Archive for March 23rd, 2016

Un projet d’attentat “à un stade avancé” a été déjoué jeudi, a déclaré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, lors d’une conférence de presse. Des perquisitions et des opérations de déminage ont eu lieu à Argenteuil, en banlieue parisienne.

Une importante opération policière a eu lieu jeudi 24 mars à Argenteuil, en banlieue parisienne. Il s’agit d’une opération antiterroriste, a déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, lors d’une conférence de presse, dans la soirée.

Conférence de presse de Bernard Cazeneuve

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont effectué plus tôt dans la matinée une “interpellation importante” qui a permis de “mettre en échec un projet d’attentat en France conduit à un stade avancé”, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Le ministre français de l’Intérieur a précisé que la personne interpellée était “un individu de nationalité française”, suspecté d’être impliqué “à haut niveau” dans ce projet. “Il évoluait dans un réseau terroriste qui menaçait de frapper la France”, a-t-il ajouté. Une enquête est en cours.

“Cette arrestation est le fruit d’une enquête minutieuse conduite depuis plusieurs semaines, qui a mobilisé d’importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu’une coopération étroite et constante entre services européens”, a ajouté Cazeneuve.

#Argenteuil : @BCazeneuve un immeuble a été évacué de ses habitants et des opérations de déminage sont en cours.

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 24 mars 2016

“Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles“, a précisé le ministre dans sa déclaration à la presse. Des perquisitions et des “opérations de déminage” étaient en cours jeudi soir dans un immeuble d’Argenteuil (Val d’Oise) dans le cadre de cette enquête conduite sous l’autorité d’une juge d’instruction antiterroriste. Le bâtiment a été évacué.

Avec AFP

Première publication : 24/03/2016

Un projet d’attentat “à un stade avancé” a été déjoué jeudi, a déclaré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, lors d’une conférence de presse. Des perquisitions et des opérations de déminage ont eu lieu à Argenteuil, en banlieue parisienne.

Une importante opération policière a eu lieu jeudi 24 mars à Argenteuil, en banlieue parisienne. Il s’agit d’une opération antiterroriste, a déclaré Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, lors d’une conférence de presse, dans la soirée.

Conférence de presse de Bernard Cazeneuve

Les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) ont effectué plus tôt dans la matinée une “interpellation importante” qui a permis de “mettre en échec un projet d’attentat en France conduit à un stade avancé”, a annoncé le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Le ministre français de l’Intérieur a précisé que la personne interpellée était “un individu de nationalité française”, suspecté d’être impliqué “à haut niveau” dans ce projet. “Il évoluait dans un réseau terroriste qui menaçait de frapper la France”, a-t-il ajouté. Une enquête est en cours.

“Cette arrestation est le fruit d’une enquête minutieuse conduite depuis plusieurs semaines, qui a mobilisé d’importants moyens de surveillance physique et technique, ainsi qu’une coopération étroite et constante entre services européens”, a ajouté Cazeneuve.

#Argenteuil : @BCazeneuve un immeuble a été évacué de ses habitants et des opérations de déminage sont en cours.

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 24 mars 2016

“Aucun élément tangible ne lie ce projet aux attentats de Paris et de Bruxelles“, a précisé le ministre dans sa déclaration à la presse. Des perquisitions et des “opérations de déminage” étaient en cours jeudi soir dans un immeuble d’Argenteuil (Val d’Oise) dans le cadre de cette enquête conduite sous l’autorité d’une juge d’instruction antiterroriste. Le bâtiment a été évacué.

Avec AFP

Première publication : 24/03/2016

Invité de de Mardi politique, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargé des Relations avec le Parlement, réagit aux attentats meurtriers à Bruxelles et revient sur la crise migratoire en Europe.

L’invité de Mardi politique était Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement. Il était interrogé par Valérie Gas pour RFI et Roselyne Febvre pour France 24.

Jean-Marie Le Guen : “il y a une campagne de terreur généralisée”

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du…par rfi

Jean-Marie Le Guen : “Le programme du FN est en carton-pâte”

Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat auprès du…par rfi

Première publication : 24/03/2016

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Les autorités américaines ont mis en accusation sept Iraniens pour piratage informatique visant des banques et un barrage pour le compte de Téhéran. Reste que Téhéran ne risque pas d’arrêter ces pirates pour le compte de Washington.

C’est une première : les États-Unis n’avaient encore jamais, jusqu’à jeudi 24 mars, accusé des ressortissants étrangers d’avoir, pour le compte d’un autre pays, piraté des infrastructures critiques. Avec Ahmad Fathi, Hamid Firoozi, Amin Shokohi, Sadegh Ahmadzadegan, Omid Ghaffarinia, Sina Keissar et Nader Seidik, Washington a franchi le pas.

Ces Iraniens sont accusés d’avoir lancé une série d’attaques informatiques contre des institutions financières et d’avoir pris le contrôle à distance d’un barrage, a annoncé la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch. Ils auraient visé les sites Internet de la Bank of America, du Nasdaq et du Dow Jones ou encore d’AT&T pour empêcher les clients d’avoir accès aux services en ligne de ces institutions.

“Contrôler les niveaux d’eau”

L’un de ces Iraniens aurait aussi réussi à prendre le contrôle du système informatique du barrage Bowman Avenue, à Rye (État de New York) pendant près d’un mois à la fin de l’été 2013. “Cet accès aurait permis de contrôler les niveaux d’eau et le flux hydraulique, faisant courir un danger clair et immédiat à la population”, a indiqué Loretta Lynch. Mais le système permettant de manœuvrer le barrage hydraulique avait, à l’époque, été déconnecté du réseau informatique pour des travaux de maintenance.

Ces poursuites judiciaires inédites font écho à celles que le gouvernement américain avait lancées contre des ressortissants chinois, il y a deux ans. Mais à l’époque il s’agissait d’affaires d’espionnage industriel pour le compte de Pékin et non pas d’attaques informatiques à même de mettre à mal des infrastructures sensibles américaines.

Reste que Téhéran ne va probablement pas arrêter ces pirates informatiques pour le compte de Washington. Pour autant, les autorités américaines assurent que cette mise en accusation n’est pas seulement symbolique. James B. Comey, le directeur du FBI, a mis ces sept Iraniens en garde : “Le monde est petit et nous avons une bonne mémoire”.

Avec AFP

Première publication : 24/03/2016

Des milliers de personnes étaient rassemblées jeudi dans plusieurs grandes villes françaises contre le projet de loi modifiant le droit du travail, présenté en Conseil des ministres. À Paris et Nantes, des manifestations de jeunes ont dégénéré.

De nouvelles manifestations contre le projet de loi modifiant le droit du travail ont été organisées jeudi 24 mars dans toute la France alors que le texte était présenté en Conseil de ministres. Des défilés avaient lieu à Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Grenoble ou encore Besançon, à l’appel de sept syndicats et organisations de lycéen et étudiants (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl).

La manifestation a dégénéré dans l’après-midi à Paris, avec deux voitures incendiées et 15 personnes interpellées en marge du cortège. Une “bombe agricole” a été lancée devant le ministère des Affaires sociales à Paris, selon le journaliste de Libération Sylvain Mouillard qui se trouvait sur place.

Voiture en feu avenue Bosquet pic.twitter.com/ScFI36NXUw

— SylvainMouillard (@SMouillard) March 24, 2016

Des CRS ont utilisé du gaz lacrymogène pour disperser des jeunes, dont certains étaient cagoulés, qui criaient “Tous à l’Assemblée”, a constaté une journaliste de l’AFP.

Plusieurs milliers d’étudiants et de lycéens, rejoints par des salariés, avaient commencé à manifester à 13h30, du quartier Montparnasse aux Invalides, derrière une banderole “La nuit c’est fait pour baiser, pas pour travailler”.

Un jeune de 15 ans aurait été victime de violences policière aux abords du lycée Henri Bergson dans le XIXe arrondissement de Paris. Sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on voit trois policiers saisir l’adolescent par les bras. Alors que deux le maintienne, le troisème lui assène alors un fort coup de poing au visage.

L’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête à la suite de la diffusion de cette vidéo.

À Nantes, des incidents ont opposé à plusieurs reprises les forces de l’ordre à des manifestants cagoulés dans des face-à-face tendus, lors d’un défilé rassemblant entre 6 000 et 8 000 personnes contre la loi travail, a constaté une journaliste de l’AFP. Quatorze personnes ont finalement été interpellées.

#LoiTravail – A #Nantes, les derniers manifestants sont dispersés à coup de gaz lacrymogènes. #Manif24marspic.twitter.com/sY08XAS05K

— france3paysdelaloire (@F3PaysdelaLoire) March 24, 2016

À Caen aussi, des lycéens ont fait face à la police an tentant de bloquer les accès au centre-ville.

#Caen#loitravail Les lycéens défient la police en bloquant les point du centre ville pic.twitter.com/hlBuwn4EJM

— Philippe RIFFLET (@PRIFFLET) March 24, 2016

Soutien des “réformistes”

Le projet El Khomri “visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs” comprend de nouveaux droits, dont le compte personnel d’activité (CPA), des moyens syndicaux accrus ou l’extension de la garantie jeunes.

Cette réforme, vraisemblablement la dernière du quinquennat, a été partiellement réécrite après la bronca politique, syndicale et de jeunes, qui y ont vu un texte trop libéral et peu sécurisant pour le salarié : grèves, manifestations, pétition record (un million de signatures en deux semaines), tribune incendiaire de Martine Aubry, réunions PS électriques ont jalonné son parcours.

>> À voir sur France 24 : “Loi Travail : Manuel Valls recule sur les mesures les plus contestées”

Désormais, il n’est plus question de plafonner les indemnités prud’homales pour les licenciements abusifs, au grand dam du patronat, ni d’autoriser des décisions unilatérales de l’employeur sans accord dans les entreprises de moins de 50 salariés pour le forfait-jour ou les astreintes.

Ces modifications ont permis à l’exécutif d’obtenir les soutiens précieux des syndicats dits “réformistes” (CFDT, CFE-CGC, CFTC, Unsa), ainsi que de la majorité. Mais les “réformistes” comptent sur son amélioration, notamment sur l’article portant sur les licenciements économiques, réécrit à la marge.

Avec AFP

Première publication : 24/03/2016

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Le fonds de la famille Rockefeller, à l’origine de l’empire Exxon, a décidé, mercredi, de vendre la totalité de ses actions du pétrolier américain et ne veut plus rien avoir à faire avec l’exploitation des énergies fossiles.

Exxon serait une multinationale “moralement condamnable” qui exploite une ressource, le pétrole, trop dangereuse pour le climat. C’est le genre de condamnation qu’on s’attend à entendre de la part d’une ONG de protection de l’environnement. Mais sûrement pas sous la plume de membres du fonds de la famille Rockefeller, qui a mis sur pied Standart Oil, l’ancêtre d’Exxon.

Pourtant, mercredi 23 mars, la riche famille a fait savoir, à travers ce fonds qui gère une partie de sa fortune, qu’elle comptait vendre toutes ses parts dans le géant américain du pétrole et ne voulait plus rien avoir à faire avec l’exploitation des énergies fossiles.

Communiqué incendiaire

Cette décision ne met pas les finances d’Exxon en péril. Le fonds de la famille Rockefeller ne détenait pas plus de 7,8 millions de dollars en actions du groupe pétrolier, ce qui ne va pas secouer les fondations de cet empire, qui pèse 349 milliards de dollars en Bourse. Mais le geste a une portée symbolique très forte.

La célèbre famille le sait et a profité de l’occasion pour publier un communiqué incendiaire contre Exxon et les énergies fossiles. “Il n’y a aucune raison saine” pour investir dans ce secteur à l’heure où les gouvernements se sont engagés dans la voie de la décarbonatation de leur économie. Pour ces ex-rois de l’or noir, la COP21 a sonné le glas des “pétro-profits” car la conférence “a démontré qu’il fallait garder les réserves [de pétrole] sous terre si nous voulons préserver l’humanité et l’écosystème naturel”.

“Conspiration contre nous”

Les Rockefeller s’en prennent ensuite directement à Exxon. Le géant pétrolier aurait une “attitude moralement condamnable”. Une allusion à une série de révélations du site InsideClimateNews parues en 2015. Des scientifiques du groupe américain auraient, dès les années 1970, averti leur supérieur des conséquences de l’exploitation du pétrole sur le climat. La hiérarchie aurait alors non seulement choisi d’ignorer ces mises en garde, mais dépensé 30 millions de dollars en 30 ans pour financer des groupes de pression climatosceptiques. La justice américaine a, en novembre 2015, décidé de lancer une procédure pour savoir si le géant américain a volontairement caché ce qu’il savait pendant des décennies.

Le rappel de cette affaire judiciaire en cours a fortement déplu aux responsables d’Exxon. “Ce n’est pas une surprise puisque le fonds a déjà financé une conspiration contre nous”, a déclaré un porte-parole du groupe au site américain Quartz. Une manière de rappeler que le fonds de la famille Rockefeller fait partie des soutiens financiers du site InsideClimateNews. Le divorce semble donc consommé entre les héritiers des pionniers américains du pétrole et le numéro 1 américain du secteur.

Première publication : 24/03/2016

Le cardinal Barbarin a demandé “personnellement pardon” aux victimes de prêtres pédophiles jeudi, lors d’une messe de la Semaine Sainte, ajoutant qu’il n’était “pas évêque au moment des faits”.

Le cardinal Barbarin s’est exprimé mercredi 23 mars au cours d’une messe de la Semaine Sainte, demandant “personnellement pardon” aux victimes de prêtres pédophiles.

“Comme le pape François l’a dit au nom de l’Église universelle, moi, Philippe, à mon tour, pour le diocèse de Lyon, et je le cite : ‘Je me sens dans l’obligation d’assumer tout le mal commis par quelques prêtres et de demander personnellement pardon pour les dommages qu’ils ont causés en abusant sexuellement des enfants'”, a déclaré mercredi soir le Primat des Gaules.

>> Pédophilie dans le diocèse de Lyon : un “Spotlight” à la française ?

Sous le feu des critiques depuis plusieurs semaines pour sa gestion d’anciens cas de pédophilie, le cardinal Barbarin n’a cependant pas convaincu les victimes des actes pédophiles. “C’est toujours positif de demander pardon mais le problème reste entier sur le fait d’avoir laissé ces prêtres en poste auprès des enfants”, a réagi auprès de l’AFP Bertrand Virieux, un des porte-parole de l’association La Parole Libérée qui réunit des victimes d’un prêtre mis en examen fin janvier pour des agressions sexuelles commises sur des scouts lyonnais, il y a plus de 25 ans.

Enquête pour “non-dénonciation”

Les anciennes victimes du père Bernard Preynat reprochent au cardinal Barbarin de ne pas avoir informé la justice des agissements passés de ce religieux, lorsqu’il en a pris connaissance en 2007-2008 selon ses dires. Une enquête pour “non-dénonciation” a été ouverte par le parquet.

La révélation, à la veille d’une assemblée des évêques de France à Lourdes la semaine dernière, d’une deuxième plainte touchant à une autre affaire ancienne de pédophilie dans le diocèse, puis du cas d’un prêtre en exercice après une condamnation pour agressions sexuelles, est venue fragiliser l’archevêque.

En poste depuis 2002, il a exclu de démissionner face à des pressions politiques. “Je veux dire avec la plus grande force que jamais, jamais, jamais je n’ai couvert le moindre acte de pédophilie“, a-t-il martelé devant la presse à Lourdes.

“Je ne dis pas que je ne me sois pas trompé, dans l’appréciation pastorale, dans les décisions que j’aurais dû prendre dans telle ou telle chose”, avait-il néanmoins concédé.

Avec AFP

Première publication : 24/03/2016

La justice française a accepté la remise en liberté des deux pilotes français impliqués dans l’affaire dite “Air Cocaïne”, Bruno Odos et Pascal Fauret. Les deux hommes ont interdiction de quitter leurs départements de résidence.

La chambre de l’instruction de la cour d’appel d’Aix-en-Provence a accepté la demande de remise en liberté des deux pilotes français mis en examen dans l’affaire Air Cocaïne, Bruno Odos et Pascal Fauret, a-t-on appris jeudi 23 mars auprès de leur avocat et de source judiciaire.

Les deux pilotes, qui avaient fui la République dominicaine fin 2015, ont l’interdiction de sortir de leurs départements de résidence, d’exercer une activité dans le domaine aéronautique et de rentrer en contact avec les autres personnes mises en examen dans cette affaire, a précisé la source judiciaire.

“Je me réjouis de cette décision mais c’est la moindre des choses”, a réagi Me Eric Dupond-Moretti, un de leurs avocats.

Retour sur l’affaire

L’affaire remonte à la nuit du 19 au 20 mars 2013, quand la police dominicaine, renseignée notamment par les États-Unis, intercepte sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un avion Falcon 50 avec 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne à son bord. Pascal Fauret et Bruno Odos sont condamnés par la justice dominicaine pour trafic de drogue. Laissés en liberté dans l’attente de l’examen de leur appel, ils avaient toutefois interdiction de quitter le pays.

Mais le 28 octobre 2015, les deux pilotes Odos et Fauret se font la malle. Ils fuient le pays des Caraïbes en bateau pour rejoindre l’île antillaise franco-néerlandaise de Saint-Martin, avant d’arriver en avion à la Martinique d’où ils ont gagné, toujours par les airs, la métropole.

Peu après leur retour en France début novembre, ils sont placés en détention provisoire par la justice française, qui enquête sur ce vaste trafic international de drogue. La justice a confirmé le 19 novembre leur maintien en détention.

Avec AFP

Première publication : 24/03/2016

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Dans son combat contre Apple, le FBI aurait demandé à une start-up israélienne, Cellebrite, de l’aider à récupérer des données sur l’iPhone du tireur de San Bernardino, qui a tué, le 2 décembre, 14 personnes dans un centre de services sociaux.

Une start-up israélienne à la rescousse du FBI dans sa bataille contre Apple ? Au cœur d’une bataille juridico-médiatique entre les autorités américaines et le géant de l’électronique grand public, Cellebrite aurait en effet été approchée par l’agence américaine pour l’aider à déchiffrer l’iPhone du tireur de San Bernardino, qui a fait 14 morts le 2 décembre, d’après le journal israélien Yedioth Ahronoth.

Contacté par plusieurs médias américains, ni le FBI ni Cellebrite n’a voulu confirmer la nature de leurs rapports. La société israélienne a simplement reconnu travailler avec les autorités américaines, mais sans préciser dans quelle affaire.

L’UFED à la rescousse

Reste que l’appel au secours adressé à Cellebrite n’étonnerait pas. La start-up, fondée en 1999, a la réputation d’avoir les moyens de faire parler les iPhone. Elle se vante même sur son site Internet d’avoir développé une “technologie unique” afin de contourner la sécurité des iPhone et récupérer des données censées être sécurisées sur le smartphone.

Cette description correspond à la virgule près, ou presque, à l’affaire qui oppose le FBI à Apple. L’agence fédérale essaie d’obtenir la collaboration de la marque à la pomme pour accéder aux données sécurisées, qui se trouvent sur le téléphone de l’un des tireurs de San Bernardino. Apple refuse de peur d’établir un précédent dangereux pour les données personnelles de ses clients.

Cellebrite viendrait donc faire le travail d’Apple à la place d’Apple. Leur solution s’appelle UFED (Universal forensic extraction device), une sorte de valise à tout faire pour aller extraire des données de toutes sortes d’appareils (tablette, GPS, téléphone) et programmes (WhatsApp, etc.).

L’efficacité de leur technique est mondialement reconnue. Cellebrite assure collaborer avec 15 000 “forces de sécurité” sur les quatre continents, mais sans vouloir entrer dans le détail. Le quotidien allemand “Süddeutsche Zeitung” a retrouvé la trace de plusieurs contrats passés par Cellebrite. Ainsi, le gouvernement croate a sollicité leur aide pour forcer la sécurité de smartphones dans une affaire de pédophilie en 2012. La police bavaroise a acheté 14 licences d’UFED pour 377 000 euros en 2015 pour des tâches de “réparation et investigation”. Le chiffre d’affaires de cette société israélienne dépasse les 100 millions de dollars, souligne le quotidien économique “Les Échos”.

Échec des autorités américaines

Ce savoir-faire n’a pas échappé au géant japonais de l’informatique Sun, qui a racheté Cellebrite en 2007 pour un montant inconnu. La nouvelle maison mère de la start-up lui a laissé son autonomie opérationnelle et lui a permis de rester en Israël.

Si Cellebrite perce la sécurité de l’iPhone du tireur de San Bernardino, les enquêteurs obtiendraient ce qu’ils cherchaient. Mais pour les autorités américaines, ce serait un échec. Le FBI – soutenu par le président américain Barack Obama – voulait, à travers cette affaire, améliorer la collaboration avec les géants de l’Internet. Depuis les révélations sur l’espionnage à grande échelle de la NSA, en 2013, les grands groupes de la Silicon Valley essaient de renforcer la protection des données personnelles de leurs clients, au grand dam des autorités policières. Le fait que les autorités américaines ont dû se résoudre à faire appel à un spécialiste du “piratage” légal des iPhone prouve que le fossé entre les deux mondes est encore grand.

Première publication : 24/03/2016