Archive for March 16th, 2016

Plusieurs milliers de jeunes et de salariés se sont réunis jeudi à Paris pour réclamer le retrait du projet de loi destiné à réformer le Code du travail. De République à Bastille, France 24 a suivi le cortège.

Après la pluie, le beau temps. Deux semaines après le rassemblement du 9 mars qui avait réuni sous un ciel pluvieux des milliers d’étudiants et salariés opposés à la loi dite “El Khomri”, c’est par grand beau que près de 10 000 manifestants ont battu le pavé parisien, jeudi 17 mars, d’après les chiffres de la préfecture.

Ils étaient 150 000 dans toute la France, selon les syndicats, la moitié moins, indiquent les autorités. Pour cette deuxième journée de mobilisation, la revendication est demeurée la même : retrait “pur et simple” de la réforme du Code du travail souhaitée par le gouvernement de Manuel Valls. Avec ou sans les “corrections” qui ont été proposées depuis.

Rendez-vous avait été donné en début d’après-midi Place de la République. Rien dans le ciel n’annonce un changement de temps. Si la journée ne risque pas s’assombrir, on ne peut pas en dire autant du futur. C’est ce que craint en tous cas Collyn, 17 ans, venue avec tous ses camarades du lycée Pablo-Picasso de Fontenay-sous-Bois pour dire “non” à une loi qui met son “avenir en jeu”. “Je n’ai pas envie de travailler plus pour gagner moins”, lance-t-elle avec un sens certain de la formule.


© France 24

Ils sont nombreux comme elle à avoir affûté leurs mots d’ordre. Dans le cortège qui s’ébranle petit à petit vers la Bastille, c’est un festival de slogans qui se met en marche. “Nous ne sommes pas de la chair à patrons !”, clame-t-on au mégaphone. “Faisons vallser (sic) la Loi travail !”, a-t-on écrit sur un bout de carton.

>> À lire sur France 24 : “Loi Travail : Manuel Valls promet un compromis sans convaincre les jeunes”

Comme beaucoup, Marian s’est joint au défilé avec une pancarte. “La précarité doit changer de camp”, y lit-on. “Ce sont toujours les salariés qui sont victimes de la précarité, et non pas les gouvernements incompétents. En gros, on est là pour dire qu’on veut les virer”, argue-t-il en guise d’explication de texte.

Professeur dans un collège de Rueil-Malmaison, le jeune homme de 27 ans n’en est pas à sa première manifestation. En 2006, alors lycéen, Marian était sorti dans la rue, comme des milliers d’autres, pour exiger le retrait du Contrat nouvel embauche (CPE). La forte mobilisation avait alors contraint le gouvernement Villepin à enterrer le projet.


“Les textes changent, les couleurs politiques du gouvernement changent, mais l’idée est la même : créer de la précarité, commente-t-il. La philosophie de cette loi El-Khomri est clairement antisociale. En substance, on nous dit qu’en impulsant de la flexibilité, on va faire baisser le chômage. C’est faux évidemment, puisqu’on va autoriser les licenciements économiques pour les multinationales qui dégagent des bénéfices.”

“On est en train de casser le Code du travail”

Plus loin, postée sur le trottoir, Simone regarde passer le cortège, “heureuse de voir cette jeunesse dans la rue”. “Je regrette seulement qu’elle n’ait pas défilé pour les retraites”, confesse cette ancienne fonctionnaire hospitalière qui a tenu à se déplacer pour “défendre le Code du travail”. Accrochée à sa veste, une pancarte s’insurge : “Non à l’uberisation de la société”.

Comme beaucoup de manifestants, la septuagénaire fustige ces “sociétés de partage qui font fi de la législation” mais sont érigées en nouveau modèle économique. “On est en train de casser le Code du travail et de créer un vide dans lequel s’engouffrent des groupes comme Uber ou Airbnb qui ne déclarent pas leurs salariés et ne leur offrent pas d’assurance”, déplore-t-elle.

>> À voir dans le Duel de l’économie : Que reste-t-il de la réforme El Khormi ?

À mi-chemin entre République et Bastille, Yohan se fraie un passage parmi les manifestants. Avec son t-shirt vantant sa start-up dont le nom finit par “.com”, le jeune homme détonne quelque peu. La Loi Khomri d’ailleurs, il n’a rien contre car “elle a pour but d’aider les patrons à embaucher. Tout n’y est pas bon, mais je ne vais pas vous le cacher, le Code du travail mériterait d’être simplifié”.

Si ce patron de 23 ans s’est immiscé dans le cortège, c’est pour faire connaître sa petite entreprise qui propose de mettre en relation des personnes désireuses d’échanger leurs compétences, “soit en les troquant, soit en les monétisant”. “Nous, on a une solution qui est l’économie collaborative”, assène-t-il à contre-courant du discours ambiant.


© France 24

Dans les rangs de la manifestation, l’opportunisme de l’entrepreneur amuse plutôt qu’il n’offusque. “Les gens sont plutôt sympas et on peut discuter. Certains disent que je suis culotté”, se congratule-t-il. Avant de reprendre : “Il suffit de se bouger. En France, on manque d’ambition, on a peur de l’avenir. Si on dit que le système est merdique, forcément on n’avance pas.”

“C’est la rue qui a fait changer les choses”

Beaucoup moins porté sur les vertus du capitalisme et de la mondialisation, à l’avant du cortège, les jeunes manifestants se défendent d’être dans la protestation systématique. “Cette loi ne va pas dans le bon sens, juge, sous couvert d’anonymat, un étudiant en Écologie et biodiversité à Paris-VI. Moi, je me bats pour une autre société. C’est de notre futur dont il est question et il doit prendre une autre direction.”

Alors que le rassemblement arrive à la Bastille, la colonne de Juillet trônant au milieu de la place vient rappeler au jeune homme l’importance de se faire entendre dans la rue. “Le monument célèbre la révolution de 1830 qui a fait chuter un pouvoir. La Révolution française, la Commune, le Front populaire… Tout dans l’Histoire montre que c’est la rue qui a fait changer les choses. Je n’ai pas l’impression que c’est en se mettant autour d’une table avec le président qu’on va y arriver. Nous, on veut montrer qu’on peut bloquer les choses, qu’on peut bloquer les banques, qu’on bloquer leurs circuits de finance.”

Malgré ses velléités révolutionnaires, le rassemblement parisien s’est déroulé sans heurts majeurs. Selon l’AFP, des établissements bancaires et une agence immobilière situés sur le parcours ont été dégradés. Dans la soirée, après la manifestation, des échauffourées ont opposé des étudiants et forces de l’ordre sur le campus universitaire de Tolbiac, où cinq personnes ont été interpellées. Dans d’autres villes, comme Rennes, Marseille ou Strasbourg, les manifestations ont été émaillées d’incidents.

Première publication : 17/03/2016

973363d160.jpeg

Pour la première fois depuis le début des années 1980, un monde en croissance réussit depuis deux ans à stabiliser ses émissions de CO2. Une bonne nouvelle pour la planète, qui ne constitue qu’un petit bout du chemin à parcourir.

Deux années de suite, ce n’est plus un hasard. Les émissions de CO2 n’ont pas augmenté en 2015, confirmant un constat déjà effectué l’année précédente, a annoncé l’Agence internationale de l’énergie (IEA) mardi 16 mars.

Le monde a relâché 32,1 milliards de tonnes de dioxyde de carbone dans l’atmosphère l’an passé, soit autant qu’en 2013. “En 2014, la stagnation des émissions pouvaient s’expliquer par un contexte climatique spécial car l’hiver avait été particulièrement doux dans un grand nombre de pays ce qui avait réduit la consommation d’énergie”, rappelle François-Marie Bréon, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement du CNRS.

Mais cette explication ne fonctionne pas deux années d’affilée. Il y a un début de tendance qui intervient “plus vite que prévu”, reconnaît le spécialiste du CNRS. Quatre mois seulement après la fin de la COP21 – le sommet parisien sur le climat – cette annonce sonne comme une bonne surprise. “Les engagements de réduction d’émission pris par les pays participant à la conférence sur le climat avaient été considérés comme insuffisants pour stabiliser ou baisser le niveau des émissions avant 2030”, note en effet François-Marie Bréon.

Merci à la Chine et aux États-Unis

Que s’est-il donc passé ? D’abord, l’hypothèse de chiffres qui ne seraient pas entièrement fiables ne peut être écartée. Les conclusions de l’IEA se basent sur les données fournies par les États, qui peuvent être tentés de repeindre en vert leurs progrès en la matière.

Mais des facteurs objectifs expliquent aussi ce tassement des émissions de dioxyde de carbone. La Chine a accentué ses investissements dans les énergies renouvelables et les États-Unis profitent du très faible prix actuel du gaz pour ne plus dépendre autant du charbon. Conséquence : les émissions de ces deux pays ont baissé en 2015.

Quand les deux plus grands pollueurs font des efforts, c’est le monde entier qui respire mieux. La Russie leur a aussi prêté main forte en émettant moins de gaz carbonique, essentiellement parce qu’elle ne se porte pas très bien économiquement : ses industries polluantes tournent donc au ralenti.

Croissance économique sans hausse des émissions

L’IEA souligne par ailleurs que c’est la première fois dans l’histoire de ces relevés qu’une stagnation des émissions intervient alors que l’économie mondiale est en expansion. “Les trois autres épisodes de pause des rejets de CO2 – au début des années 1980, en 1992 et en 2009 – sont associés à des périodes de faiblesse économique”, rappellent les experts de l’IEA dans un communiqué de presse.

“On commence à voir un découplage entre économie et émissions de dioxyde de carbone, ce qui signifie qu’on peut envisager une ère de croissance du PIB avec une stagnation des émissions”, analyse François-Marie Bréon. La tendance jusqu’à présent était, en effet, que l’augmentation du PIB entraînait, par un accroissement de l’activité économique, une pollution atmosphérique toujours plus forte.

Mais le coup d’arrêt à la hausse des émissions de CO2 ne change, pour l’instant, pas la donne climatique. La concentration de dioxyde de carbone dans l’atmosphère n’a en effet jamais été aussi importante qu’en 2015. Comment est-ce possible ? Les niveaux de dioxyde de carbone émis demeurent très importants même s’ils stagnent et ce polluant s’accumule de plus en plus dans l’atmosphère à un rythme toujours plus élevé.

“Le plus dur reste à faire”

En effet, “les océans et la végétation, qui captent une partie des émissions, en ont récupéré une part moins importante que les années précédentes”, souligne François-Marie Bréon. En clair, à cause de la pollution des mers et de la déforestation, ces deux aspirateurs à CO2 sont moins efficaces qu’auparavant.

La stabilisation des émissions n’en demeure pas moins une bonne nouvelle pour l’environnement. Mais ce n’est que la première étape. “Le plus dur reste à faire”, assure le chercheur français. Il convient dorénavant de faire baisser le volume de dioxyde de carbone émis, ce qui implique, d’après lui, des efforts à court terme bien plus conséquents que le développement des énergies renouvelables.

“Il faut changer des comportements auxquels on s’étaient habitués”, martèle François-Marie Bréon. Le recours au chauffage au moindre coup de froid ou l’habitude de monter dans sa voiture pour tous les déplacements risquent d’être remis en cause.

Première publication : 17/03/2016

Quatre islamistes présumés ont arrêtés mercredi en région parisienne pour “projet d’actions violentes”. L’un d’eux avait déjà été condamné à de la prison pour avoir voulu aller faire le jihad en Syrie. France 24 avait suivi son procès.

La police française a arrêté mercredi 16 mars quatre islamistes présumés en région parisienne, dans le cadre d’une enquête pour “projet d’actions violentes” en France.

Il s’agit de trois hommes et d’une femme, tous fichés “S” pour radicalisation, interpellés à Paris et en Seine-Saint-Denis puis placés en garde à vue, d’après des sources policières et judiciaire.

Il se trouve que le principal suspect n’est pas un inconnu. De nationalité franco-marocaine, il avait été interpellé avec deux autres hommes le 14 mai 2012 dans un aéroport près de Saint-Étienne alors que le trio s’apprêtait à prendre un vol pour Gaziantep en Turquie, via Istanbul. Dans leurs bagages, des étuis pour revolver, gilets tactiques, jumelles à vision nocturne et des caméscopes achetés avant le départ.

France 24 avait suivi leur procès en janvier 2014. Devant le juge, ils avaient réfuté toute vélleité de faire le jihad.

>> Lire sur France 24 : Les tribulations de trois apprentis djihadistes qui voulaient aller en Syrie



L’homme a été condamné en mars 2014 à quatre ans de prison ferme pour avoir voulu aller faire le jihad en Syrie. Libéré en octobre dernier, il avait été assigné à résidence dans le cadre de l’état d’urgence instauré après les attentats de novembre.

Avec AFP

Première publication : 17/03/2016

c998776446.jpeg

Selon un classement des principales menaces pour l’économie mondiale effectué par un cabinet de prévision britannique, une présidence de Donald Trump serait aussi dangereuse que la montée du terrorisme islamique.

Le terrorisme jihadiste et la possibilité de l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche sont aussi menaçant l’un que l’autre pour l’économie mondiale. Les deux phénomènes ont la même “intensité de dangerosité” dans le classement d’avril 2016 des risques pour l’économie mondiale de l’unité de prévision et d’intelligence économique du magazine britannique The Economist.

L’éventuelle victoire du candidat républicain Donald Trump à l’élection présidentielle américaine de novembre 2016 obtient, aux yeux de ces experts en prévisions économiques, un indice de 12 sur cette échelle du danger qui peut monter jusqu’à 20. Cette “note” vaut au magnat de l’immobilier d’arriver en sixième position, loin derrière le “ralentissement brutal de l’économie chinoise” (indice 20) qui décroche la palme d’or des inquiétudes.

Scénarios économiques catastrophes

Aux yeux des auteurs du classement, les autres événements à craindre (plus encore qu’un triomphe électoral de Donald Trump) sont, dans l’ordre, le retour de la “guerre froide” entre la Russie et les États-Unis à cause des dossiers syrien et ukrainien, une nouvelle crise de la dette, une Europe qui n’arrive pas à rester soudée, et la fin de la zone euro à cause d’un “Grexit”.

Autant de développements géopolitiques ou économiques qui sont depuis plusieurs mois le lot habituel des prévisionnistes quand il s’agit d’évoquer les scénarios économiques catastrophes. L’impact économique du terrorisme a aussi été largement étudié depuis les attentats du 11 septembre 2001 sur le sol américain.

L’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche n’avait, en revanche, pas encore trouvé sa place dans le top 10 des menaces pour l’économie mondiale. Seules les conséquences potentiellement néfastes de certains points précis de son programme – comme le volet immigration – avaient, certes, déjà été analysées.

Guerre commerciale et poussée du terrorisme

C’est la succession des victoires aux primaires républicaines du candidat milliardaire qui a rendu le scénario d’une présidence Trump plus sérieuse. L’analyse approfondie de ses prises de position fait craindre aux économistes une guerre commerciale entre la Chine, les États-Unis et les pays d’Amérique du Sud ainsi qu’une poussée du terrorisme islamique.

L’homme d’affaires américain a “qualifié à plusieurs reprises la Chine de ‘manipulatrice de devises'”, soulignent les auteurs de ce rapport. Ils notent également que ses “positions très à droite sur le dossier du Moyen-Orient et du jihadisme – comme l’appel à tuer les familles des terroristes” seraient contre-productives. Enfin, Donald Trump “est opposé au libre-échange notamment avec l’Amérique du Sud et l’Asie” ce qui ne peut que mal finir économiquement, estiment les auteurs de l’étude.

Une évaluation d’une présidence Trump qui pourrait sonner comme un appel à peine déguisé à voter pour Hillary Clinton. La candidate démocrate ne serait cependant pas le seul rempart à une politique jugée économiquement néfaste. Le parti républicain pourrait forcer Donald Trump à mettre de l’eau dans son vin s’il devenait président des États-Unis. Le groupe de travail à l’origine du classement juge que la “hiérarchie républicaine pourrait s’allier aux démocrates au Congrès pour bloquer les mesures les plus radicales proposées par Donald Trump”.

Première publication : 17/03/2016

Plus de quatre mois après les attentats de Paris, la commission d’enquête parlementaire chargée de l’affaire a organisé ce jeudi une sorte de “reconstitution” au Bataclan où 90 personnes ont été tuées. L’initiative choque les familles des victimes.

La commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris et Saint-Denis, active depuis deux mois, a visité jeudi 17 mars le Bataclan pour chercher à comprendre comment se sont déroulés les événements le soir du 13 novembre. “Nous avons demandé aux forces de l’ordre qui sont intervenues, la BRI, le Raid, la police, de venir. Nous allons voir chronologiquement quelle a été leur intervention. Pourquoi il a fallu trois heures entre la première attaque et la fin de l’intervention, trois heures pour extraire les dernières victimes”, a expliqué le député Georges Fenech devant la presse, alors que l’accès au Bataclan était barré.

Quatre-vingt dix personnes ont été tuées le 13 novembre au Bataclan. Le président de la commission, arrivé sur place peu après 9 h 30, a indiqué qu’il ne s’agissait pas d’une “reconstitution qui relève de la justice”.

>> À (re)lire sur France 24 : “Attentats du 13 novembre : une association pour rompre l’isolement”

Sur place, un membre de la famille d’une victime, Nadine Ribet-Reinhart, dont le fils Valentin, 26 ans, a été tué dans la salle de spectacle, a dénoncé “une parodie scandaleuse” de justice. “On se réveille un matin et on découvre qu’il va y avoir une reconstitution. Elle n’était pas annoncée. On apprend qu’il n’y aura pas d’avocat, pas de partie civile, pas de victime, pas de presse”, a-t-elle réagi, en pleurs.

“Notre but est de faire toute la lumière”

“Nous ne savons toujours pas à quelle heure nos enfants sont décédés. Sur le certificat [de décès], on a ‘entre le 13 et le 14 novembre’. On ne sait pas quand les secours sont arrivés. On a besoin d’information pour savoir, pour comprendre”, a poursuivi Nadine Ribet-Reinhart.

>> À voir sur France 24 : Deux mois après les attentats de Paris, Le Carillon rouvre ses portes

“Notre but est de faire toute la lumière. C’est bien pour les victimes que nous travaillons”, a répondu Georges Fenech. “On nous aurait reproché de ne pas être allés au Bataclan”, a observé le député PS Sébastien Pietrasanta, rapporteur de la commission.

La commission d’enquête parlementaire relative aux “moyens mis en œuvre par l’État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015”, qui compte 30 députés de tous bords, a été lancée fin janvier. Elle rendra son rapport le 14 juillet.

Les attentats du 13 novembre, qui ont frappé huit sites à Paris et Saint-Denis, ont fait 130 morts et 350 blessés. Le nombre total de victimes, physiques ou psychologiques, est estimé à 4 000.

Avec AFP

Première publication : 17/03/2016

Pour la première fois en France, un camp humanitaire a été construit selon les normes internationales définies par l’ONU (HCR). Érigé en début d’année par Médecins sans frontières (MSF) dans la ville de Grande-Synthe, à quelques kilomètres de Calais, il abrite plus d’un millier de migrants qui survivaient jusqu’alors dans un bidonville voisin particulièrement insalubre. Mais faute du soutien de l’État, certains redoutent déjà que ce camp en dur se transforme en nouvelle “jungle”.

Cliquez ici pour voir le webdocumentaire sur mobiles et tablettes


Pour revoir l’épisode 1, “Immersion dans le camp de migrants du Basroch, à Grande-Synthe”, cliquez ici

Première publication : 17/03/2016