Archive for March, 2016

La RATP s’est lancé dans un grand poisson d’avril, vendredi 1er, en rebaptisant 13 stations du métro parisien. Jeux de mots et calembours, en voici un petit aperçu.

“Apéro” au lieu d’Opéra, “Coquille” au lieu de Saint-Jacques… Preuve d’humour et opération de communication réussie, la RATP a rebaptisé 13 stations du métro parisien, vendredi 1er avril, recourant à des jeux de mots ou des clins d’œil humoristique à l’adresse des voyageurs.

Dans un souci de simplification, la station Parmentier a été renommée Pomme de Terre #RATPhttps://t.co/EKyu5PkMThpic.twitter.com/QjttnNWg5Q

— Ligne 3 RATP (@Ligne3_RATP) 1 avril 2016

Ds une volonté de modernisation, la #RATP modifie le nom de la station Télégraphe en #Tweethttps://t.co/cgz9d86uUgpic.twitter.com/W3x8Np6pR9

— Ligne 11 RATP (@Ligne11_RATP) 1 avril 2016

Anagrammes, associations d’idées, boutades : la station Parmentier devient “Pomme de terre”, celle de Cadet est transformée en “Rousselle”, Anvers se retrouve écrit… à l’envers et Monceau devient “Ma pelle”. “Pour ne pas désorienter complètement les voyageurs, un panneau sur deux a été remplacé dans la nuit de jeudi à vendredi” sur les treize stations de métro et de RER concernées, a expliqué un porte-parole de la RATP.

Ds un souci d’équilibre de promotion des chaines de montagne, ouvert. auj. de la stat° Alpes https://t.co/cgz9d86uUgpic.twitter.com/KhNpwakOpR

— Ligne 11 RATP (@Ligne11_RATP) 1 avril 2016

Sur son site Internet, la régie continue à faire de l’esprit : elle explique transformer la station “Pyrénées” en “Alpes”, “dans un souci d’équilibre dans la promotion des chaines de montagne françaises”, ou avoir donné le nom des “Trois Mousquetaires” à la station “Alexandre Dumas”, “en raison de problèmes de droits d’auteur”.

Château d’eau se métamorphose en “Château de sable” pour “prolonger Paris-Plage toute l’année” et la station Crimée devient “Crimée Châtiment” en référence au roman de l’écrivain russe Fedor Dostoïevski.

2 ǝuƃıl ǝɹʇoʌ ɹns sɹǝʌuɐ uoıʇɐʇs ɐl ǝp ıpǝɹpuǝʌ ǝɔ uoıʇɐɹnƃnɐuı https://t.co/jlzTF2MMRwpic.twitter.com/ekm1oychl4

— Ligne 2 RATP (@Ligne2_RATP) 1 avril 2016

Tout proche d’Opéra – célébrée en “Apéro” “pour une ville plus festive” – la station Quatre-Septembre est devenue “1er Avril” et “pour coller au mieux à l’actu, changera de nom chaque jour”, plaisante la RATP.

Avec AFP

Première publication : 01/04/2016

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Un Italien a demandé à Apple de l’aider à contourner la sécurité de l’iPhone de son fils décédé afin d’avoir accès à ses photos. La marque à la pomme doit-elle accepter ce qu’elle a refusé au FBI dans une affaire de terrorisme ?

Refuser au FBI le droit d’accéder aux données sécurisés sur l’iPhone d’un terroriste mort est une chose. Ne pas aider un père en deuil qui veut pouvoir voir les dernières photos prises par son défunt fils en est une autre. C’est du moins l’avis de Leonardo Fabbretti, un architecte italien, qui vient de demander à Apple de l’aider à débloquer l’iPhone de son fils décédé.

Il avait offert un iPhone à son fils adoptif, atteint d’un cancer des os, quelques mois avant sa mort. Sa lettre, envoyée le 23 mars au PDG d’Apple Tim Cook, a de quoi émouvoir jusqu’au plus froid des patrons du CAC40 et du Dow Jones réunis. Il y explique vouloir accéder aux dernières photos prises par son fils mourant de 13 ans. Mais elles sont à l’abri derrière les fameuses mesures de sécurité qui ont fait la une des médias du monde entier durant la bataille juridique entre Apple et le FBI au sujet de l’iPhone du tireur de San Bernardino. Pour l’instant, le géant américain n’a pas officiellement réagi à cette requète.

Deux poids deux mesures ?

Leonardo Fabbretti estime que la marque à la pomme devrait faire une exception pour lui et débloquer l’iPhone de son fils. “Je partage votre philosophie générale, mais je pense que vous devriez prévoir des solutions spécifiques pour des cas comme le mien”, plaide-il auprès de Tim Cook.

Deux poids deux mesures ? Dans le cas du FBI, il s’agissait de s’opposer à une puissante agence fédérale, disposant de moyens importants pour arriver à ses fins. Les enquêteurs ont d’ailleurs réussi à pirater l’iPhone grâce à l’aide d’une entreprise extérieure. Mais face à ce drame humain, le cœur n’a-t-il pas ses raisons que la raison ne connaît point ?

Le dilemme est, en effet, très différent dans les deux cas, affirment les soutiens de Leonardo Fabbretti. Apple ne voulait pas céder au FBI de peur d’établir un précédent que les autorités pouraient brandir à leur guise par la suite, mettant ainsi en danger les données privées de millions d’utilisateurs de l’iPhone. Le père éploré ne risque pas, quant à lui, de revenir à la charge encore et encore. En cédant à l’architecte italien, la marque à la pomme ne remet pas en cause son engagement de protéger ses clients contre la curiosité des autorités.

Quel drame humain est le pire ?

Trop facile, rétorquent les jusqu’au-boutistes. Leonardo Fabbretti et le FBI demandent une même chose à Apple : concevoir un logiciel ou un procédé qui permettrait de contourner les mesures de sécurité des iPhone. “Personne ne devrait détenir une clef qui permet d’ouvrir un milliard de serrures [en référence au nombre approximatif d’iPhone en liberté, NDLR]”, avait résumé Tim Cook dans une interview accordée au magazine américain Time. Il a toujours affirmé qu’Apple n’avait pas la techologie pour débloquer ainsi ces iPhone sur demande. Les défenseurs de la protection des données personnelles soutiennent cette approche, qui revient à dire qu’il ne faut même pas commencer à mettre le doigt dans cet engrenage.

Il y a un argument moral, note pour sa part le site Business Insider. Apple, une société privée, n’a pas à décider quel drame humain est plus horrible qu’un autre et mérite de faire une entorse à une position de principe importante. “Ce serait une responsabilité écrasante de se pencher au cas par cas sur chaque demande similaire de personnes qui ont perdu un proche”, écrit le site.

Reste que si Apple refuse de débloquer l’iPhone, Leonardo Fabbretti va peut-être pouvoir faire comme le FBI et se tourner vers un spécialiste extérieur. D’après le Guardian, la start-up israélienne Cellebrite, qui affirme pouvoir contourner la sécurité de n’importe quel smartphone, a offert son aide gratuitement au père en deuil.

Première publication : 01/04/2016

Pour lutter contre le sida, il est plus que jamais nécessaire de faire de la prévention, notamment auprès des jeunes, explique Florence Thune, directrice des programmes France du Sidaction, qui lance vendredi sa campagne annuelle de dons.

Vendredi 1er avril, Sidaction a donné le coup d’envoi de sa campagne annuelle d’appel aux dons, destinés à financer la recherche et la prévention contre le sida. Aujourd’hui, en France, 11 % des nouvelles découvertes de séropositivité concernent les jeunes de 15-24 ans, un chiffre en augmentation de 24 % depuis 2007, notamment pour les jeunes homosexuels chez qui le nombre de découvertes de séropositivité a plus que doublé depuis 2003.

Une population auprès de laquelle l’association compte bien augmenter ses efforts de prévention, à l’heure où, comme le révèle un sondage Ifop commandé par Sidaction, les jeunes, moins bien informés, adoptent davantage de pratiques à risques. Le point avec Florence Thune, directrice des programmes France au Sidaction.

En France, combien de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH ou le sida, et où en est-on de la transmission de cette maladie ?

Florence Thune : On estime que 150 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) dans notre pays. Or, seules 120 000 d’entre elles se savent contaminées. C’est un enjeu important : il y a entre 20 000 et 30 000 personnes qui ne sont pas dépistées, qui ne sont donc pas soignées et peuvent transmettre le virus.

En 2014, 6 600 personnes ont découvert leur séropositivité en France. Dans la tranche des 15-24 ans, l’augmentation de contamination est de 24 % depuis 2007.

Quelles sont les populations les plus touchées ?

Sur les 6 600 nouveaux infectés en 2014, on dénombrait 42 % d’homosexuels, et un nombre important de personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Certains ont été contaminés en France, d’autres dans leur pays d’origine. Il faut rester très vigilant, notamment auprès des jeunes, et notamment des jeunes gays qui sont particulièrement touchés.

Le sondage que nous avons commandé à l’Ifop sur la perception du sida et sa prévention montre que 9 % des 18-25 ans se sont exposés fréquemment à un risque de contamination au cours des 12 derniers mois. C’est trop !

Ce sondage montre une détérioration du niveau d’information sur la maladie, comment peut-on l’expliquer ?

Cette détérioration est frappante. Par exemple, les jeunes interrogés sont capables d’identifier la voie sexuelle ou sanguine comme sources de contamination, mais d’après ce sondage Ifop, 20 % pensent qu’un simple baiser peut transmettre le sida … 17 % estiment également que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence empêche la transmission du virus !

À cela, plusieurs raisons. D’abord le déficit de campagnes d’information et de prévention de manière générale, dans les lycées ou les médias. Pourtant l’Éducation nationale a des directives précises mais de fait, elles ne sont pas toujours appliquées. Les associations qui interviennent dans les lycées ont parfois des problèmes de financement et interviennent moins. Or, pour être efficaces, il faut que les messages émanent d’autres sources que les profs. Par ailleurs, les jeunes trouvent de tout sur Internet : des masses d’informations, mais aussi beaucoup d’informations fausses, de rumeurs, qu’ils peuvent prendre pour argent comptant.

Les jeunes se protègent-ils moins parce qu’ils sont mal informés ?

Cela y participe mais il y a aussi d’autres raisons. Aujourd’hui, les personnes atteintes sont moins visibles. Fort heureusement, elles vivent beaucoup mieux que dans les années 1980 : grâce aux progrès des traitements, l’immense majorité vit normalement et les signes de la maladie sont invisibles. Du coup elle fait moins beaucoup peur qu’avant, lorsque l’épidémie faisait des ravages.

Le sida est perçu par les jeunes comme un problème d’une autre génération, ils sont moins sensibles aux risques encourus, et cela est notamment frappant chez les jeunes gays. Par ailleurs, ceux qui sont contaminés ne souhaitent pas témoigner. Comme ils vont bien, ils parviennent à mener une vie normale et craignent d’être stigmatisés s’ils s’exposent.

Que peut-on faire pour sensibiliser les jeunes et faire en sorte qu’ils se protègent davantage ?

Il faut mettre l’accent sur la prévention dans les lycées, avec des programmes qui abordent le VIH mais aussi toutes les autres infections sexuellement transmissibles, comme par exemple la syphilis, pour laquelle on observe une augmentation des contaminations.

Les campagnes qui ciblent les jeunes doivent également être intensifiées et diversifiées, via Internet et les réseaux sociaux. Celle que nous avons réalisée pour toucher les jeunes avec le Youtuber Jimmyfaitlcon en 2015 a ainsi fait plus de 1,5 millions de vues.

Il serait également intéressant de faire davantage témoigner des jeunes contaminés, mais c’est difficile… La difficulté est de montrer que l’on peut aujourd’hui vivre normalement avec le sida sans tomber dans la banalisation, car cela reste une maladie dont on peut mourir, malgré les énormes progrès dans les traitements.

Première publication : 01/04/2016

Pour lutter contre le sida, il est plus que jamais nécessaire de faire de la prévention, notamment auprès des jeunes, explique Florence Thune, directrice des programmes France du Sidaction, qui lance vendredi sa campagne annuelle de dons.

Vendredi 1er avril, Sidaction a donné le coup d’envoi de sa campagne annuelle d’appel aux dons, destinés à financer la recherche et la prévention contre le sida. Aujourd’hui, en France, 11 % des nouvelles découvertes de séropositivité concernent les jeunes de 15-24 ans, un chiffre en augmentation de 24 % depuis 2007, notamment pour les jeunes homosexuels chez qui le nombre de découvertes de séropositivité a plus que doublé depuis 2003.

Une population auprès de laquelle l’association compte bien augmenter ses efforts de prévention, à l’heure où, comme le révèle un sondage Ifop commandé par Sidaction, les jeunes, moins bien informés, adoptent davantage de pratiques à risques. Le point avec Florence Thune, directrice des programmes France au Sidaction.

En France, combien de personnes vivent aujourd’hui avec le VIH ou le sida, et où en est-on de la transmission de cette maladie ?

Florence Thune : On estime que 150 000 personnes vivent aujourd’hui avec le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) dans notre pays. Or, seules 120 000 d’entre elles se savent contaminées. C’est un enjeu important : il y a entre 20 000 et 30 000 personnes qui ne sont pas dépistées, qui ne sont donc pas soignées et peuvent transmettre le virus.

En 2014, 6 600 personnes ont découvert leur séropositivité en France. Dans la tranche des 15-24 ans, l’augmentation de contamination est de 24 % depuis 2007.

Quelles sont les populations les plus touchées ?

Sur les 6 600 nouveaux infectés en 2014, on dénombrait 42 % d’homosexuels, et un nombre important de personnes originaires d’Afrique subsaharienne. Certains ont été contaminés en France, d’autres dans leur pays d’origine. Il faut rester très vigilant, notamment auprès des jeunes, et notamment des jeunes gays qui sont particulièrement touchés.

Le sondage que nous avons commandé à l’Ifop sur la perception du sida et sa prévention montre que 9 % des 18-25 ans se sont exposés fréquemment à un risque de contamination au cours des 12 derniers mois. C’est trop !

Ce sondage montre une détérioration du niveau d’information sur la maladie, comment peut-on l’expliquer ?

Cette détérioration est frappante. Par exemple, les jeunes interrogés sont capables d’identifier la voie sexuelle ou sanguine comme sources de contamination, mais d’après ce sondage Ifop, 20 % pensent qu’un simple baiser peut transmettre le sida … 17 % estiment également que la prise d’une pilule contraceptive d’urgence empêche la transmission du virus !

À cela, plusieurs raisons. D’abord le déficit de campagnes d’information et de prévention de manière générale, dans les lycées ou les médias. Pourtant l’Éducation nationale a des directives précises mais de fait, elles ne sont pas toujours appliquées. Les associations qui interviennent dans les lycées ont parfois des problèmes de financement et interviennent moins. Or, pour être efficaces, il faut que les messages émanent d’autres sources que les profs. Par ailleurs, les jeunes trouvent de tout sur Internet : des masses d’informations, mais aussi beaucoup d’informations fausses, de rumeurs, qu’ils peuvent prendre pour argent comptant.

Les jeunes se protègent-ils moins parce qu’ils sont mal informés ?

Cela y participe mais il y a aussi d’autres raisons. Aujourd’hui, les personnes atteintes sont moins visibles. Fort heureusement, elles vivent beaucoup mieux que dans les années 1980 : grâce aux progrès des traitements, l’immense majorité vit normalement et les signes de la maladie sont invisibles. Du coup elle fait moins beaucoup peur qu’avant, lorsque l’épidémie faisait des ravages.

Le sida est perçu par les jeunes comme un problème d’une autre génération, ils sont moins sensibles aux risques encourus, et cela est notamment frappant chez les jeunes gays. Par ailleurs, ceux qui sont contaminés ne souhaitent pas témoigner. Comme ils vont bien, ils parviennent à mener une vie normale et craignent d’être stigmatisés s’ils s’exposent.

Que peut-on faire pour sensibiliser les jeunes et faire en sorte qu’ils se protègent davantage ?

Il faut mettre l’accent sur la prévention dans les lycées, avec des programmes qui abordent le VIH mais aussi toutes les autres infections sexuellement transmissibles, comme par exemple la syphilis, pour laquelle on observe une augmentation des contaminations.

Les campagnes qui ciblent les jeunes doivent également être intensifiées et diversifiées, via Internet et les réseaux sociaux. Celle que nous avons réalisée pour toucher les jeunes avec le Youtuber Jimmyfaitlcon en 2015 a ainsi fait plus de 1,5 millions de vues.

Il serait également intéressant de faire davantage témoigner des jeunes contaminés, mais c’est difficile… La difficulté est de montrer que l’on peut aujourd’hui vivre normalement avec le sida sans tomber dans la banalisation, car cela reste une maladie dont on peut mourir, malgré les énormes progrès dans les traitements.

Première publication : 01/04/2016

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Le Pakistanais Shahbaz Taseer, prisonnier des Taliban pendant quatre ans, raconte depuis quelques jours sa captivité sur Twitter. Ces confesssions graves et drôles à la fois sont devenus très populaires au Pakistan

Je t’avais bien dit que je reviendrais”. C’est la première chose que l’ex-otage pakistanais des Taliban Shahbaz Taseer a dit à sa femme Maheen lorsqu’il l’a retrouvée après plus de 4 ans et demi d’absence. Et il n’a pas fait part de ce moment d’intimité à des journalistes, refusant les sollicitations des médias traditionnels, mais sur Twitter.

i told you id come back https://t.co/cmrLkMwhJb

— Shahbaz Taseer (@ShahbazTaseer) 31 mars 2016

Ce Pakistanais, qui a retrouvé la liberté le 8 mars, avait jusqu’alors gardé le silence sur sa captivité. Mais depuis trois jours ce fils d’un ex-gouverneur du Penjab twitte. Beaucoup. Sous le hashtag #AskST, Shahbaz Taseer répond aux questions des internautes. Entre gravité et humour, il livre le récit de sa détention.

Ton détaché et pizza



Mon meilleur ami pendant tout ce temps a été une araignée appelée Peter”, répond-il à un internaute qui voulait savoir s’il avait réussi à se lier d’une manière ou un autre à l’un de ses ravisseurs. Un autre lui demande s’il y avait quelque chose qui lui aurait plu chez ses “hôtes” Taliban. “Pas grand chose, mais leur turban était ‘cool’”, rétorque-t-il. L’une des choses les plus dures a été de ne pas pouvoir se raser pendant quatre ans. Mais finalement, il trouve que la barbe lui va bien.

Après plus de quatre ans d’absence, “quels sont les trois changements qui vous ont le plus frappés depuis votre retour ?”, veulent savoir beaucoup d’internautes. “Le métro, qui a l’air vraiment bien, la PS4 qui a l’air impressionnante et la nouvelle coupe de cheveux de ma femme”, répond Shahbaz Taseer. Mais ce sont “les jeux vidéos qui ont le plus changé” depuis qu’il a été kidnappé dans un quartier huppé de Lahore, le 26 août 2011, confesse ce jeune homme de 33 ans.

Ce ton détaché et la capacité de Shahbaz Taseer de répondre à des questions graves avec un certain humour a rapidement créé une certaine complicité avec ses interlocuteurs. À tel point qu’il en vient à partager sa passion pour le foot et ses goûts culinaires. En fan absolu de Manchester United, il ne manque pas une occasion d’appler l’entraîneur José Mourinho à la rescousse de son club fétiche.

Commenter l’actualité du foot anglais lui avait clairement manqué… tout comme manger des pizza. Et il ne se prive pas d’évoquer son plaisir d’avoir pu retrouver le goût de cette spécialité italienne.

Message à ses ravisseurs

Il y a cependant une question à laquelle il répond avec le plus grand sérieux : son attachement au Pakistan. “Ce pays est ma famille” et “je ne le quitterais jamais”, affirme-t-il à ceux qui veulent savoir si sa captivité lui avait donné envie de partir vers d’autres horizons. Ses ravisseurs n’ont pas vaincu son amour du pays… et le Pakistan le lui rend bien puisque le hashtag #AskSR est l’un des plus populaires du moment dans le pays et que plus de 15 000 personnes suivent ses confidences d’ex-otage.

Toute cette discussion à tweets rompus semble d’ailleurs aussi être un message adressé à ceux qui l’ont kidnappé : il peut déjà parler librement et avec distance de cette épreuve. Les Taliban lui permettaient ponctuellement de consulter Twitter et il espérait “bien qu’ils liront ce que nous sommes en train de dire”.

Première publication : 01/04/2016

Jeudi, des centaines de milliers de personnes ont défilé pour protester contre la Loi travail. France 24 est allé à la rencontre des manifestants dans le cortège parisien.

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté jeudi 31 mars en France contre le projet de réforme du Code du travail – 1,2 millions selon les syndicats, 390 000, dont 26 à 28 000 à Paris, selon la police. À l’appel de plusieurs syndicats, dont la CGT, FO, et des syndicats lycéens et étudiants comme l’Unef et la FIDL, cette troisième journée de mobilisation a vu les opposants au texte afficher leur détermination face à un gouvernement inflexible. France 24 était dans le cortège parisien, dans lequel lycéens, salariés ou retraités ont défilé sous une pluie battante. Paroles de manifestants.

Clara, en Terminale ES dans un lycée de Pontoise (95)


Clara (qui tient un mégaphone) et ses amies, lycéennes au lycée Pissaro de Pontoise (95), sont venues manifester jeudi. © France 24

Mégaphone, en main, Clara, 18 ans, lance le slogan “Pissaro en colère, on va pas se laisser faire !” à toute une bande de lycéens serrés derrière une banderole “Dis Maman, c’était comment quand les travailleurs avaient des droits ?”, que ses camarades reprennent en chœur.

“On est une soixantaine du lycée Pissaro de Pontoise, dans le 95 (Val-d’Oise), à être venus. On est là parce qu’on essaye de se battre pour nos futurs droits et pour ceux de nos parents. On a fait un blocus ce matin au lycée, alors que notre établissement n’est pas du tout politisé à la base. À la manif du 24 mars par exemple, il n’y avait personne, mais là ça a pris, les lycéens commencent à prendre conscience du danger. On est là parce qu’on ne supporte pas l’idée qu’on puisse retirer des droits aux travailleurs. On a déjà 6 millions de chômeurs en France, on ne veut pas aller vers davantage de précarisation. Nous, on réclame le retrait total. On va continuer à manifester au moins jusqu’aux prochaines vacances si le projet de loi est maintenu. Après, il y aura quand même le Bac à passer…”

Bruno, ouvrier à Bridgestone Béthune, Pas-de-Calais


Bruno, de l’usine Bridgestone de Béthune (Pas-de-Calais). © France 24

Bruno Wable travaille depuis 1993 à Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), une usine qui fabrique des pneus, et pour laquelle il est aujourd’hui élu de la CGT.

“Notre délégation d’une cinquantaine de camarades de Bridgestone Béthune est venue manifester contre la Loi travail, mais aussi en soutien aux ouvriers de Goodyear (le procès en appel des huit ex-salariés de Goodyear, condamnés en janvier à 9 mois de prison ferme pour séquestration de deux cadres, se tiendra le 19 octobre à Amiens). Je travaille à Bridgestone depuis 1993, j’y suis entré comme assembleur. On est dans la même lignée que Goodyear : on va subir une baisse des effectifs et de la production.

Cette Loi travail, c’est impensable. Ce saccage du code du travail est inacceptable pour les salariés. À terme, c’est la mort de l’ouvrier. Le texte prévoit un taux de majoration des heures supplémentaires de 10 % seulement au lieu des 25 %, cela on ne l’accepte pas. On essaye de nous faire croire qu’il y aura de l’embauche derrière, mais c’est faux. Enfin, avec ce texte, les patrons vont pouvoir licencier quand ils veulent, sans aucune difficulté ! On sera dans la rue jusqu’au retrait complet.”

Dominique et Dominique, 63 et 64 ans, retraités du secteur hospitalier, anciens responsables syndicaux, région parisienne


Dominique et Dominique, retraités du secteur hospitalier. © France 24

“En tant qu’anciens responsables syndicaux, l’une des choses qui nous choque le plus dans cette loi, c’est la remise en cause des institutions représentantes du personnel en entreprise. Avec ce texte, le patronat pourra imposer ses vues. La loi travail signe la fin de la représentation syndicale. La possibilité de licencier sans encombre est également inacceptable. C’est la totalité du texte qu’il faut supprimer, ça n’est pas négociable. Le message que fait passer le gouvernement, c’est ‘désormais, pour pouvoir embaucher, il faut licencier’. Qu’un gouvernement de gauche soit à l’origine de ce texte, c’est une honte”

Anne, 47 ans, comédienne et metteur en scène, Paris 18e


Anne, 47 ans, est comédienne et metteur en scène. © France 24

“Ce texte est la pire dégueulasserie que le gouvernement ait inventé. Ce qui me choque le plus, ce sont les indemnités des prud’hommes plafonnées. Alors d’accord, dans la dernière mouture, ce plafond n’a plus été retenu qu’à titre indicatif, mais ça reste dangereux car les juges se baseront évidemment sur cette ‘indication’ pour établir les indemnités à verser au salarié !

Ce gouvernement, on ne l’a pas élu pour ça. On l’a porté au pouvoir dans l’espoir, par exemple, d’aller vers plus de justice sociale et fiscale, et on se retrouve avec le Medef au pouvoir. Je suis déçue et très en colère. J’ai fait toutes les toutes les manifs depuis le 9 mars, j’ai signé la pétition de Caroline de Haas réclamant le retrait du texte, et je continuerai jusqu’au retrait de cette loi. “

Emmanuelle, 33 ans, doctorante en sciences politiques, en recherche d’emploi, Paris, 11e


Emmanuelle, 33 ans, doctorante en sciences politiques, en recherche d’emploi. © France 24

“Si je suis dans la rue aujourd’hui, c’est pour marquer mon opposition à la Loi travail, mais plus globalement à ce gouvernement qui a pris toute une série de mesures auxquelles je suis radicalement opposée, de l’état d’urgence à la déchéance de nationalité – qui fort heureusement n’a pas abouti.

Aujourd’hui, cette loi est une atteinte scandaleuse au droit du travail. Je ne nourrissais pas d’espoirs démesurés dans ce gouvernement à la base, mais sans avoir de grandes attentes, je ne pouvais pas imaginer autant de trahisons. Là, on est face à un démantèlement des acquis sociaux très important. C’est une politique de droite qui est menée aujourd’hui par un gouvernement qui se prétend de gauche.

Au-delà de la loi El Khomri, je suis lassée de cette élite au pouvoir, le fonctionnement de notre système politique, avec ses passages en force et son manque de démocratie, me laisse désemparée.

J’attends dans un premier temps le retrait de ce texte, mais plus largement, une alternative à ce système politique. L’élection présidentielle de 2017 me préoccupe : je n’ai plus envie de participer à ce système. “

Première publication : 31/03/2016

Invité de de Mardi politique, Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis et président de l’UDI, est revenu sur les récents attentats à Bruxelles et sur la menace terroriste en France.

L’invité de Mardi politique le 29 mars était Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis et président de l’UDI (Union des démocrates et indépendants), interrogé par Pierre Firtion pour RFI, Roselyne Febvre pour France 24 et Christophe Forcari pour Libération.

Première publication : 31/03/2016

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Des dizaines de milliers d’emails de la société monégasque Unaoil ont pu être consultés par le quotidien australien The Age et le site Huffington Post. Ils révèlent à quel point le secteur pétrolier est gangréné par la corruption.

Tout a commencé par une annonce dans Le Figaro en juillet 2015. Neuf mois plus tard, jeudi 31 mars, le FBI, ainsi que les autorités britanniques et australiennes ont décidé de lancer une enquête sur ce qui pourrait être l’un des plus importants scandales de corruption de ces dernières années. Au centre de cette affaire, révélée par le Huffington Post et le quotidien australien The Age : une petite société monégasque, Unaoil, accusée d’être une pieuvre capable de corrompre à tour de bras et sur tous les continents pour le compte de prestigieux clients liés au secteur pétrolier.

Bien sûr, Unaoil ne se présente pas comme une arme de corruption massive et une partie de ces clients pense avoir affaire à un facilitateur ou à un lobbyiste, assure The Age. Mais d’après les emails consultés, certains savent parfaitement que cette société est prête à verser le dessous de table qu’il faut pour arriver à ses fins.

Sur son site Internet, l’entreprise se décrit comme un intermédiaire qui “minimise les obstacles locaux” pour les grands groupes internationaux. Contacté par France 24, un porte-parole d’Unaoil “conteste toutes les accusations” des deux médias.

Lobbyiste ou corrupteur ?

Le scandale menace pourtant d’éclabousser des géants comme l’Américain Haliburton, le Sud-Coréen Samsung ou encore le Britannique Rolls-Royce. Et pour entrer en contact avec leur source, l’été dernier, les journalistes de The Age ont dû faire paraître un message codé dans la rubrique “Immobilier” du Figaro comportant le mot “Monte Christo”.

En échange, ils ont eu accès à des dizaines de milliers d’emails internes à Unaoil couvrant une période de 2002 à 2012. Ces documents révèlent, assurent le Huffington Post et The Age, à quel point le secteur pétrolier est gangréné par la corruption.

En Irak, par exemple, Unaoil aurait payé au moins 20 millions de dollars à un intermédiaire pour qu’il tente d’”influencer” des figures aussi importantes du paysage politique que l’ancien vice-Premier ministre Hussein al-Chahristani ou l’ex-ministre du Pétrole Kareem Luaibi. En Azerbaïdjan, le spécialiste américain de l’ingénierie KBR (alors filiale du géant de l’énergie Haliburton) aurait payé la société monégasque des millions de dollars pour obtenir des informations susceptibles de l’aider à décrocher des contrats publics.

1 jour de vacance = 1 million de dollars de pot de vin

La société Unaoil est une entreprise familiale fondée en 1991 par le millionnaire iranien Ata Ahsani. Ses deux fils, Cyrus et Saman, gèrent les activités au quotidien, tandis que le patriarche surveille son petit empire en tant que président. La famille est introduite dans les cercles qui comptent à Monaco – l’un des fils est trésorier du Club des ambassadeurs du Rocher – et entretient de bons rapports avec les responsables de la plupart des pays pétroliers, grâce à l’organisation de coûteuses soirées caritatives.

Les emails consultés par The Age permettent de mieux comprendre le modèle économique d’Unaoil, explique le quotidien. Les grands groupes internationaux mandatent cette société pour les représenter lors des négociations de contrats énergétiques dans des marchés dits sensibles. Et si le client remporte le marché, Unaoil récolte une commission au passage.

Bien sûr il n’est jamais fait référence explicitement, dans les échanges électroniques, à des activités illégales. Mais les responsables d’Unaoil et leurs correspondants utilisent un langage codé assez simple à déchiffrer pour le Huffington Post et The Age. Par exemple, le mot “holiday” (vacances) signifierait ainsi “pots-de-vin”. Et “un jour de vacance” équivaudrait à 1 million de dollars. Les différentes cibles d’Unaoil ont souvent droit à des surnoms : le “professeur” désigne l’ex-vice Premier ministre irakien Hussein al-Chahristani. La “maison des spaghettis”, quant à elle, représente le géant pétrolier italien Eni, impliqué dans une affaire au Kazakhstan où Unaoil aurait tenté de favoriser l’américain KBR.

Depuis mercredi 30 mars, les deux médias ont révélé le contenu des emails concernant les activités controversés d’Unaoil sur le continent africain et en Europe de l’Est. Dans les jours à venir, ce feuilleton de révélations devrait s’enrichir d’au moins un nouveau chapitre, concernant l’Asie.

Première publication : 31/03/2016

Des policiers français et belges ont mené jeudi une opération à Courtrai en Belgique , dans le cadre de l’enquête sur le projet d’attentat déjoué en France et pour lequel Reda Kriket a été inculpé. Aucune interpellation n’a eu lieu.

L’affaire de l’attentat déjoué en France la semaine dernière se poursuit en Belgique. Une opération policière franco-belge a eu lieu jeudi 31 mars à Courtrai, en lien avec Reda Kriket, inculpé en France pour un projet d’attentat “imminent”. Aucune interpellation n’a toutefois eu lieu jeudi, et ni explosifs ni armes n’ont été trouvés, selon le parquet fédéral belge.

L’opération s’est déroulée dans le quartier résidentiel de Rodenburg, qui longe l’autoroute E17 au sud de cette ville flamande proche de la frontière française et qui avait été bouclée par la police et l’armée.

Des militaires, munis de détecteurs de métaux et accompagnés de chiens, ont fouillé les abords d’une maison de ce quartier et ses alentours, notamment un petit bois et un terrain proches d’une station-service située sur l’aire d’autoroute.

“Des perquisitions ont été menées autour d’une station service aux abords de l’autoroute E117 qui relie Paris à Rotterdam, où a été arrêté le complice de Reda Kriket. (…) En vain.”

Déjà quatre suspects arrêtés

Reda Kriket, un Français de 34 ans, a lui été inculpé mercredi pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste criminelle par un juge parisien, à l’issue de six jours de garde à vue.

Déjà condamné en Belgique dans une affaire de terrorisme et soupçonné d’avoir séjourné dans les rangs de l’organisation de l’État islamique (EI) en Syrie, Reda Kriket avait été arrêté le 24 mars en région parisienne. Dans l’appartement qu’il occupait, les policiers avaient découvert fusils d’assaut, armes de poing et explosifs, dont du TATP, l’explosif artisanal prisé par les jihadistes de l’EI.

Lors de son arrestation, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve avait annoncé la mise “en échec” d’un “projet d’attentat en France conduit à un stade avancé”.

En Belgique, deux hommes, Abderrahmane Ameuroud et Rabah M., arrêtés vendredi à Bruxelles, ont été inculpés en lien avec ce réseau. Un autre complice présumé de Reda Kriket, Anis Bahri, a été interpellé dimanche à Rotterdam aux Pays-Bas. Quelque 45 kg de munitions de calibre 7,62, du type de celles utilisées avec des kalachnikovs, ont été retrouvés à cette occasion.

Avec AFP

Première publication : 31/03/2016

Le fonds d’investissement français Eurazeo aurait accepté de payer 250 millions d’euros pour racheter toute une série de marques de confiserie française, dont Carambar, à l’Américain Mondelez, selon une information du Monde.

De retour sur le sol français : le fonds d’investissement Eurazeo a finalisé, jeudi 31 mars, le rachat des marques de confiserie d’origine française du géant américain de la distribution Mondelez (ex-Kraft Food), selon le quotidien Le Monde. L’opération, estimée à 250 millions d’euros, permettrait au fonds français de mettre les célèbres Carambar, les rochers Suchard, le chocolat Poulain et les pastilles Vichy dans leurs poches. Contacté par France 24, Eurazeo n’a pas voulu confirmer ou commenter cette information.

Mondelez cherche depuis octobre 2015 à se débarrasser de tous les bonbons made in France qui lui collent aux dents. Cette branche d’activité, qui comprend deux usines en France, générait 150 millions d’euros de chiffre d’affaires, une goutte d’eau pour l’empire Mondelez. Eurazeo était en concurrence avec le fonds PAI et le groupe allemand Katjes pour remporter la mise.

5 000 Carambars par minutes

Les Carambar n’étaient plus français depuis 1998, date à laquelle Danone avait cédé la marque au britannique Cadburry. Les bonbons prennent ensuite la nationalité américaine en 2009 lorsque Mondelez rachète Cadburry.

Ces bonbons, célèbres pour les blagues inscrites dans leur emballage, sont fabriqués à Marcq-en-Baroeul. L’usine de cette ville du nord de la France en produit 5 000 par minutes.

Un chiffre impressionnant qui ne doit cependant pas masquer les difficultés que rencontrent les Carambars, estime le Parisien. Le quotidien affirme que l’un des principaux défis d’Eurazeo, si le rachat se confirme, sera de remettre la marque au goût du jour dans un “marché dominé par les bonbons acidulés”.

Première publication : 31/03/2016