Archive for April 24th, 2016

Confronté à un scandale de pédophilie et d’agressions sexuelles dans son diocèse de Lyon, le cardinal Barbarin a reconnu lundi “des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres”. Le diocèse va mettre en place une cellule d’écoute.

Fragilisé par des affaires de pédophilie et d’agressions sexuelles dans son diocèse de Lyon, qu’on lui reproche de ne pas avoir dénoncées à la justice, le cardinal Barbarin a réuni, lundi 25 avril, les prêtres de l’évêché pour évoquer le sujet.

À l’issue de cette réunion à huis clos, au cours de laquelle une victime du père Bernard Preynat, mis en examen fin janvier, est venue donner son témoignage, un communiqué a été diffusé par le clergé lyonnais, qui assume des dysfonctionnements.

“Le cardinal a notamment reconnu que le diocèse avait commis des erreurs dans la gestion et la nomination de certains prêtres”, souligne-t-il dans ce document sans que soit précisée la nature de ces erreurs.

“Il est apparu que, dans la connaissance de certains faits, on n’avait pas tous les éléments. Nous avons manqué à nos obligations d’investigation, de recherche de la vérité”, a également souligné lors d’une conférence de presse à l’évêché Yves Baumgarten, vicaire général modérateur du diocèse.

La création d’un collège d’experts

Interrogé sur d’éventuels appels à la démission de Philippe Barbarin, le vicaire Yves Baumgarten a répondu que certains prêtres étaient favorables à une mise en retrait le temps des enquêtes judiciaires, mais que la grande majorité d’entre eux était favorable à la poursuite de la mission de l’archevêque.

Le diocèse a par ailleurs annoncé la mise en place d’une cellule d’écoute et d’un collège d’experts, déclinaison locale d’une série de mesures lancées mi-avril par l’Église catholique de France afin de faire la lumière sur la pédophilie dans ses rangs, y compris sur les faits les plus anciens. Ce collège composé d’un magistrat, d’un psychiatre, d’une psychanalyste, d’un médecin, d’un canoniste, d’une assistante sociale, d’un père et d’une mère de famille ainsi que du vicaire général modérateur, va “étudier et analyser le cas de certains prêtres dont la situation est problématique au regard de leur activité pastorale, de la loi civile ou canonique dans le domaine affectif et sexuel”.

La principale affaire qui secoue le diocèse de Lyon a démarré avec une enquête visant le père Bernard Preynat, aujourd’hui âgé de 70 ans. Les faits dénoncés par un groupe de scouts de Sainte-Foy-les-Lyon remontent aux années 1970 à 1990 mais seuls les plus récents, commis à partir de 1986 et qui échappent à la prescription, ont été retenus par la justice.

Le cardinal Barbarin, parmi d’autres responsables religieux, est de son côté visé par deux enquêtes pour non-dénonciation d’agressions sexuelles.

Avec AFPet Reuters

Première publication : 25/04/2016

Le président français s’est imposé comme l’un des porte-paroles de la lutte contre le réchauffement climatique à l’international. Mais en son pays, son bilan est critiqué, alors que s’est ouverte lundi à Paris la conférence environnementale.

Le président de la République a encore fait dans le lyrisme, lundi 25 avril, pour son discours d’ouverture de la quatrième conférence environnementale qui réunit à Paris, pendant deux jours, ONG, élus, patronat, syndicats et gouvernement, soit près d’un millier de participants.

“La transition que nous devons préparer, engager, accélérer, est une chance pour la France. Elle lui permet de renouveler et de retrouver l’idée même du progrès. Le progrès humain, celui qui améliore le bien-être, libère des initiatives, stimule des innovations, rend plus fort car plus libre”, a ainsi déclaré le président de la République à l’Élysée.

Rébellion des ONG participantes

Trois jours plus tôt, c’était à New York que ses qualités d’orateur et de héraut de la lutte contre le réchauffement climatique avaient pu s’illustrer. “Cette réussite, cet espoir qui s’est levé [après l’accord de Paris en décembre 2015, NDLR], nous obligent tous aujourd’hui. Nous devons aller plus loin au-delà des promesses qui ont été faites, des engagements qui ont été pris, et faire que nos déclarations deviennent des actes”, a-t-il affirmé.

Deux discours qui portent haut une certaine idée de la France et de son rôle en matière environnementale. Ils n’ont pourtant pas été accueillis avec la même ferveur. Salué par la communauté internationale, François Hollande doit en revanche faire face au scepticisme et aux nombreuses critiques dans son propre pays. La dernière conférence environnementale annuelle du quinquennat s’est en effet ouverte sur fond de rébellion des ONG participantes. Alors que ces conférences avaient officiellement pour but de “faire de la France la nation de l’excellence environnementale”, ONG, élus et syndicats réclament que les actions du gouvernement français soient enfin en adéquation avec le message porté par la France sur la scène internationale.

La charge la plus forte a sans doute été lancée par la députée européenne EELV Michèle Rivasi. Dans un communiqué publié mercredi 20 avril et intitulé “Ne participons pas à cette supercherie !”, elle appelait au boycott de la conférence environnementale. “Le gouvernement n’en finit pas de trahir ses promesses et de tourner le dos à l’urgence écologique. […] Après le bel accord diplomatique obtenu à Paris lors de la conférence climatique, le président de la République continue de négliger la question environnementale et celle de la transition énergétique.”

Des promesses de campagne non tenues

Les sujets de discorde sont nombreux : l’abandon de l’écotaxe, le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les retards dans la mise en œuvre de la loi sur la transition énergétique et de la loi sur la biodiversité, ainsi que les retards pris sur la sortie du nucléaire et la fiscalité écologique.

“On voit que l’ambition internationale est plus facile à revendiquer que l’ambition nationale, note Benoît Hartmann, porte-parole de l’ONG France Nature Environnement (FNE), contacté par France 24. Pour être en phase avec cette ambition, cela doit se traduire dans le budget et dans l’exemplarité de la France en matière écologique. Or non seulement le budget du ministère de l’Environnement baisse chaque année, mais en plus le mandat de François Hollande a été loin de l’exemplarité sur de nombreux dossiers.”

La déception des ONG est à la hauteur des espoirs suscités par le candidat Hollande, qui avait proposé en 2012 un programme écologique ambitieux. Celui-ci promettait notamment de réduire la part du nucléaire français dans la production d’électricité de 75 % à 50 % à l’horizon 2025, de fermer la centrale de Fessenheim ou de soutenir la mise en place d’une Organisation mondiale de l’environnement.

“Le bilan est assez amer, regrette Benoît Hartmann. Les déceptions se sont accumulées au fil des années. Les dossiers de Notre-Dame-des-Landes ou de l’écotaxe sont symptomatiques d’une vraie rupture et d’une vraie crise de la démocratie participative. À l’actif de François Hollande, il y a bien la loi sur la transition énergétique, mais on est obligé d’attendre de voir car c’est un actif hypothétique qui met un temps infini à se traduire en actes et qui dépendra en fin de compte du prochain président.”

Selon une note de la fondation La Fabrique écologique, en effet, 77 % des décrets d’application de la loi sur la transition énergétique, pourtant promulguée en août 2015, sont en attente de publication. Dans son discours prononcé lundi à l’Élysée, François Hollande a toutefois assuré que “tous les textes d’application seront pris d’ici l’été”. Le chef de l’État a également confirmé que la programmation pluriannuelle de l’énergie, véritable guide de mise en œuvre de la loi sur la transition énergétique, serait publiée le 1er juillet au plus tard.

“Pour le moment, il n’y a pas eu de changement de paradigme”

“La question de la mise en œuvre reste toujours en suspens, constate Pierre Cannet, responsable du programme Climat chez WWF France, contacté par France 24. Or ce que veulent les ONG, c’est du concret sur le terrain. On attend des choix fermes et un cap. Là on reste encore une fois dans un flou artistique.”

Selon Pierre Cannet, il y a malgré tout eu de bonnes choses dans l’action menée depuis quatre ans par François Hollande sur le territoire national. Le responsable de WWF estime que les conférences environnementales ont permis de “gagner certaines batailles” comme la fin des soutiens publics au secteur du charbon. “L’annonce sur les ‘green bonds’ aujourd’hui est également intéressante, dit-il. Il s’agit d’un vrai pas en avant.”

François Hollande a déclaré lundi que la France serait le premier pays à émettre des “green bonds” ou “obligations vertes” pour financer des projets environnementaux. Mais ces quelques annonces peuvent-elles suffire pour que la France soit effectivement synonyme d’excellence environnementale ?

“On est sur des contradictions entre l’action diplomatique et les actions à domicile, reconnaît Pierre Cannet. Il y a des parties prenantes, des lobbies dans chaque secteur concerné, qui freinent le changement. Sur chaque question, il est difficile d’avancer. Ça demande un certain courage et une certaine ténacité de la part du politique. Et pour le moment, il n’y a pas eu de changement de paradigme. Sur le panorama général, la transformation reste un sujet de discussion difficile.”

“Il n’y a pas eu de volonté politique incarnée dans un projet fort et c’est forcément le signe que l’environnement n’était pas une priorité politique, ajoute Benoît Hartmann. Force est de constater que nous n’avons pas réellement progressé sur les questions environnementales.”

Première publication : 25/04/2016

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L’Arabie saoudite a annoncé la création du fonds d’investissement le plus richement doté au monde et la vente d’environ 5 % du géant national du pétrole Aramco. Deux décisions destinées à diversifier une économie ultra-dépendante à l’or noir.

Deux mille milliards de dollars pour sortir de l’obsession de la rente pétrolière. Ce nouveau fonds d’investissement saoudien est l’une des mesures phares de “Vision 2030”, le plan national, dévoilé lundi 25 avril, pour adapter l’économie de la monarchie wahhabite à la nouvelle donne énergétique. Alors que le prix de l’or noir continue à stagner sous la barre des 50 dollars, Riyad cherche à diversifier ses sources de revenus afin de continuer à financer sa généreuse politique sociale.

C’est Mohammed ben Salmane, le puissant vice-prince héritier du royaume, qui a personnellement détaillé les réformes censées révolutionner le modèle économique saoudien. Le nouveau fonds public, le plus richement doté au monde, doit servir à multiplier les investissements hors du secteur énergétique, un peu à la manière de ce que fait le Qatar depuis plusieurs années. “Les investissements doivent devenir la première source de revenus du gouvernement saoudien”, a affirmé, lundi, Mohammed ben Salmane.

Séduire les investisseurs étrangers

Mais une autre mesure, plus financière, révèle davantage l’ampleur des changements à venir en Arabie saoudite. Aramco, la puissante compagnie publique pétrolière, ouvre son capital aux investisseurs étrangers pour la première fois de son histoire. “L’Arabie saoudite va vendre moins de 5 % d’Aramco lors de son introduction en Bourse”, a confirmé Mohammed ben Salmane, sans spécifier quand ce géant de l’or noir ferait ses premiers pas sur les places financières. Il espère que cette ouverture du capital permettra à Aramco de valoir plus de 2 000 milliards de dollars, soit quatre fois la valeur en Bourse d’Apple, actuellement la plus importante capitalisation boursière au monde. C’est d’ailleurs cette vente sans précédent qui doit permettre de financer le nouveau fonds d’investissement.

Cette décision inédite illustre la volonté de Ryad d’attirer des fonds étrangers. Elle vient s’ajouter aux simplifications administratives concernant les investisseurs non-saoudiens décidées par les autorités fin mars 2016. Moins de paperasse et la possibilité d’acheter une part du juteux gâteau d’Aramco : le prince Mohammed ben Salmane espère que ces changements ouvriront une nouvelle ère économique dans un pays où 90 % des revenus de l’État proviennent des exportations de pétrole.

Pour le royaume, cette volonté de suivre une cure de désintoxication à l’or noir devient urgente. La baisse, depuis deux ans, du prix du brut a commencé à se ressentir sur le niveau de vie des Saoudiens. Le gouvernement a décidé, début 2016, d’augmenter le prix de certains produits fortement subventionnés, comme l’essence, et de couper des programmes d’aides sociales afin de garder les finances publiques sous contrôle. Cela n’a pas suffi : les recettes en 2016 devraient s’élever à 137 milliards de dollars (sur la base d’un baril à 40 dollars) alors que les dépenses vont avoisiner les 225 milliards de dollars.

Ce trou de près de 100 milliards de dollars, malgré une politique inédite d’austérité, témoigne des limites actuelles de la manne pétrolière. Les internautes saoudiens sont de plus en plus à relayer sur les réseaux sociaux les réactions étonnées, voire courroucées, de leurs congénères face à l’augmentation de la facture d’électricité ou d’eau, comme le souligne Les Échos.

L’obstacle iranien

Le plan “Vision 2030” représente le pendant optimiste de la transition économique saoudienne. Une manière pour le gouvernement de dire qu’il n’y a pas que la rigueur au programme. Reste à savoir si cet agenda économique pourra fonctionner. Rien n’est moins sûr d’après Nathan Hudson, un spécialiste de l’économie saoudienne à l’Université de Princeton. Sur Al-Arabya en anglais, la chaîne d’informations en continu d’Arabie saoudite, il a rappelé que “les précédents plans de réformes sont loin d’avoir atteint leurs objectifs”.

Cet expert reconnaît que cette fois-ci, “les responsables semblent sérieusement désireux d’appliquer ces réformes”. Mais, continue-t-il, il faut que les mesures soient mises en place rapidement afin de ne pas être pris de vitesse par le déclin de la rente financière.

Cette obligation de rapidité se heurte à deux obstacles principaux. Le premier est d’ordre politique, rappelle le magazine britannique The Economist. Les coupes budgétaires et les appels du pieds lancés à des investisseurs étrangers risquent de ne pas être très populaires, ce qui pourrait être récupéré par les opposants au vice-prince héritier.

Le second est géopolitique. Riyad est engagé dans une lutte d’influence avec l’Iran qui a gagné en popularité dans la région à la suite de la normalisation de ses relations diplomatiques avec l’Occident. Cette bataille pour le leadership régional coûte de l’argent, ce qui peut contrecarrer les efforts budgétaires faits par ailleurs.

Le risque pour l’Arabie saoudite et Mohammed ben Salmane est de connaître une trajectoire similaire à celle de Brunei, prévient Ian Storey, un expert du Moyen-Orient à l’Institut des études d’Asie du Sud-Est à Singapour, dans le Globe and Mail. Le pays, fortement dépendant de la rente pétrolière, avait adopté en 2007 un plan “vision 2035” censé permettre de diversifier son économie. Un vaste programme qui n’a pas fourni les résultats escomptés, souligne le site économique Quartz, puisqu’en 2015, Brunei a décidé d’augmenter sa production de pétrole pour faire face à la baisse des prix du brut.

Première publication : 25/04/2016

Le trafic SNCF sera fortement perturbé mardi en raison d’un appel à la grève lancé par l’ensemble des syndicats de la compagnie. Ces derniers veulent peser sur les négociations en cours sur les conditions de travail des cheminots.

La grève organisée mardi à la SNCF à l’appel de tous les syndicats, pour “peser” sur les négociations en cours sur leurs conditions de travail, devrait perturber fortement le trafic : la direction prévoyait dimanche soir un TGV et un Transilien sur deux en circulation en moyenne.

Quatre TER sur dix, et un intercité sur trois devraient également circuler, a indiqué la direction. Le trafic sera “quasi-normal” sur les grandes lignes internationales, mais il n’y aura pas de train de nuit.

C’est la troisième grève en huit semaines à la SNCF. Les appels à la grève courent de lundi 19 h à mercredi 8 h, mais la direction ne prévoit pas de répercussions sur le trafic lundi soir.

Sur le Transilien, si la moyenne sera d’un train sur deux, des disparités sont à prévoir selon les lignes, selon la SNCF. Ainsi la circulation du RER A devrait être normale mais sur la ligne B, on attend un train sur deux, sur les lignes C et D un sur trois et sur la ligne E deux sur trois.

Sur les lignes TGV, trois trains sur quatre circuleront sur l’axe Est, six sur dix en Bretagne et Pays-de-la-Loire, un sur deux dans le sud-ouest, le sud-est et le nord.

Lors de la précédente grève unitaire, le 9 mars, seulement un tiers des trains avaient circulé. Elle avait été suivie par 35,5 % des personnels selon la direction et, de source syndicale, par plus de 60 % des conducteurs et contrôleurs.

Mardi ne sera sans doute pas la dernière journée de mobilisation, selon les syndicats. “Un mouvement plus ferme pourrait être envisagé” en l’absence “d’ouverture de réelles négociations prenant en compte les propositions alternatives des organisations syndicales”, prévient Thierry Nier, porte-parole de la CGT-cheminots.

Ces négociations, menées à l’échelle de la branche et au sein du groupe public, doivent aboutir avant mi-2016 à harmoniser les règles de travail dans le secteur (fret/voyageurs, SNCF/privé). Objectif : aborder dans de bonnes conditions (de sécurité et sans dumping social) l’ouverture totale à la concurrence. Les échéances se précisent : les lignes TGV devront s’ouvrir à la concurrence à partir de 2020 et TER/Intercités à compter de 2023.

Avec AFP

Première publication : 25/04/2016

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L’avion solaire Solar Impulse 2 a atterri dimanche à Moffett, au sud de San Francisco, en Californie. Cet appareil alimenté uniquement à l’énergie solaire achève ainsi sa périlleuse traversée du Pacifique au terme de 62 heures de vol.

“C’est l’une des expériences les plus époustouflantes que j’ai jamais vécues”, a reconnu Bertrand Piccard, le pilote suisse à sa descente d’avion à Moffett Airfield, au sud de San Francisco dimanche 24 avril à 6h44 GMT. Après 62 heures de vol, Solar Impulse s’est posé sans encombre en Californie, la partie la plus périlleuse de ce tour du monde utilisant uniquement l’énergie solaire.

From the cockpit of #Si2, #SanFrancisco and the Golden Gate, land of pioneers! pic.twitter.com/bi8H0I81bI

— Bertrand PICCARD (@bertrandpiccard) 24 avril 2016

Solar Impulse était parti jeudi de l’archipel américain de Hawaï, au milieu du Pacifique, où il avait dû faire plusieurs mois d’escale technique pour réparer les batteries endommagées par une chaleur excessive pendant sa traversée depuis le Japon. L’avion a commencé son tour du monde en mars 2015 en partant d’Abou Dhabi avec des escales à Oman, en Birmanie, en Chine et au Japon.

“C’est formidable d’être en Californie, la terre des pionniers”, a déclaré le pilote. “L’innovation et l’esprit pionnier doivent continuer. La révolution de la technologie propre doit continuer à avancer”, a-t-il ajouté aux côtés du cofondateur de Google, Sergey Brin. Il a également réaffirmé sa conviction que, “dans 10 ans, des avions électriques pourront transporter une cinquantaine de personnes”. “Cela va arriver. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est réel”.

Pas plus de 20 minutes de repos



Le vol entre Hawaï et la Californie représentait un “défi” technique, avait estimé au début du périple Bertrand Piccard. L’envergure des ailes du SI2, équivalente à celles des plus gros avions commerciaux (63,4 mètres) pour un poids de seulement 1,5 tonne (poids d’une fourgonnette), rendait l’appareil “très sensible aux turbulences”, avait expliqué le pilote qui ne pouvait s’assoupir pas plus de 20 minutes d’affilée.

I’m above #SanFrancisco. Follow me LIVE on https://t.co/nl0NXnzuacpic.twitter.com/cC3QBHYOGC

— Bertrand PICCARD (@bertrandpiccard) 24 avril 2016

L’avion ne pouvant transporter qu’un seul pilote, Bertrand Piccard, âgé de 58 ans, et son compatriote André Borschberg, 63 ans, se relaient à chaque étape pour accomplir à tour de rôle les longs vols solo.

C’est André Borschberg qui pilotera donc l’avion pour la traversée des États-Unis jusqu’à New York, où il devrait atterrir non loin de la Statue de la Liberté. L’étape suivante sera la traversée de l’Atlantique, et enfin le vol d’Europe vers Abou Dhabi.

Le SI2, appareil expérimental révolutionnaire fonctionne grâce à des batteries se rechargeant avec plus de 17 000 cellules photovoltaïques sur ses ailes qui captent l’énergie solaire.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 25/04/2016