Manifestations anti-Loi travail : 214 interpellations et 78 policiers blessés

Manifestations anti-Loi travail : 214 interpellations et 78 policiers blessés

Les manifestations du 28 avril ont donné lieu à 214 interpellations selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, qui a précisé que 78 policiers avaient été blessés.

Quelque 214 personnes ont été interpellées jeudi 28 avril en marge des manifestations contre la Loi travail, selon le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Il a également précisé que 78 policiers avaient été blessés au cours de heurts avec les manifestants.

Bernard Cazeneuve a également dénoncé la présence de “casseurs extrémistes qui ont pour seule motivation la haine de l’État et de ce fait, des valeurs de la République”, dans un discours prononcé devant plusieurs dizaines de membres des forces de l’ordre, militaires, policiers et gendarmes vendredi 29 avril.

“Ces violences sont inacceptables. Il n’y aura jamais de la part de l’État la moindre complaisance”, a-t-il précisé, soulignant que la justice passerait “pour chacun des auteurs de ces violences”.

Les manifestations ont rassemblé entre 170 000 personnes, selon les autorités, et 500 000, selon la CGT, avec des blessés graves du côté des forces de l’ordre, mais aussi des manifestants.

Nuit debout : 24 gardes à vue

Vingt-sept personnes ont été interpellées et 24 placées en garde à vue pour jets de projectile sur les forces de l’ordre, violences et dégradations dans Paris dans la nuit de jeudi à vendredi après la dispersion du rassemblement Nuit debout par les policiers, a annoncé la préfecture de police.

Ces gardes à vue s’ajoutent aux 21 interpellations effectuées jeudi à Paris lors de la manifestation contre la Loi travail qui a donné lieu à de violents affrontements entre “300 casseurs” et policiers, selon la préfecture.

Les forces de l’ordre ont dispersé vendredi vers 01H30 plusieurs centaines de personnes qui refusaient de quitter la place de la République à l’issue d’un nouveau rassemblement de Nuit debout qui était autorisé jusqu’à minuit.

À l’attention de ceux qui, à droite, réclament l’interdiction des manifestations, le ministre a souligné que l’état d’urgence n’était “pas un état de convenance politique. L’état d’urgence ne dispense pas ceux qui ont la responsabilité de l’État de respecter rigoureusement les principes de droit”.

“J’appelle chacun qui a une parole publique, dans un contexte où notre pays est soumis à une grave menace terroriste, dans un contexte où notre pays connaît des tensions, à avoir une parole responsable”, a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Dans le cadre de cette menace terroriste, sept projets d’attentats ont été déjoués en France depuis janvier 2015, et 93 individus ont été arrêtés en lien avec des activités terroristes, a-t-il rappelé.

Avec AFP

Première publication : 29/04/2016

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