Archive for April, 2016

Jean-Marie Le Pen et Marine Le Pen ont rendu des hommages séparés à Jeanne d’Arc dimanche. Le co-fondateur exclu du FN a alerté contre la désunion devant près de 400 fidèles, alors que sa fille rassemblait 2500 invités pour un “banquet patriote”.

Fait sans précédent dans l’histoire du Front national, le patriarche exclu du FN, Jean-Marie Le Pen et sa fille, Marine Le Pen, actuelle présidente du parti d’extrême droite, ont rendu hommage séparément à la figure emblématique de Jeanne d’Arc à Paris dimanche 1er mai.

À un an de la présidentielle, la présidente du FN entendait afficher un 1er mai “apaisé”, loin de l’édition 2015 émaillée d’incidents, au cœur de la crise familiale ayant mené à l’exclusion de Jean-Marie Le Pen du parti en août. Mais son père, co-fondateur du FN, n’a pas manqué de faire entendre sa musique discordante.

Pugnace, Jean-Marie Le Pen a fustigé la “sottise suicidaire” de la stratégie de “dédiabolisation” engagée par sa fille et a prédit sa défaite “au deuxième tour de la présidentielle et peut-être même au premier” si elle persistait dans cette voie.

JM Le Pen compare son exclusion du FN à la décapitation de Louis XVI #1ermaipic.twitter.com/KNkYdd0ur0

— Elisa Bertholomey (@ebertholomey) 1 mai 2016

Marine Le Pen n’a aucunement fait allusion aux attaques de son père lors du “banquet patriote” organisé porte de la Villette pour le 1er mai, en lieu et place de son habituel défilé vers la place de l’Opéra. Toutefois ses proches ont relativisé les propos d’un “homme du passé”.

Environ 2000 personnes au banquet de Marine Le Pen #FNpic.twitter.com/paC0RL0lTY

— David Perrotin (@davidperrotin) 1 mai 2016

>> À lire sur France 24 : “Les Femen s’invitent de nouveau au banquet du FN du 1er-Mai”

Menaces d’exclusion

Avant le banquet, en fin de matinée, le Front national “officiel” s’était d’abord rassemblé autour de Marine Le Pen, place Saint-Augustin, près de Saint-Lazare, pour un discret dépôt de gerbe devant une statue de Jeanne d’Arc. Illustration des divisions internes, des cadres proches de Jean-Marie Le Pen, dont Bruno Gollnisch et Marie-Christine Arnautu, étaient absents. Ils avaient préféré le contre-rassemblement de Jean-Marie Le Pen et de ses “Comités Jeanne, Au secours !”, qui a eu lieu place des Pyramides, autour de la statue de la Pucelle d’Orléans du sculpteur Fremiet.

Pourtant, le vice-président du parti, Florian Philippot, avait menacé d’un passage devant la commission de discipline tout frontiste qui se rendrait au rassemblement de Jean-Marie Le Pen, considéré comme “hostile au Front national”. Ces “cas particuliers” seront évoqués lors du bureau politique du parti “demain” lundi, a indiqué à la presse le secrétaire national Nicolas Bay.

Jean-Marie Le Pen appelle à l’unité

Devant 400 fidèles rassemblés autour de lui dimanche, le président d’honneur exclu du FN a, quant à lui, appelé une nouvelle fois sa fille à l’unité, “condition sine qua non du succès” en 2017. “S’il y a 200 personnes, on verra que j’ai encore 200 copains. Si c’est 1 000 ou 2 000, ça deviendra un fait politique”, répétait ces derniers temps Jean-Marie Le Pen, d’après un proche.

Juché sur une estrade, l’octogénaire a estimé qu'”aucun signe n’a été émis dans le sens de la conciliation” par Marine Le Pen et pronostiqué qu’elle puisse dès lors être “battue au 2e tour et peut-être même au 1er” de la présidentielle.

La foule crie “Journalistes au poteau”, “journalistes collabos”, “PD”… #1erMaiFNpic.twitter.com/3a3F2u0KeC

— David Perrotin (@davidperrotin) 1 mai 2016

Au terme de son “banquet populaire et patriote” porte de la Villette, Marine Le Pen, qui a évité de répondre aux attaques matinale de son père, a défini devant ses 2500 convives les contours de son slogan en vue de sa campagne pour l’Elysée : “la France apaisée”, une France libérée selon elle du joug de Bruxelles et du “frein épouvantable” de l’euro.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 01/05/2016

Plusieurs militantes Femen, venues perturber un banquet organisé par le Front national à l’occasion du 1er-Mai, ont été interpellées par la police, dimanche, après avoir essuyé les huées de militants frontistes.

Seins nus et mini-jupes dorées, une demi-douzaine de Femen ont sabré le champagne, dimanche 1er mai, devant le centre de congrès, où se tenait le banquet du Front national, dans le 19e arrondissement de Paris.

https://t.co/JFjUy8tF1a

— FEMEN France (@Femen_France) 1 mai 2016

Vers midi, les jeunes femmes ont surgi d’un utilitaire rouge devant l’entrée du bâtiment où se massaient des centaines de militants du FN. Bouteilles de champagne à la main, elles ont scandé “Vive la fin du FN”, avant d’être plaquées au sol par des policiers et des membres du service d’ordre du parti, a constaté une journaliste de l’AFP.

“Mettez-les sous les roues des camions”

Les militantes, dont les poitrines étaient barrées de slogans “Fascistes, restez planqués !” ou “Vive la fin du FN !”, ont ensuite été embarquées à bord de deux camionnettes de police, sous les huées de militants frontistes lançant aux policiers “Mettez-les sous les roues des camions” ou encore “Pas de douceur avec elle !”.

Les Femen ont par ailleurs posté dimanche matin sur leur compte Twitter une photo de militantes, toujours torse nu, armées de balais, faisant mine de nettoyer la place de l’Opéra à Paris, avec cette légende: “Nous sommes fières de nettoyer les rues démocratiques et laïques de la sale haine de Marine le Pen”.

Nous sommes fières de nettoyer les rues démocratiques et laïques de la sale haine de Marine le Pen pic.twitter.com/hi9xANOksm

— FEMEN France (@Femen_France) 1 mai 2016

Agression au balcon

En 2015, trois Femen avaient perturbé le traditionnel défilé du Front national, se montrant seins nus et lançant le salut nazi au balcon d’un hôtel de la place de l’Opéra. Portant l’inscription “Heil Le Pen” sur le torse, mégaphone à la main, elles avaient interrompu le discours de la présidente du parti, avant d’être violemment évacuées par le service d’ordre du FN. Un peu plus tôt, d’autres militantes avaient perturbé un dépôt de gerbe au pied de la statue équestre de Jeanne d’Arc.

Marine Le Pen avait dénoncé une “agression inadmissible” de la part de “harpies obscènes”. Le parquet de Paris a classé sans suite au début de 2016 l’ensemble des plaintes déposées par le parti d’extrême droite et les militantes à la suite de ces évènements.

Deux manifestations différentes pour le 1er-Mai du FN

Avec AFP

Première publication : 01/05/2016

Le 1er-Mai syndical, où CGT et FO ont défilé côte à côte pour la première fois en sept ans, était dirigé cette année contre la Loi travail. À Paris, le cortège a été émaillé de violences et stoppé durant plus d’une heure.

Le climat était particulièrement tendu, dimanche, lors du traditionnel défilé du 1er-Mai. Malgré les appels au calme et les mises en garde du gouvernement, le cortège parisien a été émaillé de violences et stoppé durant plud d’une heure quelques dizaines de mètres avant la place de la Nation.

• Les manifestations du 1er-Mai se sont déroulées dans le calme en province, à l’exception de l’invasion d’un cinéma à Rennes et d’au moins quatre interpellations à Marseille, mais ont été perturbées dans la capitale par des affrontements entre forces de l’ordre et “300 individus violents”, selon les termes de la préfecture de police de Paris. Ces individus, cagoulés et casqués pour la plupart, ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre qui ont riposté par des tirs de gaz lacrymogène.

• Le cortège parisien, qui est parti de la place de la Bastille pour se rendre sur la place de la Nation, est resté bloqué plus d’une heure, entre 16 h 30 et 17 h 40 environ, à quelques dizaines de mètres de la place de la Nation, boulevard Diderot, à proximité de la station de métro Reuilly-Diderot, alors que les forces de l’ordre tentaient, selon leurs explications recueillies par l’envoyée spéciale de France 24, de séparer les “casseurs” du reste des manifestants.

• Selon le ministère de l’Intérieur, ils étaient environ 84 000 manifestants dans toute la France, dont 16 000 à 17 000 personnes dans Paris, pour participer à 281 défilés et rassemblements. La CGT estime de son côté qu’il y avait 70 000 manifestants à Paris pour ce 1er-Mai.

• Déplorant les violences commises, la très grande majorité des manifestants était venue soudée dans son refus du projet de Loi travail, examiné à l’Assemblée nationale à partir du mardi 3 mai. Pour l’occasion, les syndicats FO et CGT défilaient ensemble pour la première fois depuis 2009.

• Les leaders de FSU, Solidaires et des organisations étudiantes (Unef) et lycéennes (UNL et FIDL) étaient aussi présents. En revanche, la CFDT, la CFTC et Unsa ne défilaient pas. Ces trois syndicats ne demandent pas le retrait de la Loi travail, un texte qu’ils jugent “porteur de progrès pour les travailleurs”, et ont préféré organiser un “rassemblement militant” dans le 14e arrondissement sur le double thème des réfugiés et de la Loi travail.

• Le 1er-Mai prenait cette année une tournure spécifique avec l’avènement de “Nuit debout”, lancé au soir du 31 mars, jour de la plus grande mobilisation contre la Loi travail (390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités ; 1,2 million selon les organisateurs).

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Première publication : 01/05/2016

Sans surprise, les rassemblements syndicaux du 1er-Mai seront dirigés cette année contre la Loi travail. Les cortèges devraient défiler dans un climat tendu, trois jours après les débordements et les violences des manifestations du 28 avril.

Le climat est tendu. Après deux mois de contestation et de manifestations émaillées de violences contre la Loi travail, le 1er mai 2016 devrait se dérouler sous haute sécurité.

Et pour cause, le gouvernement français ne veut surtout pas d’un bis repetita du jeudi 28 avril, précédente journée de manifestations contre le projet de Loi travail du gouvernement, à Paris et en province, qui a donné lieu à 214 interpellations. Près de 80 policiers ont été blessés, dont un grièvement. Un jeune homme à Rennes a perdu l’usage d’un œil.

>> Manifestations anti-Loi travail du 28 avril : 214 interpellations et 78 policiers blessés

Quelques heures avant que les défilés ne commencent, Manuel Valls a adressé une ferme mise en garde aux “casseurs” éventuels, appelant chacun à “prendre ses responsabilités, quand on organise une manifestation”. De son côté, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a adressé samedi aux préfets un télégramme détaillant les mesures à prendre afin d’éviter les débordements, dimanche, alors que syndicats et gouvernement se renvoient la balle des responsabilités des violences.

William Martinet, président de l’Unef, a reconnu que les organisateurs des manifestations devaient “faire plus” pour sécuriser les cortèges. Le Parti de gauche a, de son côté, demandé samedi “des comptes” à Bernard Cazeneuve, face à une “escalade de la violence” policière lors des manifestations, appelant à l’abandon des lanceurs de balles de défense.

Un projet à l’examen le 17 mai

Le projet de Loi travail, qui sera examiné dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à partir de mardi et voté le 17 mai, aura le mérite de rassembler FO et CGT, une première depuis 2009. Les secrétaires généraux Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) vont en effet cheminer côte à côte à Paris à partir de 15 h de Bastille à Nation pour réclamer “le progrès social et le retrait de la Loi travail”. Les leaders de FSU, Solidaires et des organisations étudiantes (Unef) et lycéennes (UNL et FIDL) seront aussi présents. Des manifestations et rassemblements sont prévus partout en France.

Dans la matinée, Jean-Claude Mailly se rendra au Mur des Fédérés, au cimetière du Père Lachaise, en hommage à la Commune, une tradition de FO, avant un apéritif républicain en fin de matinée place Gambetta, dans le 20e arrondissement à Paris.

Un 1er-Mai singulier avec “Nuit Debout”

De leur côté, les réformistes (CFDT, CFTC et Unsa) se retrouvent entre eux dans la matinée, au cours de tables rondes, dont l’une porte sur la Loi travail qu’ils soutiennent. Pour ce camp, pas question de “demander le retrait d’un texte porteur de progrès pour les travailleurs”, rappelle Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT qui loue, entre autres, la mise en place du compte personnel d’activité (CPA) prévue dans cette loi.

[Teaser] Affrontements pendant plusieurs heures à #RépubliqueBouteilles contre flashball et lacrymo#NuitDeboutpic.twitter.com/1Ve6731BKS

— Alexis Kraland (@akraland) 16 avril 2016

Depuis 2013, CGT et CFDT ne défilent plus ensemble le 1er-Mai, leur relation s’étant dégradée après l’approbation par la centrale de Laurent Berger de l’accord sur la sécurisation de l’emploi, dénoncé par la CGT. La Loi travail n’a fait qu’aggraver la division entre les deux premiers syndicats français.

Le 1er mai 2016 prend une tournure spécifique avec l’avènement de “Nuit debout”, lancé au soir du 31 mars, jour de la plus grande mobilisation contre la Loi travail (390 000 personnes dans 250 villes, selon les autorités, 1,2 million selon les organisateurs). Dimanche, des responsables syndicaux ont prévu de se rendre place de la République, mais pas les numéros uns.

>> À voir sur France 24 : À la rencontre des participants de “Nuit Debout” à Paris

Jeudi, Philippe Martinez y est intervenu pour la première fois, pour évoquer la “convergence des luttes”, à un moment où 63 % des Français estiment que ni “Nuit debout”, ni les syndicats, ni les partis ne sont “en phase avec les salariés”, selon un sondage Odoxa publié vendredi. En revanche sept Français sur dix considèrent que “la lutte des classes est une réalité en France”.

La journée des travailleurs, célébrée dans de nombreux pays, est née à Chicago en 1886 à l’initiative d’un mouvement syndicaliste réclamant la journée de travail de huit heures.

Mais “c’est d’abord un jour férié aujourd’hui et le sens historique ou politique est perdu. C’est lié à la baisse de la représentativité syndicale dans toutes les entreprises, pas qu’en France”, relève Sylvain Niel, avocat spécialiste du droit du travail.

Avec AFP

Première publication : 01/05/2016

Quelques heures après l’incendie d’une salle de prière musulmane en Corse, très tôt samedi, le procureur de la République d’Ajaccio a indiqué que la piste criminelle était privilégiée. Le feu a causé d’importants dégâts sans faire de blessés.

Le procureur de la République d’Ajaccio, Éric Bouillard, a indiqué que la piste criminelle était privilégiée quelques heures après l’incendie d’une salle de prière musulmane, ravagée très tôt dans la nuit du vendredi 29 avril au samedi 30 avril. Cet incendie intervient quelques mois après les débordements racistes et antimusulmans, qui avaient émaillé des manifestations dans un quartier populaire de la ville.

Le sinistre s’est déclenché vers 4 h 30 et a été découvert vers 5 h dans cette salle de prière située dans le quartier de Mezzavia. Les murs noircis de l’édifice tenaient encore debout samedi en milieu de matinée, mais l’ensemble était très fortement endommagé, bien que les pompiers aient pu rapidement maîtriser le feu.

Ouverture d’une enquête pour dégradation par incendie

Très tôt samedi, le préfet de Corse Christophe Mirmand a évoqué “des traces d’hydrocarbures” découvertes lors des premiers relevés. Les agents de la police scientifique s’affairaient toujours en milieu de matinée dans et aux abords du bâtiment, tandis qu’un hélicoptère de la gendarmerie survolait les lieux. L’enquête ouverte pour dégradation par incendie a été confiée à la police judiciaire et aux enquêteurs de la sécurité publique.

[Communiqué] @BCazeneuve exprime sa solidarité aux musulmans de Corse après l’incendie d’1 salle de prière à Ajaccio pic.twitter.com/woTUqlzUoG

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 30 avril 2016

Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a fait part de sa “solidarité aux musulmans de Corse”. “Si l’origine criminelle est confirmée elle donnera lieu à la recherche active des auteurs, qui devront répondre de cet acte inacceptable devant la justice.

>> À lire sur France 24 : “Un rapport du Conseil de l’Europe épingle la “banalisation” du racisme en France”

“Consternation” des élus nationalistes

Les dirigeants de l’île, le président autonomiste de l’exécutif Gilles Simeoni et le président indépendantiste de l’Assemblée territoriale Jean-Guy Talamoni, ont fait part dans un communiqué commun de leur “consternation”. “S’en prendre à un lieu de culte est un acte incompréhensible et inacceptable, contraire aux valeurs fondamentales du peuple corse, et notamment à la tradition multiséculaire de tolérance religieuse héritée de Pasquale Paoli [philosophe et homme politique considéré comme le père de l’identité corse, NDLR]”, ont-ils ajouté.

Ce sinistre survient quelques mois après les débordements racistes et antimusulmans qui avaient accompagné les manifestations ayant suivi l’agression de pompiers attirés dans un guet-apens dans le quartier populaire des Jardins de l’Empereur, la veille de Noël à Ajaccio. Une salle de prière musulmane, située à proximité de ce quartier, avait notamment été saccagée et des exemplaires du Coran partiellement brûlés. Des slogans comme “Arabi fora” (“les Arabes dehors”, NDLR) ou “On est chez nous” avaient été scandés au cours de ces défilés dans le quartier populaire.

Après ces incidents, quelques actes antimusulmans ou racistes avaient encore été enregistrés dans les semaines suivantes, notamment le dépôt d’une dépouille de sanglier devant une salle de prière musulmane, et des graffitis “les Arabes dehors” au bord des routes.

>> À lire sur France 24 : “Incidents d’Ajaccio : ‘Pointer un certain racisme corse est caricatural'”

Avec AFP

Première publication : 30/04/2016

L’épidémie de Zika a été officiellement déclarée, vendredi, en Guadeloupe, où près de 2 100 malades ont été recensés, dont 16 femmes enceintes. Les équipes sur le terrain seront renforcées avec le recrutement de 160 agents de prévention sanitaire.

L’épidémie de Zika a été officiellement déclarée, vendredi 29 avril, en Guadeloupe où près de 2 100 malades ont été recensés, dont 16 femmes enceintes.”On assiste ces dernières semaines à une accélération dynamique de la propagation du virus, c’est la raison pour laquelle j’ai décidé de passer en phase épidémique”, a déclaré le préfet Jacques Billant, à la presse.

Les équipes sur le terrain vont être renforcées avec le recrutement de 160 agents de prévention sanitaire, par les collectivités, en contrats d’insertion financés à 95 % par l’État.

>> Salvador : le virus Zika face aux tabous de l’IVG et de la contraception

Par ailleurs, la communication à l’attention du public sera amplifiée, en privilégiant les femmes enceintes, “notre priorité” selon le préfet, femmes à destination desquelles l’offre de soins sera aussi renforcée.

Le nombre de personnes présentant des signes de la maladie, qui ont consulté des médecins, est en augmentation régulière depuis quatre semaines consécutives et s’établit désormais à un total de 2 099 depuis l’émergence de la maladie : 412 cas sont biologiquement confirmés et 30 des 32 communes de l’archipel sont touchées.

Parmi les cas confirmés, 16 étaient des femmes enceintes. Aucune microcéphalie n’a été détectée, à ce jour ni aucun syndrome de Guillain-Barré. Mais une autre complication neurologique, une myélite, a été identifiée.

>> À lire sur France 24 : Une étude fait le lien entre le virus Zika et le syndrome de Guillain-Barré

À Saint-Martin, île voisine, le nombre de malades continue à augmenter avec désormais 212 malades. quand à Saint-Barthélémy, elle enregistre son premier cas biologiquement confirmé.

Par ailleurs, un premier décès lié au virus Zika est survenu aux États-Unis, sur l’île de Porto Rico, ont déclaré vendredi les autorités sanitaires. “Le patient est décédé de complications liées à une grave thrombocytopénie”, qui se caractérise par un faible nombre de plaquettes dans le sang, ont indiqué les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), sans autre précision sur ce cas.

Zika est un virus transmis par un moustique de type Aedes. Dans 80 % des cas, les patients ne développent aucun des symptômes de la maladie dont les plus fréquents sont une éruption cutanée avec ou sans fièvre, des douleurs musculaires et articulaires et une conjonctivite.

Avec AFP

Première publication : 30/04/2016

Les manifestations du 28 avril ont donné lieu à 214 interpellations selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a précisé que 78 policiers avaient été blessés.

Quelque 214 personnes ont été interpellées jeudi 28 avril en marge des manifestations contre la Loi travail, selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il a également précisé que 78 policiers avaient été blessés au cours de heurts avec les manifestants.

Bernard Cazeneuve a également dénoncé la présence de “casseurs extrémistes qui ont pour seule motivation la haine de l’État et de ce fait, des valeurs de la République”, dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de membres des forces de l’ordre, militaires, policiers et gendarmes vendredi 29 avril.

“Ces violences sont inacceptables. Il n’y aura jamais de la part de l’État la moindre complaisance”, a-t-il précisé, soulignant que la justice passerait “pour chacun des auteurs de ces violences”.

Les manifestations ont rassemblé entre 170 000 personnes, selon les autorités, et 500 000, selon la CGT, avec des blessés graves du côté des forces de l’ordre, mais aussi des manifestants.

Nuit debout : 24 gardes à vue

Vingt-sept personnes ont été interpellées et 24 placées en garde à vue pour jets de projectile sur les forces de l’ordre, violences et dégradations dans Paris dans la nuit de jeudi à vendredi après la dispersion du rassemblement Nuit debout par les policiers, a annoncé la préfecture de police.

Ces gardes à vue s’ajoutent aux 21 interpellations effectuées jeudi à Paris lors de la manifestation contre la Loi travail qui a donné lieu à de violents affrontements entre “300 casseurs” et policiers, selon la préfecture.

Les forces de l’ordre ont dispersé vendredi vers 01H30 plusieurs centaines de personnes qui refusaient de quitter la place de la République à l’issue d’un nouveau rassemblement de Nuit debout qui était autorisé jusqu’à minuit.

À l’attention de ceux qui, à droite, réclament l’interdiction des manifestations, le ministre a souligné que l’état d’urgence n’était “pas un état de convenance politique. L’état d’urgence ne dispense pas ceux qui ont la responsabilité de l’État de respecter rigoureusement les principes de droit”.

“J’appelle chacun qui a une parole publique, dans un contexte où notre pays est soumis à une grave menace terroriste, dans un contexte où notre pays connaît des tensions, à avoir une parole responsable”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Dans le cadre de cette menace terroriste, sept projets d’attentats ont été déjoués en France depuis janvier 2015, et 93 individus ont été arrêtés en lien avec des activités terroristes, a-t-il rappelé.

Avec AFP

Première publication : 29/04/2016

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La croissance de l’économie française a atteint 0,5 % au premier trimestre 2016, un niveau supérieur aux attentes, qui s’explique notamment par une augmentation de la consommation des ménages, a indiqué une première estimation de l’Insee, vendredi.

La croissance économique a atteint 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre en France de l’année 2016, soit mieux que les 0,4 % prévus, selon une première estimation publiée vendredi 29 avril par l’Insee.

Ce chiffre, en hausse par rapport au dernier trimestre 2015 (+0,3 %), s’explique notamment par une augmentation de la consommation des ménages, sa plus forte depuis fin 2004 (+1,2 %), précise l’Insee dans un communiqué.

Les dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance en France, avaient reculé de 0,1 % lors des trois derniers mois de 2015, marqués par les attentats de Paris.

“Notre action porte ses fruits, nous la poursuivrons avec détermination dans les prochains mois”, s’est réjoui le ministre des Finances, Michel Sapin, dans une déclaration. “C’est une croissance solide qui est enclenchée”, ajoute-t-il.

Le gouvernement table sur une croissance de 1,5 % du PIB

Dans ses dernières prévisions, publiées au mois de mars, l’Institut national de la statistique et des études économiques avait parié sur une croissance de 0,4 % au premier trimestre. Un chiffre sur lequel s’étaient ensuite alignés la Banque de France, de même que les économistes interrogés par le fournisseur de données financières Factset.

Ce chiffre encourageant fait écho à plusieurs bonnes nouvelles annoncées cette semaine, notamment sur le front du chômage, qui a reculé de 1,7 % en mars, et dans le secteur du bâtiment, avec des mises en chantier de logements neufs en hausse de 3 % sur un an lors des trois premiers mois de l’année.

Le gouvernement table sur une croissance de 1,5 % du PIB cette année. Un chiffre plus optimiste que celui de la Commission européenne, qui parie sur une hausse de l’activité de 1,3 % seulement, et que celui du FMI, qui a abaissé mi-avril sa prévision à 1,1 %, en raison du ralentissement de l’économie mondiale.

Selon Bercy, “l’acquis de croissance” pour 2016, autrement dit ce que serait la progression du PIB en cas de croissance nulle sur le reste de l’année, est déjà de 1 % à l’issue du 1er trimestre, “ce qui signifie qu’avec moins de 0,4 % de croissance chaque trimestre, l’objectif de 1,5 % sur l’année sera atteint”.

Avec AFP

Première publication : 29/04/2016

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La Banque nationale du Qatar semble avoir été piratée et les données bancaires de clients prestigieux comme des membres de la famille royale al-Thani ou des ministres sont accessibles en ligne.

La Banque nationale du Qatar (QNB) a un problème de fuite d’informations. Un souci qui pèse très lourd : 1,4 gigaoctet de données personnelles sur les clients du principal établissement bancaire public qatari sont visibles sur l’Internet depuis mardi 25 avril. Une fuite surtout très embarrassante pour l’établissement car elle concerne des personnalités très en vue du riche émirat.

La QNB a d’ailleurs refusé, mercredi, de confirmer la réalité de ce vol informatique évoquant officiellement des “spéculations sur les réseaux sociaux”. Mais plusieurs médias, dont France 24, ont pu consulter ces documents et des clients de l’établissement ont confirmé la véracité des informations les concernant.

Prédicateur controversé

Une partie de l’élite politique et médiatique du pays, dont des membres de la famille dirigeante al-Thani, voient ainsi certaines informations (numéro de compte, téléphone, adresse email) rendues publiques. Il en va de même pour plusieurs ministres, des personnalités du monde des affaires ou encore de hauts gradés de l’armée. La vie bancaire d’une dizaine de journalistes de la chaîne Al Jazeera est aussi mise à nu.

Mais ce ne sont pas seulement les hommes de pouvoir qataris qui ont intéressé les pirates informatiques. Ils pensent aussi avoir identifié plusieurs espions, aussi bien qataris que d’autres pays, parmi les clients de la QNB. Des comptes et informations personnelles concerneraient deux Français soupçonnés d’être des agents secrets. Un membre désigné du contre-espionnage britannique ou encore un autre des services polonais du renseignement font également partie de ce groupe. Dans la plupart des cas, les pirates informatiques ont tenté de trouver des documents connexes, comme des CV ou des liens vers les réseaux sociaux, qui attesteraient que ces personnes appartiennent bien à la communauté du renseignement.

Un homme a droit à un traitement spécial : Youssef al-Qardaoui. Les pirates ont consacré un dossier entier aux différents comptes à la QNB de ce controversé prédicateur, porte voix des Frères musulmans. Cette figure théologique influente a dû fuir l’Égypte dans les années 1960 pour trouver réfuge au Qatar, où il a été un proche de l’ancien émir. En 2014, l’Égypte a demandé et obtenu d’Interpol un mandat d’arrêt international pour incitation au meurtre, vandalisme, violence et vol.

Appât du gain ?

Ce tri des données et les recherches faites pour tenter de ranger les clients par catégories – “famille al-Thani”, “Al Jazeera”, “banques”, “espions” – semblent indiquer que les pirates informatiques n’ont pas agi par pur appât du gain. Ils auraient pu, sinon, simplement mettre en vente la base de données brute.

Reste que contrairement à des lanceurs d’alerte, ces pirates informatiques n’ont rien dit sur les motivations de leur assaut contre la forteresse QNB. Pour Simon Edwards, expert en sécurité informatique pour l’entreprise japonaise d’antivirus Trend Micro, les pirates cherchaient à “mettre en avant certaines transactions” et identifier les comptes les plus sensibles.

Il explique au site International Business Times qu’outre les noms et données bancaires des clients, les détails sur l’historique de leurs transactions (mode de paiement, montant, compte débiteur et créditeur, date de l’opération) ont été mis en ligne. Ce genre d’information peut servir à des cybercriminels financièrement intéressés à faire des profils précis de cibles potentielles.

Un responsable anonyme d’une banque dont les informations ont été publiées en ligne a ainsi assuré à l’agence Reuters que cela “va me pousser à sortir mes avoirs hors du Qatar et si d’autres font comme moi, cela pourrait finir par faire du mal à la banque”.

Première publication : 28/04/2016

À l’appel des syndicats, une nouvelle journée de protestation a eu lieu contre le projet de Loi travail. Les manifestations ont été marquées par de violents heurts et de nombreuses interpellations dans plusieurs villes de France.

Pour la quatrième fois en moins de deux mois, salariés, étudiants et lycéens ont battu le pavé jeudi 28 avril dans plusieurs villes de France contre le projet de Loi travail de la ministre Myriam El Khomri, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl).

• Selon les autorités, près de 170 000 personnes ont manifesté en France, dont 14 000 à 15 000 à Paris. La CGT recensant de son côté 500 000 manifestants, dont 60 000 à Paris. Hors de Paris, quelque 209 cortèges ont réuni 155 000 manifestants, dont 15 000 jeunes, d’après le ministère de l’Intérieur. Lors de la précédente journée de mobilisation le 9 avril, 120 000 personnes avaient manifesté, dont 18 000 à 20 000 à Paris, selon les autorités. La CGT n’avait alors pas communiqué d’estimation.

• Des affrontements ont eu lieu dans plusieurs villes entre les manifestants et les forces de l’ordre, notamment à Paris, Nantes et Rennes. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu’il y a eu 124 interpellations lors des rassemblements et que 24 policiers et gendarmes ont été blessés dont trois grièvement. Selon la préfecture de police de Paris, un policier a été hospitalisé en état d’urgence absolue après avoir reçu un projectile à la tête. Il s’agit d’un fonctionnaire de la Brigade d’information de voie publique (BIVP) qui a reçu un pavé en plein visage.

• Bernard Cazeneuve a condamné ces débordements avec “la plus grande fermeté”. Des “groupes de casseurs” “très organisés” se sont livrés à des “exactions nombreuses” et à des “actes de violence inqualifiables” envers les forces de l’ordre, a dénoncé le préfet de police Michel Cadot.

• De son côté, l’Unef, principal syndicat étudiant, a dénoncé “un usage disproportionné de la force par la police” et “exigé” notamment l’arrêt de l’utilisation des flashballs par les forces de l’ordre lors des manifestations contre la loi travail. Le syndicat a précisé qu’un étudiant a été grièvement blessé à Rennes par un tir de flashball.

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Première publication : 28/04/2016