Archive for April 1st, 2016

Un policier mis en cause dans une vidéo, où on le voit frapper un lycéen à Paris en marge de manifestations contre le projet de la Loi Travail, le 24 mars, sera jugé pour violences volontaires. Il est convoqué en mai devant le tribunal correctionnel.

La vidéo, dans laquelle on voit un policier frapper un lycéen, avait fait le tour des réseaux sociaux. L’agent mis en cause dans ce document, filmé en marge de manifestations contre le projet de la Loi Travail le 24 mars, sera finalement jugé en mai pour violences volontaires.

Après 48 heures de garde à vue à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ce gardien de la paix de 26 ans s’est vu notifier, samedi 2 avril, par le parquet sa convocation devant le tribunal correctionnel. Il y comparaîtra pour violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique.

Bernard Cazeneuve “choqué”

Filmée le 24 mars près du lycée Henri-Bergson, dans le XIXe arrondissement, la vidéo montre un jeune de 15 ans à terre, relevé par un policier lui intimant : “Lève toi !”. Alors qu’il est en train de se redresser, maintenu par deux policiers, le gardien de la paix lui assène un coup de poing violent.

Le policier a été soumis à un contrôle judiciaire avec interdiction d’exercer dans l’attente de son jugement, a précisé la source judiciaire.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve s’était dit “choqué” et avait demandé l’ouverture d’une enquête administrative. La préfecture de police de Paris avait précisé que des lycéens avaient, de leur côté, jeté des projectiles sur des véhicules de police et provoqué des violences.

Seconde enquête ouverte

Le lendemain des faits, des jeunes s’en étaient pris à deux commissariats parisiens, dans les Xe et XIXe arrondissements, lançant notamment des projectiles sur les façades et tentant de briser les vitres blindées des locaux de police.

Le parquet de Paris a ouvert une seconde enquête après la diffusion de deux autres vidéos où l’on voit notamment un policier en civil, visage dissimulé par un foulard et une capuche, donner des coups de matraque à des élèves, toujours devant le lycée Bergson le 24 mars.

Deux nouvelles plaintes ont aussi été déposées vendredi par des élèves de ce lycée. L’un d’eux, interpellé le 24 mars, fait état de violences policières lors de sa garde à vue. Il a été mis en examen pour sa participation aux incidents.

Des milliers de lycéens et d’étudiants ont manifesté contre la Loi Travail aux côtés des syndicats. Deux nouvelles journées de mobilisation sont annoncées les 5 et 9 avril.

Avec AFP

Première publication : 02/04/2016

La police belge a inculpé, samedi, un homme âgé de 33 ans pour “participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur un attentat déjoué en France, a annoncé le parquet fédéral belge.

Un ressortissant belge a été inculpé, samedi 2 avril, pour “participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur l’attentat déjoué en France, a annoncé le parquet fédéral belge.

L’homme, âgé de 33 ans et désigné par les initiales Y. A., a été arrêté jeudi soir et présenté vendredi à un juge. Il s’agit du troisième suspect inculpé en Belgique dans

l’enquête liée à l’arrestation, le 24 mars, du Français Reda Kriket, qui, selon le procureur de Paris François Molins, préparait une action “imminente” et d’une “extrême violence”.

Les deux autres, que le parquet a désignés par leur prénom et l’initiale de leur nom, sont Rabah N. et Abderrahmane A. Ce dernier est Abderrahmane Ameroud, un Algérien condamné en mai 2005 par le tribunal correctionnel de Paris à sept ans de prison et à une interdiction définitive du territoire français pour avoir recruté des volontaires pour l’Afghanistan et apporté un soutien logistique aux assassins du commandant Ahmed Shah Massoud, tué en 2001.

Avec AFP

Première publication : 02/04/2016