Archive for March, 2016

Le texte controversé sur la nouvelle Loi travail suscite toujours autant la colère. Jeudi, les manifestants ont défilé dans toute la France, encore plus nombreux que lors de la précédente mobilisation, le 9 mars.

La nouvelle journée de mobilisation contre la Loi travail, jeudi 31 mars, a été encore plus suivie que la précédente. Ils étaient des dizaines de milliers de salariés et d’étudiants un peu partout en France à battre le pavé pour réclamer le retrait de ce projet de loi, jugé trop libéral.

Selon les syndicats CGT et FO, près de 1,2 millions de personnes se sont ainsi rassemblées dans 250 villes. Cela représente plus du double de la précédente journée d’action, le 9 mars dernier. Les autorités avancent pour leur part le chiffre de 390 000 manifestants réunis aujourd’hui en France.

Dans la capitale, les manifestants étaient 160 000 selon FO, alors que la police a estimé qu’entre 26 000 et 28 000 personnes avaient participé au cortège à Paris. Les forces de l’ordre ont par ailleurs procédé à une vingtaine d’interpellations. La préfecture de police a notamment recensé des jets de projectiles incendiaires contre le commissariat du 13e arrondissement, des dégradations d’agences bancaires ou encore d’une station Autolib sur le boulevard Diderot, dans le 12e arrondissement.

La tension a également été forte dans plusieurs villes de province. À Marseille, trois policiers ont ainsi été blessés et deux personnes ont été interpellées, tandis que des heurts ont également opposés les manifestants aux forces de l’ordre à Nantes et à Rennes, en milieu d’après-midi. La manifestation à Lyon a aussi été marquée par l’interpellation d’une vingtaine de personnes pour des jets de projectiles place Bellecour.

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Première publication : 31/03/2016

La police des polices a placé en garde à vue un agent soupçonné d’avoir assené un coup de poing contre un lycéen en marge des manifestations contre la réforme du Code du travail, le 24 mars dernier, à Paris.

Un policier soupçonné d’avoir porté un coup de poing sur un lycéen lors d’une manifestation la semaine dernière à Paris a été placé en garde à vue à l’Inspection générale de la police (IGPN), a-t-on appris jeudi 31 mars, de source judiciaire.

La police des polices a ouvert deux enquêtes, l’une administrative et l’autre judiciaire, à la demande de la préfecture et du parquet suite à la diffusion sur Internet, le 24 mars, d’une vidéo sur laquelle on peut voir un policier frapper un lycéen, en marge des manifestations contre la réforme du Code du travail.

Le policier interrogé par l’IGPN est en poste dans un commissariat du XIXe arrondissement, précise-t-on de source judiciaire, le même que celui où a eu lieu l’incident.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait parlé le lendemain d’un “geste inacceptable”, et promis des sanctions pour les policiers “qui outrepassent leurs prérogatives”.

En signe de protestation, de jeunes manifestants avaient par ailleurs jeté vendredi des projectiles – des pierres et des éléments de mobilier urbain – sur la façade de deux commissariats du XIXe arrondissement.

Avec AFP

Première publication : 31/03/2016

Une nouvelle journée de mobilisation, point culminant des manifestations, contre le projet de réforme du Code du travail est attendue jeudi en France. Des perturbations sont à prévoir dans les transports et les services publics.

La rue devrait à nouveau gronder en France jeudi 31 mars. Des manifestations et des grèves sont prévues à travers toute la France, à l’appel de la CGT, de FO et de Solidaires pour les salariés, et de l’Unef, de l’UNL et de la Fidl pour les étudiants et lycéens, pour exiger le retrait du projet de réforme du Code du travail.

Cette journée de mobilisation est censée constituer le point culminant des manifestations des opposants à la réforme, qui ont battu le pavé une première fois le 9 mars, avant les journées de mobilisation à l’initiative des mouvements lycéens et étudiants, les 17 et 24 mars.

La mobilisation devrait entraîner des perturbations dans les transports; la SNCF prévoyant des difficultés dans la circulation des TGV (sauf sur l’axe Est) et anticipant un TER sur deux en moyenne en région. Le trafic sera en revanche normal pour les trains internationaux Eurostar, Thalys et Lyria. La RATP prévoit un train sur deux pour les RER A et B et trois rames sur quatre en moyenne pour les métros.

>> À lire sur France 24 : “Loi Travail : la manifestation des jeunes dégénère à Paris”

Le secteur aérien ne sera pas épargné et 20 % des vols ont été annulés à Orly et un tiers à l’aéroport de Marseille, a annoncé la Direction générale de l’aviation civile (DGAC).

“Mobilisation importante”

“On s’attend à une mobilisation importante. La CGT se prépare depuis plusieurs semaines, la SNCF est mobilisée”, déclare-t-on dans l’entourage du Premier ministre.

Le projet de loi, qui entend donner plus de place à la négociation collective dans les entreprises et les branches professionnelles pour renforcer la compétitivité et développer l’emploi, a été présenté la semaine dernière en conseil des ministres et doit maintenant être examiné par le Parlement. Afin d’apaiser la contestation, le projet de loi porté par la ministre du Travail, Myriam El Khomri, a été modifié, mais la nouvelle mouture du texte cristallise encore les critiques.

“Nous sommes désormais dans une autre phase qui est celle de l’examen parlementaire, avec un travail d’enrichissement du texte sans remettre en cause sa portée réformatrice”, dit-on de même source.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a quant à lui déclaré dans un entretien publié mercredi dans L’Humanité : “il y aura énormément de monde demain dans les rues, j’en suis persuadé.”

Les organisations ayant appelé à la mobilisation et à la grève n’excluent pas de prolonger le mouvement, en fonction de la réaction du gouvernement. Faute de réponse de l’exécutif à l’issue de cette journée, elles inviteront “à débattre la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations”, indiquent-elles dans un communiqué commun.

La CFE-CGC a pour sa part déjà lancé sur Twitter un appel à un rassemblement aux abords de l’Assemblée nationale le 3 mai, jour où les députés commenceront l’examen de ce projet de loi.

Avec Reuters

Première publication : 31/03/2016

La police a perquisitionné, mercredi, les locaux de l’évêché de Lyon, dirigé par le cardinal Barbarin, dans le cadre de l’enquête préliminaire pour “non-dénonciation d’atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et mise en péril d’autrui”.

Le scandale qui secoue depuis plusieurs mois le diocèse de Lyon prend de l’ampleur. La police de la Sûreté départementale a mené des perquisitions, mercredi 30 mars au matin, dans les locaux de l’évêché de Lyon, dirigé par le cardinal Barbarin, dans le cadre de l’enquête sur des “non-dénonciations” d’agressions sexuelles commises par des prêtres sur des mineurs.

L’une des enquêtes est menée à la suite d’une plainte pour “non-dénonciation” d’agressions sexuelles et de “mise en danger de la vie d’autrui”, émanant de quatre victimes présumées du père Bernard Preynat. Ce dernier a été mis en examen le 27 janvier pour des faits commis entre 1986 et 1991 sur de jeunes scouts qu’il encadrait dans la banlieue de Lyon.

L’autre concerne des accusations similaires émanant d’une victime présumée d’un autre prêtre du diocèse. Cette personne, qui exerce aujourd’hui une fonction importante au sein du ministère de l’Intérieur, avait contacté le parquet de Lyon en février et elle a formellement porté plainte mardi, selon une source proche du dossier.

Le cardinal Barbarin veut coopérer en toute transparence avec la justice

Toutes ces victimes reprochent au cardinal Barbarin, parmi d’autres responsables religieux, de ne pas avoir informé la justice des agissements passés de ces prêtres lorsqu’ils en ont eu connaissance. C’est-à-dire, dans le cas du père Preynat, dès 2007-2008, quand l’archevêque a été alerté sur son cas par un tiers.

Le diocèse de Lyon a confirmé dans un communiqué avoir remis aux enquêteurs, lors d’une perquisition, “les éléments dont la justice souhaitait disposer pour faire la lumière sur ces événements douloureux”. “Le cardinal Philippe Barbarin a exprimé à de nombreuses reprises sa volonté de coopérer en toute transparence avec la justice : il se tient à sa disposition avec confiance”, a-t-il ajouté dans un communiqué.

Face aux appels à la démission, le cardinal Barbarin a exclu de le faire en assurant n’avoir “jamais, jamais, jamais” couvert le moindre acte de pédophilie, lors d’une conférence de presse organisée à Lourdes, en marge de l’assemblée de printemps de la conférence des évêques de France,

Victime d’un “lynchage médiatique” selon ses défenseurs, il a demandé “personnellement pardon” aux victimes lors d’une messe de la Semaine Sainte, ce dont celles-ci ont pris acte en reprochant toujours au prélat d’avoir maintenu en poste les prêtres mis en cause, qui plus est au contact d’enfants ou d’adolescents.

Avec AFP

Première publication : 30/03/2016

Plusieurs syndicats ont appelé les salariés de la SNCF à faire grève jeudi 31 mars contre le projet de la Loi Travail. À la RATP, c’est pour dénoncer “l’austérité salariale” que deux syndicats ont appelé à cesser le travail.

Nouvelle journée de grève dans les transports jeudi 31 mars. Après celle du 9 mars, certains syndicats à la SNCF et à la RATP ont de nouveau appelé à cesser le travail à partir de mercredi 30 mars 19 h. Mais les revendications ne sont pas les mêmes : côté SNCF, les syndicats protestent contre le projet de Loi Travail, côté RATP pour dénoncer “l’austérité salariale”.

La circulation sur les réseaux de TER, Transilien et Intercités sera donc perturbée : un train sur deux en moyenne devrait circuler sur les réseaux TER et Transilien, selon les prévisions de la direction. Pour les lignes Intercités, elle prévoit quatre trains sur dix de jour, mais aucune circulation de nuit.

Le trafic devrait rester “normal” pour les lignes TGV sur l’axe Est, en revanche trois TGV sur quatre sont attendus sur les axes Atlantique et Sud-Est. Un TGV sur deux est prévu sur l’axe Nord. Pour les TGV Ouigo (à bas coût), les prévisions sont de neuf trains sur dix.

Le trafic international (Eurostar, Alleo, Thalys…) ne devrait pas subir de perturbations.

Un RER A et B sur deux

Les agents SNCF sont appelés à faire grève par les syndicats CGT, Sud et FO, qui accusent le groupe public et le gouvernement de chercher à “abaisser les conditions de travail” à travers le projet de loi travail.

Contrairement à la précédente mobilisation du 9 mars, l’Unsa et la CFDT n’ont pas déposé de préavis. Les deux syndicats ne souhaitaient pas voir la défense des conditions de travail des cheminots éclipsée par les critiques contre le projet El Khomri.

Des négociations délicates sont en cours au sein de la branche ferroviaire en vue d’une convention collective commune, et à la SNCF pour réaménager le temps de travail.

En Île-de-France, les usagers des lignes RATP savent aussi à quoi s’en tenir jeudi : la régie prévoit un train sur deux en moyenne pour les RER A et B, toutes deux empruntées quotidiennement par environ 900 000 personnes.

Les perturbations seront en revanche beaucoup plus limitées côté métro, avec trois rames sur quatre assurées. Sur le réseau bus et tramway, la RATP s’attend à un trafic “quasi normal”.

Les deux premiers syndicats de la RATP (CGT, Unsa) dénoncent l’absence d’augmentation générale des salaires en 2016 en dépit des larges bénéfices enregistrés en 2015 par la RATP. La CGT-RATP s’inscrit également dans la contestation du projet de loi de réforme du droit du travail.

Avec AFP

Première publication : 30/03/2016

Arrêté le 24 mars, le terroriste présumé Reda Kriket a été mis en examen, mercredi. Selon le procureur, il projetait une action “imminente” et d’une “extrême violence”.

En garde à vue depuis son arrestation jeudi, le terroriste présumé Reda Kriket a été mis en examen, mercredi 30 mars, par un juge antiterroriste à Paris. Il est soupçonné d’avoir projeté un attentat “imminent” en France, a affirmé le procureur de la République François Molins lors d’une conférence de presse.

Reda Kriket fait face à plusieurs chefs d’accusation, notamment association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste criminelle. Il doit désormais comparaître devant un magistrat spécialisé qui statuera sur une éventuelle détention provisoire. Il avait été arrêté, jeudi 24 mars, à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, deux jours après les attentats de Bruxelles et moins d’une semaine après l’arrestation par la police belge de Salah Abdeslam, suspect-clé des attentats de Paris le 13 novembre.

“À l’évidence les préparatifs d’une action terroriste imminente”

Le même jour, une perquisition menée dans un appartement à Argenteuil dans le Val d’Oise avait permis aux enquêteurs de mettre la main sur un véritable arsenal : cinq Kalachnikov, un fusil mitrailleur, sept armes de poing, des chargeurs, ainsi que du TATP, l’explosif artisanal prisé par les jihadistes du groupe État islamique (EI) et des litres d’eau oxygénée, acétone et acide, ses composants.

Cette découverte montre “à l’évidence les préparatifs d’une action terroriste imminente”, même si “aucune cible précise n’a été identifiée”, a expliqué François Molins. Il en veut pour preuve “les armes, les engins explosifs, pour certains déjà prêts à l’emploi, les téléphones neufs […] ainsi que les passeports volés” retrouvés dans “l’appartement conspiratif” d’Argenteuil, a-t-il précisé.

Le procureur de la République a également expliqué que Reda Kriket et Anis Bahri, l’homme interpellé aux Pays-Bas dans l’enquête sur un projet d’attentat déjoué en France, sont “soupçonnés” de s’être rendus en Syrie entre “fin 2014 et début 2015”.

Condamné à de multiples reprises en France pour des faits de violences ou de vol, notamment à cinq ans de prison au tribunal de Nanterre en 2005 pour sa participation à une expédition punitive, il n’est pas non plus un inconnu des services antiterroristes. Il a été condamné en son absence en juillet 2015 en Belgique au procès d’une filière jihadiste vers la Syrie, dont l’un des principaux prévenus, lui aussi absent, était Abdelhamid Abaaoud, figure des jihadistes francophones de l’EI et l’un des organisateurs présumés des attentats de Paris le 13 novembre, tué quelques jours après, dans une opération policière.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 30/03/2016

La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol s’est attirée des critiques après avoir fait un parallèle à la télévision entre les femmes qui choisissent de porter des vêtements islamiques et les “nègres” qui étaient favorables à l’esclavage.

Les propos tenus par la ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, lors d’une interview mercredi 30 mars sur RMC et BFMTV, ont suscité une vive polémique.

Interrogée sur le développement par certaines marques et enseignes de distribution de vêtements adaptés aux traditions musulmanes, comme le “burkini” (maillot de bain intégral) ou le hijab (foulard islamique), elle a comparé les femmes choisissant de porter le voile aux “nègres américains” qui étaient favorables à l’esclavage.

“Il y a des femmes qui choisissent, il y avait aussi des nègres afric… des nègres américains qui étaient pour l’esclavage“, a-t-elle déclaré.

“Comment peut-on tenir de tels propos ?”

Ces mots ont déclenché de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Une tribune a même été publiée sur le site de Libération pour dénoncer cette déclaration de la ministre. “Non, décidément, le racisme anti-Noir n’est pas l’apanage des opposants au mariage pour tous, lorsqu’ils insultaient Christiane Taubira en la traitant de ‘guenon’ ou de ‘Banania’”, ont ainsi réagi dans ce texte Mehdi Thomas Allal, maître de conférences à Sciences Po, et Asif Arif, avocat.

“Comment peut-on exercer des fonctions de représentante de l’État et tenir de tels propos ? Décidément, les socialistes ne sont pas épargnés par la négrophobie et l’islamophobie, en ces temps de ‘printemps républicain’, lorsque la parole publique se lâche, lorsqu’il est de bon ton d’attaquer les Noirs et les Arabo-musulmans en toute impunité”, se sont-ils également offusqués.

Auprès de l’AFP, la ministre a reconnu quelques heures plus tard une “faute de langage” sur l’emploi du mot “nègre”, en soulignant qu’elle n’employait jamais ce terme “sauf quand on évoque l’esclavage et les négriers”. “J’ai employé le mot ‘nègre’ dans le seul usage qu’on puisse en faire pour parler de l’esclavage en Amérique et des négriers. Mais je n’ai pas mesuré la perception la plus répandue. Et qu’on ne dit pas ‘nègre’ même quand c’est autorisé à propos de l’esclavage. En dehors de cette faute de langage, je ne retire pas un mot de ce que j’ai dit” sur les lignes de vêtements, a-t-elle précisé.

Avec AFP

Première publication : 30/03/2016

Après des semaines de controverse entre députés et sénateurs, le projet de réforme constitutionnelle comprenant le texte sur la déchéance de nationalité a finalement été abandonné, a annoncé mercredi le président Hollande.

Aux oubliettes. Le président François Hollande a renoncé mercredi 30 mars à sa réforme constitutionnelle, et à son projet phare : la déchéance de nationalité. Le président avait reçu dans la matinée les présidents du Sénat, Gérard Larcher (LR), puis de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone (PS), avant le Conseil des ministres.

“Je déplore profondément l’attitude [des députés et des sénateurs]” qui n’ont pas réussi à “dépasser les frontières partisanes”, a-t-il déclaré lors d’une brève allocution depuis le salon Napoléon III de l’Elysée. “J’ai donc décidé de clore le débat constitutionnel”. Le chef de l’État français a estimé qu’un “compromis [entre les deux chambres] était hors d’atteinte”.

J’ai décidé, après m’être entretenu avec les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, de clore le débat constitutionnel. 1/2

— François Hollande (@fhollande) 30 mars 2016

Depuis plusieurs semaines, l’Assemblée nationale et le Sénat s’écharpaient en effet au sujet de la déchéance de nationalité. Les députés – à majorité de gauche – y étaient favorables pour tous les Français, les sénateurs – à majorité de droite – la réclamait seulement pour les binationaux, afin d’éviter de créer des apatrides.

“Hostile”

Or, pour pouvoir entrer dans la Constitution, et être soumis au Congrès réuni à Versailles, le texte de révision constitutionnelle devait être approuvé à l’identique par l’Assemblée nationale et le Sénat. Devant l’ampleur du défi, le président a donc préféré reculer.

“Je constate aussi qu’une partie de l’opposition est hostile à toute révision constitutionnelle, qu’elle porte sur l’état d’urgence ou même sur l’indépendance de la magistrature”, a encore regretté le président Hollande.

À l’origine, le projet de réforme, décidé après les attentats du 13-Novembre, comptait deux articles : le premier concernait l’inscription de l’État d’urgence dans la Loi fondamentale, le second l’inscription de la déchéance de nationalité.

Avec AFP

Première publication : 30/03/2016

Le chroniqueur gastronomique Jean-Pierre Coffe, célèbre en France pour son franc-parler et ses coups de gueule contre la “malbouffe”, est mort à l’âge de 78 ans. Les circonstances de sa mort n’ont pas été révélées.

Le chroniqueur gastronomique Jean-Pierre Coffe est mort à l’âge de 78 ans, a annoncé RTL mercredi 30 mars. Il collaborait avec de très nombreux médias et était encore l’un des chroniqueurs de l’émission les Grosses Têtes animée par Laurent Ruquier sur cette même radio. Selon plusieurs médias, il s’est éteint dans la nuit de lundi à mardi dans sa maison de Lanneray, en Eure-et-Loir, dans des circonstances qui n’ont pas été divulguées.

“Le compagnon de Jean-Pierre Coffe m’autorise à vous confirmer sa disparition”, a tweeté le présentateur Laurent Ruquier, ajoutant : “J’aimerais tant qu’il m’engueule encore”, en référence aux fameux coups de gueule du critique gastronomique.

Le compagnon de jean pierre COFFE m’autorise à vous confirmer sa disparition.J’aimerais tant qu’il m’engueule encore.

— Laurent Ruquier (@ruquierofficiel) 29 mars 2016

Triste de la disparition de Jean-Pierre Coffe. Epicurien à l’humour tranchant. Dent dure et coeur tendre. Au revoir Monsieur Coffe.

— Anne Roumanoff (@anne_roumanoff) 29 mars 2016

Lunettes rondes et colères médiatiques

“C’est de la merde!” : Jean-Pierre Coffe ne mâchait en effet jamais ses mots pour dénoncer la malbouffe, cheval de bataille de l’animateur qui fut également restaurateur et comédien. Crâne rasé, ses célèbres lunettes rondes et colorées sur le nez, ce bon vivant piquait volontiers des colères, comme lors d’une séquence devenue mythique où, en 1984 dans l’émission La Grande Famille sur Canal+, il jette violemment des saucisses industrielles à travers le studio.

Peu de médias ont échappé à ses coups de gueule poussés pendant une trentaine d’années aussi bien à la télévision (il a commencé sur Canal+ en 1984 et a passé près de 10 ans sur France 2 au côté de Michel Drucker) qu’à la radio (dont RTL et France Inter avec l’émission culinaire “Ça se bouffe pas, ça se mange!”).

Convaincu que l’on pouvait bien manger pour pas cher, Jean-Pierre Coffe appelait les consommateurs à “changer leurs habitudes alimentaires”, à privilégier les produits de saison, à renouer avec le plaisir de cuisiner.

Jean-Pierre Coffe était un bon vivant et avait le goût de partager avec ses amis et les Francais le plaisir des rencontres et des saveurs.

— François Hollande (@fhollande) 30 mars 2016

L’animateur, qui affirmait toujours payer l’addition dans les restaurants parce que “la liberté est à ce prix-là”, a également signé une soixantaine d’ouvrages sur la cuisine et le jardinage, de livres de recettes. En 2013, il avait notamment publié “Arrêtons de manger de la merde” (Flammarion). En 2002, il proposait de passer “À table en famille avec quinze euros par jour” (Plon).

Dans un autre genre, il avait publié en 2015 une autobiographie intitulée “Une vie de Coffe”. Dans cet ouvrage, il évoquait son enfance difficile, sa souffrance quand son ex-femme avait décidé d’avorter ou lorsqu’il perdit sa fille emportée par un cancer à 37 ans, ainsi que sa bisexualité.

Avec AFP

Première publication : 30/03/2016

Stéphane Le Foll a ordonné aux préfets de procéder d’ici un mois à des inspections relatives à la protection des animaux dans tous les abattoirs de France. Des vidéos publiées par l’association L214 ont fait état de cruauté envers les animaux.

Les abattoirs sont désormais dans le viseur des autorités françaises. Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a ordonné, mardi 29 mars, aux préfets de procéder d’ici un mois à des “inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs” du pays.

“En cas de défaut avéré constaté à l’occasion de ces inspections”, Stéphane Le Foll demande “la suspension sans délai de l’agrément de ces établissements”, précise le ministère dans un communiqué.

Des animaux visiblement mal étourdis ou brutalisés

C’est une vidéo tournée en caméra cachée dans un abattoir du pays Basque qui a mis le feu. Publiée par l’association de défense des animaux L214, elle montre des mauvais traitements infligés à des animaux à l’abattoir intercommunal du Pays de Soule, à Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), dont l’agrément a aussitôt été suspendu par les autorités. Sur les images, tournées pendant la période d’activité intensive précédant Pâques, on peut voir des animaux visiblement mal étourdis ou brutalisés, des moutons saignés alors qu’ils présentent encore des signes de conscience, ainsi qu’un agneau écartelé encore vivant.

Les résultats de ces inspections “seront transmis à la commission d’enquête parlementaire annoncée le 22 mars”. Sur cette base, le ministre “prendra les mesures qui s’imposent pour renforcer la responsabilité des opérateurs, en particulier sur la surveillance des postes d’abattage”, selon le communiqué.

“Malgré le renforcement des contrôles […], il s’agit de la troisième vidéo révélant de tels actes de cruauté envers les animaux”, précise le ministre, qui souligne avoir demandé en novembre aux préfets de “s’assurer de la prévention de tout acte de maltraitance lors de l’abattage et rappelé la responsabilité des opérateurs”.

Deux autres vidéos similaires ont été publiées par L214 en octobre et en février, tournées respectivement dans les abattoirs d’Alès et du Vigan (Gard).

Avec AFP

Première publication : 29/03/2016