Archive for February 20th, 2016

Pour les cent ans du début de la bataille de Verdun, plusieurs commémorations ont eu lieu dimanche. Au petit matin, une cérémonie émouvante s’est déroulée au Bois des Caures, théâtre de combats particulièrement violents.

Une pluie fine tombe sur le bois des Caures en ce dimanche de février. Il est 6 h 45 et pourtant plus de 300 personnes ont bravé le mauvais temps pour assister à la première commémoration du centenaire de Verdun. Le long d’un chemin boueux, éclairé à la seule lumière des bougies, ces courageux s’apprêtent à faire un voyage dans le temps.

Il y a exactement cent ans jour pour jour, dans cette forêt de la Meuse, une pluie d’obus s’abattait sur les soldats français, marquant le début d’une bataille de plus de 300 jours. Dans ce bois situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Verdun se trouvent alors les 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied commandés par le lieutenant-colonel Driant. À l’emplacement de son ancien PC, des bénévoles de l’association Connaissance de la Meuse, évoquent le souvenir de ces hommes et de leur chef qui en quelques minutes ont connu l’enfer.

Vers 7 h en ce 21 février 1916, l’artillerie allemande commence à pilonner les positions adverses. Près de 1 400 canons vomissent près d’un million d’obus en une seule journée. Selon les estimations, 80 000 tombent sur le seul bois des Caures. Un siècle plus tard, le son de ces bombardements a été reconstitué par l’association historique. Des fumigènes et des flashs crépitent également de tous les côtés. L’intensité n’est sûrement pas comparable à ce qu’ont connu les poilus à l’époque, mais l’effet est terrifiant. Dans la pénombre et avec cette boue qui colle aux pieds, les spectateurs réalisent le cauchemar vécu à l’époque par leurs aïeux. “Cette évocation prend aux tripes ; ce n’est pas un spectacle assis tranquillement dans une salle de cinéma”, commente le secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire Jean-Marc Todeschini, présent pour cette commémoration d’un genre particulier. “Revenir sur le champ de bataille, c’est vivre une émotion”, ajoute-t-il.

Difficile d’imaginer le déluge de feu. Mais dans le bois des Caures, j’ai eu des frissons avec cette bande son. pic.twitter.com/tFQEYfbBFL

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 21 Février 2016

Des soldats immobiles

Invités à poursuivre le parcours, les participants s’enfoncent encore un peu plus dans la forêt, alors que le soleil commence timidement à se lever. C’est alors qu’apparaissent des ombres. De loin, on a l’impression de voir des mannequins de cire, mais il s’agit bien de figurants. Incroyablement figés dans la terre, fusils dans la main, uniformes sur le dos, ils font revivre les chasseurs du bois des Caures. Le silence est seulement brisé par d’autres bénévoles qui lisent des témoignages de ces soldats venus d’un autre temps. Un peu plus loin sur le chemin, ce sont des combattants allemands qui surgissent eux aussi du passé. Les deux armées se font de nouveau face cent ans après, mais pas une balle ni un cri ne perce dans la forêt. L’effet est encore plus saisissant et l’émotion plus forte. “On ne peut pas se mettre à la place de ces hommes, mais on voit un peu l’épreuve qu’ils ont endurée”, commente Alain, un Meusien, venu avec sa femme, tout spécialement à l’occasion de ce centenaire.

Certains figurants portent leur camarade blessé, tandis que d’autres sont déjà tombés au sol, les yeux définitivement fermés. Il y a un siècle, ce fut le cas du lieutenant-colonel Driant, qui, après avoir résisté plus de 36 heures à l’offensive allemande, tomba dans ce bois. Une stèle marque le lieu de sa mort. Comme lui, la grande majorité des chasseurs n’ont pas survécu à cette terrible journée. Sur les 1 200 hommes de Driant, seulement une centaine ont réussi à sortir vivants de ce déluge de feu. Un monument a été érigé en hommage à leur courage qui a permis de retarder l’avancée allemande. “Les chasseurs ne se rendent pas“, avait l’habitude de répéter leur chef, qui est d’ailleurs enterré au pied de cet énorme bloc de pierre. “On les appelait les diables bleus” rappellent également une bénévole lors d’un moment de recueillement à cet endroit. “Durant la Première Guerre mondiale, 82 000 chasseurs ont été tués, mais c’est ici qu’ils ont écrit une des plus glorieuses pages de leur histoire”, précise-t-elle.

La commémoration dans le bois des Caures
  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Dans le noir complet et les pieds dans la boue, les participants à cette commémoration suivent un petit chemin bordé par des bougies.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    La figure du lieutenant-colonel Driant, héros des combats du bois des Caures, surgit au détour d’un arbre.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Puis c’est au tour des soldats français de faire leur apparition. Les figurants restent complètement immobiles.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Sous le déluge de feu, certains de ces “chasseurs de Driant” portent leurs camarades.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    D’autres soldats français ont déjà été fauchés dans les combats.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Dans le bois des Caures, les soldats allemands leur font face.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Ces figurants de l’association Connaissance de la Meuse impressionnent par leur immobilité.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Le parcours fait ensuite une halte devant le monument dédié aux chasseurs et où se trouve également la tombe du lieutenant-colonel Driant.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Le chef des chasseurs est tombé quelques centaines de mètres plus loin. Devant cette stèle, un bénévole évoque sa mort le 22 février 1916.

“L’amitié franco-allemande d’aujourd’hui”

Dans les rangs, les spectateurs parlent peu comme saisis d’effroi à l’évocation de tous ces morts. Malgré la dureté de cette page de notre histoire, beaucoup sont venus en famille dans le but de passer le relai à la nouvelle génération, à l’image de Louane, accompagnée par son père. “C’était important d’être ici au jour et à l’heure auxquels cela a débuté il y a cent ans”, explique cette jeune fille originaire de la région. “C’est chez moi. Depuis que je suis toute petite, c’est une histoire que je connais.” D’autres ont en revanche fait des centaines de kilomètres pour assister à cette commémoration. Michael a fait le voyage depuis l’Allemagne. Même s’il n’a pas eu d’ancêtres qui ont fait Verdun, c’est un mordu de la Grande Guerre. “Nous sommes tout un groupe qui vient ici depuis 15 ans. Nous faisons des recherches historiques. C’est ma passion !”, explique-t-il entouré par ces deux petits garçons.

Il y a un siècle, Allemands et Français s’entretuaient dans un déchaînement de violence pour un tout petit bout de territoire. “Verdun, c’est bien sûr la bataille, les ennemis d’hier, mais c’est surtout l’amitié franco-allemande d’aujourd’hui”, insiste Jean-Marc Todeschini. Cent ans plus tard, les canons se sont tus, mais les soldats des deux camps n’ont pas été oubliés. Leurs enfants marchent désormais côte à côte sur le même chemin de la mémoire.


Première publication : 21/02/2016

Pour les cent ans du début de la bataille de Verdun, plusieurs commémorations ont eu lieu dimanche. Au petit matin, une cérémonie émouvante s’est déroulée au Bois des Caures, théâtre de combats particulièrement violents.

Une pluie fine tombe sur le bois des Caures en ce dimanche de février. Il est 6 h 45 et pourtant plus de 300 personnes ont bravé le mauvais temps pour assister à la première commémoration du centenaire de Verdun. Le long d’un chemin boueux, éclairé à la seule lumière des bougies, ces courageux s’apprêtent à faire un voyage dans le temps.

Il y a exactement cent ans jour pour jour, dans cette forêt de la Meuse, une pluie d’obus s’abattait sur les soldats français, marquant le début d’une bataille de plus de 300 jours. Dans ce bois situé à une quinzaine de kilomètres au nord de Verdun se trouvent alors les 56e et 59e bataillons de chasseurs à pied commandés par le lieutenant-colonel Driant. À l’emplacement de son ancien PC, des bénévoles de l’association Connaissance de la Meuse, évoquent le souvenir de ces hommes et de leur chef qui en quelques minutes ont connu l’enfer.

Vers 7 h en ce 21 février 1916, l’artillerie allemande commence à pilonner les positions adverses. Près de 1 400 canons vomissent près d’un million d’obus en une seule journée. Selon les estimations, 80 000 tombent sur le seul bois des Caures. Un siècle plus tard, le son de ces bombardements a été reconstitué par l’association historique. Des fumigènes et des flashs crépitent également de tous les côtés. L’intensité n’est sûrement pas comparable à ce qu’ont connu les poilus à l’époque, mais l’effet est terrifiant. Dans la pénombre et avec cette boue qui colle aux pieds, les spectateurs réalisent le cauchemar vécu à l’époque par leurs aïeux. “Cette évocation prend aux tripes ; ce n’est pas un spectacle assis tranquillement dans une salle de cinéma”, commente le secrétaire d’État aux Anciens combattants et à la Mémoire Jean-Marc Todeschini, présent pour cette commémoration d’un genre particulier. “Revenir sur le champ de bataille, c’est vivre une émotion”, ajoute-t-il.

Difficile d’imaginer le déluge de feu. Mais dans le bois des Caures, j’ai eu des frissons avec cette bande son. pic.twitter.com/tFQEYfbBFL

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 21 Février 2016

Des soldats immobiles

Invités à poursuivre le parcours, les participants s’enfoncent encore un peu plus dans la forêt, alors que le soleil commence timidement à se lever. C’est alors qu’apparaissent des ombres. De loin, on a l’impression de voir des mannequins de cire, mais il s’agit bien de figurants. Incroyablement figés dans la terre, fusils dans la main, uniformes sur le dos, ils font revivre les chasseurs du bois des Caures. Le silence est seulement brisé par d’autres bénévoles qui lisent des témoignages de ces soldats venus d’un autre temps. Un peu plus loin sur le chemin, ce sont des combattants allemands qui surgissent eux aussi du passé. Les deux armées se font de nouveau face cent ans après, mais pas une balle ni un cri ne perce dans la forêt. L’effet est encore plus saisissant et l’émotion plus forte. “On ne peut pas se mettre à la place de ces hommes, mais on voit un peu l’épreuve qu’ils ont endurée”, commente Alain, un Meusien, venu avec sa femme, tout spécialement à l’occasion de ce centenaire.

Certains figurants portent leur camarade blessé, tandis que d’autres sont déjà tombés au sol, les yeux définitivement fermés. Il y a un siècle, ce fut le cas du lieutenant-colonel Driant, qui, après avoir résisté plus de 36 heures à l’offensive allemande, tomba dans ce bois. Une stèle marque le lieu de sa mort. Comme lui, la grande majorité des chasseurs n’ont pas survécu à cette terrible journée. Sur les 1 200 hommes de Driant, seulement une centaine ont réussi à sortir vivants de ce déluge de feu. Un monument a été érigé en hommage à leur courage qui a permis de retarder l’avancée allemande. “Les chasseurs ne se rendent pas“, avait l’habitude de répéter leur chef, qui est d’ailleurs enterré au pied de cet énorme bloc de pierre. “On les appelait les diables bleus” rappellent également une bénévole lors d’un moment de recueillement à cet endroit. “Durant la Première Guerre mondiale, 82 000 chasseurs ont été tués, mais c’est ici qu’ils ont écrit une des plus glorieuses pages de leur histoire”, précise-t-elle.

La commémoration dans le bois des Caures
  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Dans le noir complet et les pieds dans la boue, les participants à cette commémoration suivent un petit chemin bordé par des bougies.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    La figure du lieutenant-colonel Driant, héros des combats du bois des Caures, surgit au détour d’un arbre.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Puis c’est au tour des soldats français de faire leur apparition. Les figurants restent complètement immobiles.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Sous le déluge de feu, certains de ces “chasseurs de Driant” portent leurs camarades.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    D’autres soldats français ont déjà été fauchés dans les combats.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Dans le bois des Caures, les soldats allemands leur font face.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Ces figurants de l’association Connaissance de la Meuse impressionnent par leur immobilité.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Le parcours fait ensuite une halte devant le monument dédié aux chasseurs et où se trouve également la tombe du lieutenant-colonel Driant.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Le chef des chasseurs est tombé quelques centaines de mètres plus loin. Devant cette stèle, un bénévole évoque sa mort le 22 février 1916.

“L’amitié franco-allemande d’aujourd’hui”

Dans les rangs, les spectateurs parlent peu comme saisis d’effroi à l’évocation de tous ces morts. Malgré la dureté de cette page de notre histoire, beaucoup sont venus en famille dans le but de passer le relai à la nouvelle génération, à l’image de Louane, accompagnée par son père. “C’était important d’être ici au jour et à l’heure auxquels cela a débuté il y a cent ans”, explique cette jeune fille originaire de la région. “C’est chez moi. Depuis que je suis toute petite, c’est une histoire que je connais.” D’autres ont en revanche fait des centaines de kilomètres pour assister à cette commémoration. Michael a fait le voyage depuis l’Allemagne. Même s’il n’a pas eu d’ancêtres qui ont fait Verdun, c’est un mordu de la Grande Guerre. “Nous sommes tout un groupe qui vient ici depuis 15 ans. Nous faisons des recherches historiques. C’est ma passion !”, explique-t-il entouré par ces deux petits garçons.

Il y a un siècle, Allemands et Français s’entretuaient dans un déchaînement de violence pour un tout petit bout de territoire. “Verdun, c’est bien sûr la bataille, les ennemis d’hier, mais c’est surtout l’amitié franco-allemande d’aujourd’hui”, insiste Jean-Marc Todeschini. Cent ans plus tard, les canons se sont tus, mais les soldats des deux camps n’ont pas été oubliés. Leurs enfants marchent désormais côte à côte sur le même chemin de la mémoire.


Première publication : 21/02/2016

Alors que David Cameron a annoncé un référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’UE pour le 23 juin 2016, France 24 a rencontré des Britanniques exilés en France. Beaucoup souhaitent le maintien de leur pays au sein de l’UE.

Le compte à rebours a commencé pour David Cameron. Après avoir arraché vendredi 20 février un accord renforçant le statut spécial du Royaume-Uni au sein de l’UE, le Premier ministre britannique s’est lancé dans la bataille pour convaincre ses concitoyens de voter en faveur du maintien dans l’UE, en annonçant la tenue d’un référendum le 23 juin.

>> À lire sur France 24 : “‘Brexit’ : ce que dit l’accord obtenu par David Cameron à Bruxelles”

France 24 est allé à la rencontre de quelques Britanniques vivant en France. Beaucoup ont du mal à imaginer la sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe.

“Je pense que ce serait vraiment une énorme erreur. Et je me demande vraiment ce qu’il adviendra des personnes commme moi qui vivent à l’étranger, dans un autre pays européen”, explique ainsi Margaret, une expatriée anglaise vivant en France depuis quatre ans.

Première publication : 21/02/2016

Dans une interview au JDD, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, se dit favorable à l’organisation d’une primaire à gauche. Il a aussi critiqué la loi sur la réforme du code du travail portée par Myriam El Khomri.

Dans une interview parue dimanche 21 février dans le Journal du dimanche, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, se dit favorable à l’organisation d’une primaire à gauche en décembre ou en janvier 2017 et demande une réécriture du projet de loi sur le code du travail porté par la ministre du Travail Myriam El

Khomri
.

“Je l’ai dit aux initiateurs de l’appel ‘Notre primaire’ : pour moi, elle doit avoir lieu à l’hiver prochain, en décembre ou en janvier”, a déclaré le député de Paris dans les colonnes de l’hebdomadaire.

Si la primaire de la droite et du centre est programmée les 20 et 27 novembre 2016, pour la gauche, rien n’est encore fait. Mais selon le premier secrétaire du PS, François Hollande, “s’il était candidat, n’aurait pas obligation de participer à tous les débats : il ne ferait pas le tour de France. Il n’a pas de problème de notoriété ! On peut aménager les choses pour que chacun puisse se présenter”.

Pour l’heure “le Président n’est pas candidat : il n’a pas donné d’indication en ce sens. Pour lui, tout est ouvert. Mon rôle, c’est de préparer les conditions pour que, quel que soit le candidat, il puisse choisir soit d’y aller soit de se passer de cette primaire”, a-t-il expliqué.

Pierre Laurent a l’air partant, Jean-Luc Mélenchon a l’air parti

Et d’ajouter : “Si cette primaire sans préalables et sans préjugés permet de sélectionner le meilleur candidat de la gauche, c’est une bonne idée, et il faut l’organiser. Je n’ai aucun souci. Je pense que le candidat le plus crédible par temps de crise est le président de la République. Qui peut être le plus efficace, le plus équilibré dans une période de crises multiples ? Ils ne sont pas légion à gauche”.

Cependant, “il faut que tout le monde s’engage à soutenir le vainqueur”, a réaffirmé le député de Paris alors que Jean-Luc Mélenchon a “proposé” sa candidature pour l’Elysée. “Il faut clarifier tout ça. Le Front de gauche a éclaté : Pierre Laurent a l’air partant, Jean-Luc Mélenchon a l’air parti et Clémentine Autain est observatrice. Il y a donc au moins trois positions”.

Le dialogue plutôt qu’un passage en force

Jean-Christophe Cambadélis demande également un rééquilibrage du projet de loi sur la réforme du travail, dévoilé la semaine dernière et critiqué tant par les syndicats que par une partie de la gauche. Porté par la ministre du Travail Myriam El Khomri, le texte confirme la durée légale de 35 heures par semaine. Mais quasiment tout le reste est ouvert à la négociation d’entreprise ou de branche, y compris la rémunération des heures supplémentaires, voire dans certains cas laissé à la discrétion de l’employeur, en l’absence d’accord. Pour le premier secrétaire, l’article 30 bis, sur les licenciements économiques, est “une concession injustifiée au Medef, s’inspirant des législations espagnole ou italienne” et mérite réécriture.

Enfin, sur l’usage de l’article 49-3 pour faire passer la loi, s’il dit comprendre “l’intention du gouvernement : il ne faut pas faire traîner. On ne peut pas démissionner face au chômage”, Jean-Christophe Cambadélis prône le dialogue plutôt qu’un éventuel passage en force.

>> À lire sur France 24 : “France : la gauche divisée face à la réforme du travail, la droite satisfaite”

Avec AFP et Reuters

Première publication : 21/02/2016

Le 21 février 1916, l’armée allemande lance une offensive contre la région fortifiée de Verdun. Un déluge de feu s’abat sur les poilus marquant le début d’une bataille de 300 jours. Cent ans après, suivez en direct les cérémonies de commémoration.

Il y a 100 ans jour pour jour débutait la tristement célèbre bataille de Verdun, un nom qui à lui seul résume encore un siècle après toute l’horreur de la Première Guerre mondiale.

Il était 7 h 15 ce dimanche 21 février 1916 quand l’armée allemande a déclenché une grande offensive contre la zone fortifiée de Verdun, dans l’est de la France. En seulement une dizaine d’heures, un million d’obus ont été tirés par l’artillerie du Kaiser sur les positions françaises.

Cent ans plus tard, revivez cette journée à travers une série de commémorations organisées dans cette région de la Meuse.

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Première publication : 21/02/2016