Archive for March 3rd, 2016

La pétition en ligne lancée contre le projet de loi sur la réforme du droit du travail de Myriam El Khomri a rassemblé plus d’un million de signatures vendredi soir. Un record en France.

C’est un record en France. La pétition en ligne lancée en réaction au projet de loi de Myriam El Khomri sur la réforme du droit du travail a dépassé le million de signatures vendredi 4 mars.

Disponible sur change.org, la pétition devance ainsi la pétition contre la directive européenne sur le secret des affaires (plus de 512 000 signatures) et celle demandant la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage, condamnée pour le meurtre de son mari violent (près de 436 000 signatures).

Quatre jours seulement après son lancement, la pétition avait déjà rassemblé plus de 200 000 signatures, notamment grâce aux personnalités qui la portent. Parmi elles : Caroline de Haas, militante féministe à l’origine en 2009 du mouvement Osez le féminisme.

Interrogé sur le succès de la pétition, Benjamin des Gachons, le directeur de change.org en France assure que “la question de la vérification des signatures est au cœur de [leur] modèle”.

Droit du travail “cassé”

Le projet de loi controversé prévoit notamment des référendums d’entreprise pour valider des accords minoritaires, un plafonnement des indemnités prud’homales pour les licenciements abusifs, des modifications des modalités de licenciement économique ou encore la création du compte personnel d’activité (CPA) rassemblant les droits sociaux.

>> À lire sur France 24 : “Loi El Khomri : qui est pour, qui est contre et pourquoi”

Des organisations de jeunesse, dont l’Unef, et des syndicats de salariés, dont FO et la CGT, ont appelé à manifester le 9 mars contre un projet de “casse du code du travail”, avant une journée de grève et manifestations pour son retrait le 31 mars.

>> À voir sur France 24 : “Loi Travail : les syndicats organisent la riposte”

Les syndicats dits “réformistes” (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa) et la Fage (étudiants) réclament de leur côté des modifications “en profondeur”.

Pour en discuter, le Premier ministre Manuel Valls doit recevoir une à une les organisations syndicales et patronales représentatives à partir du lundi 7 mars.

Avec AFP

Première publication : 04/03/2016

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Le ministère du Travail américain a dévoilé vendredi une forte progression du nombre de créations d’emploi en février. Le taux de chômage, lui, est resté stable.

L’économie américaine a créé en février plus d’emplois que les analystes avaient espéré, démontrent les chiffres du ministère du Travail publiés vendredi 4 mars.

L’objectif de création d’emplois avait fixé par les analystes à 190 000 nouvelles embauches mais ce sont 242 000 emplois nets qui ont été créés le mois dernier. Malgré cette hausse des créations d’emplois, le taux de chômage est resté stable à 4,9 % car, autre signe de dynamisme, il y a eu davantage de nouveaux entrants sur le marché du travail.

>> À lire sur France 24 : “La croissance américaine revue à la hausse au quatrième trimestre 2015”

Ces chiffres encourageants permettent au taux de participation à l’emploi, qui mesure ceux qui ont un emploi ou en cherchent un activement, de remonter à 62,9 %, son plus fort niveau depuis mars 2014.

Le mois dernier, c’est le secteur des services qui a largement embauché tandis que le secteur minier, plombé par les bas prix du pétrole, et manufacturier ont continué de supprimer des emplois.

Point négatif, les rémunérations ont régressé en février, sans perdre toutefois toute l’augmentation de janvier. Observé de près par la Réserve fédérale (Fed) qui voudrait voir l’inflation se relever vers un objectif de 2 %, le salaire horaire moyen a perdu 3 cents à 25,35 dollars alors qu’il avait gagné 12 cents le mois d’avant.

>> À lire sur France 24 : “La Fed relève ses taux d’intérêt pour la première fois depuis 2006”

Nouvel élan de l’économie américaine

La Bourse de New York a ouvert sur une note hésitante vendredi après un rapport sur l’emploi meilleur que prévu aux États-Unis, reflétant le dynamisme du marché et jouant en faveur de hausses des taux progressives de la part de la Réserve fédérale.

Ces créations d’emplois, plus nombreuses que prévu, s’ajoutent à une série d’indicateurs positifs reflétant un nouvel élan de l’économie américaine, après une timide croissance annuelle de 1,0 % au dernier trimestre 2015. La croissance du premier trimestre 2016 est prévue aux alentours de 2,5 %.

Mais le déficit commercial des États-Unis a augmenté, lui aussi, plus fortement que prévu en janvier, un dollar fort et une demande mondiale atone ayant contribué à des exportations qui n’ont jamais été aussi faibles depuis cinq ans et demi, ce qui laisse penser que le commerce extérieur continuera de peser sur la croissance économique au premier trimestre.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 04/03/2016

Cent ans après les inondations de 1910, la région parisienne s’attend à revivre une importante montée des eaux. Un exercice de préparation grandeur nature se tiendra du 7 au 18 mars en Île-de-France. Un scénario visible en vidéos.

C’est un peu le “Big One” des Franciliens. Depuis les inondations records de 1910 qui plongèrent une partie de Paris sous les eaux, les habitants de la capitale et de sa périphérie s’attendent à vivre une crue centennale de la Seine. Qu’on ne s’y méprenne pas : une “crue centennale” ne signifie pas qu’elle a lieu tous les 100 ans mais qu’elle a une chance sur 100 de se produire chaque année. Ce qui n’est pas plus rassurant… et demande un minimum de préparation pour les pouvoirs publics.

Du 7 au 18 mars, la préfecture de police chapeautera l’exercice Sequana 2016, une répétition grandeur nature des manœuvres nécessaires en cas d’une importante montée des eaux en Île-de-France, l’un des régions de l’Hexagone à plus haut risque d’inondation. Dans plusieurs vidéos de simulation 3D, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) met en images le scénario catastrophe : la quasi-totalité d’Alfortville sous les eaux, la moitié de Choisy-le-Roi inondés, les ponts reliant la banlieue ouest à la capitale devenus impraticables… Dans Paris, même spectacle de désolation : la pyramide du Louvre et la tour Eiffel cernées par les eaux, une partie du jardin des Tuileries submergée…

Une crue de huit mètres

Le lancement des opérations se fera lundi 7 mars au matin à la Maison de la radio en présence du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du préfet de police de Paris, Michel Cadot. À partir de cet instant, le scénario prévoit une montée des eaux quotidienne de 50 cm pour atteindre plus de huit mètres. Au troisième jour, la cellule de crise sera activée. Car au fur et à mesure que l’eau monte, la situation s’aggrave : les transports sont perturbés, les hôpitaux ont les pieds dans l’eau et les rats fuient les sous-sols inondés…

L’opération se déroulera sur cinq départements franciliens avec 900 sauveteurs, 150 personnels des forces de police, 40 véhicules de sécurité civile dont 20 véhicules lourds et quatre hélicoptères. Sequana mobilisera également 87 institutions et entreprises (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, EDF, SNCF, opérateurs téléphoniques, Total, Veolia, etc.).

La RATP va “emmurer” une station de métro pour empêcher l’eau d’y pénétrer. La radio France Bleu diffusera des flashs d’information fictifs. “Cet exercice va permettre de réexpliquer aux gens qu’il y a de fortes chances que cela arrive un jour et que collectivement il vaut mieux s’y préparer”, explique à l’AFP le préfet Jean-Paul Kihl, secrétaire général de la zone de défense et de sécurité de Paris.

Entre 17 et 20 milliards d’euros de dégâts

“Une crue centennale sur le même niveau d’élévation du fleuve qu’en 1910, en Île-de-France, se traduirait par 500 km2 de territoire sous l’eau, 830 000 habitants résidant en zone inondable et plusieurs millions d’habitants dont les conditions de vie seraient dégradées”, selon Michel Cadot. Le tableau est effectivement peu réjouissant : plus de courant électrique ni d’eau potable, pas plus de chauffage urbain, de transports collectifs ou de téléphone.

Quelque “435 000 logements seraient exposés […] dont plus de 48 %” immergés dans plus d’un mètre d’eau, selon l’IAU. Environ 100 000 établissements (grandes entreprises, PME, PMI, commerces…) se retrouveraient dans la zone inondable, soit 750 000 emplois. Comme le rapporte le journal Libération, la crue centennale pourrait entraîner entre 17 et 20 milliards d’euros de dégâts.

La Joconde au sec

Quid des trésors que recèlent Paris et ses musées ? “Aujourd’hui, tous les musées ont des plans de mise à l’abri de leurs œuvres. On a beaucoup de musées qui seraient impactés : le Louvre, le musée d’Orsay, la Bibliothèque nationale… Tout cela fait partie de l’obligation de chacun de se préparer et en particulier les organismes publics”, rappelle Jean-Paul Kihl. Le musée d’Orsay participe à l’exercice.

En ce qui concerne les particuliers, la mairie de Paris donne également quelques conseils sur son site Internet : avoir des lampes électriques et une radio à piles, couper l’électricité et le gaz ou encore se tenir prêt à évacuer avec ses papiers d’identité à la demande des autorités.

Pas de panique toutefois. Toujours selon Libération, les chances pour que la “crue” tant redoutée intervienne cette année sont très minces. Au pont d’Austerlitz, qui constitue à ce jour le marquage de référence, le niveau de la Seine s’élève à seulement 1,30 mètre. Pas encore de quoi faire sortir le fleuve de son lit. “À moins, comme l’écrit le quotidien, d’un épisode météorologique inattendu d’ici au printemps…”

Avec AFP

Première publication : 04/03/2016

Cent ans après les inondations de 1910, la région parisienne s’attend à revivre une importante montée des eaux. Un exercice de préparation grandeur nature se tiendra du 7 au 18 mars en Île-de-France. Un scénario visible en vidéos.

C’est un peu le “Big One” des Franciliens. Depuis les inondations records de 1910 qui plongèrent une partie de Paris sous les eaux, les habitants de la capitale et de sa périphérie s’attendent à vivre une crue centennale de la Seine. Qu’on ne s’y méprenne pas : une “crue centennale” ne signifie pas qu’elle a lieu tous les 100 ans mais qu’elle a une chance sur 100 de se produire chaque année. Ce qui n’est pas plus rassurant… et demande un minimum de préparation pour les pouvoirs publics.

Du 7 au 18 mars, la préfecture de police chapeautera l’exercice Sequana 2016, une répétition grandeur nature des manœuvres nécessaires en cas d’une importante montée des eaux en Île-de-France, l’un des régions de l’Hexagone à plus haut risque d’inondation. Dans plusieurs vidéos de simulation 3D, l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) met en images le scénario catastrophe : la quasi-totalité d’Alfortville sous les eaux, la moitié de Choisy-le-Roi inondés, les ponts reliant la banlieue ouest à la capitale devenus impraticables… Dans Paris, même spectacle de désolation : la pyramide du Louvre et la tour Eiffel cernées par les eaux, une partie du jardin des Tuileries submergée…

Une crue de huit mètres

Le lancement des opérations se fera lundi 7 mars au matin à la Maison de la radio en présence du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du préfet de police de Paris, Michel Cadot. À partir de cet instant, le scénario prévoit une montée des eaux quotidienne de 50 cm pour atteindre plus de huit mètres. Au troisième jour, la cellule de crise sera activée. Car au fur et à mesure que l’eau monte, la situation s’aggrave : les transports sont perturbés, les hôpitaux ont les pieds dans l’eau et les rats fuient les sous-sols inondés…

L’opération se déroulera sur cinq départements franciliens avec 900 sauveteurs, 150 personnels des forces de police, 40 véhicules de sécurité civile dont 20 véhicules lourds et quatre hélicoptères. Sequana mobilisera également 87 institutions et entreprises (Assistance publique-Hôpitaux de Paris, EDF, SNCF, opérateurs téléphoniques, Total, Veolia, etc.).

La RATP va “emmurer” une station de métro pour empêcher l’eau d’y pénétrer. La radio France Bleu diffusera des flashs d’information fictifs. “Cet exercice va permettre de réexpliquer aux gens qu’il y a de fortes chances que cela arrive un jour et que collectivement il vaut mieux s’y préparer”, explique à l’AFP le préfet Jean-Paul Kihl, secrétaire général de la zone de défense et de sécurité de Paris.

Entre 17 et 20 milliards d’euros de dégâts

“Une crue centennale sur le même niveau d’élévation du fleuve qu’en 1910, en Île-de-France, se traduirait par 500 km2 de territoire sous l’eau, 830 000 habitants résidant en zone inondable et plusieurs millions d’habitants dont les conditions de vie seraient dégradées”, selon Michel Cadot. Le tableau est effectivement peu réjouissant : plus de courant électrique ni d’eau potable, pas plus de chauffage urbain, de transports collectifs ou de téléphone.

Quelque “435 000 logements seraient exposés […] dont plus de 48 %” immergés dans plus d’un mètre d’eau, selon l’IAU. Environ 100 000 établissements (grandes entreprises, PME, PMI, commerces…) se retrouveraient dans la zone inondable, soit 750 000 emplois. Comme le rapporte le journal Libération, la crue centennale pourrait entraîner entre 17 et 20 milliards d’euros de dégâts.

La Joconde au sec

Quid des trésors que recèlent Paris et ses musées ? “Aujourd’hui, tous les musées ont des plans de mise à l’abri de leurs œuvres. On a beaucoup de musées qui seraient impactés : le Louvre, le musée d’Orsay, la Bibliothèque nationale… Tout cela fait partie de l’obligation de chacun de se préparer et en particulier les organismes publics”, rappelle Jean-Paul Kihl. Le musée d’Orsay participe à l’exercice.

En ce qui concerne les particuliers, la mairie de Paris donne également quelques conseils sur son site Internet : avoir des lampes électriques et une radio à piles, couper l’électricité et le gaz ou encore se tenir prêt à évacuer avec ses papiers d’identité à la demande des autorités.

Pas de panique toutefois. Toujours selon Libération, les chances pour que la “crue” tant redoutée intervienne cette année sont très minces. Au pont d’Austerlitz, qui constitue à ce jour le marquage de référence, le niveau de la Seine s’élève à seulement 1,30 mètre. Pas encore de quoi faire sortir le fleuve de son lit. “À moins, comme l’écrit le quotidien, d’un épisode météorologique inattendu d’ici au printemps…”

Avec AFP

Première publication : 04/03/2016

Un drone est passé à cinq mètres d’un Airbus A320 qui s’apprêtait à atterrir, le 19 février dernier, à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle. Le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a qualifié l’incident de “grave”.

Chronique d’une catastrophe évitée… de justesse. Un Airbus A320 d’Air France reliant Barcelone à Paris a frôlé un drone le 19 février dernier alors qu’il s’apprêtait à atterrir à l’aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle, a rapporté le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA). L’incident a été qualifié de “grave”.

Lors de l’approche et alors que l’appareil se trouvait à une altitude de 5 500 pieds (environ 1 600 mètres), “le copilote [a aperçu] un drone dans ses 11 h”, c’est-à-dire arrivant sur la gauche de l’appareil, a indiqué le BEA, dont l’enquête est toujours en cours.

Face au danger, le copilote a dû “déconnect[er] le pilote automatique et effectu[er] une ressource souple [manœuvre d’évitement, NDLR] tout en informant le commandant de bord de la présence du drone”, a ajouté le BEA.

Le commandant de bord, qui a pu observer le drone, a estimé qu’il était passé à 5 mètres en dessous de l’aile gauche. Pour l’heure, impossible de savoir qui pilotait le drone, ni quelle était sa taille.

“Le drone aurait pu être ingéré par le moteur”

L’équipage a immédiatement informé le contrôle aérien et repris l’approche. Reste que la gravité de l’incident ne peut être niée. “C’est une infraction pure et dure”, a expliqué de son côté Éric Héraut, responsable presse de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC). “L’espace aérien est strictement réglementé. Un drone n’a absolument pas le droit de survoler les agglomérations, les aéroports ou les zones sensibles (centrales nucléaires…)”

S’il y avait eu collision, les choses auraient pu mal tourner. “En cas de choc frontal, le drone aurait pu endommager le pare-brise du cockpit, ou être ingéré par le moteur, placé sous l’aile. On retrouve le même genre de crainte de collision avec les oiseaux qui peuvent se percuter à l’appareil. En tous les cas, si un choc avait eu lieu, une procédure d’atterrissage d’urgence aurait été enclenchée”, a ajouté la DGAC qui a déclaré qu’elle n’avait aucune information supplémentaire concernant l’enquête menée par le BEA.

Le Bureau d’enquêtes et d’analyses n’a fourni aucune précision sur le nombre de personnes à bord de l’A320 – qui peut transporter jusqu’à 160 passagers.

Avec AFP

Première publication : 04/03/2016