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L’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, Emmanuelle Mignon, a été mise en examen mardi pour favoritisme dans l’affaire des sondages de l’Élysée. Jeudi,un conseiller de l’ancien chef de l’État avait déjà été mis en examen pour favoritisme.

Emmanuelle Mignon, l’ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, a été mise en examen mardi 2 février pour favoritisme dans l’affaire des sondages et des dépenses de communication de l’Élysée lors du dernier quinquennat, a appris l’AFP de source judiciaire.

Âgée de 47 ans, elle a été directrice de cabinet de l’ancien président de la République, de mai 2007 à juillet 2008.

Jeudi 28 janvier, un conseiller “opinion” de l’ancien chef de l’État, Julien Vaulpré, avait déjà été mis en examen pour favoritisme.

Aujourd’hui avocate, Emmanuelle Mignon avait été placée en garde à vue en juin avec cinq autres collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont l’ancien secrétaire général de la présidence de la République, Claude Guéant, ainsi que son successeur, Xavier Musca.

L’enquête menée par le juge d’instruction Serge Tournaire porte sur les contrats conclus par l’Élysée avec des instituts de sondage ou des sociétés de conseil, durant la présidence de Nicolas Sarkozy (2007-2012), notamment avec le cabinet Publifact, dont l’un de ses plus proches conseillers à l’époque, Patrick Buisson, était (et est toujours) le gérant.

La polémique avait démarré en 2009, après la publication d’un rapport de la Cour des comptes épinglant sévèrement la convention Publifact, signée en juin 2007 par Emmanuelle Mignon pour l’Elysée.

La Cour relevait que ce contrat, “très succint”, n’avait pas été soumis aux dispositions du code des marchés publics et donnait à l’ancien patron du journal Minute (Patrick Buisson, toujours) “une totale liberté d’appréciation” sur les dépenses à engager.

Fin juillet, Patrick Buisson avait été mis en examen pour recel de favoritisme, abus de biens sociaux et détournement de fonds publics par un particulier.

Un autre conseiller de Nicolas Sarkozy, Pierre Giacometti, dont la société a signé entre 2 et 2,5 millions de contrats de conseil avec l’Élysée entre 2007 et 2012, avait été mis en examen fin septembre pour recel de favoritisme.

Avec AFP

Première publication : 02/02/2016