Archive for April 26th, 2016

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13-Novembre, a été mis en examen, mercredi, pour assassinats à caractère terroriste et placé en détention provisoire. Il a déclaré qu’il s’exprimerait “ultérieurement”.

Salah Abdeslam, suspect-clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis a été mis en examen, mercredi 27 avril, ont annoncé son avocat français, Frank Berton, et le parquet de Paris.

Arrêté en mars à Bruxelles, il doit être interrogé le 20 mai sur le fond du dossier, a précisé l’avocat, selon lequel Salah Abdeslam a promis de s’exprimer ultérieurement.

Incarcéré à l’isolement à Fleury-Mérogis

Détenu en Belgique depuis son arrestation le 18 mars, celui qui est soupçonné d’être le seul rescapé des commandos du 13-Novembre a été transféré en France mercredi matin, en exécution d’un mandat d’arrêt européen délivré le 19 mars 2016 par Paris.

“Il a été placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis”, en Essonne, la plus grande prison d’Europe, à une trentaine de kilomètres de Paris, a annoncé Me Berton. Il sera placé “dans un quartier d’isolement” et pris en charge par une équipe de “surveillants aguerris”, avait auparavant indiqué le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

Lié aux auteurs des attentats de Bruxelles

Représenté jusqu’à présent par l’avocat belge Sven Mary, Salah Abdeslam sera défendu en France par Me Berton, ténor du barreau lillois, et un autre avocat français, dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Salah Abdeslam est le seul protagoniste direct des tueries du 13 novembre à avoir été arrêté vivant, après la mort des neuf assaillants, en kamikazes comme son frère Brahim ou abattus par les forces de l’ordre comme son ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud.

S’il assure, via son avocat belge, qu’il n’était pas au courant des attentats de Bruxelles (32 morts), commis le 22 mars, il est en tout cas lié aux trois hommes qui se sont fait exploser ce jour-là et qui ont, eux aussi, un lien avec les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Proche du Belge Abdelhamid Abaaoud, que les enquêteurs considèrent comme l’organisateur des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam était au cœur des préparatifs logistiques des tueries. C’est lui aussi qui a conduit en voiture les trois kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France.

Âgé de 26 ans, né à Bruxelles mais de nationalité française, Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek, commune de la capitale belge où il a grandi, après quatre mois de cavale.

Avec AFP

Première publication : 27/04/2016

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13-Novembre, a été mis en examen, mercredi, pour assassinats à caractère terroriste et placé en détention provisoire. Il a déclaré qu’il s’exprimerait “ultérieurement”.

Salah Abdeslam, suspect-clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis a été mis en examen, mercredi 27 avril, ont annoncé son avocat français, Frank Berton, et le parquet de Paris.

Arrêté en mars à Bruxelles, il doit être interrogé le 20 mai sur le fond du dossier, a précisé l’avocat, selon lequel Salah Abdeslam a promis de s’exprimer ultérieurement.

Incarcéré à l’isolement à Fleury-Mérogis

Détenu en Belgique depuis son arrestation le 18 mars, celui qui est soupçonné d’être le seul rescapé des commandos du 13-Novembre a été transféré en France mercredi matin, en exécution d’un mandat d’arrêt européen délivré le 19 mars 2016 par Paris.

“Il a été placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis”, en Essonne, la plus grande prison d’Europe, à une trentaine de kilomètres de Paris, a annoncé Me Berton. Il sera placé “dans un quartier d’isolement” et pris en charge par une équipe de “surveillants aguerris”, avait auparavant indiqué le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

Lié aux auteurs des attentats de Bruxelles

Représenté jusqu’à présent par l’avocat belge Sven Mary, Salah Abdeslam sera défendu en France par Me Berton, ténor du barreau lillois, et un autre avocat français, dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Salah Abdeslam est le seul protagoniste direct des tueries du 13 novembre à avoir été arrêté vivant, après la mort des neuf assaillants, en kamikazes comme son frère Brahim ou abattus par les forces de l’ordre comme son ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud.

S’il assure, via son avocat belge, qu’il n’était pas au courant des attentats de Bruxelles (32 morts), commis le 22 mars, il est en tout cas lié aux trois hommes qui se sont fait exploser ce jour-là et qui ont, eux aussi, un lien avec les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Proche du Belge Abdelhamid Abaaoud, que les enquêteurs considèrent comme l’organisateur des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam était au cœur des préparatifs logistiques des tueries. C’est lui aussi qui a conduit en voiture les trois kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France.

Âgé de 26 ans, né à Bruxelles mais de nationalité française, Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek, commune de la capitale belge où il a grandi, après quatre mois de cavale.

Avec AFP

Première publication : 27/04/2016

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En cas de Brexit, les Britanniques et l’Europe toute entière connaîtront un “choc économique majeur”, annonce l’OCDE dans un rapport rendu public mercredi sur les conséquences économiques d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE. Éclairage.

Les Britanniques pourraient perdre l’équivalent d’un mois de revenu en quatre ans si les électeurs votent en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE) le 23 juin prochain, estime un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur les conséquences économiques d’un Brexit, rendu public le mercredi 27 avril.

Un tel scenario “conduirait à un choc négatif majeur pour l’économie du pays et aurait des incidences pour tous les membres de l’OCDE, en particulier en Europe”, peut-on lire dans le document de 36 pages. “Dans une certaine mesure, le Brexit équivaudrait à un impôt sur le PIB, imposant un coût durable et croissant sur l’économie, qui ne serait pas encouru si le Royaume-Uni restait dans l’UE“.

Tous les membres de l’UE impactés

Le rapport rappelle en préambule que la richesse du Royaume-Uni repose avant tout sur son “adhésion à l’Union européenne” qui “a contribué à la prospérité économique” du pays. Le simple fait de remettre en cause son adhésion au sein de l’UE a déjà des conséquences sur l’économie du pays. “Les incertitudes entourant l’issue du referendum ont déjà commencé à affaiblir la croissance britannique”, souligne-t-on ainsi dans le rapport.

Et réciproquement, la “puissance industrielle et financière” du Royaume-Uni, qui “reste l’un des trois moteurs économiques de l’Union, derrière le tandem franco-allemand,” profite à toute la zone économique. Une telle sortie aurait donc des conséquences sur tous les membres de l’UE. “Le marché commun se trouverait totalement déstabilisé et un rééquilibrage, en faveur de l’Allemagne et au détriment de la France, pourrait voir le jour, selon certaines études”, note-t-on dans le document de l’OCDE. De plus, les pays membres auraient, là encore, à se plier aux règles commerciales internationales pour vendre leurs produits outre-Manche.”

Et les conséquences économiques s’étaleraient dans le temps : “Sur le court terme, l’économie britannique serait affectée par le durcissement des conditions financières et l’affaiblissement de la confiance puis, après sa sortie officielle de l’Union européenne, par le relèvement des obstacles aux échanges et les conséquences précoces des limitations à la mobilité de la main-d’œuvre.”

Les conséquences à long terme pèseraient sur trois canaux : les capitaux, l’immigration et un progrès technique moindre. “En particulier, la productivité du travail serait pénalisée par une baisse de l’investissement étranger direct et par l’accès à un volume de compétences plus limité. Le manque à gagner en termes de PIB se creuserait avec le temps.”

Baisse du PIB

Autre conséquence majeure, l’affaiblissement du PIB : “À l’horizon 2020, le PIB serait plus faible de 3 % qu’autrement (en cas de maintien dans l’UE), équivalent à un coût moyen de 2 250 livres par foyer (en prix actuels, soit 2 904 euros)”.

“Une sortie du Royaume-Uni de l’UE entraverait également le PIB dans d’autres économies européennes, notamment sur le court terme, en raison des incertitudes politiques sur l’avenir de l’Europe, révèle aussi le rapport. À l’inverse, un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne et la poursuite des réformes du marché unique amélioreraient les niveaux de vie des deux côtés de la Manche.”

Inquiétudes des milieux économiques

En 2030, selon le scénario de référence, le PIB serait inférieur de plus 5 % à l’actuel PIB et le montant de l’”impôt Brexit” atteindrait alors 3 200 livres par ménage (en prix actuels, 4 131 euros).

Cette première consultation britannique sur l’Europe depuis 1975 inquiète les milieux économiques et dirigeants du monde entier, favorables en majorité au maintien du pays dans l’UE. Selon une compilation de sondages récents réalisée par le site What UK Thinks, le maintien dans le bloc des 28 l’emporterait avec 54 % des voix, contre 46 % pour un Brexit.

Première publication : 27/04/2016

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Un chiffre d’affaires en baisse pour la première fois en 13 ans, des iPhone qui se vendent moins bien et des profits en recul : les résultats trimestriels décevants d’Apple illustrent les soucis de croissance de la marque. Analyse.

Il fallait bien que cela arrive. Apple a dévoilé, mardi 26 avril, un chiffre d’affaires trimestriel en baisse pour la première fois en 13 ans, ainsi qu’une succession d’autres indicateurs financiers décevants.

A word is missing from Apple’s press release title today. pic.twitter.com/fv2Niabgd0

— Benjamin Mayo (@bzamayo) 26 avril 2016

Certes, nombreux sont ceux qui aimeraient avoir les résultats financiers d’Apple – 10 milliards de dollars de profits en trois mois, 50,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Mais pour la première capitalisation boursière au monde, qui a bâti son succès financier sur le fait de toujours faire mieux que prévu, c’est un coup dur. Pour la star incontestée de la Silicon Valley, qui a défini les tendances de consommation en 2001 avec l’iPod, en 2007 avec l’iPhone et, encore, en 2010 avec l’iPad, ce ralentissement des ventes est inquiétant.

Dollar fort et “environnement macro-économique”

Le directeur financier de la marque à la pomme, Luca Maestri, a justifié cette tendance à la baisse par… le dollar fort. Il a obligé Apple à proposer ses produits plus chers à l’étranger qu’aux États-Unis, ce qui aurait nui aux ventes. Le PDG d’Apple Tim Cook a, quant à lui, évoqué un “effet de l’environnement macro-économique” mondial. En clair, les dirigeants d’Apple ont rejeté la faute sur des facteurs extérieurs, laissant entendre que lorsque le monde ira mieux et que le billet vert arrêtera de flamber, tout rentrera dans l’ordre.

Mais les résultats jugés décevants du groupe en disent long sur les défis à surmonter en interne. Les revenus sont en recul, essentiellement à cause de l’iPhone, qui continue à être le seul baromètre (ou presque) des performances financières du groupe. Pour la première fois depuis son lancement en 2007, les ventes du smartphone le plus emblématique de la planète tech sont en baisse… et pas qu’un peu : ils ont chuté de 16 % par rapport à la même période l’an dernier.

Rien dans la hotte à produits d’Apple ne peut, pour l’heure, compenser ce manque à gagner. Les ventes d’iPad sont décevantes depuis plusieurs trimestres, celles des Mac (ordinateurs portables) sont aussi en recul. Les dernières innovations du groupe, l’Apple Watch (la montre connectée) et Apple Music (service de streaming), sont encore loin de générer suffisament d’argent pour prendre le relais de l’iPhone.

La déception chinoise

Il y a plusieurs façons d’analyser cette situation. Pour Tim Cook, il s’agirait d’une “pause” : Apple vit une phase de transition et il faut laisser du temps à ses derniers produits pour devenir les nouvelles machines à profits. Pour d’autres, comme Steve Kovach, l’un des responsables du site américain Techinsider, Apple a pour l’instant simplement échoué à trouver le remplaçant de l’iPhone. “C’est quoi tous ces ‘super nouveaux produits’ dont Apple nous parle tout le temps ?”, a-t-il feint de s’interroger sur Twitter.

What are these great services Apple keeps talking about?

— Steve Kovach (@stevekovach) 26 avril 2016

Autre problème : la Chine a déçu les attentes des dirigeants d’Apple. Pendant longtemps, l’appétit chinois pour la marque à la pomme a été un formidable accélérateur de croissance. Mais au dernier trimestre, les ventes y ont reculé de 11 %. Là encore, c’est une première, mise sur le compte du ralentissement économique chinois. Il faut espérer que la reprise ne tarde pas trop car Apple a beaucoup misé sur la seconde puissance économique mondiale, espérant qu’elle devienne son premier marché avant 2020.

Mais la Chine pose un autre problème : “Ce marché est capricieux et il est risqué de trop miser sur lui”, rappelle le quotidien allemand Die Welt. Tout peut y changer d’un jour à l’autre. Les autorités ont ainsi interdit il y a quelques semaines les ventes d’iBook et de films sur iTune alors qu’elles avaient été autorisées il y a un peu plus d’un an. Et la mise en vente de l’iPhone 6 en Chine avait dû être reproussée en 2014 car le gouvernement trainait des pieds pour délivrer les autorisations nécessaires.

Tim Cook a-t-il pris conscience que l’eldorado chinois pouvait réserver de mauvaises surprises ? Peut-être. Il a ainsi souligné lors de la présentation des résultats financiers à quel point les résultats étaient bons… en Inde. Apple espère peut-être que l’autre géant asiatique devienne son nouveau relais de croissance.

Entre la quête du nouveau produit miracle et celle du prochain marché à la mode, Apple apparaît plus que jamais comme un géant conscient de ses propres limites. Les marchés lui demandent maintenant de trouver la solution pour les dépasser.

Première publication : 27/04/2016

Le parquet fédéral de Belgique a annoncé mercredi que Salah Abdeslam, suspect clé des attentats du 13 novembre à Paris, avait été remis à la justice française. Il doit être présenté dans la journée aux juges.

Salah Abdeslam, suspect clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, a été remis aux autorités françaises, a indiqué le parquet fédéral belge mercredi 27 avril.

Le parquet de Paris a annoncé dans un communiqué que le jihadiste français, arrivé peu après 9 h sur le territoire français, sera présenté “dans la journée aux magistrats instructeurs en vue de sa mise en examen”. Le texte ajoute que “le parquet va requérir son placement en détention provisoire”. Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a précisé que Salah Abdeslam serait placé à l’isolement dans une prison d’Île-de-France.

Mardi soir, l’avocat lillois Frank Berton avait déclaré qu’il défendrait en France Salah Abdeslam, pour constituer avec l’avocat belge Sven Mary une équipe de défense chargée d’assurer au jihadiste français “un procès équitable”.

Frank Berton a expliqué sur BFMTV avoir rencontré Salah Abdeslam le 22 avril pendant deux heures environ, dans la prison de Beveren, près d’Anvers, où il est détenu à l’isolement complet. “J’ai rencontré un jeune garçon assez abattu, soucieux et désireux de s’expliquer au plus vite devant la justice française”, a-t-il précisé.

Pour un procès “équitable”

L’avocat lillois a ajouté que Salah Abdeslam serait prêt à parler à la justice. “Il m’a assuré qu’il avait des choses à dire. Il est important de raconter sa radicalisation. Il est important aussi d’expliquer ce qui s’est passé le jour de ce drame s’étant déroulé à Paris… J’ai rencontré quelqu’un qui a envie de dire les choses.” Frank Berton décrit Salah Abdeslam comme un “garçon assez désœuvré”, ne manifestant pas de “radicalisme forcené”.

Habitué des procès très médiatiques, notamment avec l’affaire d’Outreau, Me Berton a expliqué son choix de défendre Salah Abdeslam par l’importance “qu’il ait un procès équitable” et qu’il ne soit condamné que pour des choses qu’il a faites.

Selon La Voix du Nord, ni Frank Berton, ni Sven Mary n’étaient au courant que le transfèrement de Salah Abdeslam aurait lieu pendant la nuit de mardi à mercredi. En revanche, Me Berton avait expliqué mardi soir que, selon lui, le jihadiste avait été transféré de la prison de Bruges à celle de Beveren pour faciliter son trasnfèrement vers la France : “La prison de Beveren possède une piste pour accueillir les hélicoptères. C’est sans doute pour cette raison qu’il a été transféré de Bruges, car l’hélicoptère est le moyen le plus sûr pour son transfert”.

Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek, après des mois de cavale. Il est soupçonné d’avoir pris part au commando des attentats du 13 novembre à Paris. Il a été placé en détention provisoire et mis en examen pour “meurtres terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur ces attaques.

Il a également été mis en examen le 21 avril pour “tentative de meurtre comme auteur ou coauteur” dans l’enquête sur la fusillade survenue quelques jours avant les attentats de Bruxelles, le 15 mars, dans la commune bruxelloise de Forest, proche de Molenbeek.

Première publication : 27/04/2016

L’avocat Frank Berton a annoncé mardi soir qu’il défendrait Salah Abdeslam, en France, où le jihadiste français de 26 ans impliqué dans les attentats du 13 novembre doit être bientôt transféré. Il rejoint l’équipe de défense du belge Sven Mary.

L’avocat lillois Frank Berton défendra, en France, Salah Abdeslam pour constituer avec l’avocat belge Sven Mary une équipe de défense chargée d’assurer au jihadiste français de 26 ans, mise en examen pour son rôle dans les attentats du 13 novembre, “un procès équitable”.

Frank Berton a expliqué mardi sur BFMTV avoir rencontré Salah Abdeslam le 22 avril pendant deux heures environ, dans la prison de Beveren, près d’Anvers, où il est détenu à l’isolement complet. “J’ai rencontré un jeune garçon assez abattu, soucieux et désireux de s’expliquer au plus vite devant la justice française”, a-t-il précisé.

L’avocat lillois a ajouté que Salah Abdeslam serait prêt à parler à la justice. “Il m’a assuré qu’il avait des choses à dire. Il est important de raconter sa radicalisation. Il est important aussi d’expliquer ce qui s’est passé le jour de ce drame s’étant déroulé à Paris… J’ai rencontré quelqu’un qui a envie de dire les choses.” frank Berton décrit Salah Abdeslam comme un “garçon assez désoeuvré” ne manifestant pas de “radicalisme forcené”.

Pour un procès “équitable”

Habitué des procès très médiatiques, notamment avec l’affaire d’Outreau, Me Berton a expliqué son choix de défendre Salah Abdeslam par l’importance “qu’il ait un procès équitable” et qu’il ne soit condamné que pour des choses qu’il a faites.

Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek, après des mois de cavale. Il est soupçonné d’avoir pris part au commando des attentats du 13 novembre à Paris. Il a été placé en détention provisoire et mis en examen pour “meurtres terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur ces attaques.

Il a également été mis en examen le 21 avril pour “tentative de meurtre comme auteur ou coauteur” dans l’enquête sur la fusillade survenue quelques jours avant les attentats de Bruxelles, le 15 mars, dans la commune bruxelloise de Forest, proche de Molenbeek.

Première publication : 27/04/2016