures à la jeunesse” n’est pour autant pas une diatribe contre le gouvernement qu’elle a quitté le 26 janvier. Celle qui a toujours su conjuguer fidélité au gouvernement et esprit d’indépendance prend notamment soin de rendre hommage au président de la République, dont elle salue l’attitude après les attentats du 13 novembre 2015.

Sa loyauté n’empêchera pas que soit relancé, avec plus de vigueur encore peut-être, le débat déjà sur la déchéance de nationalité, alors que commence vendredi à l’Assemblée nationale l’examen de la réforme constitutionnelle, pour un vote attendu le 10 février.

Première publication : 01/02/2016