Manifestation contre la Loi travail : des affrontements, trois policiers grièvement blessés

Manifestation contre la Loi travail : des affrontements, trois policiers grièvement blessés

À l’appel des syndicats, une nouvelle journée de protestation a eu lieu contre le projet de Loi travail. Les manifestations ont été marquées par de violents heurts et de nombreuses interpellations dans plusieurs villes de France.

Pour la quatrième fois en moins de deux mois, salariés, étudiants et lycéens ont battu le pavé jeudi 28 avril dans plusieurs villes de France contre le projet de Loi travail de la ministre Myriam El Khomri, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl).

• Selon les autorités, près de 170 000 personnes ont manifesté en France, dont 14 000 à 15 000 à Paris. La CGT recensant de son côté 500 000 manifestants, dont 60 000 à Paris. Hors de Paris, quelque 209 cortèges ont réuni 155 000 manifestants, dont 15 000 jeunes, d’après le ministère de l’Intérieur. Lors de la précédente journée de mobilisation le 9 avril, 120 000 personnes avaient manifesté, dont 18 000 à 20 000 à Paris, selon les autorités. La CGT n’avait alors pas communiqué d’estimation.

• Des affrontements ont eu lieu dans plusieurs villes entre les manifestants et les forces de l’ordre, notamment à Paris, Nantes et Rennes. Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé qu’il y a eu 124 interpellations lors des rassemblements et que 24 policiers et gendarmes ont été blessés dont trois grièvement. Selon la préfecture de police de Paris, un policier a été hospitalisé en état d’urgence absolue après avoir reçu un projectile à la tête. Il s’agit d’un fonctionnaire de la Brigade d’information de voie publique (BIVP) qui a reçu un pavé en plein visage.

• Bernard Cazeneuve a condamné ces débordements avec “la plus grande fermeté”. Des “groupes de casseurs” “très organisés” se sont livrés à des “exactions nombreuses” et à des “actes de violence inqualifiables” envers les forces de l’ordre, a dénoncé le préfet de police Michel Cadot.

• De son côté, l’Unef, principal syndicat étudiant, a dénoncé “un usage disproportionné de la force par la police” et “exigé” notamment l’arrêt de l’utilisation des flashballs par les forces de l’ordre lors des manifestations contre la loi travail. Le syndicat a précisé qu’un étudiant a été grièvement blessé à Rennes par un tir de flashball.

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Première publication : 28/04/2016

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