Archive for February 8th, 2016

Dans le Finistère, en Bretagne, un couple qui se promenait sur une plage a évité de peu la noyade lundi. Un promeneur est parvenu à les secourir alors qu’ils avaient été emportés par une vague. Leur mésaventure, filmée fait le tour du web.

Les images amateurs, impressionnantes, ont été postées sur Youtube. Elles montrent à quel point quelques secondes d’inattention peuvent avoir des conséquences dramatiques lorsqu’on se promène le long d’un littoral sous la tempête.

Lundi 8 février, vers 17 heures, un couple de retraités se balade sur la plage de Ploudalmézeau, dans le Finistère, à l’extrême ouest de la France. L’océan vient leur lécher les pieds et tout à coup, une lame entraîne l’homme, âgé de 75 ans. Sa femme, 76 ans, qui tente de le secourir, est happée elle aussi. En quelques secondes, les deux personnes sont charriées par la houle, très importante. Un promeneur se met alors à l’eau, pour tenter de ramener les deux malheureux, en vain.

Un couple échappe à la noyade en Bretagne

C’est finalement un quatrième promeneur qui parviendra à dégager les trois personnes. Ce garagiste de la commune de Lannilis se baladait avec sa famille. “J’ai vu le couple de retraités qui étaient la tête dans l’eau, en train de se noyer et une personne qui les tenait par les vêtements, j’ai donné mon téléphone à ma femme, je lui ai dit d’appeler les secours et j’ai sauté”, a-t-il raconté à France 2.

Une équipe médicale envoyée sur place par l’hélicoptère du SAMU 29 a pu porter les premiers secours au couple, dont les jours ne sont pas en danger.

Huit départements, principalement sur la façade atlantique et en Corse, demeuraient en alerte orange mardi soir pour vent ou vagues-submersion.

Première publication : 09/02/2016

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L’ancien ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a fait son retour sur le devant de la scène : il a lancé mardi un mouvement politique pour tenter de sauver une Europe menacée, selon lui, de désintégration, sur fond de crise des réfugiés.

Sept mois après avoir démissionné avec fracas du gouvernement de gauche radicale d’Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis fait son grand retour. L’ancien ministre grec des Finances, économiste iconoclaste et chantre de l’anti-austérité, a présenté à Berlin DIEM 25 (pour Democracy in Europe – Movement – 2025), un mouvement paneuropéen qui veut agir pour plus de démocratie et de transparence dans une Union européenne ébranlée.

Dressant le portrait d’une Europe qui se fourvoie, Yanis Varoufakis a fustigé “l’échec spectaculaire [des 28 pays membres de l’UE] à gérer la crise des réfugiés de manière sensible et humaniste, à l’exception possible d’Angela Merkel“, la chancelière allemande avec qui il a pourtant croisé le fer l’an dernier lors de son bref passage aux commandes des finances grecques en lambeaux.

La solution pour gérer l’arrivée sur le Vieux Continent de centaines de milliers de personnes jetées sur les routes de l’exode par les guerres et la misère “n’est pas de construire des murs” ou des “camps de concentration”, selon lui. “Ces barbelés et ces murs reflètent l’insécurité et ne font que répandre de l’insécurité” assène-t-il.

>> À lire sur France 24 : “Varoufakis, nouvelle coqueluche de la gauche européenne ?”

“La désintégration de l’Union européenne va susciter un effondrement qui va ressembler de manière terrible à ce qui s’est passé dans les années 30” avec l’arrivée des nazis au pouvoir, a-t-il prédit lors d’une conférence de presse sur l’une des scènes théâtrales les plus connues d’Allemagne, la Volksbühne.

“Absolument utopique”

Son mouvement a aussi pour objectif d’en finir avec “un processus de décision politique opaque” dont “l’objectif est d’empêcher les Européens d’exercer un contrôle démocratique sur leur argent, leur finance, leurs conditions de travail et l’environnement”, selon le manifeste fondateur.

“Ouvert à tous les démocrates libéraux, sociaux, radicaux, verts” en Europe, DIEM 25 a pour le moment bénéficié d’un soutien modéré de la gauche européenne.

DIEM 25 – une référence au “Carpe Diem” de la Grèce antique – considère comme “obsolète le modèle des partis nationaux qui forment des alliances fragiles au niveau du Parlement européen”. Mais l’homme de 54 ans, qui ne dispose plus d’aucun mandat politique depuis les élections législatives grecques du 20 septembre, n’a pas précisé si le mouvement comptait présenter des candidats aux scrutins européens.

Sa plateforme prône la mise sur pied d’une “assemblée constituante” pour, d’ici 2025, rédiger une “Constitution démocratique qui viendra remplacer tous les traités européens actuels”. Dans un souci de transparence, elle réclame aussi la publication ou la retransmission de toutes les réunions des dirigeants européens et de la Banque centrale européenne (BCE).

Qualifiant DIEM 25 de projet “absolument utopique”, Varoufakis reconnaît qu’il “pourrait très bien échouer”, mais l’estime sans alternative.

Avec AFP

Première publication : 09/02/2016

Éric Ciotti, député Les Républicains, président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes et secrétaire général adjoint du parti aux Fédérations, est l’invité de Mardi politique.

Éric Ciotti est interrogé par Véronique Rigolet pour RFI, Roselyne Febvre pour France 24, et Alain Auffray pour Libération.

Première publication : 09/02/2016

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La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) a dressé un réquisitoire très sévère contre Facebook et sa politique de collecte des données personnelles. Le géant américain a trois mois pour changer ses pratiques en France.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) aurait-elle pris Facebook en grippe ? Dans un avis rendu public le 25 janvier et publié le 8 février, la Cnil égrène les griefs à l’encontre du seigneur américain des réseaux sociaux comme d’autres mangent des cacahuètes au comptoir.

L’organisme public retient neuf manquements à la loi française de protection des données et de respect de la vie privée. Facebook est sommé d’y apporter des réponses satisfaisantes dans les trois mois, sans quoi la Cnil se réserve le droit d’ouvrir une procédure qui pourrait aboutir à une amende de 150 000 euros.

Une sanction qui ne doit pas effrayer outre mesure Mark Zuckerberg, fort des milliards de dollars de bénéfices de son empire. Reste que le réquisitoire du “gendarme” français du Net est très sévère à l’égard du géant américain.

  • Cachez ce dossier médical…

    La Cnil s’alarme de la possibilité offerte par Facebook à ses utilisateurs de lui faire parvenir une copie du dossier médical pour prouver leur identité. “Un tel document comporte de nombreuses données pouvant porter atteinte à la vie privée des personnes concernées”, souligne les auteurs de l’avis. Facebook incite, certes, à cacher les informations sensibles, mais la Cnil estime qu’il existe suffisamment d’autres documents pour prouver l’identité.
  • 1234567a, léger pour un mot de passe

    La Cnil a réussi à créer un compte avec un mot de passe des plus basiques : 1234567a. Ce serait contraire à la loi qui oblige les sites gérant un nombre important de données sensibles – comme Facebook – à “prendre toutes les précautions utiles pour préserver la sécurité des données”. Il faudrait, d’après l’organisme français avoir “plus de deux règles de complexité” (chiffres et lettres).
  • Trop de données mélangées pour être honnête

    Facebook récupère des informations dans tous les sens… Et notamment sur tous les sites visités disposant de boutons “j’aime” (ou “like”) ainsi que sur tous les terminaux (ordinateurs, smartphones, tablettes…) utilisés afin de se connecter à son compte. Les données collectées comprennent le profil utilisateur, les contenus partagés et “likés”, ainsi que les éléments de géolocalisation. Facebook puise également dans les informations collectées par ses autres applications comme Whatsapp ou Instagram et procède à des recoupements.

    Une manne colossale qui sert, entre autres, à “présenter des publicités pertinentes”. Problème : le mélange de toutes ces informations dans la grande moulinette de Facebook n’est autorisé à des fins publicitaires que dans cinq cas très précis (comme le respect de la sauvegarde de la vie de la personne concernée, ou dans le cas d’un contrat bilatéral). Et le réseau social serait, d’après la Cnil, hors-la-loi dans son utilisation des données collectées.

  • Dis-moi pour qui tu votes et avec qui tu couches… je t’enverrai des pubs

    Facebook incite ses utilisateurs à en dire beaucoup sur eux. Logique : plus ils s’épanchent sur ce qu’ils aiment, plus les publicitaires pourront leur envoyer des publicités ciblées. De quoi ravir les annonceurs. Mais pas la Cnil, qui trouve que le site va trop loin. En effet, certaines informations fournies par les utilisateurs concernent des questions sensibles comme l’orientation sexuelle, la sympathie politique ou l’appartenance religieuse.

    La Cnil estime que les abonnés ne se rendent pas forcément compte que ces données pourront être utilisées à des fins publicitaires. Elle presse donc Facebook d’ajouter des cases à cocher afin d’autoriser clairement le site à exploiter ces données ou non.

  • Manque de transparence

    Facebook joue les cachotiers et ça ne plaît pas à la Cnil. Le site n’informe pas les personnes concernées sur le lieu de traitement des données, la finalité de leur utilisation, et la possibilité qu’ont les internautes d’y accéder et de les rectifier. La loi française oblige pourtant de le faire, rappelle la Cnil.

  • Plus de six mois, trop long pour un historique

    La Cnil a constaté que le site avait gardé en mémoire l’historique de toutes les connexions à un compte Facebook depuis plus de six mois. Le géant américain a même conservé chaque adresse IP (identifiant des appareils connectés à Internet) utilisée pour se connecter sur ces mêmes périodes. C’est trop long d’après la commission. “Si la nécessité de lutter contre les usurpations de compte peut justifier de conserver ces données, il n’apparaît pas proportionné de les conserver pendant plus de six mois”, estiment les auteurs de la note.
  • Le Safe Harbor, c’est fini

    Facebook justifie le transfert aux États-Unis des données collectées en France en vertu de l’accord du “safe harbor” entre l’Union européenne et les États-Unis. Selon cette règle, les données personnelles de ressortissants européens peuvent être librement stockées outre-Atlantique, car le niveau de protection des informations y serait similaire à l’Europe.

    Mais, rappelle la Cnil, la justice européenne a décidé en octobre 2015 que les révélations sur l’espionnage made in NSA avait changé la donne. Le “safe harbor” n’est depuis lors plus valide. Facebook n’aurait donc pas le droit de transférer automatiquement toutes les données sur le sol américain.

  • Sus au cookie datr. La Cnil dénonce aussi un cookie (petit fichier contenant diverses informations installé sur l’ordinateur par un site visité) très particulier : le datr. Il permet à Facebook de suivre les pérégrinations numériques d’internautes qui n’ont, pourtant, pas de compte sur le célèbre réseau social. Il suffit qu’une personne visite pour une raison ou une autre le site facebook.com pour que le cookie datr soit déposé sur l’ordinateur. Pour la Cnil, il ne s’agit pas d’une “collecte loyale et licite de données”, telle que définie la loi.
  • Ces 13 cookies encombrants

    Facebook a déposé treize cookies sur les ordinateurs utilisés par la Cnil pour accéder au réseau social. L’installation de certains d’entre eux nécessite, d’après la loi française, l’accord explicite des utilisateurs. C’est notamment le cas des cookies publicitaires.

    La Cnil relève que dans son message de mise en garde pour les visiteurs du site, Facebook ne spécifie pas que certains cookies seront utilisés pour personnaliser les publicités. Cette absence de précision ne permet pas aux internautes de donner un accord éclairé à l’installation des cookies, assure la Commission.

Face à cette avalanche de critiques, Facebook a indiqué au Monde être confiant sur la conformité de son service avec le droit européen en matière de protection des données, et assure : “Bien entendu, nous prendrons contact avec la CNIL pour discuter des points soulevés.”

Dans ce dossier, la Cnil a eu une “lecture très littérale et une application pointilleuse” de la loi, estime Le Monde. Reste à savoir si cet avis fera jurisprudence pour tous les acteurs du Net en France. Dans ce cas, d’autres géants américains de l’Internet ont du souci à se faire et d’autres multinationales comme Apple ou Google ont déjà été critiquées pour le manque de transparence de leur processus de collecte des données ou sur l’utilisation qu’elles en font.

Première publication : 09/02/2016

Les débats sur l’épineuse question de la déchéance de nationalité se poursuivent mardi à l’Assemblée nationale. Certains députés ont invoqué la Seconde Guerre mondiale et leur héritage familial pour dénoncer la mesure.

“Que le lourd passé de notre Nation éclaire son avenir.” C’est sur ces quelques mots prononcés d’une voix tremblante que Charles de Courson, député centriste (UDI) de la Marne, a achevé son plaidoyer à l’Assemblée nationale. Alors que l’article 1 de la réforme constitutionnelle, qui donne un cadre à l’utilisation de l’état d’urgence, a été adopté tard dans la nuit du lundi 8 février par les députés, la question de la déchéance de nationalité continue d’émouvoir.

Certains députés ont invoqué les douloureux souvenirs de la Seconde Guerre mondiale à propos de l’article 2 du texte débattu mardi à l’Assemblée, prévoyant l’inscription de la déchéance de la nationalité dans la Constitution.

La gorge nouée par l’émotion, Charles de Courson a évoqué son grand-père, “député de la Nation, (…) qui avait voté contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain parce qu’il était contre le sabordage de la République” pour dénoncer une mesure “inacceptable” et “contraire à l’unité de la nation” telle qu’elle était présentée dans sa première version, ne concernant que les binationaux reconnus coupables de terrorisme.


“Voter pour ce texte, c’était trahir sa mémoire”, a-t-il ajouté. Contenant ses larmes, il a aussi rappelé le sort de son père, résistant français, qui avait lui aussi été “qualifié de terroriste par l’occupant nazi” pendant la Seconde Guerre mondiale. Le député a ensuite annoncé qu’il voterait pour la nouvelle rédaction de l’article 2, qui “s’appliquera à tous les Français condamnés pour des crimes et délits graves en lien avec le terrorisme”, estimant toutefois qu’une mesure d’indignité nationale eut été préférable.

À l’image de l’intensité du discours de Charles de Courson, le débat sur la question de la déchéance de nationalité divise profondément les parlementaires, au-delà des logiques partisanes. De son côté, Renaud Muselier, député européen Les Républicains, a invoqué son histoire personnelle pour dévoyer la mesure.

Il a rappelé sur la chaîne Public Sénat l’histoire de son grand-père, l’amiral Muselier, “compagnon de la Libération” et déchu de sa nationalité française par le régime de Vichy. Brandissant une photocopie du Journal officiel du 2 février 1941 actant la déchéance de son aïeul, le député a assuré que “la déchéance de nationalité donne raison aux terroristes” et s’est insurgé contre sa possible inscription dans la Constitution.

“Imaginez, on touche la Constitution, Marine Le Pen est après présidente de la République (….) Alors on ne peut plus dissoudre [le Parlement], on est en permanence dans une situation de conflit, et il y a une atteinte à nos libertés”, a-t-il mis en garde.

L’article 2 du texte doit être soumis au vote mardi 9 février. L’ensemble du texte pourrait être adopté par les parlementaires mercredi mais sera ensuite débattu au Sénat, rendant son avenir encore incertain.

La puissance des symboles invoqués par certains parlementaires pour dénoncer la déchéance de la nationalité l’inscrit lourdement dans une perspective historique qui dépasse le présent débat parlementaire. Rares sont d’habitude les élus mettant en avant leur histoire personnelle, une émotion citoyenne et individuelle qui illustre bien le caractère décisif et grave de la mesure.

Première publication : 09/02/2016

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Alphabet, la maison mère de Google, a versé 199 millions de dollars d’actions à Sundar Pichai, le PDG du moteur de recherche. Il devient ainsi le patron le mieux payé aux États-Unis actuellement.

Sundar Pichai est devenu le patron le mieux payé aux États-Unis. Le PDG de Google a reçu 199 millions de dollars en actions privilégiées (177 millions d’euros) d’après un document remis aux autorités américaines, mardi 9 février par Alphabet, la maison mère du moteur de recherche.

Il dépasse ainsi déjà John Hammergren, PDG de l’entreprise pharmaceutique McKesson, patron le mieux payé outre-Atlantique en 2015 avec 131,2 millions de dollars (117,2 millions d’euros).

Cet Indo-Américain de 41 ans détient dorénavant une participation dans Google qui s’élève à 600 millions de dollars (536 millions d’euros). Une somme importante qui fait, cependant, pâle figure par rapport à la valeur du portefeuille en actions de Google d’Eric Schmidt, le directeur exécutif, qui s’élève à 3,2 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros).

Beaucoup moins que Tim Cook

Sundar Pichai, nommé à la tête de Google en août 2014 lors de la réorganisation du géant de l’Internet, n’est pas le seul à avoir reçu une forte prime en actions. Diane Greene, responsable de l’activité cloud (stockage en ligne) du groupe, a obtenu 42,8 millions de dollars (38 millions d’euros) et Ruth Porat, la directrice financière du groupe, arrivée l’an dernier, a reçu 38 millions de dollars (34 millions d’euros).

Reste que tout ce beau monde est loin d’égaler les 376 millions de dollars (336 millions d’euros), en actions, reçus par Tim Cook en 2011… l’année où il est devenu PDG d’Apple.

Première publication : 09/02/2016