Archive for April, 2016

Salariés, étudiants et lycéens sont à nouveau appelés à manifester jeudi contre le projet de Loi travail par des syndicats déterminés à maintenir la pression jusqu’au retrait du texte. Des perturbations sont à prévoir dans les transports.

Pour la quatrième fois en moins de deux mois, salariés, étudiants et lycéens s’apprêtent à battre le pavé à travers la France et à cesser le travail, jeudi 28 avril, contre le projet de Loi travail de la ministre Myriam El Khomri, à l’appel de sept syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl).

“Gagner le retrait du projet de Loi travail est possible”, a affirmé l’intersyndicale qui a appelé mercredi à “renforcer les mobilisations” à quelques jours du début du débat parlementaire, fixé au 3 mai. À Paris, la manifestation partira de Denfert-Rochereau à 14h00 en direction de la place de la Nation.

Après les premiers cortèges du 9 mars, le 31 mars entre 390 000 personnes selon les autorités, et 1,2 million selon les syndicats, avaient défilé pour exiger le retrait du projet de loi, lors de manifestations émaillées de violences. Cette participation a ensuite nettement baissé le 9 avril – un week-end pendant les vacances scolaires.

La journée de jeudi, qui tombe aussi pendant les congés scolaires à Paris, sera suivie d’un 1er-Mai également focalisé sur le projet de loi. Mot d’ordre : le retrait pur et simple d’une réforme perçue comme trop favorable aux employeurs, et facteur de précarité pour les salariés, notamment les jeunes.

Vols annulés à Orly, retardés à Roissy

Le projet de loi décrié de la ministre du Travail, Myriam El Khomri, vise à donner plus de souplesses aux entreprises, notamment en matière d’aménagement du temps de travail, et à clarifier les règles de licenciement économique. Le gouvernement espère ainsi lever la “peur de l’embauche” des petits patrons et, à long terme, favoriser l’emploi.

>> À lire sur France 24 : “Des féministes dénoncent des inégalités hommes-femmes dans le projet de loi El Khomri”

Face au tollé suscité par la première version du texte, il en a retiré les mesures les plus contestées comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Mais pour les syndicats il reste une “ligne rouge” : “l’inversion de la hiérarchie des normes” permettant à un accord d’entreprise de primer sur un accord de branche même s’il est moins favorable.

Dans le ciel comme sur les rails, les perturbations attendues devraient être assez limitées. À Orly, 20 % des vols seront annulés et à Roissy “il y aura très probablement des retards mais pas d’annulation de vols”, a indiqué l’aviation civile.

Concernant les transports publics franciliens, la RATP a fait savoir que le trafic sera normal jeudi sur les lignes de métro et du RER A, mais “perturbé” sur le RER B. La RATP prévoit en outre un trafic “quasi normal” pour les bus et tramways. De son côté, la SNCF, dont le trafic a été fortement perturbé par une grève unitaire mardi, a indiqué que “plus de 90 % des trains rouler(aient) sur l’ensemble du pays” jeudi. La compagnie ferroviaire prévoit un trafic normal sur les lignes internationales, les TGV, ou encore les RER C et D en région parisienne.

“Tout le monde peut venir”, y compris Nuit Debout

La contestation anti-loi travail s’est élargie depuis le 31 mars avec le mouvement Nuit debout qui continue d’occuper la place de la République à Paris, et mobilise dans d’autres villes à travers la France sur le thème de la “convergence des luttes”. À cela est venue se greffer la colère des intermittents du spectacle, qui menacent de perturber les représentations du théâtre de l’Odéon à Paris et les prochains festivals pour défendre leur régime spécifique d’assurance chômage, mais aussi pour s’opposer à la Loi travail.

>> À lire sur France 24 : “Au cœur du mouvement Nuit debout, place de la République”

“Tout le monde peut venir”, jeudi, y compris Nuit Debout, a déclaré Jean-Claude Mailly, le leader de FO, ajoutant : si la journée du 28 avril est “réussie, cela va peser”.

Les opposants au projet de loi entendent aussi faire du 3 mai “un nouveau temps fort” pour demander aux parlementaires de “rejeter” le texte de Myriam El Khomri. Et ils promettent d’autres rendez-vous si le projet n’est pas retiré.

Avec AFP

Première publication : 28/04/2016

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13-Novembre, a été mis en examen, mercredi, pour assassinats à caractère terroriste et placé en détention provisoire. Il a déclaré qu’il s’exprimerait “ultérieurement”.

Salah Abdeslam, suspect-clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis a été mis en examen, mercredi 27 avril, ont annoncé son avocat français, Frank Berton, et le parquet de Paris.

Arrêté en mars à Bruxelles, il doit être interrogé le 20 mai sur le fond du dossier, a précisé l’avocat, selon lequel Salah Abdeslam a promis de s’exprimer ultérieurement.

Incarcéré à l’isolement à Fleury-Mérogis

Détenu en Belgique depuis son arrestation le 18 mars, celui qui est soupçonné d’être le seul rescapé des commandos du 13-Novembre a été transféré en France mercredi matin, en exécution d’un mandat d’arrêt européen délivré le 19 mars 2016 par Paris.

“Il a été placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis”, en Essonne, la plus grande prison d’Europe, à une trentaine de kilomètres de Paris, a annoncé Me Berton. Il sera placé “dans un quartier d’isolement” et pris en charge par une équipe de “surveillants aguerris”, avait auparavant indiqué le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

Lié aux auteurs des attentats de Bruxelles

Représenté jusqu’à présent par l’avocat belge Sven Mary, Salah Abdeslam sera défendu en France par Me Berton, ténor du barreau lillois, et un autre avocat français, dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Salah Abdeslam est le seul protagoniste direct des tueries du 13 novembre à avoir été arrêté vivant, après la mort des neuf assaillants, en kamikazes comme son frère Brahim ou abattus par les forces de l’ordre comme son ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud.

S’il assure, via son avocat belge, qu’il n’était pas au courant des attentats de Bruxelles (32 morts), commis le 22 mars, il est en tout cas lié aux trois hommes qui se sont fait exploser ce jour-là et qui ont, eux aussi, un lien avec les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Proche du Belge Abdelhamid Abaaoud, que les enquêteurs considèrent comme l’organisateur des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam était au cœur des préparatifs logistiques des tueries. C’est lui aussi qui a conduit en voiture les trois kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France.

Âgé de 26 ans, né à Bruxelles mais de nationalité française, Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek, commune de la capitale belge où il a grandi, après quatre mois de cavale.

Avec AFP

Première publication : 27/04/2016

Salah Abdeslam, seul survivant des commandos du 13-Novembre, a été mis en examen, mercredi, pour assassinats à caractère terroriste et placé en détention provisoire. Il a déclaré qu’il s’exprimerait “ultérieurement”.

Salah Abdeslam, suspect-clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis a été mis en examen, mercredi 27 avril, ont annoncé son avocat français, Frank Berton, et le parquet de Paris.

Arrêté en mars à Bruxelles, il doit être interrogé le 20 mai sur le fond du dossier, a précisé l’avocat, selon lequel Salah Abdeslam a promis de s’exprimer ultérieurement.

Incarcéré à l’isolement à Fleury-Mérogis

Détenu en Belgique depuis son arrestation le 18 mars, celui qui est soupçonné d’être le seul rescapé des commandos du 13-Novembre a été transféré en France mercredi matin, en exécution d’un mandat d’arrêt européen délivré le 19 mars 2016 par Paris.

“Il a été placé en détention provisoire à Fleury-Mérogis”, en Essonne, la plus grande prison d’Europe, à une trentaine de kilomètres de Paris, a annoncé Me Berton. Il sera placé “dans un quartier d’isolement” et pris en charge par une équipe de “surveillants aguerris”, avait auparavant indiqué le garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas.

Lié aux auteurs des attentats de Bruxelles

Représenté jusqu’à présent par l’avocat belge Sven Mary, Salah Abdeslam sera défendu en France par Me Berton, ténor du barreau lillois, et un autre avocat français, dont le nom n’a pas encore été rendu public.

Salah Abdeslam est le seul protagoniste direct des tueries du 13 novembre à avoir été arrêté vivant, après la mort des neuf assaillants, en kamikazes comme son frère Brahim ou abattus par les forces de l’ordre comme son ami d’enfance Abdelhamid Abaaoud.

S’il assure, via son avocat belge, qu’il n’était pas au courant des attentats de Bruxelles (32 morts), commis le 22 mars, il est en tout cas lié aux trois hommes qui se sont fait exploser ce jour-là et qui ont, eux aussi, un lien avec les attentats du 13 novembre, qui ont fait 130 morts.

Proche du Belge Abdelhamid Abaaoud, que les enquêteurs considèrent comme l’organisateur des attentats du 13 novembre, Salah Abdeslam était au cœur des préparatifs logistiques des tueries. C’est lui aussi qui a conduit en voiture les trois kamikazes qui se sont fait exploser aux abords du Stade de France.

Âgé de 26 ans, né à Bruxelles mais de nationalité française, Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars à Molenbeek, commune de la capitale belge où il a grandi, après quatre mois de cavale.

Avec AFP

Première publication : 27/04/2016

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En cas de Brexit, les Britanniques et l’Europe toute entière connaîtront un “choc économique majeur”, annonce l’OCDE dans un rapport rendu public mercredi sur les conséquences économiques d’une sortie du Royaume-Uni de l’UE. Éclairage.

Les Britanniques pourraient perdre l’équivalent d’un mois de revenu en quatre ans si les électeurs votent en faveur d’une sortie de l’Union européenne (UE) le 23 juin prochain, estime un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur les conséquences économiques d’un Brexit, rendu public le mercredi 27 avril.

Un tel scenario “conduirait à un choc négatif majeur pour l’économie du pays et aurait des incidences pour tous les membres de l’OCDE, en particulier en Europe”, peut-on lire dans le document de 36 pages. “Dans une certaine mesure, le Brexit équivaudrait à un impôt sur le PIB, imposant un coût durable et croissant sur l’économie, qui ne serait pas encouru si le Royaume-Uni restait dans l’UE“.

Tous les membres de l’UE impactés

Le rapport rappelle en préambule que la richesse du Royaume-Uni repose avant tout sur son “adhésion à l’Union européenne” qui “a contribué à la prospérité économique” du pays. Le simple fait de remettre en cause son adhésion au sein de l’UE a déjà des conséquences sur l’économie du pays. “Les incertitudes entourant l’issue du referendum ont déjà commencé à affaiblir la croissance britannique”, souligne-t-on ainsi dans le rapport.

Et réciproquement, la “puissance industrielle et financière” du Royaume-Uni, qui “reste l’un des trois moteurs économiques de l’Union, derrière le tandem franco-allemand,” profite à toute la zone économique. Une telle sortie aurait donc des conséquences sur tous les membres de l’UE. “Le marché commun se trouverait totalement déstabilisé et un rééquilibrage, en faveur de l’Allemagne et au détriment de la France, pourrait voir le jour, selon certaines études”, note-t-on dans le document de l’OCDE. De plus, les pays membres auraient, là encore, à se plier aux règles commerciales internationales pour vendre leurs produits outre-Manche.”

Et les conséquences économiques s’étaleraient dans le temps : “Sur le court terme, l’économie britannique serait affectée par le durcissement des conditions financières et l’affaiblissement de la confiance puis, après sa sortie officielle de l’Union européenne, par le relèvement des obstacles aux échanges et les conséquences précoces des limitations à la mobilité de la main-d’œuvre.”

Les conséquences à long terme pèseraient sur trois canaux : les capitaux, l’immigration et un progrès technique moindre. “En particulier, la productivité du travail serait pénalisée par une baisse de l’investissement étranger direct et par l’accès à un volume de compétences plus limité. Le manque à gagner en termes de PIB se creuserait avec le temps.”

Baisse du PIB

Autre conséquence majeure, l’affaiblissement du PIB : “À l’horizon 2020, le PIB serait plus faible de 3 % qu’autrement (en cas de maintien dans l’UE), équivalent à un coût moyen de 2 250 livres par foyer (en prix actuels, soit 2 904 euros)”.

“Une sortie du Royaume-Uni de l’UE entraverait également le PIB dans d’autres économies européennes, notamment sur le court terme, en raison des incertitudes politiques sur l’avenir de l’Europe, révèle aussi le rapport. À l’inverse, un maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne et la poursuite des réformes du marché unique amélioreraient les niveaux de vie des deux côtés de la Manche.”

Inquiétudes des milieux économiques

En 2030, selon le scénario de référence, le PIB serait inférieur de plus 5 % à l’actuel PIB et le montant de l’”impôt Brexit” atteindrait alors 3 200 livres par ménage (en prix actuels, 4 131 euros).

Cette première consultation britannique sur l’Europe depuis 1975 inquiète les milieux économiques et dirigeants du monde entier, favorables en majorité au maintien du pays dans l’UE. Selon une compilation de sondages récents réalisée par le site What UK Thinks, le maintien dans le bloc des 28 l’emporterait avec 54 % des voix, contre 46 % pour un Brexit.

Première publication : 27/04/2016

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Un chiffre d’affaires en baisse pour la première fois en 13 ans, des iPhone qui se vendent moins bien et des profits en recul : les résultats trimestriels décevants d’Apple illustrent les soucis de croissance de la marque. Analyse.

Il fallait bien que cela arrive. Apple a dévoilé, mardi 26 avril, un chiffre d’affaires trimestriel en baisse pour la première fois en 13 ans, ainsi qu’une succession d’autres indicateurs financiers décevants.

A word is missing from Apple’s press release title today. pic.twitter.com/fv2Niabgd0

— Benjamin Mayo (@bzamayo) 26 avril 2016

Certes, nombreux sont ceux qui aimeraient avoir les résultats financiers d’Apple – 10 milliards de dollars de profits en trois mois, 50,6 milliards de dollars de chiffre d’affaires. Mais pour la première capitalisation boursière au monde, qui a bâti son succès financier sur le fait de toujours faire mieux que prévu, c’est un coup dur. Pour la star incontestée de la Silicon Valley, qui a défini les tendances de consommation en 2001 avec l’iPod, en 2007 avec l’iPhone et, encore, en 2010 avec l’iPad, ce ralentissement des ventes est inquiétant.

Dollar fort et “environnement macro-économique”

Le directeur financier de la marque à la pomme, Luca Maestri, a justifié cette tendance à la baisse par… le dollar fort. Il a obligé Apple à proposer ses produits plus chers à l’étranger qu’aux États-Unis, ce qui aurait nui aux ventes. Le PDG d’Apple Tim Cook a, quant à lui, évoqué un “effet de l’environnement macro-économique” mondial. En clair, les dirigeants d’Apple ont rejeté la faute sur des facteurs extérieurs, laissant entendre que lorsque le monde ira mieux et que le billet vert arrêtera de flamber, tout rentrera dans l’ordre.

Mais les résultats jugés décevants du groupe en disent long sur les défis à surmonter en interne. Les revenus sont en recul, essentiellement à cause de l’iPhone, qui continue à être le seul baromètre (ou presque) des performances financières du groupe. Pour la première fois depuis son lancement en 2007, les ventes du smartphone le plus emblématique de la planète tech sont en baisse… et pas qu’un peu : ils ont chuté de 16 % par rapport à la même période l’an dernier.

Rien dans la hotte à produits d’Apple ne peut, pour l’heure, compenser ce manque à gagner. Les ventes d’iPad sont décevantes depuis plusieurs trimestres, celles des Mac (ordinateurs portables) sont aussi en recul. Les dernières innovations du groupe, l’Apple Watch (la montre connectée) et Apple Music (service de streaming), sont encore loin de générer suffisament d’argent pour prendre le relais de l’iPhone.

La déception chinoise

Il y a plusieurs façons d’analyser cette situation. Pour Tim Cook, il s’agirait d’une “pause” : Apple vit une phase de transition et il faut laisser du temps à ses derniers produits pour devenir les nouvelles machines à profits. Pour d’autres, comme Steve Kovach, l’un des responsables du site américain Techinsider, Apple a pour l’instant simplement échoué à trouver le remplaçant de l’iPhone. “C’est quoi tous ces ‘super nouveaux produits’ dont Apple nous parle tout le temps ?”, a-t-il feint de s’interroger sur Twitter.

What are these great services Apple keeps talking about?

— Steve Kovach (@stevekovach) 26 avril 2016

Autre problème : la Chine a déçu les attentes des dirigeants d’Apple. Pendant longtemps, l’appétit chinois pour la marque à la pomme a été un formidable accélérateur de croissance. Mais au dernier trimestre, les ventes y ont reculé de 11 %. Là encore, c’est une première, mise sur le compte du ralentissement économique chinois. Il faut espérer que la reprise ne tarde pas trop car Apple a beaucoup misé sur la seconde puissance économique mondiale, espérant qu’elle devienne son premier marché avant 2020.

Mais la Chine pose un autre problème : “Ce marché est capricieux et il est risqué de trop miser sur lui”, rappelle le quotidien allemand Die Welt. Tout peut y changer d’un jour à l’autre. Les autorités ont ainsi interdit il y a quelques semaines les ventes d’iBook et de films sur iTune alors qu’elles avaient été autorisées il y a un peu plus d’un an. Et la mise en vente de l’iPhone 6 en Chine avait dû être reproussée en 2014 car le gouvernement trainait des pieds pour délivrer les autorisations nécessaires.

Tim Cook a-t-il pris conscience que l’eldorado chinois pouvait réserver de mauvaises surprises ? Peut-être. Il a ainsi souligné lors de la présentation des résultats financiers à quel point les résultats étaient bons… en Inde. Apple espère peut-être que l’autre géant asiatique devienne son nouveau relais de croissance.

Entre la quête du nouveau produit miracle et celle du prochain marché à la mode, Apple apparaît plus que jamais comme un géant conscient de ses propres limites. Les marchés lui demandent maintenant de trouver la solution pour les dépasser.

Première publication : 27/04/2016

Le parquet fédéral de Belgique a annoncé mercredi que Salah Abdeslam, suspect clé des attentats du 13 novembre à Paris, avait été remis à la justice française. Il doit être présenté dans la journée aux juges.

Salah Abdeslam, suspect clé dans l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris, a été remis aux autorités françaises, a indiqué le parquet fédéral belge mercredi 27 avril.

Le parquet de Paris a annoncé dans un communiqué que le jihadiste français, arrivé peu après 9 h sur le territoire français, sera présenté “dans la journée aux magistrats instructeurs en vue de sa mise en examen”. Le texte ajoute que “le parquet va requérir son placement en détention provisoire”. Le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a précisé que Salah Abdeslam serait placé à l’isolement dans une prison d’Île-de-France.

Mardi soir, l’avocat lillois Frank Berton avait déclaré qu’il défendrait en France Salah Abdeslam, pour constituer avec l’avocat belge Sven Mary une équipe de défense chargée d’assurer au jihadiste français “un procès équitable”.

Frank Berton a expliqué sur BFMTV avoir rencontré Salah Abdeslam le 22 avril pendant deux heures environ, dans la prison de Beveren, près d’Anvers, où il est détenu à l’isolement complet. “J’ai rencontré un jeune garçon assez abattu, soucieux et désireux de s’expliquer au plus vite devant la justice française”, a-t-il précisé.

Pour un procès “équitable”

L’avocat lillois a ajouté que Salah Abdeslam serait prêt à parler à la justice. “Il m’a assuré qu’il avait des choses à dire. Il est important de raconter sa radicalisation. Il est important aussi d’expliquer ce qui s’est passé le jour de ce drame s’étant déroulé à Paris… J’ai rencontré quelqu’un qui a envie de dire les choses.” Frank Berton décrit Salah Abdeslam comme un “garçon assez désœuvré”, ne manifestant pas de “radicalisme forcené”.

Habitué des procès très médiatiques, notamment avec l’affaire d’Outreau, Me Berton a expliqué son choix de défendre Salah Abdeslam par l’importance “qu’il ait un procès équitable” et qu’il ne soit condamné que pour des choses qu’il a faites.

Selon La Voix du Nord, ni Frank Berton, ni Sven Mary n’étaient au courant que le transfèrement de Salah Abdeslam aurait lieu pendant la nuit de mardi à mercredi. En revanche, Me Berton avait expliqué mardi soir que, selon lui, le jihadiste avait été transféré de la prison de Bruges à celle de Beveren pour faciliter son trasnfèrement vers la France : “La prison de Beveren possède une piste pour accueillir les hélicoptères. C’est sans doute pour cette raison qu’il a été transféré de Bruges, car l’hélicoptère est le moyen le plus sûr pour son transfert”.

Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek, après des mois de cavale. Il est soupçonné d’avoir pris part au commando des attentats du 13 novembre à Paris. Il a été placé en détention provisoire et mis en examen pour “meurtres terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur ces attaques.

Il a également été mis en examen le 21 avril pour “tentative de meurtre comme auteur ou coauteur” dans l’enquête sur la fusillade survenue quelques jours avant les attentats de Bruxelles, le 15 mars, dans la commune bruxelloise de Forest, proche de Molenbeek.

Première publication : 27/04/2016

L’avocat Frank Berton a annoncé mardi soir qu’il défendrait Salah Abdeslam, en France, où le jihadiste français de 26 ans impliqué dans les attentats du 13 novembre doit être bientôt transféré. Il rejoint l’équipe de défense du belge Sven Mary.

L’avocat lillois Frank Berton défendra, en France, Salah Abdeslam pour constituer avec l’avocat belge Sven Mary une équipe de défense chargée d’assurer au jihadiste français de 26 ans, mise en examen pour son rôle dans les attentats du 13 novembre, “un procès équitable”.

Frank Berton a expliqué mardi sur BFMTV avoir rencontré Salah Abdeslam le 22 avril pendant deux heures environ, dans la prison de Beveren, près d’Anvers, où il est détenu à l’isolement complet. “J’ai rencontré un jeune garçon assez abattu, soucieux et désireux de s’expliquer au plus vite devant la justice française”, a-t-il précisé.

L’avocat lillois a ajouté que Salah Abdeslam serait prêt à parler à la justice. “Il m’a assuré qu’il avait des choses à dire. Il est important de raconter sa radicalisation. Il est important aussi d’expliquer ce qui s’est passé le jour de ce drame s’étant déroulé à Paris… J’ai rencontré quelqu’un qui a envie de dire les choses.” frank Berton décrit Salah Abdeslam comme un “garçon assez désoeuvré” ne manifestant pas de “radicalisme forcené”.

Pour un procès “équitable”

Habitué des procès très médiatiques, notamment avec l’affaire d’Outreau, Me Berton a expliqué son choix de défendre Salah Abdeslam par l’importance “qu’il ait un procès équitable” et qu’il ne soit condamné que pour des choses qu’il a faites.

Salah Abdeslam avait été arrêté le 18 mars dans la commune bruxelloise de Molenbeek, après des mois de cavale. Il est soupçonné d’avoir pris part au commando des attentats du 13 novembre à Paris. Il a été placé en détention provisoire et mis en examen pour “meurtres terroristes et participation aux activités d’un groupe terroriste” dans le cadre de l’enquête sur ces attaques.

Il a également été mis en examen le 21 avril pour “tentative de meurtre comme auteur ou coauteur” dans l’enquête sur la fusillade survenue quelques jours avant les attentats de Bruxelles, le 15 mars, dans la commune bruxelloise de Forest, proche de Molenbeek.

Première publication : 27/04/2016

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Le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité a fortement reculé en mars en France, avec 60 000 chômeurs de catégorie A en moins, soit une baisse de 1,7 %. Un recul d’une ampleur inédite depuis septembre 2000.

Le chômage a reculé de 1,7 % en mars en France pour les demandeurs d’emploi sans aucune activité (en catégorie A). Toutefois, cette évolution s’accompagne d’une forte progression du nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite, selon les chiffres publiés mardi 26 avril par le ministère du Travail.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A est passé à 3 531 000 au mois de mars, soit 60 000 personnes de moins qu’à fin février. Un recul d’une telle ampleur est inédit depuis septembre 2000. “Ces signaux illustrent une amélioration de la situation économique, une évolution de la tendance en matière d’emploi”, s’est félicitée la ministre du Travail, Myriam El Khomri, sur Twitter.

Ces signaux illustrent une amélioration de la situation économique, une évolution de la tendance en matière d’emploi pic.twitter.com/c1iVUlyYet

— Myriam El Khomri (@MyriamElKhomri) 26 avril 2016

Mais ce recul est à nuancer car en ajoutant les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d’inscrits à Pôle Emploi n’a diminué que de 0,2 %, soit 8 700 personnes de moins qu’en février, à 5 454 100 (5 767 700 en incluant les départements d’Outre-mer, également en recul de 0,2 %). Ces deux catégories ont en effet vu leurs effectifs progresser de 2,7 % sur le mois de mars pour atteindre de nouveaux records, avec un cumul de 1 923 100 personnes.

Progression du chômage de 0,5 % sur un an

Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,5 % pour la catégorie A et affiche une hausse de 3 % en prenant en compte les catégories B et C.

Par tranche d’âge, pour ces trois catégories, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi a diminué de 0,4 % chez les moins de 25 ans, reculé de 0,2 % pour les 25-49 ans, mais il a progressé de 0,1 % chez les 50 ans et plus sur le mois.

Sur un an, le repli s’élève à 2,9 % pour les jeunes mais la tranche des 25-49 ans enregistre une hausse de 2,7 % et les seniors connaissent une progression de 7,7 %.

Le nombre de chômeurs inscrits depuis plus d’un an à Pôle emploi, considérés comme chômeurs de longue durée, s’est stabilisé en mars, à 2 483 600, mais augmente de 0,6% sur le trimestre et de 7,5 % sur un an.

Avec Reuters

Première publication : 26/04/2016

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Le Premier ministre Manuel Valls a donné un an à une mission d’inspection technique pour évaluer l’efficacité et le coût de la plateforme nationale des interceptions judiciaires. Elle a été jugée trop coûteuse à la France, selon la Cour des comptes.

Message reçu. Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, mardi 26 avril, la mise en place d’une mission d’inspection technique de la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ). Cette décision fait suite à la publication, la veille, d’un rapport très critique de la Cour des comptes sur le coût des “interceptions judiciaires” des communications.

Interceptions judiciaires et plateforme #PNIJ : un dispositif complexe à réformer et un avenir à assurer https://t.co/MwbMbDAhrd

— Cour des comptes (@Courdescomptes) April 25, 2016

Cette mission aura un an pour évaluer l’efficacité et le coût de cette plateforme, toujours pas opérationnelle, pensée pour mieux traiter les écoutes téléphoniques et faire des économies. Elle est notamment censée “évaluer les causes des dysfonctionnements connus”, estimer “les moyens complémentaires que l’État devrait mettre en œuvre” pour s’assurer que la PNIJ soit à la hauteur des enjeux de sécurité nationale ou encore vérifier si toutes les parties (police, opérateurs téléphoniques, sous-traitants) jouent correctement le jeu.

Un milliard d’euros et huit ans de retard

Autant de questions que la Cour des comptes n’a pas manqué de soulever dans son rapport. Elle juge qu’en dix ans d’écoutes téléphoniques judiciaires, les résultats sont “insuffisants” au regard du coût. Elles ont englouti un milliard d’euros, d’après les Sages.

Un coût auquel le déploiement très poussif de la PNIJ n’est pas étranger. Elle n’a toujours pas été mise en route, alors qu’elle aurait dû être lancée 2007. Un retard à l’allumage qui a un prix : cette plateforme a coûté à ce jour 100 millions d’euros (développement de l’outil, paiement des prestataires, formations du personnel, maintenance des serveurs etc.), soit six fois plus que prévu en 2005.

Censée permettre de faire des économies, elle a pour l’instant produit le résultat inverse. “Chaque année de retard de la PNIJ a empêché l’État de faire environ 65 millions d’euros d’économies brutes”, ont ajouté les auteurs du rapport.

Et Thalès dans tout ça ?

Reste à savoir pourquoi cette plateforme met tant de temps à voir le jour. La Cour des comptes reste à ce sujet “énigmatique”, affirme le quotidien Libération qui a tenté de les contacter pour en savoir plus. Les Sages évoquent sans plus de précision des “crises de gouvernance internes au ministère de la Justice” pour expliquer en partie ce retard. Les auteurs pointent aussi du doigt “une complexité technique sous-estimée” et un “pilotage insuffisant” du projet.

Ils s’interrogent aussi sur le rôle de Thalès dans cet ensemble. Le géant français héberge les serveurs sur lesquels doivent être stockés les données – en cryptées – des écoutes, alors que la plateforme aurait pu être “installée dans l’un des sites informatiques sécurisés” du ministère de l’Intérieur. La Cour des comptes a du mal à comprendre pourquoi l’État s’est ainsi mis en situation de dépendance à l’égard d’une entreprise privée pour un projet aussi sensible. Dans sa réponse, Manuel Valls a promis d’étudier la possibilité “d’internaliser” la PNIJ.

Première publication : 26/04/2016

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Edward Snowden, Chelsea Manning, Stéphanie Gibaud… Que sont devenus les lanceurs d’alerte, dont la vie a changé radicalement le jour où ils ont fait leurs révélations ? Tour d’horizon des figures les plus marquantes de ces dernières années.

Ils ont en commun d’en avoir trop dit. Héros des temps modernes pour les uns, traîtres agissant au nom de la tyrannie de la transparence pour les autres, les principaux lanceurs d’alerte sont devenus de vraies célébrités. Quelques semaines après les révélations des “Panama Papers” et à l’heure où s’ouvre le procès d’Antoine Deltour, à l’origine du scandale des “Luxleaks”, mardi 26 avril à Luxembourg, voici un petit tour d’horizon des lanceurs d’alerte à travers le monde.

N’est pas lanceur d’alerte qui veut. D’après la définition des sociologues français Francis Chateauraynaud et Didier Torny émise en 1999 dans l’ouvrage “Les Sombres précurseurs”, le terme “lanceur d’alerte” désigne une personne qui estime avoir découvert des éléments qu’il considère comme menaçants pour l’homme, la société, l’économie ou l’environnement et décide, de manière désintéressée, de les porter à la connaissance d’instances officielles, d’associations ou de médias, parfois contre l’avis de sa hiérarchie.

Une définition qui reste tout de même large et prend aussi bien en compte des journalistes, chercheurs ou militants associatifs comme Denis Robert – journaliste à l’origine de l’affaire Clearstream -, Irène Frachon – médecin au CHU de Brest, à l’origine de l’affaire du Mediator – ou Erin Brockovich, qui a dévoilé l’affaire du chrome hexavalent dans l’eau potable de Hinkley, en Californie. En limitant les lanceurs d’alerte aux seules personnes qui se sont mises à dos les administrations ou entreprises dans lesquelles ils travaillaient, restent quelques grands noms à travers le monde.

Daniel Ellsberg, le précurseur

L’ancien analyste employé par l’administration américaine est considéré comme l’un des pionniers du genre. Après avoir alerté des sénateurs, sans succès, ce fonctionnaire fournit en 1971 au New York Times les “Pentagon Papers” : une somme de 7 000 documents top secret appartenant au Pentagone, qui révélent la face sombre de l’intervention américaine pendant la guerre du Viêt Nam. Il est alors poursuivi par l’État pour “vol, divulgation de secret d’État, conspiration et espionnage”, mais les charges portées contre lui sont finalement abandonnées. Son intervention contribue au retrait des troupes américaines du Viêt-Nam deux ans plus tard. Daniel Ellsberg a été depuis auréolé de plusieurs prix, dont le prix Nobel alternatif en 2006. Son combat a également été porté à l’écran par Michael Mann sous le titre “The Insider”, en 1999.


Daniel Ellsberg est considéré comme l’un des premiers lanceurs d’alerte. Les charges portées contre cet ancien analyste employé par l’administration américaine pendant la guerre du Viêt Nam ont été abandonnées. © Leon Neal, AFP

Chelsea Manning, l’auteur des révélations sur la guerre en Afghanistan, en prison

Chelsea Manning, née Bradley Manning, ancienne analyste militaire de l’armée des États-Unis de nationalité américano-britannique, est accusée en juillet 2010 d’avoir transmis à WikiLeaks des documents militaires classés secret-défense sur la guerre d’Afghanistan. Bradley Manning est condamné le 21 août 2013 à 35 ans de prison. L’ancien miliaire se déclare transgenre au lendemain de sa condamnation et entame des démarches pour changer d’identité et prendre le prénom de Chelsea. La lanceuse d’alerte est toujours en prison, même si son nom a été proposé par son cercle de soutiens au prix Nobel de la paix. Selon eux, Chelsea Manning aurait largement participé au retrait des troupes américaines en Irak.


Chelsea Manning a été condamnée le 21 août 2013 à 35 ans de prison. © Armée américaine, AFP

Edward Snowden, l’ennemi n°1 de la NSA en exil

Ce jeune consultant de la NSA, employé comme administrateur système, apporte de nombreuses révélations sur les programmes de surveillance de masse de l’agence de sécurité américaine en 2013, 2014 et 2015 par l’intermédiaire de journaux comme The Guardian, Washington Post, Der Spiegel ou The New York Times. Edward Snowden a notamment permis de porter à la connaissance du public en juin 2013 le système d’écoutes appelé PRISM, lancé en 2007 par le gouvernement américain pour surveiller les données des internautes sur des sites comme Google, Facebook, YouTube, Microsoft, Yahoo!, Skype, AOL et Apple.

Exilé en juin 2013 à Hong Kong, Edward Snowden a obtenu le 31 juillet 2013 l’asile temporaire en Russie, où il est toujours réfugié. Edward Snowden est toujours recherché par les États-Unis, où il risque trente ans de prison. Ses révélations ont déclenché une prise de conscience mondiale sur les techniques d’espionnage employées par la NSA.


L’ex-consultant de l’Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden, encourt une peine de 30 ans de prison aux États-Unis. Il vit actuellement en exil en Russie. © The Guardian, AFP

Stéphanie Gibaud, le cauchemar d’UBS, au chômage

L’Europe n’est pas en reste question lanceur d’alerte. Stéphanie Gibaud, embauchée en 1999 par UBS France comme directrice de la communication, dénonce dès 2008 auprès de l’Inspection du travail puis auprès du procureur de la République les pratiques d’évasion fiscale et de blanchiment de fraude fiscale en bande organisée d’UBS AG (Suisse), avec la complicité d’UBS France. Licenciée, la lanceuse d’alerte vit alors des minimas sociaux et se consacre aux lanceurs d’alerte. En 2014, elle devient membre fondateur et secrétaire générale de l’association Pila, une plateforme internationale des lanceurs d’alerte. Le 10 septembre 2015, Stéphanie Gibaud est nommée pour le Prix Sakharov 2015, aux côtés d’Edward Snowden et Antoine Deltour.


Stéphanie Gibaud, après avoir dénoncé des pratiques frauduleuses d’UBS, se retrouve aujourd’hui sans emploi. © Philippe Huguen, AFP

Antoine Deltour, le timide déclencheur du LuxLeaks, en procès

Le lanceur d’alerte Antoine Deltour encourt actuellement une peine de dix ans d’emprisonnement et plus d’un million d’euros d’amende pour avoir fourni à la presse des documents révélant des accords entre le fisc luxembourgeois et certaines multinationales. La révélation de l’ex-auditeur de la filiale luxembourgeoise du cabinet comptable PriceWaterhouseCooper, portée au petit écran par l’émission Cash Investigation diffusée sur France 2, déclenche le scandale des “Luxleaks”. À la suite de ce scandale, la Commission européenne a lancé en juin 2015 un plan d’action pour tenter d’harmoniser les 28 systèmes européens d’impôt sur les sociétés et pour lutter contre l’évasion fiscale des multinationales. Antoine Deltour comparaît depuis le 26 avril 2016 et jusqu’au 4 mai devant la justice luxembourgeoise.


Antoine Deltour, qui a révélé le scandale “LuxLeaks”, est actuellement en procès. Il encourt une peine de dix ans d’emprisonnement au Luxembourg et une lourde amende. © Jean-Christophe Verhaegen, AFP

Première publication : 26/04/2016