Archive for April 10th, 2016

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Le contrat entre Neymar et le FC Barcelone a été publié sur le site Football Leaks lundi. Il démontre que la star brésilienne n’a pas à se plaindre : le Barça doit lui verser au moins 49,5 millions d’euros d’ici à 2018.

C’est l’une des plus belles prises du site Football Leaks, qui se veut l’équivalent de WikiLeaks pour le monde du ballon rond. Le contrat de Neymar, l’un des attaquants stars du FC Barcelone, y a été publié lundi 11 avril. Cette “fuite” intervient alors que le montant réel du transfert du buteur agite le Landerneau footballistique espagnol depuis près de deux ans.

Signé en 2013, ce contrat assure à la vedette brésilienne une rémunération minimum de 49,5 millions d’euros sur cinq ans. Neymar a obtenu une prime à la signature de 8 millions d’euros. Il touche un salaire fixe de 5 millions d’euros par an : c’est peu comparé aux 22,8 millions d’euros qu’empoche son coéquipier argentin Lionel Messi.

Mais le Brésilien a négocié une liste de clauses variables aussi longue que le nombre de buts inscrits pour le Barça depuis son arrivée (81)… ou presque. Le buteur touche, par exemple, une prime de 100 000 euros dès qu’il est convoqué pour un match (qu’il joue ou qu’il reste sur le banc), il gagne de l’argent pour chaque compétition remportée, a droit à un supplément de plus d’un million d’euro s’il participe à plus de 60 % des rencontres lors d’une saison, etc.

Seule réelle contrainte pour l’attaquant brésilien : il doit “maximiser (ses) efforts pour s’intégrer dans la société catalane, en respectant et en assumant ses valeurs culturelles”. Concrètement il lui est fait obligation d’apprendre la langue locale.

Le PSG averti

Le document ne permet pas, en revanche, de savoir combien le club catalan a dû payer pour s’assurer la présence de la vedette brésilienne. Ce contrat ne couvre pas les éventuelles sommes versées à Santos, l’ancien club du joueur au Brésil, ni celles versées au père de Neymar, qui est aussi son agent. Le Barça avait affirmé que ce transfert lui avait coûté 57,1 millions d’euros (dont 40 millions d’euros pour la famille du joueur) alors que la justice avait estimé le montant réel à au moins 83 millions d’euros en 2014.

Ce contrat peut aussi servir de référence pour tous les clubs qui chercheraient à débaucher l’attaquant barcelonais… à commencer par le PSG. Les propriétaires qataris du club parisien ne cachent pas leur volonté de faire jouer Neymar à Paris dès la saison prochaine. Ils devront, outre les nombreuses clauses variables, payer 190 millions d’euros au Barça afin de recruter le buteur avant la fin de son contrat.

Football Leaks n’existe que depuis novembre 2015, mais a déjà réussi à dévoiler quelques dessous croustillants du football business. Le site a ainsi révélé que le FC Barcelone a payé 82 millions d’euros à Liverpool pour acheter l’attaquant Luis Suarez. Il a aussi publié le contrat qui fait de l’opérateur télécom saoudien Mobily l’un des sponsors de Cristiano Ronaldo pour un million d’euros.

Première publication : 11/04/2016

Les dépenses de fonctionnement du camp de migrants de Grande-Synthe, situé près de Dunkerque (Nord) et dans lequel vivent environ 1 500 personnes, vont être pris en charge en totalité ou presque par l’État.

Les dépenses de fonctionnement du camp de migrants de Grande-Synthe, situé près de Dunkerque (Nord), vont être financées en totalité ou presque par l’État. Cette annoncé a été faite lundi par le maire écologiste de la ville, Damien Carême, qui les a pour l’heure estimées “entre 3,5 et 4 millions d’euros par an”.

“Il y a une estimation du coût entre 3,5 et 4 millions par an, mais un mois de fonctionnement va permettre d’affiner” ce montant, a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.


En revanche, l’État ne devrait pas prendre en charge les près de trois millions d’euros d’investissements réalisés initialement par Médecins sans frontières (MSF) et la communauté de communes pour la construction de ce nouveau camp aux normes internationales constitué d’abris en bois, qui vient se substituer au camp insalubre du “Basroch”.

Le plus récent décompte officiel a fait état de 1 276 migrants vivants dans ce camp installé en bordure d’autoroute, à l’initiative du maire, et ouvert le 7 mars.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé au maire cette décision de prise en charge à l’issue d’une rencontre place Beauvau, le 31 mars, a indiqué le maire EELV.

Le financement de l’État concerne les dépenses de fonctionnement, à savoir notamment la “présence d’un encadrement 24 heures sur 24, le gardiennage, le nettoyage des sanitaires, la médiation sociale, la sécurité”, a précisé Damien Carême.

Avec AFP

Première publication : 11/04/2016

Dans un entretien accordé au Washington Post, la femme qui a dénoncé l’organisateur présumé des attentats du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, revient sur les détails de sa rencontre avec le terroriste.

Alors que les arrestations liées aux attaques du 13 novembre à Paris s’enchaînent depuis quelques semaines, la témoin-clé qui a dénoncé Abdelhamid Abaaoud, décrit comme le coordinateur de la cellule terroriste qui a ensanglanté la capitale française, s’est confiée dimanche au journal américain Washington Post.

Cette femme, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité, se présente comme la mère de substitution d’Hasna Aïtboulahcen, la cousine du terroriste belge, tuée avec lui lors de l’assaut de leur planque à Saint-Denis.

“J’espère que ce n’est pas une blague”

Âgée d’une quarantaine d’années, elle affirme qu’elle était en compagnie de la jeune femme lorsque celle-ci a reçu un appel provenant d’un numéro belge. L’interlocuteur, que Hasna Aïtboulahcen ne connaît pas, dit appeler de la part d’Abdelhamid Abaaoud et lui demande son aide.

“Je ne vais pas entrer dans les détails. Tu as vu ce qu’il s’est passé à la télévision”, lui dit son interlocuteur, expliquant que son cousin a besoin d’une planque pour “seulement un jour ou deux”. Selon la témoin qui était en compagnie d’Hasna Aïtboulahcen le jour des attentats, la jeune femme, qui projetait de se rendre en Syrie, aurait dit au sujet des victimes qu’ils étaient “tous des mécréants”.

La femme confie qu’Hasna Aïtboulahcen, à la suite du coup de fil, “avait l’air heureuse et répétait : ‘J’espère que ce n’est pas une blague'”. Elle pense même, confie le témoin, qu’il s’agit peut-être de venir en aide à Younes Abaaoud, le jeune frère d’Abdelhamid parti en Syrie en 2014, plutôt que son grand frère, qui est alors recherché par les polices européennes.

Toujours est-il que la témoin et son mari décident de conduire Hasna Aïtboulahcen au rendez-vous fixé près d’Aubervilliers, là où Abdelhamid Abaaoud s’est caché avec un complice après les attentats.

Lorsqu’il sort de sa cache, un buisson en bord de route, elle reconnaît son cousin et lui saute au cou. Les deux femmes et le terroriste retournent vers le véhicule conduit par le mari du témoin. Méfiant, le membre de l’organisation de l’État islamique (EI) s’apprête à sortir une arme quand il voit l’homme au volant.

Rassuré par sa cousine, il accepte dans un premier temps de monter à bord du véhicule avant de changer d’avis et de descendre quelques minutes plus tard. Il appelle alors Hasna Aïtboulahcen et menace : “Tu peux dire au petit couple que mes frères s’occuperont d’eux si jamais ils parlent”.

Un contact décisif avec la SDAT

De retour à son domicile, le témoin explique qu’elle a tenté de saoûler Aïtboulahcen avec du vin pour la convaincre d’alerter la police. Son plan échoue. Le lendemain, la cousine du terroriste est absente. Elle décide alors elle-même de contacter la Sous-direction anti-terroriste (SDAT). Un rendez-vous est fixé pour le lendemain. Le témoin passe la soirée dans le quartier général de la SDAT et détaille point par point sa rencontre avec Abaaoud.

Alors que la traque se met en place, Hasna Aïtboulahcen quitte le domicile du couple et semble faire ses adieux. “Elle m’a dit qu’elle m’aimait, que j’avais été une mère parfaite pour elle, et que j’irai au paradis”, confie le témoin au Washington Post. Juste avant que la jeune femme ne parte, elle lui demande une adresse où elle pourrait la joindre. Une adresse que la témoin communique ensuite à la police. Le piège se referme sur Abaaoud, son complice, plus tard identifié comme étant Chakib Akrouh, et sa cousine Hasna.

Le 18 novembre, les forces de police mènent l’assaut contre l’appartement de Saint-Denis, dans lequel les trois personnes perdent la vie.

“C’est important que le monde sache que je suis moi-même musulmane”, a confié la femme sans qui Abdelhamid Abaaoud aurait pu frapper à nouveau Paris. “C’est important pour moi que les gens sachent que ce qu’Abaaoud et les autres ont fait, ce n’est pas ce qu’enseigne l’islam”, ajoute-t-elle lors de l’entretien accordé au quotidien américain.

Bien que placée sous protection policière, elle a confié avoir toujours peur. “Je ne me sens plus en sécurité lorsque je me déplace”.

La témoin avait récemment livré sa version des faits à BFMTV et RMC, disant se sentir “abandonnée par l’État”.

Première publication : 11/04/2016

Au cours d’une réunion avec les organisations d’étudiants et de lycéens, le Premier ministre français a annoncé une série de mesures destinées à favoriser l’insertion des jeunes. Coût estimé : entre 400 et 500 millions d’euros par an.

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a présenté, lundi 11 avril, aux organisations lycéennes et étudiantes une série de mesures qui coûteraient entre 400 et 500 millions d’euros par an. Objectif : aider les jeunes les moins aisés à accéder à un diplôme, à trouver un emploi et à améliorer leur accès au logement et à la santé, mais aussi dissiper la colère des jeunes mobilisés contre le projet de loi travail et la précarité.

“Jamais autant n’a été fait pour la jeunesse dans ce pays, a déclaré le chef du gouvernement aux organisations. Jamais un gouvernement ne s’est autant mobilisé pour que la génération qui vient ait tous les atouts en main.”

• Emploi

Les titulaires d’un CAP, d’un baccalauréat professionnel, d’un BTS, d’un DUT, d’une licence, d’un master ou d’un diplôme d’ingénieur qui étaient boursiers pendant leurs études pourront demander la prolongation de leur bourse, après avoir décroché leur diplôme et en attendant de décrocher un emploi – mais pour quatre mois maximum.

Cette nouvelle aide à la recherche d’un premier emploi (Arpe) démarrera dès la rentrée 2016 et sera donc versée de septembre à décembre. Matignon estime à 126 000 le nombre de bénéficiaires potentiels, pour un coût de 130 millions d’euros par an.

Quant à une taxation plus lourde des CDD, via les contributions patronales à l’assurance chômage, elle était jusqu’à présent optionnelle. Elle sera désormais obligatoire mais c’est aux partenaires sociaux de définir le barème et le champ d’application de cette “surcotisation”, précise Matignon, qui estime cette mesure “cohérente” avec l’assouplissement des conditions pour mettre fin à un CDI prévues par la loi travail.

La rémunération de certains apprentis sera également améliorée en 2017, l’État débloquant 80 millions d’euros pour relever les minima salariaux légaux des jeunes de 16 à 20 ans, les modalités devant être discutées avec les organisations professionnelles et syndicales.

• Bourses d’études



Les bourses touchées par les lycéens seront augmentées de 10 % à la rentrée 2016, le montant moyen progressant selon le gouvernement de 63 euros par an, à 697 euros (coût estimé à 28 millions d’euros). Vingt-cinq mille bourses de 1 000 euros par an vont être créées pour des étudiants qui ne bénéficiaient jusqu’alors que de l’exonération des droits d’inscription. Le coût de la mesure, qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, est de 25 millions d’euros. Pour les décrocheurs âgés de 16 à 18 ans qui reprennent des études, 12 500 bourses de 1 000 euros seront créées à la rentrée 2016 (coût de 12,5 millions d’euros).

>> À voir sur France 24 : Reportage au cœur du mouvement Nuit debout

Pour améliorer les poursuites d’études des bacheliers professionnels et technologiques, le gouvernement lancera à la rentrée 2016 un plan de création de 2 000 places en section STS (section de technicien supérieur) par an pendant cinq ans. Le coût de cette mesure est estimé à 120 millions d’euros sur cinq ans.

• Accès au logement

Pour faciliter l’accès au logement, le gouvernement propose la mise en place d’un droit universel à la garantie locative pour les jeunes jusqu’à 30 ans. Le coût de cette mesure, estimée à 100 millions d’euros par an, ne sera pas porté par l’État mais par Action logement qui est financé par des cotisations sociales.

• Santé



L’accès à la couverture maladie universelle CMU-C pour les jeunes en rupture avec leur famille sera accéléré, le coût estimé de cette mesure étant de 15 à 20 millions d’euros pour 30 000 à 50 000 jeunes concernés.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 11/04/2016