Archive for February 23rd, 2016

d986fe4ce8.jpeg

Le Trésor public exige de Google 1,6 milliard d’euros pour des arriérés d’impôts, a indiqué mercredi une source proche du ministère français des Finances. Le géant américain de l’Internet ainsi que Bercy ont refusé de commenter ces informations.

L’administration fiscale française réclame 1,6 milliard d’euros à Google, a divulgué une source proche du ministère français des Finances, mercredi 24 février. “En ce qui concerne notre pays, il y a un redressement de 1,6 milliard qui est infligé à cette entreprise”, a déclaré cette source en indiquant que la société américaine, désormais filiale du groupe Alphabet, avait elle-même rendu ce montant public.

Interrogé par l’AFP, Bercy n’a pas souhaité confirmer cette somme, invoquant “le secret fiscal”. Google s’est également refusé à commenter ces déclarations. Un porte-parole a assuré à Reuters que le groupe n’avait jamais fait de commentaire sur les chiffres évoqués dans la presse le concernant. “Google se conforme aux législations fiscales de tous les pays dans lesquels l’entreprise opère”, a-t-il ajouté.

Des médias avaient évoqué il y a deux ans une notification de redressement adressée à Google par le fisc français pour un montant d’un milliard d’euros. S’ajouteraient aujourd’hui à cette somme des pénalités de retard et une amende.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, a déclaré au début du mois que les sommes réclamées par le fisc français à Google étaient “bien supérieures” à celles de l’accord conclu fin janvier par le moteur de recherche avec l’administration britannique, qui portait sur le paiement de 130 millions de livres (165 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années. “Le fisc français ne négocie pas le montant des impôts, il est dans une discussion sur les règles applicables” aux sociétés avec Google, avait-il ajouté.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/02/2016

43dba30bf7.jpeg

La star des réseaux sociaux Facebook a lancé, mercredi, une nouvelle “fonctionnalité” pour accompagner le traditionnel bouton “j’aime”. Dorénavant, il sera possible d’exprimer sa joie, sa colère ou encore sa tristesse sous forme d’émoticônes.

SI vous faites partie de ces utilisateurs Facebook frustrés de ne pouvoir exprimer davantage vos émotions sur le réseau social, la nouvelle devrait vous réjouir. À partir de ce mercredi 24 février, il sera désormais possible d’utiliser cinq nouvelles fonctionnalités, en plus du bouton “j’aime”, pour manifester votre amour, votre hilarité, votre étonnement, votre colère ou votre tristesse.

Ces cinq nouveaux émoticônes sont également disponibles sur mobile. Le petit pouce levé a donc de la concurrence. Ces nouvelles “réactions” ont été testées en Espagne et en Irlande depuis octobre. Pour les utiliser, il suffit que l’utilisateur garde son doigt appuyé sur le bouton “j’aime”.

Les fonctionnalités “j’aime pas” et “yay”, longtemps favorites pour compléter le pouce levé, ont donc finalement été abandonnées. La première a été jugée trop négative, la seconde n’était pas universellement compréhensible, a expliqué une porte-parole de l’entreprise.

  • ÉTATS-UNIS

    Données privées : dans son opposition au FBI, Apple reçoit le soutien de Twitter et Facebook

    En savoir plus

  • INTERNET

    Facebook veut récupérer les fans de sports qui privilégient Twitter

    En savoir plus

  • INTERNET

    Le PDG de Facebook Mark Zuckerberg veut construire son serviteur numérique personnel

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)

56f799d242.jpeg

Le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a baissé de 27 900 personnes en janvier en métropole, mais une hausse inhabituelle des sorties de Pôle emploi faute d’actualisation rend ces chiffres difficilement interprétables.

A priori, c’est une bonne nouvelle et le gouvernement français s’en est aussitôt félicité : le nombre de demandeurs d’emploi sans activité a baissé de 27 900 (soit – 0,8%) personnes en janvier en métropole, pour s’établir à 3,55 millions. Mais selon la Dares, qui dépend du ministère du Travail, une hausse “inhabituelle” des sorties de Pôle emploi pour défaut d’actualisation a été notée au même moment. Conclusion : les chiffres du chômage de janvier sont difficilement interprétables.

En janvier, “le nombre de sorties de catégories A, B et C (sans activité et activité réduite) pour cessation d’inscription pour défaut d’actualisation a enregistré une hausse inhabituellement forte”, qui reste “inexpliquée” et “affecte à la baisse” le chômage, écrit le service des statistiques du ministère.

Il appelle à interpréter les résultats “en tendance”, c’est-à-dire sur une période plus longue que le mois.

“La confirmation d’une tendance” pour Myriam El Khomri



Malgré l’avertissement de ses services, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, s’est félicitée de la baisse mensuelle, y voyant une “confirmation de la tendance qui se dessine depuis l’été dernier”. Il s’agit en effet de la plus forte diminution depuis le début du quinquennat de François Hollande, exceptée celle d’août 2013 à cause d’un “bug” dans les relances par SMS des chômeurs : ce mois-là, les effectifs d’inscrits au Pôle emploi (dans la catégorie A) avaient reflué de quelque 32 500 personnes.

Pourtant, le chômage joue au yo-yo depuis juin, alternant mois de baisse et de hausse, sans qu’aucune tendance ne se dessine. Ainsi, si en catégorie A, les jeunes profitent le plus de la baisse (leur nombre recule de 2,4 % sur trois mois et de 5 % sur un an), à l’autre bout de l’échelle des âges, la situation des seniors continue de se dégrader: +0,8 % sur trois mois et +7,8 % sur un an.

Autre point noir, le chômage de longue durée continue de faire tache d’huile. Fin janvier, 2,48 millions de demandeurs d’emploi (+1,6 % sur trois mois, +9,1 % sur un an), petite activité comprise, étaient inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an.

Avec AFP

Première publication : 24/02/2016

Plusieurs personnalités de gauche, parmi lesquelles Martine Aubry et Daniel Cohn-Bendit, signent un réquisitoire contre la politique de François Hollande et Manuel Valls qui risque selon elles d’entraîner un “affaiblissement durable de la France”.

“Trop, c’est trop”. Dix-huit personnalités de gauche ont signé dans Le Monde du 25 février une tribune virulente contre la politique menée par François Hollande et Manuel Valls laconiquement intitulée “Sortir de l’impasse”. Parmi ces personnalités de gauche, la maire socialiste de Lille Martine Aubry et l’écologiste Daniel Cohn-Bendit.

“Ce n’est plus simplement l’échec du quinquennat qui se profile, mais un affaiblissement durable de la France qui se prépare, et bien évidemment de la gauche, s’il n’est pas mis un coup d’arrêt à la chute dans laquelle nous sommes entraînés”, écrivent les auteurs de cette tribune qui comptent également les députés PS “frondeurs” Christian Paul, Benoît Hamon, et l’adjoint à la maire (PS) de Paris Bruno Julliard.

À 14 mois de l’élection présidentielle, ils énumèrent une série de griefs à l’encontre de l’exécutif : le pacte de responsabilité, soit “41 milliards d’euros mobilisés pour rien” au bénéfice des entreprises, le “désolant débat sur la déchéance de nationalité” à laquelle ils demandent à François Hollande de renoncer au profit d’une peine d’indignité nationale pour les terroristes, et le projet de loi sur le Travail de Myriam El Khomri.

“C’est toute la construction des relations sociales de notre pays qui est mise à bas en renversant la hiérarchie des normes et en privilégiant l’accord dans l’entreprise dans un pays où le taux de syndicalisation est faible et où le patronat n’a jamais aimé la négociation”. “À qui fera-t-on croire qu’en multipliant les facilités de licenciements […] qu’on favorisera ainsi l’emploi ?”, “Qui peut imaginer que, en généralisant les possibilités de ne plus payer les heures supplémentaires en heures supplémentaires […] on améliorera la situation de l’emploi en France ?”, poursuivent-ils.



“L’indécent discours de Munich”

Les signataires de cette tribune reprochent également à Manuel Valls “la meurtrissure de l’indécent discours de Munich”. Le Premier ministre avait indiqué ne pas être favorable à la mise en œuvre d’un mécanisme permanent de répartition des réfugiés dans l’Union européenne comme le propose la chancelière allemande Angela Merkel, dont il avait plus généralement, et depuis l’Allemagne, critiqué la politique migratoire.

“Non, Angela Merkel n’est pas naïve, Monsieur le Premier ministre. Non elle n’a pas commis une erreur historique. Non, elle n’a pas mis en danger l’Europe, elle l’a sauvée. Elle l’a sauvée du déshonneur qui aurait consisté à fermer totalement nos portes à toutes ces femmes, ces hommes et enfants fuyant les persécutions et la mort et en oubliant ceux qui chaque jour perdent la vie en Méditerranée”, estiment les signataires.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/02/2016

Trois membres du mouvement Anonymous sont jugés par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir récupéré et mis en ligne les coordonnées de 541 policiers. Le parquet a requis un an de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende à leur encontre.

Trois membres de la mouvance Anonymous font face à la justice. Âgés de 22 à 27 ans, les pirates informatiques comparaissent mercredi 24 février devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir récupéré et mis en ligne les coordonnées de 541 policiers. Le parquet a requis mardi un an de prison avec sursis et 5 000 euros d’amende à leur encontre.

Pour le procureur, il s’agit de “gens dangereux eu égard aux conséquences des actes qu’ils ont commis”, a estimé le procureur, qui a souligné le “coût pour la collectivité, pour les services d’enquête”, de cette affaire.

Dangereux ? Une accusation réfutée par la défense. L’un des prévenus se faisait appeler “Calin”, “son adresse mail c’était ‘gros nounours bleu’ et son adresse IP, c’est chez sa mère”, a plaidé son avocate, Me Anne-Sophie Laguens.

Devant le tribunal correctionnel de Paris, les trois jeunes informaticiens ont expliqué qu’à l’époque, la divulgation de numéros de téléphones ou d’adresse mail, “ça restait virtuel”, et qu’ils n’étaient pas animés par de “mauvaises intentions”. L’un a reconnu qu’il trouverait aujourd’hui “extrêmement grave de publier des informations personnelles sans aucune raison valable”.

Les données personnelles des fonctionnaires mises en ligne ont été volées en piratant le site du syndicat de police SGP-FO. L’un des prévenus a expliqué avoir signalé au webmaster du site sa vulnérabilité, sans que la faille ne soit colmatée. Si bien que son avocat, Me Matthieu Hy, l’a qualifié de “lanceur d’alerte”.

Deux des prévenus sont également poursuivis pour le piratage des sites gouvernementaux modernisation.gouv.fr et immigration.gouv.fr, en ayant exploité des failles de la sécurité. Pour cela, l’État leur réclame 21 000 euros de dommages et intérêts pour la remise en état des sites.

Début 2012, des Anonymous ont mené une série d’attaques informatiques après la fermeture par la justice américaine des serveurs du site d’échange de fichiers Megaupload et l’interpellation en France de trois internautes pour l’attaque du site internet d’EDF quelques mois après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Le jugement a mis en délibéré au 22 mars.

Avec AFP

Première publication : 24/02/2016

L’ancien ministre Bruno Le Maire a annoncé mardi soir sa candidature à la primaire de la droite et du centre. Celle-ci était attendue depuis de nombreuses semaines et porte à huit le nombre de candidats officiellement déclarés.

Avec l’officialisation de la candidature de l’ex-ministre de l’Agriculture Bruno Le Maire (LR), qui a fini par se déclarer, mardi 23 février, lors d’une réunion de militants à Vesoul (Haute-Saône), ils sont désormais huit candidats à la primaire de la droite et du centre pour la présidentielle de 2017.

“Oui, je suis candidat pour devenir le prochain président de la République”, a-t-il lancé devant plusieurs centaines de militants Les Républicains et le député-maire LR de la ville, Alain Chrétien. “Parce que j’aime la France”, a-t-il ajouté.

Parmi les huit candidats déclarés et ceux qui sont pressentis comme Nicolas Sarkozy, l’ancien Premier ministre Alain Juppé fait pour l’instant la course en tête dans les sondages.

D’autres candidats pourraient encore se déclarer d’ici au 9 septembre, date limite pour obtenir le nombre de parrainages nécessaires. Car avant la bataille des idées et le vote des électeurs les 20 et 27 novembre, les aspirants à la primaire doivent réunir un certain nombre de soutiens pour avoir le droit de concourir : le parrainage de 20 parlementaires, 250 élus répartis sur au moins 30 départements et 2 500 adhérents issus de 15 départements est en effet nécessaire.


Avec AFP

Première publication : 24/02/2016

L’invité de Mardi politique est Nicolas Bay, député européen et secrétaire général du Front national. Il est interrogé par Pierre Firtion pour RFI, Roselyne Febvre pour France 24 et Jonathan Bouchet-Petersen pour Libération.

Nicolas Bay, député européen et secrétaire général du Front national, répond aux questions de Pierre Firtion pour RFI, Roselyne Febvre pour France 24 et Jonathan Bouchet-Petersen pour Libération.

Première publication : 24/02/2016

Neuf syndicats ont réclamé, mardi, le retrait du plafonnement des indemnités prud’homales, prévu dans la loi El Khomri. Selon eux, le projet de réforme du droit du travail comporte des “risques” pour les salariés.

Fait rare : neuf syndicats ont parlé mardi 23 février d’une seule voix pour réclamer le retrait du plafonnement des indemnités prud’homales du projet de loi El Khomri de réforme du travail.

La CFDT, la CFE-CGC, la CGT, FSU, Solidaires-Sud, l’Unsa, l’Unef (étudiants) et les syndicats lycéens UNL et Fidl ont signé un communiqué commun dénonçant un “projet, élaboré sans réelle concertation”, comportant des “risques” pour les salariés.

Salué par le patronat et la droite pour sa “flexibilité”, le projet de loi est décrié par les syndicats et la majorité, car jugé trop favorable aux entreprises. Il prévoit, entre autres, la création d’un compte personnel d’activité (CPA) et l’instauration du “droit à la déconnexion”. Il ouvre aussi la voie au référendum en entreprise pour valider des accords minoritaires, précise les conditions du licenciement économique et prévoit la primauté des accords d’entreprise en matière de temps de travail.

Deux points d’achoppement

Deux points cristallisent l’opposition à ce texte: le plafonnement des dommages et intérêts prud’homaux en cas de licenciement abusif, qui vont passer à 15 mois de salaire maximum soit moitié moins qu’aujourd’hui, et la clarification des licenciements économiques. Ces deux articles sont vus par les détracteurs comme un risque d’augmentation des licenciements abusifs.

Mardi, les organisations signataires se sont accordées pour réclamer “le retrait de la barémisation des indemnités prud’homales dues en cas de licenciement abusif”, mais aussi le retrait “des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs”.

Parallèlement, elles “conviennent de travailler ensemble sur la construction de droits nouveaux, et sur les autres articles du projet, notamment sur les licenciements économiques, le forfait-jours, l’organisation du travail et la santé au travail, l’apprentissage”.

“Ce projet de loi, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il faut que le gouvernement écoute les salariés et un peu moins le Medef”, a commenté sur RTL Philippe Martinez, numéro un de la CGT.



Le gouvernement déterminé

FO, dont le secrétaire général Jean-Claude Mailly avait estimé que cette loi valait “une grève”, n’a pas signé le communiqué commun, mais sera présent le 3 mars à la prochaine intersyndicale qui se tiendra à l’Unsa. “La loi est inamendable, nous demandons son rejet”, a-t-il insisté dans une interview aux Echos datés de mercredi. La CFTC, absente de la réunion mardi, sera conviée le 3 mars.

Manuel Valls a prévenu mardi qu’il irait “jusqu’au bout” de la réforme, insistant sur sa volonté de “convaincre” les Français et les parlementaires. Le gouvernement a assuré ne pas vouloir recourir au 49.3 (adoption sans vote) après avoir laissé penser qu’il l’envisageait.

Pour le gouvernement, ce texte est une réponse au chômage de masse, la France comptant 3,6 millions de demandeurs d’emploi sans activité, un argument relayé par le patronat, qui salue le projet.

“Il y a de vrais freins à l’emploi et cette loi a en son sein des articles qui rassurent ceux qui demain doivent embaucher”, a insisté mardi François Asselin, président de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME).

La CFTC, seule grande confédération représentative absente de l’intersyndicale, insiste sur les points positifs du texte: création du CPA, droit à la déconnexion, référendum, réécriture de la partie temps de travail du Code du travail, désormais “plus lisible et compréhensible”.



Avec AFP

Première publication : 24/02/2016