Archive for March 9th, 2016

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Microsoft a annulé la sortie de “Fable Legends” et annoncé dans la foulée la probable fermeture du studio Lionhead Studios. Son héros, oscillant entre bien et mal, va vous manquer ? Il n’est pourtant pas seul sur le créneau.

Cet article a d’abord été publié sur le site de Mashable France

Avec l’abandon par Microsoft de “Fable Legends”, le jeu vidéo perd l’une de ses licences les plus emblématiques. Cette série incarnait une mécanique de jeu très précise : chaque choix répondait à une considération morale et avait un impact sur l’histoire. Son héros qui hésite constamment entre le bien et le mal va vous manquer ? On a trouvé ses palliatifs.

“L’alignement” est un concept vieux comme le RPG. On le retrouvait déjà dans le bon vieux “Donjons & Dragons” sur table. Dans ce type d’univers de prime abord manichéen, le joueur peut choisir la couleur de l’âme du personnage qu’il s’apprête à incarner : il peut être un paladin de vertu ou, au contraire, un malandrin sans foi ni loi. Rien ne l’empêchera, ceci dit, de changer de tempérament au cours de la partie.

Ce grand principe n’a d’ailleurs pas tardé à gagner l’univers du jeu vidéo, et ce dès les années 1990. Peter Molyneux, le fondateur de Lionhead Studios, l’appliquera notamment à la plupart de ses créations. En figure de proue, “Fable”, premier du nom, qui vous laisse parcourir le monde d’Albion en choississant d’aider la veuve et l’orphelin, ou, au contraire, de les piller sans vergogne.

Les quêtes possèdent plusieurs issues possibles. Vous pouvez ainsi faire fermer un bordel et ouvrir un orphelinat, ou seulement vous contentez d’éliminer le gérant tout en reprenant la direction de l’établissement. En fonction de votre alignement donc, l’apparence de votre personnage change peu à peu et se rapproche soit de l’ange, soit du démon.

Production moins connue de Molyneux, le god game “Black and White” explore aussi ce concept. Vous incarnez un dieu et pouvez au choix terroriser ou prendre soin des populations dont vous avez la charge. Ci-dessous, une bande-annonce qui pique un peu les yeux (on peut lui pardonner, le jeu date de 2001).

La philosophie similaire du studio Bioware

Si le RPG en jeu vidéo devait avoir un maître, le studio Bioware pourrait prendre prétendre au titre. Dans ses “Baldur’s Gate”, le concept d’alignement est important. On le retrouve d’ailleurs dans les “Neverwinter Nights” qui se veulent, pour la petite histoire, être une adaptation de l’univers du RPG papier “Donjons & Dragons”.

Mais c’est certainement avec “Star Wars : Knights of the Old Republic” que la philosophie de Bioware se fait connaître du grand public. Votre personnage peut changer d’alignement au fil de l’aventure. Un choix qui est tout sauf anodin, puisque certaines des compétences restent inaccessibles si vous vous tournez vers le côté obscur. Et inversement.

Le jeu est d’ailleurs ressorti sur Android et iOS en décembre dernier. L’occasion pour les déçus de l’annulation de “Fable Legends” de se faire un petit plaisir rétro.

Le chef d’œuvre du studio Bioware reste tout de même la trilogie “Mass Effect”. Dans ce space opera, vous incarnez le commandant Shepard qui résout ses problèmes en étant “conciliant(e)”, ou, a contrario, en bottant des culs avec “pragmatisme”.

En fonction de votre alignement, il est possible de débloquer des actions spéciales, de sauver des alliés autrement condamnés ou au contraire, d’exécuter de manière sommaire des ennemis. La fin diffère selon la voie choisie. Entre la conciliation et le pragmatisme, le débat fait rage et certains fans n’hésitent pas à réaliser des vidéos pour prouver la supériorité de l’un sur l’autre.

Si “Fable Legends” vous manque déjà, vous pouvez vous procurer la trilogie pour une poignée d’euros. Ce sont près de 150 heures de jeux garantis si vous voulez parcourir la galaxie du début du premier jeu au dénouement épique (et controversé) du troisième. Un quatrième opus, “Mass Effect : Andromeda”, doit voir le jour en 2016.

Pas d’alignement mais des choix cruciaux : les jeux du studio Telltale

L’interface ne comporte peut-être pas de barre d’alignement évaluant la moralité de vos actions, mais croyez-nous sur parole, dans les jeux de Telltale, vous le ressentirez au plus profond de votre âme.

La première saison du jeu “Walking Dead” en est le parfait exemple. L’immersion dans l’histoire est telle que vous vous surprenez à vous questionner sur chacune de vos décisions : ai-je bien fait de trancher la main de ce mec pour le sauver ? Suis-je une horrible personne pour avoir abandonné ce compagnon qui remettait sans cesse en cause mon autorité ? Dois-je laisser une seconde chance à cet homme ou l’exiler, et donc le condamner ?

Telltale met le dilemme moral au centre de ses jeux. Vous pouvez vous en tenir à votre code moral et faire ce qui est juste dès qu’il vous en ait donné l’occasion. Mais parfois, la tentation du raccourci sera trop forte. À d’autres moment, la rapidité avec laquelle on vous demandera de trancher vous conduira à faire un choix immoral. C’est toute la beauté de ce gameplay.

Le studio a également sorti une adaptation de la série “Game of Thrones”, reprenant les codes des jeux Telltale. Si le passionné prendra plaisir à retrouver l’univers de la série, le jeu reste un peu décevant. Les choix sont toujours aussi cornéliens mais n’ont au final que peu de conséquences visibles sur la suite de l’aventure. Et la réalisation et les graphismes laissent un peu à désirer.

Vous voilà donc parés pour envisager votre futur sans “Fable Legends”.

Première publication : 10/03/2016

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Le directeur de la Banque centrale européenne, l’Italie Mario Draghi, a annoncé plusieurs mesures pour lutter contre la faible inflation et inciter les banques à accorder davantage de crédit.

“Grosse artillerie”, “bazooka monétaire”, ou encore “la BCE frappe fort”. Les titres de la presse et du Web ne manquent pas de superlatifs pour évoquer la série de mesures qui visent à lutter contre l’inflation trop faible et relancer la croissance. Annoncées jeudi 10 mars par le directeur de la banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, elles ont fait l’effet d’un életrochoc.

L’Italien avait promis, en décembre, de “procéder à un examen complet de l’orientation monétaire” de la BCE en mars, et il n’a pas manqué ce rendez-vous. Sa mesure la plus emblématique a été de baisser le principal taux directeur, celui du refinancement des banques, à 0 % pour la première fois dans l’histoire de l’institution monétaire. En d’autres termes, les institutions financières n’ont pas à rembourser d’intérêts. Par ailleurs, la BCE a aussi procédé à une diminution de ses deux autres grands taux.

Petite révolution

Mario Draghi a, ensuite, annoncé que la Banque centrale européenne allait augmenter son programme de rachats mensuels de dettes qui passe de 60 milliards à 80 milliards d’euros par mois. Petite révolution : l’institution ne se limitera plus, à partir d’avril, aux dettes émises par les États, elle pourra aussi acquérir des titres émis par des entreprises jugées de “bonnes qualités”.

Enfin, l’institution basée à Francfort a ramené, comme attendu, le taux de sa facilité de dépôt à -0,4 % contre -0,3 % jusqu’à présent. C’est-à-dire que la BCE fait payer les banques qui décident de déposer de l’argent dans ses coffres… les incitant ainsi à utiliser les fonds plutôt pour octroyer des crédits.

“La BCE a fait plus que répondre à toutes les attentes. Au final, elle fait mieux que ce que le consensus attendait”, a commenté Nicolas Chéron, de CMC Markets France. Toutes ces mesures doivent servir à lutter contre l’inflation trop basse et à inciter les banques à investir dans l’économie réelle à des taux attractifs.

Première publication : 10/03/2016

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La vidéo d’un accident de la circulation sans précédent a été publiée, puis retirée, puis republiée sur Internet : elle montre la première collision d’une voiture autonome de Google avec un autre véhicule.

Circulez, il n’y a pas grand chose à voir ? La vidéo du premier accident de la circulation dont est “en partie responsable” une voiture sans conducteur de Google, mise en ligne mercredi 9 mars, n’est pas très spéctaculaire. La collision est à peine perceptible à l’œil nu, les voyageurs du bus percuté ne sont pas perturbés outre mesure par le choc, tandis que le conducteur apparaît tout d’abord inquiet avant de se reprendre et de faire comme si de rien n’était.

Cette vidéo, filmée par les caméras de surveillance du bus, n’est donc pas à la hauteur de l’attente placée en elle. Mais sa portée n’en demeure pas moins importante. C’est probablement pourquoi, elle est tour à tour retirée, puis remise en ligne sur YouTube.

Fin février, Google avait en effet reconnu être “en partie responsable” d’un accident de la circulation impliquant l’une de ses voitures autonomes en plein cœur de la la Silicon Valley. L’annonce avait fait grand bruit : il s’agit de la première collision causée par un véhicule sans conducteur. La vidéo vient confirmer ce constat.

Pas de blessé, mais des implications importantes

Certes, l’accident n’a blessé personne, mais il prouve que le futur de l’automobile n’est pas aussi sûr que les Google, Tesla et autres constructeurs de voitures autonomes le répètent à longueur de communiqués.

Le géant de l’Internet a assuré avoir “mis à jour” son logiciel de navigation pour mieux prendre en compte les régles de priorité et le poids des véhicules. Mais, maintenant que le précédent a été établi, la question va revenir sans cesse : l’intelligence artificielle que Google a mise derrière le volant est-elle vraiment programmée pour faire face à toutes les situations de conduite ?

Cette interrogation a des implications pratiques importantes. Si ces véhicules ne sont pas à 100 % sûrs, les assureurs vont probablement s’engouffrer dans la brèche. Le législateur va aussi demander des garanties très précises avant d’autoriser telle ou telle machine à conduire. Peut-être, comme le souligne l’Obs, sera-t-il alors question d’un permis de conduire pour robot ?

Première publication : 10/03/2016

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la jeunesse francophone lancent une vaste campagne de sensibilisation #LibresEnsemble afin de réaffirmer les valeurs de fraternité, de paix et de solidarité avec le soutien de TV5Monde et du groupe France Médias Monde (France24, RFI et Monte Carlo Doualiya).

Rendez-vous sur le site Libresensemble pour échanger projets et impressions.

Première publication : 10/03/2016

Symbole d’un partenariat culturel innovant, deux portraits signés de Rembrandt doivent être dévoilés jeudi au Louvre par le président français et le couple royal néerlandais, en visite en France pour renforcer les échanges économiques.

On ne pouvait trouver plus symbolique. En visite d’État en France pour renforcer les échanges économiques entre Paris et Amsterdam, le roi Willem-Alexander et la reine Máxima des Pays-Bas devaient se rendre au musée du Louvre, jeudi 10 mars, afin de dévoiler deux toiles de Rembrandt, aux côtés du président français, François Hollande.

Les deux tableaux du maître néerlandais du XVIIe siècle ont ceci d’emblématique qu’ils ont été acquis conjointement par la France et par les Pays-Bas pour 160 millions d’euros, en septembre dernier. L’accord de partenariat avait été conclu quelque temps plus tôt entre le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, et le chef de l’État français lors d’une rencontre à New York.

>> À voir dans l’émission 7 Jours en France : “Les secrets du Louvre”

Propriétés de la branche française de la famille Rothschild depuis plus d’un siècle, ces deux portraits représentant deux notables du XVIIe siècle n’avaient été montrés qu’une seule fois au public en cent-cinquante ans.

Innovation culturelle

Au printemps 2013, la famille Rothschild avait annoncé vouloir se séparer de ces deux chefs-d’œuvre. Mais, ni le Louvre, ni le ministère français de la Culture n’avaient trouvé les moyens de réunir les 160 millions d’euros demandés pour en faire l’acquisition. Quelques semaines plus tard, Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture, et son homologue des Pays-Bas, Jet Bussemaker, avaient finalement évoqué l’idée d’un achat conjoint auprès des propriétaires, qui en avaient accepté le principe.

Présentée comme une innovation en termes de collaboration culturelle européenne, cette double acquisition permettra donc aux deux Rembrandt d’être présentés conjointement, en alternance, dans le Rijksmuseum, à Amsterdam, et au Louvre, soit “les deux musées les plus renommés et les plus visités d’Europe”, selon les termes de la ministre néerlandaise de la Culture.

Une délégation d’un quinzaine d’entrepreneurs

Le séjour français du couple royal ne sera pas uniquement culturel. Au-delà du protocolaire, cette visite a avant tout pour but, selon l’Élysée, de “densifier” des échanges économiques qui, actuellement, “s’élèvent à près de 40 milliards d’euros”.

Le roi néerlandais sera ainsi accompagné d’une quinzaine de chefs d’entreprises, parmi lesquelles ceux d’Heineken, Rabobank, Philips et Unilever. Il doit également participer à un dialogue économique entre le Medef et son équivalent néerlandais sur l’innovation dans des secteurs comme l’aéronautique, l’urbanisme, l’énergie, les bio-industries et l’agro-alimentaires.

Avec AFP

Première publication : 10/03/2016

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Alphago, le programme développé par une filiale de Google pour jouer au go, a remporté la deuxième manche de son match historique contre le champion sud-coréen Lee Sedol. La machine mène par 2 à 0.

Encore une victoire, et la machine sera assurée de remporter son affrontement contre le champion sud-coréen de go Lee Sedol. Alphago, développée par la filliale britannique d’Alphabet (ex-Google) Deepmind, a gagné la deuxième partie d’affilée contre son adversaire humain, jeudi 10 mars.

Lee Sedol n’a, de ce fait, plus droit à la défaite s’il veut conserver une chance de remporter ce match qui se joue en cinq manches. Le champion humain a, cependant, d’ores et déjà perdu son pari de départ, puisqu’il avait annoncé qu’il dominerait la machine sur le score sans appel de 5 à 0 ou, au pire, de 4 à 1.

5-0 ?

Alphago ne s’était pas adonné à ce genre de pronostic, mais avait prouvé en octobre 2015, qu’il était un adversaire redoutable. La machine avait alors écrasé le champion européen Fan Hui par 5 à 0.

Après cette déroute humaine, les commentateurs avaient assuré que vaincre Lee Sedol était autrement plus difficile, tant il est une légende vivante du go. Sacré huit fois meilleur joueur au monde depuis 2001, il est censé prouver que “l’intuition et la créativité”, dont l’ordinateur est dénué, sont les qualités les plus importantes pour vaincre au go. C’est mal parti.

Première publication : 10/03/2016