Archive for February 10th, 2016

Lors d’une intervention télévisée, jeudi, François Hollande a annoncé la tenue d’un référendum local sur le projet d’aéroport près de Nantes. Le président a également répondu à des questions sur la Constitution, la Syrie et sa candidature en 2017.

Quelques heures après avoir dévoilé la composition du nouveau gouvernement Valls, François Hollande a dévoilé sa feuille de route pour les derniers mois de son quinquennat, lors d’une interview diffusée en direct sur France 2 et TF1, jeudi 11 février.

  • Notre-Dame-des-Landes

Répondant à une question sur la compatibilité du projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et des positions de la nouvelle ministre du Logement, l’ex-secrétaire nationale d’Europe-Écologie-Les Verts, Emmanuelle Cosse, farouchement opposée à sa construction, le chef de l’État a annoncé la tenue d’un “référendum local”. Cette consultation populaire est prévue d’ici le mois d’octobre.

“ll n’y a pas de marchandage, je ne négocie pas des entrées au gouvernemlent contre des renoncements. En revanche, sur ce dossier de Notre-Dame-Des Landes, il y a un blocage, on le voit, des élus mobilisés pour que cet aéroport se fasse et d’autres élus non. (…) Alors à un moment, il faut prendre une décision”, a indiqué François Hollande.

  • Remaniement ministériel

Plus tôt, le président français a indiqué que le nouveau gouvernement était formé pour agir et non pour remporter quelque élection présidentielle à venir.”C’est un gouvernement qui doit agir, qui doit réfomer, avancer”.

Le groupe ministériel sous la houlette de Manuel Valls aura “trois grandes priorités”, selon le président : la sécurité des Français, l’emploi et l’environnement.

À la question : A-t-il songé à remplacer Manuel Valls ? “Non”, a répondu François Hollande, “parce que ce gouvernement, il est cohérent, il a une ligne, celle que j’ai fixée, non pas depuis Manuel Valls, qui anime cette équipe avec talent et autorité, mais depuis 2012”.

  • Déchéance de nationalité

François Hollande a, en outre, émis le souhait que la procédure de révision de la Constitution engagée par le Parlement, notamment relative à la déchéance de nationalité, ne traîne pas trop. “Je ne souhaite pas que la navette dure trop longtemps”, a-t-il fait savoir. Les Français “veulent que ça se termine, et moi aussi”.

  • Agriculture

Les cotisations sociales payées par les agriculteurs vont baisser très rapidement afin de les aider à affronter les crises agricoles actuelles, a également annoncé jeudi François Hollande. “Le Premier ministre va annoncer avant le 17 février une nouvelle baisse des cotisations sociales, tout de suite, pour l’ensemble des agriculteurs”, a souligné le chef de l’État.

  • Syrie

François Hollande a, par ailleurs, demandé l’arrêt des bombardements russes en Syrie soutenant Bachar al-Assad, qui “massacre une partie de son peuple”, et réitéré le souhait de voir le chef d’État syrien quitter le pouvoir. “Nous devons faire en sorte que Bachar al-Assad quitte le pouvoir et en ce moment, aidé par les Russes, il agit et massacre une partie de son peuple même s’il agit aussi contre un certain nombre de terroristes (…) Je demande que les actions russes puissent s’arrêter”, a-t-il affirmé.

  • Échéance électorale

Le chef de l’État a déclaré qu’il souhaitait agir comme président “jusqu’au bout” de son quinquennat et que le moment n’était “pas venu” pour lui de penser à l’élection présidentielle de 2017. Le socialiste s’est ensuite défendu de tout “calcul” politicien, répétant qu’il devrait avoir des “résultats” pour briguer un second mandat. “Ce que j’ai à faire c’est avancer et réformer jusqu’au bout”, a martelé François Hollande, qui n’a pas souhaité “entrer dans le débat des primaires”. Il prendra sa décision “le moment venu”, a-t-il dit.

Première publication : 11/02/2016

Après quatre ans passés au Quai d’Orsay à la tête de la diplomatie française, Laurent Fabius s’apprête à rejoindre le Conseil constitutionnel dont il va prendre la présidence. Retour sur une carrière entamée il y a près de quarante ans.

C’est visiblement ému que Laurent Fabius a fait ses adieux, mercredi 10 février, au ministère des Affaires étrangères. “Peu de personnes ont eu le privilège de dire qu’elles ont exercé la quasi-totalité des positions exécutives et administratives de la République. C’est une chance extraordinaire”, a déclaré non sans fierté l’ex-chef de la diplomatie française.

À 69 ans, Laurent Fabius, figure incontournable de la politique française, quitte donc les ors du Quai d’Orsay pour rejoindre la présidence du Conseil constitutionnel, sorte de pré-retraite politique – bien que le poste soit l’un des plus prestigieux de la Ve République. Ce nouveau point de chute, rue Montpensier, vient couronner une dense carrière qui s’est achevée à la fin de l’année 2015 sur deux succès diplomatiques majeurs : la COP 21 et le nucléaire iranien.

Les grands succès tricolores

Le chef de la diplomatie a en effet joué un rôle indéniable à la Conférence environnementale de Paris (COP21) qui a permis en décembre dernier d’aboutir à un accord sur la limitation du réchauffement climatique. Son leadership a été unanimement salué.

Même enthousiasme lors de la signature de l’accord historique sur le programme nucléaire iranien, en juillet dernier. “Il est rarissime qu’un ministre soit acteur de deux grands accords internationaux”, s’est même enorgueilli l’intéressé qui se vante de laisser à son successeur “une Rolls Royce” en guise de ministère.

L’enthousiasme de Fabius, aussi compréhensible soit-il, ne doit cependant pas masquer les failles de ces deux accords, incontestablement historiques, mais très fragiles… Les États signataires de l’accord climatique, sans clauses contraignantes, vont-ils tenir leurs engagements ? L’accord iranien sera-t-il respecté dans la durée ? Des questions qui, sans dénaturer le tour de force diplomatique tricolore, en rappellent les limites.

Le plus jeune Premier ministre de la Ve

Et ce “tour de force” fabiusien n’est pas une première. Retour en 1984. À l’époque, Laurent Fabius a 37 ans et une carrière qui démarre de façon fulgurante. Protégé de François Mitterrand, son “père” politique, le jeune socialiste est propulsé Premier ministre, le plus jeune de la Ve République – et accessoirement le plus jeune de l’histoire de la République française.

Jeune, Laurent Fabius n’en est pas moins inexpérimenté : il a déjà dix ans de bagage politique (élu local, député, ministre du Budget en 1981). Il n’en est surtout pas moins culotté. Raillé pour être la marionnette de son pygmalion Mitterrand, il veille à s’affranchir de cette tutelle trop étouffante. “Lui, c’est lui et moi, c’est moi”, lancera-t-il au journaliste Alain Duhamel en direct, à la télévision.

“Lui, c’est lui, et moi, c’est moi”

Impertinent, populaire, Laurent Fabius va toutefois rapidement connaître ses premières difficultés d’homme politique. Presque un an jour pour jour après son arrivée à Matignon, un épisode dramatique va sérieusement entacher la brillante carrière du jeune “quinqua” : l’affaire du Rainbow Warrior.

Le 10 juillet 1985, une équipe des services secrets français posent deux bombes sur le bateau de Greenpeace, en Nouvelle-Zélande, pour empêcher l’organisation de protection de l’environnement de perturber les essais nucléaires français à Mururoa, dans le Pacifique. Un photographe trouve la mort dans l’explosion. Ce qui devait être un sabotage devient une affaire d’État. Laurent Fabius, acculé par les médias, reconnaît officiellement, quelques semaines plus tard, la responsabilité de la France dans l’attentat.

“C’est la DGSE qui a coulé le Rainbow Warrior”

En 1986, Fabius quitte Matignon après l’échec de la gauche aux élections législatives. Jacques Chirac (RPR) s’installe alors dans son fauteuil : la Ve république expérimente pour la première fois la cohabitation. Et Fabius “expérimente” Chirac. Pendant cette campagne électorale, en effet, les deux hommes se livreront à une joute verbale mémorable lors d’un débat télévisuel devenu célèbre. Fabius en sortira affaibli dans les sondages, jugé hautain et “grand bourgeois”.

Chirac traite Fabius de “roquet” lors de la campagne des législatives en 1986

Dans les mois qui suivent, redevenu député, il accède au poste de président de l’Assemblée nationale. Fabius engage dans le même temps un bras de fer avec Lionel Jospin, alors premier secrétaire, et Pierre Mauroy, pour le contrôle du PS. Il perd la présidence du parti à deux reprises, en 1988 et en 1990. Il la décroche en 1992. À cette époque, les ennuis recommencent pour Fabius, rattrapé par une nouvelle affaire d’État qui va mettre un terme brutal et définitif à son ambition présidentielle : l’affaire du sang contaminé.

Accusé d’homicide involontaire

C’est l’un des plus graves scandales sanitaires de l’histoire contemporaine : la France apprend avec stupeur, après les révélations d’une journaliste, que le Centre national de transfusion sanguine a distribué entre 1984 et 1985 des produits sanguins contaminés par le virus du sida (VIH), provoquant la mort de centaines de personnes. À l’époque des faits, Laurent Fabius était alors Premier ministre. Il sera mis en cause par la justice, accusé “d’homicide involontaire”, et finalement innocenté en 1999. S’il n’est pas tenu responsable, l’ancien chef du gouvernement souffrira durablement d’une piètre image auprès de l’opinion publique.

Affaire du sang contaminé : rappel des faits

Ce procès fleuve correspond à sa relative traversée du désert. En 2000, c’est le retour en grâce. Laurent Fabius arrive à Bercy au ministère de l’Économie et des Finances dans le gouvernement de cohabitation de Lionel Jospin. Il sera aux premières loges pour le passage à l’euro, ce qui ne l’empêchera pas de dire “non” au référendum de 2005 sur la Constitution européenne, en contradiction avec la ligne définie par le Parti socialiste.

Cette position contre le courant officiel marquera le début des hostilités avec François Hollande, alors patron du PS. Pendant des années, la détestation cordiale entre les deux hommes est un secret de polichinelle. “Franchement, vous imaginez Hollande président de la République ? On rêve !”, avait-il lâché en 2011, après la victoire de l’actuel président à la primaire de son parti. À l’époque, Dominique Strauss-Kahn était largement donné favori… Celui qu’il appelait “Fraise des bois” ou “Monsieur petites blagues” deviendra pourtant, quelques mois plus tard, le nouveau locataire de l’Élysée.

Le ministère “des crises”

Si les deux hommes ne s’apprécient guère, force est de reconnaître qu’il n’y a pas eu un mot de travers depuis l’accession de Hollande à la tête de l’État. “Fabius méprise Hollande mais respecte sa fonction”, confie un membre de son entourage au Monde.

Le 16 mai 2012, le président le nomme à la tête de la diplomatie française. De son propre aveu, Fabius se dit novice en politique étrangère, il est pourtant tout de suite plongé dans le grand bain. Au Moyen-Orient, il doit surtout gérer le conflit en Syrie, en Europe, il sait qu’il a fort à faire avec l’Ukraine et la crise des migrants.

Son bilan est plutôt mitigé dans chacun de ces domaines. En Syrie, d’abord. Depuis son arrivée au ministère des Affaires étrangères, Fabius n’a jamais cessé d’appeler au départ de Bachar al-Assad, misant sur le fait que son régime allait rapidement s’effondrer. Mais quatre ans plus tard, le président syrien paraît plus que jamais indéboulonnable malgré la guerre qui ravage son pays, 250 000 morts et l’extension du groupe terroriste État islamique. Laurent Fabius n’a pas non plus digéré la volte-face américaine de l’été 2013 et l’abandon de la ligne rouge sur l’utilisation d’armes chimiques par le régime.

Quarante tours du monde

L’Afrique, qui est aussi le pré-carré du chef de la diplomatie, a été laissée au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui a lancé les opérations militaires Serval (au Mali) et Sangaris (en Centrafrique) en 2013, puis Barkhane (au Sahel) en 2014 pour lutter contre le terrorisme. Sur le continent, la patte Fabius a été quasi-inexistante.

Autre regret exprimé par le chef du Quai d’Orsay, la politique européenne. À l’heure où 2016 s’annonce “une année extrêmement pleine de risques avec l’immigration, le terrorisme, les forces de dispersion, le risques de Brexit […] Nous mesurons à quel point les difficultés sont énormes”, a-t-il estimé.

En près de quatre années passées au Quai d’Orsay, Laurent Fabius aura tout de même affoler les compteurs avec 38 000 km parcourus par mois et l’équivalent de 40 tours du monde depuis 2012. “Il faut que [mon remplaçant] n’ait pas mal au cœur”, a-t-il plaisanté.

Première publication : 11/02/2016

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L’existence d’ondes gravitationnelles, prédite par Albert Einstein en 1916 dans le cadre de la théorie de la relativité, a été confirmée pour la première fois. Une découverte qui ouvre la porte à l’étude de phénomènes spatiaux comme les trous noirs.

Einstein avait raison : elles existent bien et une équipe internationale de chercheurs en a enfin vu une. Une collaboration américano-européenne de près de 1 000 scientifiques a réussi à observer les très mystérieuse ondes gravitationnelles, a annoncé le CNRS jeudi 11 février lors d’une conférence de presse.

C’est la fin d’une quête vieille de 100 ans. L’existence de ces ondes avait été théorisée par le célèbre physicien Albert Einstein en 1916, comme une conséquence de sa théorie de la relativité générale.

En permanence dans l’air

Elles peuvent “être comparées à des vaguelettes dans un lac créées par le jet d’une pierre”, explique à France 24 Frédérique Marion, chercheuse au CNRS et à l’Université Savoie-Mont Blanc, qui a participé aux programmes internationaux Ligo et Virgo, à l’origine de cette découverte.

Elles sont créées dès qu’une masse fait un mouvement brusque ou rapide. Ainsi, un service au tennis ou le coup de poing d’un boxeur produisent des ondes gravitationnelles. Il y en a donc en permanence dans l’air.

Mais ces courbures de l’espace sont tellement minimes qu’il est presque impossible de les détecter. Les trois capteurs (deux aux États-Unis, un en Italie), appelés interféromètres, utilisés par ces scientifiques avaient besoin d’un phénomène cosmique très violent, qui agirait comme une grosse pierre lancée dans le lac de l’espace. “Des évènements comme l’explosion d’une étoile ou la fusion de deux trous noirs peuvent être de nature à créer des ondes suffisamment fortes pour être perceptibles par nos capteurs”, précise Frédérique Marion.

Aller au cœur d’un trou noir

En l’espèce, c’est la fusion de deux trous noirs pour en créer un plus important qui a été à l’origine de la détection de ces ondes par les équipes internationales. Ce brutal événement spatial s’est déroulé à une distance de 100 fois la taille de notre galaxie, il y a 1,3 milliard d’années. Les ondes détectées sur terre ont alors traversé l’espace et le temps pour créé des variations entre les distances des objets (en l’occurrence des miroirs dans les capteurs) de l’ordre du milliardième de la taille d’un atome.

Leur détection, en soi, est donc un exploit scientifique. Il a également une portée théorique importante puisqu’il permet de mieux comprendre la gravitation et de vérifier les prédictions de la théorie d’Einstein.

Surtout, cette découverte “ouvre la porte à un nouveau type d’astronomie”, assure Frédérique Marion. La possibilité d’observer ces ondes va permettre d’en apprendre davantage sur des objets ou événements spatiaux qui étaient jusqu’à présent invisibles directement. Ainsi, il sera pour la première fois possible “de se projeter grâce à ces ondes au cœur même d’un trou noir”, précise la scientifique française. Ces vaguelettes pourront également permettre de mieux comprendre ce qui se passe lors de l’explosion d’une étoile. Le célèbre E=mc² d’Albert Einstein permet donc finalement de tourner une nouvelle page astronomique.

Première publication : 11/02/2016

L’Élysée a publié jeudi la composition du nouveau gouvernement de Manuel Valls, avec l’arrivée notable de trois écologistes : Emmanuelle Cosse comme ministre du logement, Jean-Vincent Placé et Barbara Pompili comme secrétaires d’État.

Départ, éviction, retour en grâce… L’Élysée, sur proposition du Premier ministre Manuel Valls, a dévoilé jeudi 11 février le nouveau visage du gouvernement. Ainsi, les écologistes signent leur grand retour au gouvernement avec la nomination d’Emmanuelle Cosse, qui quitte la présidence d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) pour le Logement et l’Habitat durable, le poste qu’occupait Cécile Duflot jusqu’à son départ en 2014 pour cause d’incompatibilité avec Manuel Valls.

Sur proposition du Premier ministre @manuelvalls, le président @fhollande a nommé les ministres suivants pic.twitter.com/qwG0lx44h3

— Élysée (@Elysee) 11 Février 2016

François Hollande a donc convaincu cette militante de 41 ans, jusqu’alors conseillère régionale d’Ile-de-France, de rallier le Premier ministre, dont les relations avec EELV ont toujours été compliquées.

Pourtant, la dirigeante écologiste ne mâchait pas ses mots il y a peu encore sur le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, que le Premier ministre juge “nécessaire”. “Je ne peux pas accepter que la France qui, lors de la conférence sur le climat, a expliqué à tous les États de la planète qu’il fallait agir contre le réchauffement climatique, autorise un projet qui détruit la nature sans répondre à un besoin économique”, disait-elle dans Le Monde du 25 janvier.

L’écologiste Jean-Vincent Placé a également été nommé secrétaire d’État chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification et Barbara Pompili a été nommée secrétaire d’État chargée de la Biodiversité.

Les autres changements

Autre changement notable : l‘ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault succède à Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères.

À noter également que Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a été nommé ministre de l’Aménagement du Territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales. Et Audrey Azoulay, conseillère culture de François Hollande, remplace Fleur Pellerin à la Culture et à la Communication.

Le nouveau gouvernement Valls comprend donc 38 ministres et secrétaires d’État contre 32 dans le précédent, 19 hommes et 19 femmes. Si la parité est respectée, aucune femme n’a en revanche hérité d’un ministère régalien.

Voici la composition exhaustive du nouveau gouvernement Valls :

Ministres :

  • Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères et du Développement international
  • Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat
  • Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
  • Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics
  • Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé
  • Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense
  • Jean-Jacques Urvoas, garde des Sceaux, ministre de la Justice
  • Myriam El Khomri, ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
  • Jean-Michel Baylet, ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales
  • Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur
  • Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du gouvernement
  • Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable
  • Emmanuel Macron, ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique
  • Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication
  • Laurence Rossignol, ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes
  • Annick Girardin, ministre de la Fonction publique
  • Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
  • George Pau-Langevin, ministre des Outre-Mer

Sécrétaires d’État :

  • Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement
  • Ericka Bareigts, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité réelle
  • Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification
  • Juliette Méadel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes
  • Harlem Désir, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé des Affaires européennes
  • Matthias Fekl, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger
  • André Vallini, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chargé du Développement et de la Francophonie
  • Alain Vidalies, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche
  • Barbara Pompili, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée de la Biodiversité
  • Thierry Mandon, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
  • Christian Eckert, secrétaire d’État auprès du ministre des Finances et des Comptes publics, chargé du Budget
  • Ségolène Neuville, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion
  • Pascale Boistard, secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie
  • Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants et de la Mémoire
  • Clotilde Valter, secrétaire d’État auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chargée de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage
  • Estelle Grelier, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, chargée des Collectivités territoriales
  • Martine Pinville, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire
  • Axelle Lemaire, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, chargée du Numérique
  • Hélène Geoffroy, secrétaire d’État auprès du ministre de Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargée de la Ville
  • Thierry Braillard, secrétaire d’État auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, chargé des Sports

Avec AFP et Reuters

Première publication : 11/02/2016

Deux ans après son remplacement par Manuel Valls à Matignon, Jean-Marc Ayrault a été nommé, jeudi, ministre des Affaires étrangères, suite au départ de Laurent Fabius.

C’était un retour attendu. L’ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault succède à Laurent Fabius au ministère des Affaires étrangères, a annoncé l’Élysée, jeudi 11 février, par communiqué.

Sur proposition du Premier ministre @manuelvalls, le président @fhollande a nommé les ministres suivants pic.twitter.com/qwG0lx44h3

— Élysée (@Elysee) 11 Février 2016

Laurent Fabius laisse donc la place à l’ancien chef du gouvernement, en poste de 2012 à 2014, qui avait été remplacé par Manuel Valls à Matignon.

“Démissionné” au printemps 2014, ce fidèle de François Hollande avait laissé les rênes à un homme au style et aux ambitions opposés aux siens. Sa nomination comme chef de la diplomatie, domaine directement relié à l’Élysée, limitera ses contacts avec l’actuel locataire de Matignon.

>> À lire sur France 24 : “Jean-Marc Ayrault, Premier ministre ‘normal’ de François Hollande”

Son arrivée “est une bonne nouvelle pour le couple franco-allemand”, a réagi un député socialiste, rappelant le lien privilégié de Jean-Marc Ayrault avec l’Allemagne, pays où il se rend souvent et dont il enseigna naguère la langue. Redevenu simple député à son départ de Matignon, l’ancien maire de Nantes revient aux affaires par la grande porte, en cohérence avec la “réhabilitation” de son action passée.

“Les années Ayrault sont aujourd’hui vécues comme une espèce d’âge d’or, où l’on réformait. Il a l’image d’un homme de convictions”, abonde un député, citant le mariage homosexuel et le pacte de responsabilité, décidés sous sa houlette au début du quinquennat de François Hollande.

Peu avant de quitter Matignon, il avait proposé une remise à plat de la fiscalité, finalement restée lettre morte. Plutôt silencieux au sein d’une majorité turbulente, Jean-Marc Ayrault avait défendu, l’an dernier, l’idée d’une progressivité de la contribution sociale généralisée (CSG) inscrite dans la loi de finances pour 2016, mesure finalement censurée par le Conseil constitutionnel.

“Il s’ennuie”

“Il s’ennuie”, disait-on ces derniers mois de celui qui a abandonné à Johanna Rolland son mandat de maire de Nantes, tout comme celui de président de la communauté d’agglomération nantaise et de patron du groupe PS à l’Assemblée. Jean-Marc Ayrault avait quitté Matignon affaibli par un chômage obstinément orienté à la hausse – dont la courbe n’a toujours pas été inversée -, des “couacs” à répétition d’une équipe indisciplinée et une déroute électorale du camp socialiste aux élections municipales de 2014.

Par ailleurs, Jean-Marc Ayrault est un fervent défenseur du projet très contesté de construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes.

Avec AFP

Première publication : 11/02/2016

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Le Fonds monétaire international a annoncé jeudi qu’il n’y avait pas d’autre candidature que celle de Christine Lagarde pour prendre la tête de l’organisation. L’actuelle directrice générale est donc assurée d’exercer un deuxième mandat en juillet.

Christine Lagarde ne devrait pas rencontrer de difficultés majeures pour être réélue à la tête du Fonds monétaire international (FMI) : l’ancienne ministre française de l’Économie est la seule candidate à sa propre succession, a annoncé jeudi 11 février l’organisation internationale dans un communiqué.

“La période de soumission des candidatures au poste de directeur général s’est achevée le mercredi 10 février. Un seul candidat, l’actuelle directrice générale Christine Lagarde, a été nommé”, a déclaré le doyen du conseil d’administration du FMI, Alexeï Mojine, dans un communiqué.

Première femme à diriger le FMI, Christine Lagarde a pris ses fonctions à la tête de l’organisation internationale en 2011 pour remplacer Dominique Strauss-Kahn, emporté par le scandale du Sofitel de New York. Son mandat expire le 5 juillet prochain.

La nomination de Christine Lagarde pour un second mandat doit être formellement entérinée par un vote du conseil d’administration. Fin janvier, le FMI espérait achever le processus de désignation début mars.

Avec Reuters

Première publication : 11/02/2016

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Les vols entre l’Europe et les États-Unis pourraient bientôt être plus longs, plus chers et plus polluants. La faute au jet-stream qui va souffler de plus en plus fort, d’après une étude britannique.

C’est un cercle vicieux. Le climat pâtit du trafic aérien qui, en retour, devrait souffrir des effets du réchauffement climatique. Dans les années à venir, un aller-retour entre l’Europe et les États-Unis devrait durer, en moyenne, 1,18 minute de plus, d’après les résultats d’une étude britannique parue mercredi 10 février dans l’Environmental Research Letters.

C’est peu ? Sachant qu’il y a environ 300 allers-retours par jour au-dessus de l’Atlantique, cela représente 2 000 heures de vols en plus par an, soit un coût supplémentaire en carburant de 22 millions de dollars pour le secteur. Surtout, et c’est là que le cercle devient vicieux, ces besoins supplémentaires en kérosène provoqueront l’augmentation des émissions de CO2 du trafic aérien de 70 millions de kilogrammes par an, assure Paul Williams, chercheur à l’université de Reading (Grande-Bretagne) et auteur de l’étude.

La faute au jet-stream

La raison de ce rallongement des durées de vol a un nom : le jet-stream. Ces courants d’air très rapides, qui soufflent de l’Ouest vers l’Est, vont encore s’accélérer et devenir plus brutaux à cause du réchauffement climatique, ont démontré plusieurs études depuis plus d’un an. “La différence des températures entre les régions chaudes tropicales et les zones polaires, qui agissent sur la vitesse du jet-stream, va s’accentuer à cause du réchauffement climatique et le courant d’air va par conséquent aussi être plus rapide”, souligne dans son étude Paul Williams. Ces vents risquent d’être 15 % plus rapides dans quelques dizaines d’années.

Les avions qui traversent l’Atlantique ont à affronter ces vents lorsqu’ils volent vers les Amériques. Dans le sens inverse, ils en profitent et sont portés par le jet-stream. Paul Williams, qui a simulé la durée de vol de 1,3 million de trajets sur 40 ans, conclut que l’effet négatif de voler contre des vents de plus en plus forts est plus important que le bénéfice d’être poussé par ces mêmes courants d’air. En clair, il devrait y avoir plus de trajets entre, par exemple, Londres et New York qui vont dépasser les 7 heures (durée moyenne actuelle) que de vols en dessous de 5h20 depuis New York vers la capitale britannique.

Davantage de turbulences

Ce n’est pas le seul effet d’un jet-stream toujours plus violent sur le secteur aérien. Les turbulences en vol au-dessus de l’Atlantique devraient également se multiplier et devenir plus brutales avait averti le même Paul Williams dans une autre étude publiée par la revue Nature Climate Change en 2013. Le chercheur britannique y soutient que le nombre de secousses subies par un avion devrait, en moyenne, augmenter de 40 % d’ici à 2050.

Des vols plus longs, donc probablement plus chers et plus chaotiques entre l’Europe et les États-Unis ? Une tendance qui pourrait décourager certains touristes européens de visiter le pays de l’Oncle Sam… et avoir des conséquences financières pour les compagnies aériennes. La nature se vengerait ainsi du fait que le trafic aérien était, selon les chiffres de 2012, responsable d’environ 2 % de l’ensemble des émissions de gaz carbonique.

Première publication : 11/02/2016

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Twitter a annoncé que, pour la première fois, le nombre d’utilisateurs mensuels de son service n’avait pas progressé, il aurait même baissé. Reste que par rapport à l’année dernière, les revenus de Twitter ont augmenté de près de 50 %.

C’est une première dont Jack Dorsey, le PDG de Twitter, se serait bien passé. Il a annoncé, mercredi 10 février, que le nombre d’utilisateurs de son service avait stagné à 320 millions au quatrième trimestre de l’année fiscale 2015.

Cette tendance confirme que le site à un problème de croissance et démontre que les initiatives prises par Jack Dorsey depuis son retour aux manettes l’an dernier n’ont pas encore porté leurs fruits, comme le lancement de Moments, une sorte de pot-pourri des meilleurs tweets, ou encore l’augmentation de la limite des caractères dans un message privé.

Cette mauvaise nouvelle a déplu aux investisseurs. L’action a perdu 12 % de sa valeur après l’annonce des résultats financiers.

Baisse des utilisateurs mais hausse des revenus

En fait, la nouvelle est probablement encore pire qu’une simple stagnation. Twitter a en effet reconnu que, sans prendre en compte les personnes qui ne font que recevoir des tweets par SMS, le nombre d’utilisateurs a, en réalité, baissé par rapport au troisième trimestre, passant de 309 millions à 307 millions.

Autre sujet d’inquiétude : les revenus futurs. La société californienne anticipe un chiffre d’affaires pour le prochain trimestre inférieur à 610 millions de dollars, alors que les investisseurs misaient sur 630 millions de dollars.

Reste que par rapport à l’année dernière, les revenus de Twitter ont augmenté de près de 50 %. En d’autres termes, même si le nombre d’utilisateurs n’augmente plus, chacun d’entre eux rapporte plus d’argent au site.

Première publication : 11/02/2016

Les propriétaires de la célèbre salle de concerts du Bataclan, où des dizaines de personnes ont été tuées lors des attentats du 13 novembre, comptent rouvrir les lieux au public fin novembre 2016, après des travaux de rénovation.

L’enceinte mythique du Bataclan compte rouvrir ses portes fin novembre, a annoncé, mercredi 10 février, l’équipe de direction de la célèbre salle de spectacles parisienne où 89 personnes ont été tuées le 13 novembre par trois jihadistes.

“Aujourd’hui, nous souhaitons partager avec vous une nouvelle importante : nous avons décidé de la rénovation du Bataclan. Nous ferons tout notre possible pour accueillir à nouveau des spectacles avant la fin de l’année 2016”, a annoncé le Bataclan, co-dirigé depuis douze ans par les producteurs Jules Frutos et Olivier Poubelle. Précisément pour la fin novembre, a indiqué Jules Frutos mercredi 10 février à France Info.”Pour les gens du Bataclan et je l’espère pour une grande partie du public, c’est une phase positive et apaisante”, a-t-il confié.

“Nous ferons le maximum pour rouvrir avant la fin de l’année, nous y travaillons avec les bureaux d’étude”, a indiqué de son côté le patron de la branche Lagardere Unlimited Live Entertainment, Jérôme Langlet, à l’AFP. Les travaux ne sont cependant pas encore commencés dans l’établissement classé monument historique, a-t-il ajouté.

Située 50 boulevard Voltaire (XIe arrondissement), cette vaste salle avec balcon, dont le nom fait référence à Ba-ta-clan, une opérette d’Offenbach avait été édifiée en 1864 sous le nom de “Grand Café chinois – Théâtre Bataclan”, puis rénovée en 1952.

Avec AFP

Première publication : 11/02/2016