Archive for April 25th, 2016

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Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a fortement reculé en mars en France, avec 60 000 chômeurs de catégorie A en moins, soit une baisse de 1,7 %. Un recul d’une ampleur inédite depuis septembre 2000.

Le chômage a reculé de 1,7 % en mars en France pour les demandeurs d’emploi sans aucune activité (en catégorie A). Toutefois, cette évolution s’accompagne d’une forte progression du nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mardi 26 avril par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A est passé à 3 531 000 au mois de mars, soit 60 000 personnes de moins qu’à fin février. Un recul d’une telle ampleur est inédit depuis septembre 2000. “Ces signaux illustrent une amélioration de la situation économique, une évolution de la tendance en matière d’emploi”, s’est félicitée la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur Twitter.

Ces signaux illustrent une amélioration de la situation économique, une évolution de la tendance en matière d’emploi pic.twitter.com/c1iVUlyYet

— Myriam El Khomri (@MyriamElKhomri) 26 avril 2016

Mais ce recul est à nuancer car en ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi n’a diminué que de 0,2 %, soit 8 700 personnes de moins qu’en février, à 5 454 100 (5 767 700 en incluant les départements d’Outre-mer, également en recul de 0,2 %). Ces deux catégories ont en effet vu leurs effectifs progresser de 2,7 % sur le mois de mars pour atteindre de nouveaux records, avec un cumul de 1 923 100 personnes.

Progression du chômage de 0,5 % sur un an

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,5 % pour la catégorie A et affiche une hausse de 3 % en prenant en compte les catégories B et C.

Par tranche d’âge, pour ces trois catégories, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,4 % chez les moins de 25 ans, reculé de 0,2 % pour les 25-49 ans, mais il a progressé de 0,1 % chez les 50 ans et plus sur le mois.

Sur un an, le repli s’élève à 2,9 % pour les jeunes mais la tranche des 25-49 ans enregistre une hausse de 2,7 % et les seniors connaissent une progression de 7,7 %.

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, s’est stabilisé en mars, à 2 483 600, mais augmente de 0,6% sur le trimestre et de 7,5 % sur un an.

Avec Reuters

Première publication : 26/04/2016

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Le Premier ministre Manuel Valls a donné un an à une mission d’inspection technique pour évaluer l’efficacité et le coût de la plateforme nationale des interceptions judiciaires. Elle a été jugée trop coûteuse à la France, selon la Cour des comptes.

Message reçu. Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, mardi 26 avril, la mise en place d’une mission d’inspection technique de la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Cette décision fait suite à la publication, la veille, d’un rapport très critique de la Cour des comptes sur le coût des “interceptions judiciaires” des communications.

Interceptions judiciaires et plateforme #PNIJ : un dispositif complexe à réformer et un avenir à assurer https://t.co/MwbMbDAhrd

— Cour des comptes (@Courdescomptes) April 25, 2016

Cette mission aura un an pour évaluer l’efficacité et le coût de cette plateforme, toujours pas opérationnelle, pensée pour mieux traiter les écoutes téléphoniques et faire des économies. Elle est notamment censée “évaluer les causes des dysfonctionnements connus”, estimer “les moyens complémentaires que l’État devrait mettre en œuvre” pour s’assurer que la PNIJ soit à la hauteur des enjeux de sécurité nationale ou encore vérifier si toutes les parties (police, opérateurs téléphoniques, sous-traitants) jouent correctement le jeu.

Un milliard d’euros et huit ans de retard

Autant de questions que la Cour des comptes n’a pas manqué de soulever dans son rapport. Elle juge qu’en dix ans d’écoutes téléphoniques judiciaires, les résultats sont “insuffisants” au regard du coût. Elles ont englouti un milliard d’euros, d’après les Sages.

Un coût auquel le déploiement très poussif de la PNIJ n’est pas étranger. Elle n’a toujours pas été mise en route, alors qu’elle aurait dû être lancée 2007. Un retard à l’allumage qui a un prix : cette plateforme a coûté à ce jour 100 millions d’euros (développement de l’outil, paiement des prestataires, formations du personnel, maintenance des serveurs etc.), soit six fois plus que prévu en 2005.

Censée permettre de faire des économies, elle a pour l’instant produit le résultat inverse. “Chaque année de retard de la PNIJ a empêché l’État de faire environ 65 millions d’euros d’économies brutes”, ont ajouté les auteurs du rapport.

Et Thalès dans tout ça ?

Reste à savoir pourquoi cette plateforme met tant de temps à voir le jour. La Cour des comptes reste à ce sujet “énigmatique”, affirme le quotidien Libération qui a tenté de les contacter pour en savoir plus. Les Sages évoquent sans plus de précision des “crises de gouvernance internes au ministère de la Justice” pour expliquer en partie ce retard. Les auteurs pointent aussi du doigt “une complexité technique sous-estimée” et un “pilotage insuffisant” du projet.

Ils s’interrogent aussi sur le rôle de Thalès dans cet ensemble. Le géant français héberge les serveurs sur lesquels doivent être stockés les données – en cryptées – des écoutes, alors que la plateforme aurait pu être “installée dans l’un des sites informatiques sécurisés” du ministère de l’Intérieur. La Cour des comptes a du mal à comprendre pourquoi l’État s’est ainsi mis en situation de dépendance à l’égard d’une entreprise privée pour un projet aussi sensible. Dans sa réponse, Manuel Valls a promis d’étudier la possibilité “d’internaliser” la PNIJ.

Première publication : 26/04/2016

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Edward Snowden, Chelsea Manning, Stéphanie Gibaud… Que sont devenus les lanceurs d’alerte, dont la vie a changé radicalement le jour où ils ont fait leurs révélations ? Tour d’horizon des figures les plus marquantes de ces dernières années.

Ils ont en commun d’en avoir trop dit. Héros des temps modernes pour les uns, traîtres agissant au nom de la tyrannie de la transparence pour les autres, les principaux lanceurs d’alerte sont devenus de vraies célébrités. Quelques semaines après les révélations des “Panama Papers” et à l’heure où s’ouvre le procès d’Antoine Deltour, à l’origine du scandale des “Luxleaks”, mardi 26 avril à Luxembourg, voici un petit tour d’horizon des lanceurs d’alerte à travers le monde.

N’est pas lanceur d’alerte qui veut. D’après la définition des sociologues français Francis Chateauraynaud et Didier Torny émise en 1999 dans l’ouvrage “Les Sombres précurseurs”, le terme “lanceur d’alerte” désigne une personne qui estime avoir découvert des éléments qu’il considère comme menaçants pour l’homme, la société, l’économie ou l’environnement et décide, de manière désintéressée, de les porter à la connaissance d’instances officielles, d’associations ou de médias, parfois contre l’avis de sa hiérarchie.

Une définition qui reste tout de même large et prend aussi bien en compte des journalistes, chercheurs ou militants associatifs comme Denis Robert – journaliste à l’origine de l’affaire Clearstream -, Irène Frachon – médecin au CHU de Brest, à l’origine de l’affaire du Mediator – ou Erin Brockovich, qui a dévoilé l’affaire du chrome hexavalent dans l’eau potable de Hinkley, en Californie. En limitant les lanceurs d’alerte aux seules personnes qui se sont mises à dos les administrations ou entreprises dans lesquelles ils travaillaient, restent quelques grands noms à travers le monde.

Daniel Ellsberg, le précurseur

L’ancien analyste employé par l’administration américaine est considéré comme l’un des pionniers du genre. Après avoir alerté des sénateurs, sans succès, ce fonctionnaire fournit en 1971 au New York Times les “Pentagon Papers” : une somme de 7 000 documents top secret appartenant au Pentagone, qui révélent la face sombre de l’intervention américaine pendant la guerre du Viêt Nam. Il est alors poursuivi par l’État pour “vol, divulgation de secret d’État, conspiration et espionnage”, mais les charges portées contre lui sont finalement abandonnées. Son intervention contribue au retrait des troupes américaines du Viêt-Nam deux ans plus tard. Daniel Ellsberg a été depuis auréolé de plusieurs prix, dont le prix Nobel alternatif en 2006. Son combat a également été porté à l’écran par Michael Mann sous le titre “The Insider”, en 1999.


Daniel Ellsberg est considéré comme l’un des premiers lanceurs d’alerte. Les charges portées contre cet ancien analyste employé par l’administration américaine pendant la guerre du Viêt Nam ont été abandonnées. © Leon Neal, AFP

Chelsea Manning, l’auteur des révélations sur la guerre en Afghanistan, en prison

Chelsea Manning, née Bradley Manning, ancienne analyste militaire de l’armée des États-Unis de nationalité américano-britannique, est accusée en juillet 2010 d’avoir transmis à WikiLeaks des documents militaires classés secret-défense sur la guerre d’Afghanistan. Bradley Manning est condamné le 21 août 2013 à 35 ans de prison. L’ancien miliaire se déclare transgenre au lendemain de sa condamnation et entame des démarches pour changer d’identité et prendre le prénom de Chelsea. La lanceuse d’alerte est toujours en prison, même si son nom a été proposé par son cercle de soutiens au prix Nobel de la paix. Selon eux, Chelsea Manning aurait largement participé au retrait des troupes américaines en Irak.


Chelsea Manning a été condamnée le 21 août 2013 à 35 ans de prison. © Armée américaine, AFP

Edward Snowden, l’ennemi n°1 de la NSA en exil

Ce jeune consultant de la NSA, employé comme administrateur système, apporte de nombreuses révélations sur les programmes de surveillance de masse de l’agence de sécurité américaine en 2013, 2014 et 2015 par l’intermédiaire de journaux comme The Guardian, Washington Post, Der Spiegel ou The New York Times. Edward Snowden a notamment permis de porter à la connaissance du public en juin 2013 le système d’écoutes appelé PRISM, lancé en 2007 par le gouvernement américain pour surveiller les données des internautes sur des sites comme Google, Facebook, YouTube, Microsoft, Yahoo!, Skype, AOL et Apple.

Exilé en juin 2013 à Hong Kong, Edward Snowden a obtenu le 31 juillet 2013 l’asile temporaire en Russie, où il est toujours réfugié. Edward Snowden est toujours recherché par les États-Unis, où il risque trente ans de prison. Ses révélations ont déclenché une prise de conscience mondiale sur les techniques d’espionnage employées par la NSA.


L’ex-consultant de l’Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden, encourt une peine de 30 ans de prison aux États-Unis. Il vit actuellement en exil en Russie. © The Guardian, AFP

Stéphanie Gibaud, le cauchemar d’UBS, au chômage

L’Europe n’est pas en reste question lanceur d’alerte. Stéphanie Gibaud, embauchée en 1999 par UBS France comme directrice de la communication, dénonce dès 2008 auprès de l’Inspection du travail puis auprès du procureur de la République les pratiques d’évasion fiscale et de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée d’UBS AG (Suisse), avec la complicité d’UBS France. Licenciée, la lanceuse d’alerte vit alors des minimas sociaux et se consacre aux lanceurs d’alerte. En 2014, elle devient membre fondateur et secrétaire générale de l’association Pila, une plateforme internationale des lanceurs d’alerte. Le 10 septembre 2015, Stéphanie Gibaud est nommée pour le Prix Sakharov 2015, aux côtés d’Edward Snowden et Antoine Deltour.


Stéphanie Gibaud, après avoir dénoncé des pratiques frauduleuses d’UBS, se retrouve aujourd’hui sans emploi. © Philippe Huguen, AFP

Antoine Deltour, le timide déclencheur du LuxLeaks, en procès

Le lanceur d’alerte Antoine Deltour encourt actuellement une peine de dix ans d’emprisonnement et plus d’un million d’euros d’amende pour avoir fourni à la presse des documents révélant des accords entre le fisc luxembourgeois et certaines multinationales. La révélation de l’ex-auditeur de la filiale luxembourgeoise du cabinet comptable PriceWaterhouseCooper, portée au petit écran par l’émission Cash Investigation diffusée sur France 2, déclenche le scandale des “Luxleaks”. À la suite de ce scandale, la Commission européenne a lancé en juin 2015 un plan d’action pour tenter d’harmoniser les 28 systèmes européens d’impôt sur les sociétés et pour lutter contre l’évasion fiscale des multinationales. Antoine Deltour comparaît depuis le 26 avril 2016 et jusqu’au 4 mai devant la justice luxembourgeoise.


Antoine Deltour, qui a révélé le scandale “LuxLeaks”, est actuellement en procès. Il encourt une peine de dix ans d’emprisonnement au Luxembourg et une lourde amende. © Jean-Christophe Verhaegen, AFP

Première publication : 26/04/2016

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Le groupe français DCNS a remporté le plus important contrat à l’export au monde depuis 1945. Un succès pour cette vénérable entreprise dont les origines remontent à Richelieu.

Si Dassault, Thales ou encore Safran sont bien connus du grand public… il en va tout autrement de DCNS. C’est pourtant ce géant discret de l’armement made in France qui a remporté le “contrat du siècle” mardi 26 avril. Le champion des chantiers navals va fournir 12 sous-marins à l’Australie pour 34 milliards d’euros. C’est la plus importante vente à l’export de matériels militaires au monde depuis 1945.

François Hollande, son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et celui de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, se sont d’ailleurs rendus au siège parisien de DCNS pour “saluer” le choix australien. Une opération politique de cocorico durant laquelle le président pourra avoir une pensée pour le cardinal Richelieu et Colbert… sans qui cette victoire commerciale n’aurait peut-être pas eu lieu.

Depuis 1631

DCNS est, avec Saint-Gobain, la seule entreprise française encore active dont l’histoire remonte au XVIIe siècle, rappelle BFMTV. Richelieu décide en 1631 de faire construire des arsenaux pour transformer la France en grande puissance maritime et Colbert met en place, sous Louis XIV, une administration centrale chargée de superviser cet effort.

La multinationale actuelle, présente dans une quinzaine de pays et qui pèse 3,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015 est donc issue de la grande période centralisatrice française. Elle s’est appelée Direction des Constructions et Armes Navales (DCAN) puis, Direction des constructions navales (DCN) en 1991. Lorsque Thales acquiert 35 % du capital de l’entreprise en 2011, un “S” (pour “Systèmes et services”) est ajouté.

Si DCNS a battu l’Allemand TKMS et le consortium japonais formé de Mitsubishi et Kawasaki pour décrocher ce contrat qui devrait créer “des milliers d’emplois en France”, d’après Jean-Yves Le Drian, c’est en partie à cause de cette longue histoire. DCNS a acquis une solide expérience en construction de sous-marins : son site de Cherbourg en a fait sa spécialité depuis 1898. La France est d’ailleurs le premier pays au monde à construire un sous-marin torpilleur, le Nerval, en 1899.

Contrat crucial

Le groupe n’est pas non plus à la traîne en matière de navire de guerre. C’est lui qui a construit “La Gloire”, le premier cuirassé de haute mer en 1858. Il est également à l’origine du porte-avion “Charles de Gaulle”, en 2011, considéré comme l’une des références en la matière. La DCNS est aussi responsable de la création, en 2006, du porte-hélicoptères Mistral qui est devenu l’un des symboles de la brouille diplomatique entre la Russie et la France.

Ce groupe à l’histoire chargée a connu, cependant, un passé récent plus délicat. Il a enregistré des lourdes pertes en 2014 (347 millions d’euros) avant de stabiliser ses comptes en 2015. Le groupe avait tenté sans succès ces dernières années de se diversifier, notamment dans le nucléaire. Il a entrepris une restructuration depuis 2014 pour se concentrer sur l’exportation. Pour le site économique La Tribune, 2016 était une “année cruciale” censée montrer si ce virage était justifié. Le contrat australien est un bon début de réponse.

Première publication : 26/04/2016

Le dentiste Néerlandais Mark Van Nierop a été condamné mardi à huit ans de prison et 10 500 euros d’amende pour avoir mutilé des dizaines de patients dans la Nièvre. Le “dentiste de l’horreur” n’a plus le droit d’exercer.

Huit ans de prison pour avoir mutilé des dizaines de patients. Surnommé le “dentiste de l’horreur“, le Néerlandais Mark Van Nierop a été condamné mardi 26 avril par le tribunal correctionnel de Nevers, qui a ordonné le maintien en détention du prévenu et assorti sa peine d’une interdiction d’exercer définitive et de plusieurs amendes d’un montant total de 10 500 euros.

Lors du procès, du 8 au 14 mars, la procureure de la République à Nevers, Lucile Jaillon-Bru, avait requis huit ans de prison en faisant écho à une expertise psychologique selon laquelle la personnalité du dentiste néerlandais alliait “absence totale de compassion” et “cupidité”.

Un “désastre sanitaire”

La magistrate avait dénoncé le “désastre sanitaire” causé par cet homme de 51 ans, auteur de “violences dont le but ultime était d’obtenir des remboursements” toujours plus importants de l’assurance maladie.

Avant l’audience, des victimes avaient raconté à l’AFP leurs souffrances, évoquant “huit dents” arrachées d’un coup, un “trou énorme” laissé dans la bouche et des infections à répétition. Des souffrances payées au prix fort et qui perdurent encore pour beaucoup.

Contactée via son cabinet, l’avocate du prévenu, Me Delphine Morin-Meneghel, n’était pas joignable dans l’immédiat.

A l’audience, Mark Van Nierop, au visage bouffi, était resté quasi mutique dans le box, se bornant à répondre à la plupart des questions par un laconique “pas de commentaire”. Son avocate avait plaidé qu’il avait “besoin de paraître pour être”.

En 2008, c’est un homme avenant, à la carrure de rugbyman et qui menait grand train, que les habitants de Château-Chinon (centre) avaient vu débarquer. Dans ce désert médical notoire, l’arrivée du dentiste, recruté par un chasseur de tête, était une aubaine.

Jusqu’à 120 victimes

Mais dès 2011, les plaintes de patients commencent à s’accumuler. Ceux-ci dénoncent des soins douloureux et mal réalisés, ainsi que des surfacturations et diverses malversations. Sous l’impulsion d’un de ces malheureux patients, un collectif est créé. Il recensera jusqu’à 120 victimes.

Inquiété par la justice française en 2013, Mark Van Nierop prend la fuite au Canada. Il y est interpellé en septembre 2014 alors qu’il tente de mettre fin à ses jours, avant d’être remis à la justice néerlandaise puis française.

Sur une centaine de victimes, la procureure avait retenu des mutilations pour 53 d’entre elles, demandant une requalification des faits pour 20 autres, notamment en “violences avec préméditation”, et trois relaxes.

Au final, le prévenu a été relaxé des faits de violences sur six victimes et de certains faits d’escroquerie, le tribunal ayant aussi requalifié les faits pour deux patients.

Le tribunal a statué sur une partie seulement des préjudices et renvoyé pour le reste à une audience, prévue le 16 juin, “pour statuer sur les préjudices patrimoniaux”.

Avec AFP

Première publication : 26/04/2016

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Le français DCNS a remporté mardi un gigantesque contrat de 34 milliards d’euros pour la construction de la prochaine génération de 12 sous-marins australiens. L’Élysée s’est félicité de ce choix “historique”.

Cocorico. Le constructeur naval militaire français DCNS a remporté un appel d’offres de 12 sous-marins pour la marine australienne, face à ses concurrents japonais et allemand. Le mégacontrat est évalué à 50 milliards de dollars australiens, soit 34 milliards d’euros sur 50 ans, a annoncé mardi 26 avril le Premier ministre australien. Il comprend la conception, la construction, la maintenance, la construction d’infrastructures et la formation des équipages sur une durée de 50 ans, ont précisé les sources.

Malcolm Turnbull a précisé que les 12 nouveaux bâtiments destinés à remplacer les sous-marins australiens de la classe Collins seraient construits en Australie, un point crucial pour les autorités de ce pays avant des élections législatives anticipées le 2 juillet.

Un choix “historique” se félicite la France

“Les recommandations de notre commission d’évaluation, du ministère de la Défense et des experts […] étaient sans équivoque sur le fait que l’offre française était la mieux à même de satisfaire les demandes spécifiques de l’Australie”, a déclaré Malcolm Turnbull à des journalistes à Adelaïde, la capitale de l’Australie méridionale.

L’Élysée s’est aussitôt félicité dans un communiqué du choix “historique” de l’Australie. “Il marque une avancée décisive dans le partenariat stratégique entre les deux pays, qui vont coopérer durant cinquante années sur l’élément majeur de souveraineté que représente la capacité sous-marine”. Le Premier ministre Manuel Valls a de son côté salué un “magnifique succès” pour DCNS et l’industrie française.

Sous-marins hybride

DCNS a proposé de fournir à l’Australie une version hybride (diesel-électrique) de son sous-marin à propulsion nucléaire Barracuda (5 000 tonnes).

DCNS’s Shortfin Barracuda – this is #innovation#submarines#auspol#SEA1000https://t.co/3rtzEAjFMTpic.twitter.com/ABV5WsAfD3

— DCNS Australia (@DCNSAustralia) 12 avril 2016

L’allemand TKMS proposait de son côté une version agrandie de son Type 214 de 2 000 tonnes, tandis que le consortium japonais formé par l’État, Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries, présentait une variante du Soryu (4 000 tonnes), qui utilise des batteries lithium-ion.

Le Japon, qui partait grand favori, et qui comptait sur ce contrat pour développer son industrie militaire naissante, a demandé à l’Australie de lui expliquer pourquoi son offre n’avait pas été retenue. “C’est une décision profondément regrettable”, a déploré le ministre japonais de la Défense, Gen Nakatani, précisant avoir été informé lundi de la décision australienne.

Avec Reuters

Première publication : 26/04/2016

Le français DCNS a remporté mardi un gigantesque contrat de 34 milliards d’euros pour la construction de la prochaine génération de 12 sous-marins australiens. L’Élysée s’est félicité de ce choix “historique”.

Cocorico. Le constructeur naval militaire français DCNS a remporté un appel d’offres de 12 sous-marins pour la marine australienne, face à ses concurrents japonais et allemand. Le mégacontrat est évalué à 50 milliards de dollars australiens, soit 34 milliards d’euros sur 50 ans, a annoncé mardi 26 avril le Premier ministre australien. Il comprend la conception, la construction, la maintenance, la construction d’infrastructures et la formation des équipages sur une durée de 50 ans, ont précisé les sources.

Malcolm Turnbull a précisé que les 12 nouveaux bâtiments destinés à remplacer les sous-marins australiens de la classe Collins seraient construits en Australie, un point crucial pour les autorités de ce pays avant des élections législatives anticipées le 2 juillet.

Un choix “historique” se félicite la France

“Les recommandations de notre commission d’évaluation, du ministère de la Défense et des experts […] étaient sans équivoque sur le fait que l’offre française était la mieux à même de satisfaire les demandes spécifiques de l’Australie”, a déclaré Malcolm Turnbull à des journalistes à Adelaïde, la capitale de l’Australie méridionale.

L’Élysée s’est aussitôt félicité dans un communiqué du choix “historique” de l’Australie. “Il marque une avancée décisive dans le partenariat stratégique entre les deux pays, qui vont coopérer durant cinquante années sur l’élément majeur de souveraineté que représente la capacité sous-marine”. Le Premier ministre Manuel Valls a de son côté salué un “magnifique succès” pour DCNS et l’industrie française.

Sous-marins hybride

DCNS a proposé de fournir à l’Australie une version hybride (diesel-électrique) de son sous-marin à propulsion nucléaire Barracuda (5 000 tonnes).

DCNS’s Shortfin Barracuda – this is #innovation#submarines#auspol#SEA1000https://t.co/3rtzEAjFMTpic.twitter.com/ABV5WsAfD3

— DCNS Australia (@DCNSAustralia) 12 avril 2016

L’allemand TKMS proposait de son côté une version agrandie de son Type 214 de 2 000 tonnes, tandis que le consortium japonais formé par l’État, Mitsubishi Heavy Industries et Kawasaki Heavy Industries, présentait une variante du Soryu (4 000 tonnes), qui utilise des batteries lithium-ion.

Le Japon, qui partait grand favori, et qui comptait sur ce contrat pour développer son industrie militaire naissante, a demandé à l’Australie de lui expliquer pourquoi son offre n’avait pas été retenue. “C’est une décision profondément regrettable”, a déploré le ministre japonais de la Défense, Gen Nakatani, précisant avoir été informé lundi de la décision australienne.

Avec Reuters

Première publication : 26/04/2016