Archive for April 18th, 2016

Invité de Mardi politique, Éric Woerth, secrétaire général des Républicains, revient sur la Loi travail dont, selon lui, “le texte a commencé à se déprécier doucement pour devenir une usine à gaz de plus, qui ne résout rien”.

Éric Woerth, député de l’Oise, secrétaire général des Républicains, ancien ministre du Travail, était l’invité de Mardi politique, le 19 avril. Il a répondu aux questions de Roselyne Febvre pour France 24, Véronique Rigolet pour RFI, et d’Alain Auffray pour Libération.

Première publication : 19/04/2016

Pour lutter plus efficacement contre les attaques terroristes, le ministre de l’Interieur, Bernard Cazeneuve, a détaillé mardi son nouveau “plan d’intervention” en cas de tuerie de masse. Police et gendarmerie travailleront désormais ensemble.

Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a dévoilé, mardi 19 avril, le “schéma d’intervention” censé mettre les unités d’élite (BRI, GIGN, Raid) en ordre de bataille en cas d’attentat de masse, à l’instar de ceux du 13-Novembre. “L’heure n’est pas à la concurrence des forces, mais a l’unité”, a-t-il martelé sous le soleil, en faisant référence aux rivalités existantes entre les différentes forces d’intervention françaises.

“Face à des ennemis déterminés à nous frapper en provoquant le plus de dommages possibles, sans volonté de négocier et dont la propre mort fait partie de la philosophie, de la stratégie, nous avons besoin de forces performantes […] qui travaillent les unes avec les autres et qui poursuivent les mêmes objectifs”, a-t-il affirmé.

“Les forces françaises avaient besoin de se réorganiser”

Nouvelles antennes de GIGN et BRI

Concrètement, ce nouveau plan passe par un renforcement de moyens : quatre nouvelles antennes régionales du groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) verront le jour à Nantes, Tours, Reims et Mayotte, s’ajoutant à celles qui existent à Dijon, Orange et Toulouse. Trois nouvelles antennes du Raid s’ouvriront à Montpellier, Nancy et Toulouse en plus de celles de Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nice, Rennes et Strasbourg. La Brigade de recherche et d’intervention (BRI) composée actuellement de plus de cent hommes, verra ses effectifs doubler.

Gendarmerie et police collaboreront main dans la main en cas “d’urgence absolue” sans préoccupation pour les divisions territoriales traditionnelles qui attribuent les zones rurales au GIGN (gendarmes), les zones urbaines au Raid (police), et Paris aux Brigades de recherche et d’intervention (BRI).

.@BCazeneuve présente le Schéma national d’intervention des #UnitésElite@Gendarmerie@PNationale@prefpolicepic.twitter.com/H7DvLKS5eq

— Ministère Intérieur (@Place_Beauvau) 19 avril 2016

“Un seul et unique chef des forces d’intervention”

Selon Beauvau, “l’ensemble des agglomérations et territoires les plus sensibles sera ainsi couvert à bref délai”.”Un seul et unique chef des forces d’intervention sera à la manœuvre sur les lieux d’un attentat”, a également annoncé le ministre.

La mise en place de ce schéma présenté comme inédit se double d’un protocole et de procédures. Il prendra en compte les “capacités rares”, c’est-à dire spécifiques, de chaque unité d’élite. Selon l’Intérieur, les uns maîtrisent par exemple mieux un certain type d’explosifs, les autres sont spécialisés dans le parachutisme ou le médical : chaque compétence sera exploitée et mise en “complémentarité” en fonction de la situation.

Premier acte, sur le terrain, mardi soir : BRI, Raid et GIGN se livrent à un exercice commun d’attaque terroriste multisites à la gare Montparnasse à Paris. Caméras et photographes ont été exceptionnellement conviés.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/04/2016

Plusieurs syndicats de police ainsi que le ministère de l’Intérieur se disent indignés par la “violence” d’une affiche sur laquelle une branche de la CGT dénonce les violences policières contre les jeunes.

C’est l’affiche de la discorde. Depuis lundi 18 avril, syndicats de police et ministère de l’Intérieur se disent “choqués” par la campagne d’une organisation de la CGT dénonçant les violences policières contre les jeunes. Publiée le 16 avril par Info’com, la branche cégétiste des salariés de l’information et de la communication, l’affiche, téléchargeable sur internet, montre une matraque et un insigne de CRS, près d’une flaque de sang. Avec comme titre : “La police doit protéger les citoyens et non les frapper”.

le tract de la CGT qui fâche la police https://t.co/CKNEWcUwDZpic.twitter.com/kmS1Ghnqj3

— Clément Giuliano (@clemgiu) 18 avril 2016

Pour le syndicat, “on ne compte pas les excès de la police qui veut mater les jeunes, qu’ils soient étudiants ou lycéens”, en référence aux violences policières dénoncées par certains d’entre eux, dans le cadre de manifestations comme de la vie quotidienne.

Ce visuel met “gravement en cause la police nationale”, a jugé lundi soir le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dans une lettre ouverte au secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dénonçant la “violence” d’une campagne “choquante”.

Le ministre, qui rappelle que plus de 18 000 policiers et gendarmes ont été blessés en 2015 et que huit ont perdu la vie, assure que les forces de l’ordre sont “soumises à un contrôle étroit et exigeant” et il appelle à “protéger, plutôt que de chercher à détruire” le “lien de confiance entre la population” et les forces de sécurité.

“Injure”

Plus tôt dans la journée, deux syndicats d’officiers de police avaient déjà protesté contre cette affiche dans des communiqués séparés. Pour le SCSI-CFDT, majoritaire chez les officiers de police, c’est une “affiche de la honte”. “C’est faire injure aux milliers de policiers et gendarmes blessés ou tués dans l’exercice de leur fonction”, a-t-il écrit, ajoutant se réserver le “droit de porter plainte”. Synergie (second syndicat) a évoqué un “appel abject à la haine” et à la “violence” contre les forces de l’ordre. Il a demandé au ministère de l’Intérieur de “déposer plainte contre cette campagne calomnieuse”.

>> À lire sur les Observateurs de France 24 : “Balayette et coup de poing au visage, un policier se lâche sur un lycéen parisien”

Les tensions entre manifestants et policiers sont récurrentes depuis le début du mouvement contre le projet de loi Travail, dans lequel les lycéens sont en première ligne, et plusieurs incidents ont eu lieu ces derniers jours dans des lycées d’Ile-de-France, occasionnant plusieurs dizaines d’interpellations.

Un policier mis en cause dans une vidéo largement diffusée où on le voit frapper un lycéen à Paris en marge de manifestations contre le projet de loi travail, le 24 mars, doit être jugé en mai pour violences volontaires.

Le parquet de Paris a ouvert mi-décembre une enquête préliminaire après la plainte déposée par 18 adolescents qui accusent des policiers du commissariat du XIIe arrondissement de violences, agressions sexuelles et insultes racistes à leur encontre.

Avec AFP

Première publication : 19/04/2016