Archive for February 24th, 2016

Des chercheurs ont annoncé ce jeudi avoir découvert trois tombes musulmanes lors de fouilles, à Nîmes. Ces sépultures, les plus anciennes jamais découvertes en France, datent d’une période située entre le VIIe et le IXe siècle.

C’est le premier témoignage archéologique de la sorte. Des chercheurs de l’Institut français de recherches archéologues (Inrap), ont annoncé mercredi 24 février, avoir découvert à Nîmes trois tombes musulmanes, les plus anciennes jamais trouvées sur le territoire français. Elles sont datées entre le VIIe et le IXe siècle. Cette découverte a eu lieu lors de la construction d’un parking souterrain dans la ville.

C’est la première fois que les preuves physiques d’une présence musulmane en France à cette époque-là, sont découvertes. “On savait que les musulmans étaient venus […] au VIIIe siècle mais on n’avait jusqu’alors aucune trace matérielle de leur passage”, explique à l’AFP l’anthropologue Yves Gleize, de principal auteur de cette recherche publiée mercredi aux États-Unis dans la revue Plos One. Les chercheurs ne disposaient que des quelques pièces de monnaie et de fragments de céramique.

Ces trois tombes excavées montrent clairement que les trois individus ont été enterrés selon des rites funéraires musulmans. “La position du corps, la tête orientée vers la Mecque comme le dépôt direct dans une fosse sont des caractéristiques évoquant les rites musulmans. Dans deux sépultures, la forme du creusement des fosses présente un surcreusement latéral qui n’est pas sans rappeler le dispositif ‘al-lahd’ de la tradition musulmane”, peut-on lire dans le communiqué de l’Inrap.

Aucune trace de blessures

Des analyses des ADN prélevés sur des dents et les os indiquent que les trois individus étaient d’origine nord-africaine. Ils étaient âgés respectivement de 20 à 29 ans pour l’un, d’une trentaine d’années pour le deuxième, et de plus de 50 ans pour le troisième. Ils n’avaient aucune trace de blessure.

Selon ces anthropologues, toutes ces données laissent penser que ces trois squelettes appartenaient à des Berbères enrôlés dans l’armée du califat d’Omeyyades durant la conquête arabe en Afrique du Nord au VIIIe siècle.

Pour Yves Gleize, “l’analyse archéologique, anthropologique et génétique de ces sépultures du début de l’époque médiévale à Nîmes fournit des preuves matérielles d’une occupation musulmane au VIIIe siècle dans le sud de la France”. Cependant, la taille de ces communautés reste inconnue.

Jusqu’à présent, la plus ancienne sépulture musulmane découverte en France, à Marseille, datait du XIIIe siècle.

Avec AFP

Première publication : 25/02/2016

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Le premier supermarché danois spécialisé dans les denrées périmées a ouvert ses portes à Copenhague. WeFood est une initiative pour lutter contre le gaspillage alimentaire dans un pays qui s’est taillé une mauvaise réputation en la matière.

WeFood est un supermarché unique en son genre au Danemark pour sensibiliser au problème du gaspillage alimentaire. Dans cette enseigne, qui a ouvert ses portes lundi 22 février à Copenhague, tout est vendu 50 % moins cher qu’ailleurs. Les clients doivent cependant accepter d’acheter des denrées qui ne seraient pas vendues ailleurs car périmées ou dont l’emballage a été endommagé.

Un hic qui n’a pas empêché WeFood de faire un carton. “Tout s’est vendu très rapidement les deux premiers jours”, confirme à France 24 Birgitte Qvist-Sorensen, secrétaire générale de Folkekirkens Nodhjælp, l’ONG qui a eu l’idée de cette enseigne unique. Les principaux clients ont jusqu’à présent été des personnes aux revenus modestes mais il y a aussi “beaucoup d’étudiants et de jeunes familles qui viennent”, assure la responsable associative.


Toutes les recettes du supermarché serviront à financer des opérations dans les pays en développement. © Mikkel Østergaard

Pas de produits laitiers ou de viande fraîche

Depuis l’ouverture, les rayons étaient surtout remplis de concombres, de laitues ou encore du pain et du saucisson pour garnir les pizzas. Mais cela peut changer du jour au lendemain. C’est l’autre particularité de ce supermarché : les produits en rayons dépendent de ce dont se débarrassent quotidiennement “nos partenaires, un réseau de douze supermarchés et détaillants”, explique Birgitte Qvist-Sorensen.

WeFood n’écoule pas non plus tout ce qui est périmé. Au Danemark, il y a deux types de denrées : celles qui “doivent être vendues au plus tard à une certaine date – comme les produits laitiers ou la viande fraîche -, et celles qui ont une date limite d’utilisation optimale”, précise la responsable. Ce sont uniquement les produits de cette dernière catégorie qui se retrouvent sur les étagères de WeFood. Il peut s’agir de café, de corn-flakes ou encore de jambon et de farine : seules les qualités nutritives et gustatives se détériorent dans un premier temps. Un des membres de l’ONG qui a été gérant de supermarché dans une vie antérieure précise ensuite combien de temps ces aliments peuvent être proposés sans risque pour la santé. “Le café peut ainsi être vendu jusqu’à deux mois après la date de péremption indiquée sur le sachet”, souligne Birgitte Qvist-Sorensen.

Le Danemark, champion européen du gaspillage alimentaire

Ce supermarché n’est pas seulement une aubaine pour Danois à faibles revenus. “C’est aussi une prise de position politique”, assure l’activiste Birgitte Qvist-Sorensen. Le Danemark s’est taillé une réputation de rois des gaspilleurs en Europe avec 747 kg de déchets par habitant et par an, contre 530 kg en France et 297 kg en Pologne, selon Eurostat. WeFood a été fondé dans le souci d’appuyer l’effort gouvernemental de corriger les mauvaises habitudes danoises. En cinq ans, le pays a déjà réussi à réduire de 25 % les déchets alimentaires.

WeFood n’est pas à but lucratif mais à but humanitaire. La totalité de l’argent des caisses servira à fournir de quoi nourrir les populations dans les pays en développement et dans des camps de réfugiés. L’ONG n’a, en effet, pas besoin de fonds pour le supermarché en lui-même puisqu’il a été entièrement financé grâce à une campagne sur Internet qui a permis de lever 1,2 million de couronnes danoises (1,6 millions d’euros).

Première publication : 25/02/2016

L’arrêté d’expulsion des migrants qui sont installés dans la partie sud de la “jungle” de Calais a été validé jeudi par le tribunal administratif de Lille. Elle concerne un millier de personnes, selon l’État, 3 000, selon les ONG, scandalisées.

L’expulsion des migrants qui se sont établis dans la zone sud de la “jungle” de Calais a été validée jeudi 25 février par le tribunal administratif de Lille, a indiqué une source proche de la préfecture du Pas-de-Calais.

>> À lire sur France 24 : “La boue au ventre : deux jours d’immersion dans le camp de migrants de Grande-Synthe”

“Tout est validé”, a précisé cette source. Le tribunal administratif a donc rejeté le recours suspensif de l’évacuation de la “jungle” déposé par des migrants et des associations. Plusieurs ONG dénonçaient le manque de propositions alternatives à cette évacuation. Elles soulignaient aussi que le nombre de migrants concernés par l’évacuation, entre 800 et 1 000 selon l’État, était en réalité plus de trois fois plus élevé.

Le ministre d’Intérieur se “réjouit” de cette décision

“Cette décision conforte l’action du gouvernement à Calais. Je prends acte du jugement du tribunal administratif de Lille qui en tout point conforte la démarche de mise à l’abri des migrants de Calais et de résorption du campement de la lande engagé par l’État”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui s’est dit “réjoui”.

Manuel Valls avait assuré mardi que l’évacuation prendrait “le temps nécessaire” pour apporter une “réponse humanitaire” aux migrants en quête d’un passage vers le Royaume-Uni.

À l’origine, l’arrêté d’expulsion – qui ne s’appliquera pas aux espaces sociaux du camp, (écoles, églises) – ordonnait l’évacuation avant le 23 février, mais le tribunal s’était donné un délai pour statuer. Rien ne se fera par la force, assure encore la préfecture.

“Prendre le temps qu’il faut”

Il y a un mois, les autorités avaient contraint quelque 700 migrants à abandonner une large bande longeant la rocade menant au port, empruntée notamment par les poids lourds se rendant au Royaume-Uni, pour les déplacer dans une autre zone du camp.

Cette fois, il s’agit de faire partir la population concernée vers les Centres d’accueil et d’orientation (CAO), dont le nombre n’a cessé d’augmenter. Il en existe désormais 102, accueillant près de 2 700 migrants. Il reste d’autre part 300 places dans le Centre d’accueil provisoire de Calais, constitué de conteneurs-dortoirs chauffés.

Ce n’est pas la première fois que le tribunal administratif de Lille s’empare du dossier de la “jungle”. Saisi par des ONG comme Médecins du monde et le Secours catholique, il avait ordonné en novembre à l’État de réaliser une série d’aménagements sanitaires dans le plus grand bidonville de France.

Avec AFP

Première publication : 25/02/2016

La région Île-de-France a lancé une opération séduction, mercredi, à destination des voyagistes chinois. Objectif ? Pallier la chute brutale de la fréquentation des touristes chinois à Paris après les attentats du 13 novembre.

Le tourisme en France aura connu un avant et un après 13-Novembre. Depuis les attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris et à Saint-Denis, les demandes de visas touristiques pour la France sont en chute libre, à l’instar des Chinois, dont la fréquentation a baissé de 30 %.

En 2015, ils étaient plus d’un million à venir dans la capitale française, mais depuis les attentats, ils se font plus rares. Du mercredi 24 au vendredi 26 février, le Comité régional du tourisme d’Île-de-France a donc décidé de réagir en menant une opération séduction de trois jours à destination des agences de voyages chinoises.

Afin de les rassurer et les convaincre que Paris demeure une ville sécurisée, les professionnels chinois ont été invités à visiter la salle de contrôle de la préfecture de police. Ils ont assisté en temps réel à une démonstration du système de vidéosurveillance des monuments parisiens les plus fréquentés : tour Eiffel, Invalides, Musée du Louvre…

Hôtels cinq étoiles et visites privées

Pour accueillir leurs homologues chinois, les professionnels français du tourisme n’ont pas lésiné sur les moyens. Une délégation de cinquante des plus grosses agences de voyage de l’empire du milieu a été invitée. Logés dans des hôtels cinq étoiles, les voyagistes chinois auront notamment droit à une visite privée des Galeries Lafayette et une soirée au cabaret.

Pour le secteur du tourisme français, l’enjeu est de taille car les Chinois sont réputés pour leur pouvoir d’achat élevé, bien qu’ils ne représentent que 2 % de la fréquentation touristique étrangère. En moyenne un touriste chinois dépense lors de son séjour à Paris trois fois plus qu’un touriste américain.

D’autres initiatives ont été lancées au niveau ministériel pour faciliter le retour des touristes chinois à Paris. Ainsi, le 11 janvier, l’ex-chef de la diplomatie française Laurent Fabius avait annoncé que le délai de délivrance des visas aux groupes de touristes chinois serait raccourci à 24 heures contre 48 heures actuellement. Une démarche qui suffira peut-être à inverser les chiffres.

Première publication : 25/02/2016

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En se déplaçant durant trois jours, du 23 au 25 février, au Pérou, en Argentine et en Uruguay, François Hollande a remis l’Amérique latine au centre de la politique étrangère française, explique Gaspard Estrada, spécialiste de la région.

François Hollande achève, jeudi 25 février, sa tournée en Amérique latine qui l’a mené au Pérou, en Argentine et en Uruguay. Selon l’Élysée, le voyage du président de la République avait pour but de réinvestir la politique étrangère française dans cette région du monde. Car avant lui, seuls le général de Gaulle et François Mitterrand avaient montré un réel intérêt pour l’Amérique latine, rappelle à France 24 Gaspard Estrada, directeur exécutif de l’Observatoire politique de l’Amérique latine et des Caraïbes (Opalc). Selon lui, l’Amérique latine “est désormais entrée dans le radar” de la France.

France 24 : La tournée de François Hollande en Amérique latine est-elle le signe de sa volonté d’accorder davantage d’importance à cette région ?

Gaspard Estrada : Oui très clairement. François Hollande s’est déjà rendu plusieurs fois en Amérique latine : au Brésil, au Mexique et à Cuba notamment. Et la tournée actuelle au Pérou, en Argentine et en Uruguay illustre bien cette remise à niveau des relations de la France avec l’Amérique latine. C’est une zone où il est plus clair et plus simple de différencier la politique étrangère de Nicolas Sarkozy et celle de François Hollande. Jusqu’à présent, l’Amérique latine était l’oubliée de la France. Elle est désormais entrée dans son radar.

>> À voir sur France 24 : “Mauricio Macri : ‘L’Argentine ouvre un nouveau chapitre'”

Pourquoi l’Amérique latine n’était-elle pas davantage considérée par Paris ces dernières années ?

C’est un continent qui n’est pas en crise, où il n’y a pas de guerre ou de conflit majeur. La démocratie y est globalement bien installée et il y a peu de risque terroriste. Donc pour la France, qui est empêtrée dans les urgences du monde en raison de son statut de membre permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Amérique latine n’est pas en tête de ses priorités, contrairement au Moyen-Orient ou à l’Afrique par exemple. Il y a aussi la distance géographique qui joue certainement un rôle. Enfin, cela tient également à la personnalité des présidents puisque la politique étrangère de la France se fait d’abord et surtout à l’Élysée.

Justement, François Hollande s’inscrit-il dans la lignée du général de Gaulle et de François Mitterrand ?

Ces deux présidents ont effectivement été ceux qui ont accordé le plus d’importance à l’Amérique latine. De Gaulle y a fait une grande tournée en 1964 et souhaitait lancer un grand programme qui aurait été le contrepoids de l’Alliance pour le Progrès lancée par John Kennedy en 1961. Entre les États-Unis et l’Union soviétique, la France souhaitait offrir une troisième voie à l’Amérique latine. Cette initiative a toutefois pris l’eau parce que Paris n’avait pas les moyens de son ambition et que de nombreux pays ne souhaitaient pas se mettre à dos les États-Unis. C’est aussi à partir de cette période que les dictatures militaires sont arrivées.

Quel rôle a joué François Mitterrand ?

Les mandats du premier président socialiste de la Ve République ont représenté le deuxième grand moment dans les relations diplomatiques entre la France et l’Amérique latine. Après le coup d’État contre Salvador Allende au Chili en 1973, beaucoup d’exilés chiliens se sont installés en France et ont intégré les milieux socialistes. François Mitterrand était donc particulièrement sensible aux questions liées à l’Amérique latine et avait la volonté d’être solidaire avec les peuples de cette région. Cela s’est notamment traduit par l’initiative politique franco-mexicaine en faveur de la résolution du conflit au Salvador qui a été importante pour aboutir aux accords de paix. Mais après il y a eu une perte d’intérêt. Jacques Chirac a fait deux déplacements dans la région en 1997 et 1998 sans réelle impulsion politique. Même chose pour Nicolas Sarkozy qui n’était intéressé que par le Brésil pour vendre des Rafale et par le Mexique en raison de l’affaire Florence Cassez.

Comment se manifeste concrètement aujourd’hui la volonté de François Hollande de se rapprocher de l’Amérique latine ?

Avec son déplacement à Cuba, il a pu montrer qu’il pouvait prendre des initiatives politiques. Il a été le premier chef d’État occidental à se rendre sur l’île depuis l’annonce du dégel des relations entre La Havane et Washington. C’est un coup politique qui n’est pas passé inaperçu. Barack Obama a d’ailleurs annoncé son voyage à Cuba et en Argentine le jour où il y avait un briefing à l’Élysée sur la tournée de François Hollande en Amérique latine. Mais à côté des visites officielles, il y a surtout le développement des partenariats et des accords au niveau économique, scientifique et culturel. L’annonce du lancement de France 24 en espagnol est également une illustration de cette volonté politique. François Hollande fait usage du “soft power” en étendant la voix de la France dans la région. Enfin, le président a conscience qu’il y a des opportunités économiques à saisir pour les entreprises françaises. L’arrivée au pouvoir de Mauricio Macri en Argentine, qui souhaite attirer les investisseurs étrangers, en est un bon exemple.

Première publication : 25/02/2016

Au lendemain de sa charge contre la politique menée par le tandem Hollande-Valls, Martine Aubry a de nouveau égratigné le gouvernement. Selon l’ex-première secrétaire du PS, si la gauche veut gagner en 2017, “il faut d’abord régler le présent”.

Moins de 24 heures après sa virulente tribune dans Le Monde, cosignée par plusieurs personnalités de gauche, Martine Aubry est revenue à la charge, jeudi 25 février, contre la politique de François Hollande et Manuel Valls sur l’antenne de RTL.

Selon l’ex-première secrétaire du Parti socialiste, si la gauche veut gagner l’élection présidentielle en 2017, “il faut des résultats”. “Si on ne redresse pas les choses sur la croissance, sur l’emploi, si on fait cette loi, la gauche va perdre. Il faut préparer l’avenir”, a-t-elle expliqué.

“Il faut qu’on travaille tous ensemble”

Interrogée sur son éventuelle candidature, Martine Aubry a botté en touche. “Ce n’est pas du tout mon projet. Mon projet c’est d’aider la gauche à réussir”, a-t-elle répondu. “Mais pour réussir demain, et moi je souhaite qu’un homme ou une femme de gauche réussisse demain, il faut régler le présent, il faut qu’on travaille tous ensemble (…) pour pouvoir proposer un projet aux Français, un projet de gauche, mais un projet qui prend en compte les réalités aujourd’hui du monde”, a-t-elle de nouveau insisté.

Même si elle a assuré que cela n’était pas “pas agréable de parler aussi fortement à des amis, parce que ce sont des amis au gouvernement”, Martine Aubry n’a pas manqué de s’en prendre à plusieurs membres de l’exécutif. L’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité a notamment critiqué la réforme du Code du travail portée par Myriam El Khomri. “Je ne sais pas pourquoi on l’appelle El Khomri, je ne pense pas que c’est elle qui ait fait cette loi”, a-t-elle lancé. “J’y retrouve les vieilles recettes non pas du Medef, mais du CNPF [ancien nom du syndicat des patrons, ndlr]. En 1991-1993 déjà, beaucoup de ces propositions étaient faites”, a-t-elle déclaré.

La maire socialiste de Lille a égratigné au passage le ministre de l’Économie Emmanuel Macron. “On ne peut pas opposer sans arrêt les Français entre eux”, a-t-elle expliqué en lui reprochant d’attaquer les fonctionnaires.

Avec AFP

Première publication : 25/02/2016

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Alors que le FBI est engagé dans un bras de fer avec Apple sur l’accès au contenu des iPhone, le chef de la CIA a défendu la police fédérale. Pour John Brennan, la demande du FBI est légitime pour lutter contre les terroristes.

Le FBI a reçu un nouveau soutien dans sa bataille contre Apple. Alors que la marque à la pomme refuse d’aider à “pirater” l’iPhone d’un auteur de la tuerie de San Bernardino, le chef de la CIA John Brennan estime que la police fédérale a tout à fait le droit d’avoir accès à ces contenus dans le cadre d’enquêtes judiciaires.

“Je pense que le FBI est clairement légitime lorsqu’il cherche à savoir ce qu’il y a dans un téléphone dans le cadre d’une enquête très active” comme celle de la tuerie de San Bernardino, a ainsi expliqué John Brennan dans une interview à la radio publique américaine NPR.

“Je ne pense pas personnellement qu’il doit y avoir un endroit où les terroristes, ou les criminels, ou toute autre personne cherchant à violer la loi, puisse bénéficier d’une totale impunité”, a-t-il ajouté.

Pour le chef de la CIA, le cyber-environnement et ses messageries et sites de stockages de données ne peut pas constituer un monde à part, échappant à l’autorité des gouvernements et des États : “Le gouvernement veut assumer ses responsabilités dans ce domaine, tout comme il les assume dans le domaine réel”.

“Que diraient les gens si une banque avait un coffre (…) auquel l’autorité publique ne pouvait avoir aucun accès (…) et que les criminels, terroristes, etc, pourraient utiliser ?”, a-t-il enfin demandé.

Tim Cook persiste et signe

Les enquêteurs veulent pouvoir accéder au contenu de l’iPhone 5c de Syed Farook, un Américain auteur avec sa femme, Tashfeen Malik, de la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts début décembre en Californie. Une juge américaine a exigé qu’Apple aide le FBI à accéder au contenu crypté du téléphone, mais la firme s’oppose à cette requête, ainsi qu’à d’autres requêtes judiciaires du même type, au nom du droit à la vie privée et de la sécurité des propriétaires d’iPhone.

Dans une interview diffusée mercredi par ABC News, le directeur général d’Apple Tim Cook a continué à défendre la position de son entreprise. Se plier à l’injonction des autorités serait “mauvais pour l’Amérique”, a-t-il insisté. “Certaines choses sont difficiles, certaines choses sont justes et certaines choses sont les deux. C’est le cas pour celle-ci”, a-t-il ajouté.

Apple est soutenue par des dirigeants du secteur, comme le patron de Facebook Mark Zuckerberg ou ceux de Google, Yahoo, Mozilla et Twitter. Le co-fondateur de Microsoft Bill Gates s’est toutefois dissocié du soutien de la Silicon Valley à Apple, reconnaissant que les géants technologiques devraient être forcés à coopérer avec la police.

Avec AFP

Première publication : 25/02/2016