Archive for April 28th, 2016

Les manifestations du 28 avril ont donné lieu à 214 interpellations selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a précisé que 78 policiers avaient été blessés.

Quelque 214 personnes ont été interpellées jeudi 28 avril en marge des manifestations contre la Loi travail, selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il a également précisé que 78 policiers avaient été blessés au cours de heurts avec les manifestants.

Bernard Cazeneuve a également dénoncé la présence de “casseurs extrémistes qui ont pour seule motivation la haine de l’État et de ce fait, des valeurs de la République”, dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de membres des forces de l’ordre, militaires, policiers et gendarmes vendredi 29 avril.

“Ces violences sont inacceptables. Il n’y aura jamais de la part de l’État la moindre complaisance”, a-t-il précisé, soulignant que la justice passerait “pour chacun des auteurs de ces violences”.

Les manifestations ont rassemblé entre 170 000 personnes, selon les autorités, et 500 000, selon la CGT, avec des blessés graves du côté des forces de l’ordre, mais aussi des manifestants.

Nuit debout : 24 gardes à vue

Vingt-sept personnes ont été interpellées et 24 placées en garde à vue pour jets de projectile sur les forces de l’ordre, violences et dégradations dans Paris dans la nuit de jeudi à vendredi après la dispersion du rassemblement Nuit debout par les policiers, a annoncé la préfecture de police.

Ces gardes à vue s’ajoutent aux 21 interpellations effectuées jeudi à Paris lors de la manifestation contre la Loi travail qui a donné lieu à de violents affrontements entre “300 casseurs” et policiers, selon la préfecture.

Les forces de l’ordre ont dispersé vendredi vers 01H30 plusieurs centaines de personnes qui refusaient de quitter la place de la République à l’issue d’un nouveau rassemblement de Nuit debout qui était autorisé jusqu’à minuit.

À l’attention de ceux qui, à droite, réclament l’interdiction des manifestations, le ministre a souligné que l’état d’urgence n’était “pas un état de convenance politique. L’état d’urgence ne dispense pas ceux qui ont la responsabilité de l’État de respecter rigoureusement les principes de droit”.

“J’appelle chacun qui a une parole publique, dans un contexte où notre pays est soumis à une grave menace terroriste, dans un contexte où notre pays connaît des tensions, à avoir une parole responsable”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Dans le cadre de cette menace terroriste, sept projets d’attentats ont été déjoués en France depuis janvier 2015, et 93 individus ont été arrêtés en lien avec des activités terroristes, a-t-il rappelé.

Avec AFP

Première publication : 29/04/2016

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La croissance de l’économie française a atteint 0,5 % au premier trimestre 2016, un niveau supérieur aux attentes, qui s’explique notamment par une augmentation de la consommation des ménages, a indiqué une première estimation de l’Insee, vendredi.

La croissance économique a atteint 0,5 % du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre en France de l’année 2016, soit mieux que les 0,4 % prévus, selon une première estimation publiée vendredi 29 avril par l’Insee.

Ce chiffre, en hausse par rapport au dernier trimestre 2015 (+0,3 %), s’explique notamment par une augmentation de la consommation des ménages, sa plus forte depuis fin 2004 (+1,2 %), précise l’Insee dans un communiqué.

Les dépenses de consommation des ménages, moteur traditionnel de la croissance en France, avaient reculé de 0,1 % lors des trois derniers mois de 2015, marqués par les attentats de Paris.

“Notre action porte ses fruits, nous la poursuivrons avec détermination dans les prochains mois”, s’est réjoui le ministre des Finances, Michel Sapin, dans une déclaration. “C’est une croissance solide qui est enclenchée”, ajoute-t-il.

Le gouvernement table sur une croissance de 1,5 % du PIB

Dans ses dernières prévisions, publiées au mois de mars, l’Institut national de la statistique et des études économiques avait parié sur une croissance de 0,4 % au premier trimestre. Un chiffre sur lequel s’étaient ensuite alignés la Banque de France, de même que les économistes interrogés par le fournisseur de données financières Factset.

Ce chiffre encourageant fait écho à plusieurs bonnes nouvelles annoncées cette semaine, notamment sur le front du chômage, qui a reculé de 1,7 % en mars, et dans le secteur du bâtiment, avec des mises en chantier de logements neufs en hausse de 3 % sur un an lors des trois premiers mois de l’année.

Le gouvernement table sur une croissance de 1,5 % du PIB cette année. Un chiffre plus optimiste que celui de la Commission européenne, qui parie sur une hausse de l’activité de 1,3 % seulement, et que celui du FMI, qui a abaissé mi-avril sa prévision à 1,1 %, en raison du ralentissement de l’économie mondiale.

Selon Bercy, “l’acquis de croissance” pour 2016, autrement dit ce que serait la progression du PIB en cas de croissance nulle sur le reste de l’année, est déjà de 1 % à l’issue du 1er trimestre, “ce qui signifie qu’avec moins de 0,4 % de croissance chaque trimestre, l’objectif de 1,5 % sur l’année sera atteint”.

Avec AFP

Première publication : 29/04/2016