Archive for February 26th, 2016

Rebondissement dans l’affaire Air Cocaïne : un des Français impliqués dans la fuite des deux pilotes condamnés par la République dominicaine va être extradé vers Saint-Domingue par l’Égypte. Il avait été arrêté au Caire début février.

L’Égypte va extrader vers la République dominicaine le Français Christophe Naudin, recherché par Saint-Domingue pour son implication dans la fuite de deux pilotes condamnés à des peines de prison dans l’affaire de trafic de drogue dite “Air Cocaïne”.

“Les procédures pour son extradition vont commencer dimanche”, a indiqué samedi 27 février à l’AFP un haut responsable du ministère égytien de l’Intérieur ayant requis l’anonymat. “Nous venons d’être informés de la décision imminente du procureur général du Caire de l’extradition de mon époux en République dominicaine”, a confirmé à l’AFP Michèle Naudin, la femme de Christophe Naudin.

Ce criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne a été arrêté le 4 février au Caire. Il avait aidé à organiser l’exfiltration, fin octobre, des pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire Air Cocaïne.

Il avait ensuite dévoilé son rôle sur l’antenne de RTL. “C’était une opération de sauvetage de deux personnes condamnées à mort si elles étaient restées sur place”, avait-il affirmé le 28 octobre. Il avait expliqué avoir organisé “la partie opérationnelle” de la fuite rocambolesque des deux pilotes. “J’ai choisi au dernier moment le transbordement par mer”, avait-il poursuivi, soulignant qu’il se trouvait lui-même “sur le bateau de recueil”.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne.

Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, les pilotes ont toujours clamé leur innocence. En août 2015, ils avaient cependant été condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue.

La France écarte toute extradition

Le 28 octobre, alors qu’ils étaient en liberté conditionnelle avec interdiction de sortie du territoire dans l’attente de l’examen de leur appel, ils avaient fui ce pays des Caraïbes en bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils avaient gagné, toujours par les airs, la métropole.

Peu après leur retour, les deux pilotes ont été placés en détention provisoire début novembre par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue.

Les deux hommes sont également visés par un mandat d’arrêt international émis par la République dominicaine, mais la France a écarté toute extradition.

Le 11 février, la justice dominicaine a confirmé en appel la condamnation à 20 ans de prison pour trafic de drogue des deux pilotes français.

Avec AFP

Première publication : 27/02/2016

Un premier cas de transmission du virus Zika par voie sexuelle a été signalé en France. La femme concernée, contaminée par son compagnon qui revenait du Brésil, où l’épidémie est la plus importante, n’est pas enceinte.

Un premier cas de transmission du virus Zika par voie sexuelle a été constaté en France, a indiqué une source médicale, samedi 27 février. Une information confirmée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine, en déplacement en Guyane.

Ce cas de transmission par voie sexuelle, détecté il y a quelques jours, “a eu lieu chez une femme qui n’est pas enceinte. Elle a été contaminée par son compagnon, qui revenait du Brésil”, a déclaré la ministre. Le Brésil est le pays le plus touché par l’épidémie de Zika, avec plus de 1,5 million de personnes contaminées.

Il s’agit du premier cas avéré en France de transmission du virus à une personne sans que celle-ci ait été piquée par un moustique de type Aedes, vecteur de la maladie. Des cas exceptionnels de transmission sexuelle du virus ont déjà été rapportés aux États-Unis au début du mois et Marisol Touraine avait préconisé, il y a une semaine, l’usage du préservatif aux personnes exposées.

Des symptômes bénins le plus souvent

Les femmes enceintes sont particulièrement surveillées, car le virus Zika est soupçonné d’être responsable de cas de malformations congénitales chez les nourrissons, notamment la microcéphalie (malformation de la boîte crânienne). Mais le plus souvent, les symptômes, qui n’apparaissent que dans 20 % des cas, sont bénins : éruption cutanée avec ou sans fièvre, fatigue, douleurs musculaires et articulaires, conjonctivite, maux de tête.

La ministre de la Santé achève justement en Guyane un déplacement de cinq jours dans les trois départements français touchés par le virus Zika (Guadeloupe, Martinique, Guyane).

En Guyane, seul le littoral est en épidémie, 99 cas étaient biologiquement confirmés au 17 février. La Martinique, aussi en épidémie, est le plus touché des départements français avec plus de 7 600 personnes affectées. La Guadeloupe se trouve “en phase pré-épidémique”, avec 389 cas cliniquement évocateurs.

Avec AFP

Première publication : 27/02/2016

Huées, sifflets ou jets d’œuf… Passage obligé des hommes politiques français, le Salon de l’agriculture est le théâtre régulier des manifestations de colère du monde agricole. Mais aussi de moments de complicité voire de déclarations d’amour.

Un président hué et insulté par des éleveurs, des heurts autour du stand du gouvernement démonté par des manifestants, et des éleveurs qui crient leur détresse : l’ouverture, samedi 27 février à Paris, du 53e Salon de l’agriculture aura été marquée par une extrême tension.

Ce n’est pas la première fois que ce rituel de la vie politique française donne lieu à des débordements. Passage obligé des responsables politiques qui y viennent prendre le pouls de la France rurale, la plus grande ferme éphémère de l’Hexagone est le théâtre régulier d’invectives mais aussi, bien que plus rarement, de déclarations d’amour. Le tout filmé sous l’œil des caméras. Tour d’horizon des visites les plus emblématiques.

• 2013 – Hollande : “Nicolas Sarkozy, tu ne le verras plus”

Jusqu’à ce samedi 27 février 2016, François Hollande avait connu des Salons de l’agriculture plutôt sereins. En 2013, lors de sa première visite en tant que chef de l’État dans les travées de l’exposition, le président s’était même permis une petite pique en direction de son prédécesseur. À un enfant qui lui disait n’avoir jamais vu Nicolas Sarkozy “en vrai”, il avait répondu : “Et ben, tu ne le verras plus !”

Entre le président et le monde agricole, les choses ont commencé à se gâter l’an passé. Comme le rappelle le site d’Europe 1, après 8 heures de visite dans le calme, François Hollande avait essuyé des sifflets au moment de son départ. Un signe, déjà, de la colère montante des agriculteurs…

• 2008 – Sarkozy : “Casse-toi, pauv’ con”

Événément ultra-médiatisé, le Salon de l’agriculture interdit le moindre écart de conduite de la part des politiques. Lors de l’édition 2008, Nicolas Sarkozy, élu à la tête du pays quelques mois tôt, en a fait les frais. Alors qu’un visiteur refuse de lui serrer la main, le président lance un “Casse-toi, pauv’ con” qui aurait pu passer inaperçu s’il n’avait été enregistré par une caméra.

Jusqu’à la fin de son mandat, la formulation confortera l’image véhiculée par ses détracteurs d’un président incapable de sang froid. Dans son récent livre confession intitulé “La France pour la vie”, Nicolas Sarkozy affirme lui-même avoir fait preuve d’un préjudiciable manque de délicatesse : “Ce fut une bêtise que je regrette encore aujourd’hui. En agissant ainsi, j’ai abaissé la fonction présidentielle.”

• 2011 – Accueil triomphal pour Jacques Chirac

Champion incontesté de l’exercice, Jacques Chirac est considéré comme le pionnier des interminables visites dans la plus grande ferme de France. Dégustations de produits du terroir, poignées de main amicales et petites tapes sur l’arrière-train des bovins… pour l’ancien président, tout est bon dans le salon.

Un appétit et une sympathie pour le monde agricole qui lui a valu d’être toujours bien accueilli par les exposants. En 2011, alors qu’il n’est plus qu’un simple citoyen depuis quatre ans, c’est sous les ovations qu’il effectue ce qui est, à ce jour, son dernier passage au salon. Telle une rock star en tournée d’adieu.

• 2001 – Jets d’œuf pour Lionel Jospin

Alors que la filière bovine traverse une grave crise née de la “vache folle”, le Premier ministre qu’est Lionel Jospin visite le Salon de l’agriculture sous les huées et… les jets d’œuf. Le “bombardement” est tel que son service de sécurité doit le protéger à l’aide d’une sacoche.

L’image d’un chef du gouvernement obligé de fuir sous les projectiles est du plus mauvais effet. D’autant qu’elle rappelle un épisode tout aussi fâcheux : quelque mois plus tôt, en Cisjordanie, Lionel Jospin avait dû s’abriter des jets de pierre venant de Palestiniens mécontents de ses propos sur le Hezbollah.

• 1999 – Des noms d’oiseau pour Dominique Voynet

En 1999, malgré le saccage, survenu quelques jours plus tôt, de son bureau par des agriculteurs, Dominique Voynet, alors ministre de l’Environnement, décide de se rendre au Salon. Une visite à haut risque pour la responsable écologiste qui porte alors une loi de taxation des engrais et des pesticides.

Résultat, la ministre est accueillie par une bordée d’injures que la bienséance nous interdit de reproduire ici. Mais ce jour-là, les insultes ne sont pas les seules à voler. Les menaces aussi fusent. À l’époque, Libération rapportait cet échange tendu : “’Vous n’avez pas peur de venir voir les agriculteurs ?’ interpelle un homme. ‘Non’, répond la ministre. ‘Vous avez tort, il y en a 5 000 derrière moi.’” Ambiance.

Première publication : 27/02/2016

Près de 15 000 opposants à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes se sont mobilisés samedi sur deux sites prévus pour le projet au nord de Nantes. Il s’agit de la première grande manifestation depuis l’annonce d’un référendum par François Hollande.

La vague des frondeurs contre le projet d’installation d’un aéroport international à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) ne semble pas s’affaiblir. Plus de 15 000 manifestants selon la préfecture, et 50 000 selon les organisateurs, ont défilé samedi 27 février dans le calme, sur le site prévu concerné, au nord de Nantes.

Une manifestation sur le périphérique nantais, le 9 janvier, avait en comparaison réuni entre 7 200 et 20 000 personnes.

Les manifestants arrivent au Temple-de-Bretagne. #NDDL#Nanteshttps://t.co/YPCYDGFgRzpic.twitter.com/zRb0DAHPPn

— Ouest-France 44 (@OuestFrance44) 27 février 2016

Samedi, l’axe Nantes-Vannes, fermé à la circulation, était noir de monde sur plusieurs kilomètres au Temple-de-Bretagne, où les manifestants, partis de deux sites différents, se sont rejoints, a constaté en début d’après-midi un journaliste de l’AFP.

“Nous sommes les plus nombreux”

“Cette manifestation est importante pour montrer notre détermination et montrer aux politiques que nous sommes les plus nombreux”, a lancé Dominique Lebreton, un porte-parole de la Coordination des opposants à l’aéroport, dans une allusion au référendum annoncé le 11 février par François Hollande. Le président de la République souhaite ainsi trancher sur ce projet d’aéroport vieux de près d’un demi-siècle, dont Aéroports du Grand Ouest (AGO), filiale de Vinci, a été désigné concessionnaire.

“Nous avons le devoir de conserver ces terres et ces paysans pour produire l’alimentation de demain”, a-t-il poursuivi depuis un camion-tribune avant de faire scander à la foule “Vinci dégage !”

Avec AFP

Première publication : 27/02/2016

Le président François Hollande a été hué par des éleveurs samedi au Salon de l’agriculture, qui s’est ouvert dans un climat de crise profonde. Des manifestants ont également exprimé leur colère en démontant le stand du ministère.

Le Salon de l’agriculture à Paris s’est ouvert, samedi 27 janvier, dans un climat d’extrême tension. Des dizaines de manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l’Agriculture, avant la visite de François Hollande. Une fois sur place, ce dernier a été accueilli par des sifflets accompagnés d’insultes et d’appels à la démission, lancés par une haie d’éleveurs en colère. “Il s’en fout complètement de nous”, “Bon à rien”, “On n’est pas des migrants”, “Connard”, “Fumier”, ces éleveurs n’ont pas mâché leurs mots, exprimant le désespoir d’une profession au bord du gouffre.

Saccage du stand du ministère de l’agriculture #SIA2016pic.twitter.com/PwN0QYcR2s

— François Geffrier (@FrancoisGeff) 27 février 2016

En qqs secondes les agriculteurs ont rasé le stand du ministère de l’agriculture. #SIA2016@franceinterpic.twitter.com/A2TEbjD1X3

— Manuel Ruffez (@manuruf) 27 février 2016

Hollande accuse la grande distribution

Venu rencontrer les agriculteurs français, François Hollande a semblé compréhensif face à leur colère. “Je suis aussi venu pour entendre ces cris, qui sont des cris de douleur, de souffrance”, a-t-il essayé d’apaiser. Il a ensuite affirmé qu’il fallait faire pression sur la grande distribution et revoir la loi de modernisation de l’économie (LME), qui a déréglementé les négociations entre fournisseurs et distributeurs pour la fixation des prix agricoles.

Stéphane Le Foll n’est pas un bon ministre pour une majorité des Français

Une majorité de Français estime que Stéphane Le Foll est un mauvais ministre de l’Agriculture, selon un sondage Odoxa pour Le Parisien et France Info publié samedi 27 février, jour de l’ouverture du Salon de l’agriculture.

Stéphane Le Foll, qui occupe également la fonction de porte-parole du gouvernement, est “plutôt un mauvais ministre” pour 53 % des personnes interrogées, seulement 23 % jugeant qu’il est “plutôt un bon ministre”, 23 % déclarant ne pas savoir qu’il est ministre de l’Agriculture.

Par ailleurs, les sondés soutiennent très largement (81 %) les manifestations d’agriculteurs, qui multiplient les actions depuis le début de l’année pour protester contre des prix trop bas.

“Il y a des pressions qu’il faut exercer ici en France sur la grande distribution”, accusée de contribuer à faire chuter les prix payés aux éleveurs, a-t-il déclaré au Salon de l’Agriculture. “Une loi a été votée il y a quelques années”, a-t-il rappelé, allusion à la LME votée en 2008 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, ajoutant : “Elle doit être revue”.

Le président a fait cette annonce alors que les négociations tarifaires annuelles entre les acheteurs de la grande distribution et leurs fournisseurs s’achèvent dans deux jours, dans un climat de tension. Des éleveurs ont dénoncé la teneur de ces négociations, accusant les enseignes de grande distribution de faire pression sur leurs fournisseurs pour obtenir des baisses de prix, au risque d’aggraver encore la situation d’exploitations d’élevage déjà au bord du gouffre.

“Il n’est pas possible, si dans quelques jours il n’y a pas un accord entre les grands distributeurs, et les éleveurs notamment, et les producteur laitiers, (…) de garder cette loi. Elle sera modifiée. Je ne veux pas que ce soient les agriculteurs qui soient les victimes d’organisations qui font pression pour que les prix soient toujours les plus bas”, a indiqué le président.

“Hollande démission!” ont hurlé certains éleveurs au passage de @fhollande#SIA2016@francetvinfopic.twitter.com/OqKdX38EVX

— Guillaume Daret (@GuillaumeDaret) 27 février 2016

Avec AFP

Première publication : 27/02/2016