Archive for May 3rd, 2016

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La mesure était attendue, la Banque centrale européenne l’a entérinée, mercredi : le billet de 500 euros va cesser d’être produit et d’être mis en circulation. Son utilisation, en revanche, restera possible sans limite de temps.

La Banque centrale européenne (BCE) a signé, mercredi 4 mai, l’acte de décès du billet de 500 euros, en annonçant qu’elle allait mettre un terme à son émission vers la fin 2018 face aux “craintes que cette coupure puisse faciliter les activités illicites”.

Le conseil des gouverneurs de l’institution monétaire “a décidé d’arrêter de manière permanente la production de billets de 500 euros”. La distribution de cette coupure à partir des stocks restants “sera arrêtée aux alentours de fin 2018”, a fait savoir la BCE dans un communiqué.

>> À lire sur France 24 : “Les banques italiennes ont reçu 100 fois trop de billets de 500 euros”

Les billets actuellement en circulation resteront “légaux et pourront par conséquent continuer à être utilisés comme moyens de paiement”, a précisé l’institution. En outre, ils garderont de manière permanente leur valeur et pourront être échangés auprès des banques centrales de la zone euro sans limite de temps.

Les “Ben Laden” – surnom donné aux billets de 500 euros, dont tout le monde parle mais que personne n’a jamais vus – représentent seulement 3 % du nombre de billets en euros en circulation mais 28 % de leur valeur cumulée, soit 300 milliards d’euros, selon les statistiques de la BCE. Au total, près de 600 000 coupures de ce type étaient en circulation en mars dernier.

De nombreux experts estiment que ces billets permettent de transporter discrètement d’énormes montants et de faciliter ainsi la circulation d’argent sale, la corruption et le financement d’activités illégales.

Avec AFP

Première publication : 04/05/2016

Près de trois semaines après que François Hollande a affirmé à tort que l’imam de Brest était inquiété par la justice française, le quotidien breton Le Télégramme révèle qu’une enquête préliminaire a finalement été ouverte.

Une enquête préliminaire a été ouverte à l’encontre de l’imam de Brest Rachid Abou Houdeyfa, peu après que le président François Hollande eut assuré que ce dernier faisait l’objet de poursuites judiciaires, a-t-on appris, mercredi 4 mai, de sources proches du dossier, confirmant une information du Télégramme.

L’enquête en cours, menée sous l’autorité du parquet de Brest, qui s’est refusé mercredi à tout commentaire, a été “ouverte après les propos de François Hollande“, a déclaré à l’AFP une source proche du dossier, sans plus de détail. Le Télégramme cite la date du 21 avril.

>> À lire sur France 24 : “Révélateur d’impuissance : les bourdes d’Hollande sur l’imam de Brest”

Le chef de l’État avait affirmé le 14 avril dans l’émission télévisée “Dialogues citoyens” que l’imam de la mosquée Sunna de Brest était “inquiété” et “poursuivi dans une procédure judiciaire”, assurant par ailleurs que sa mosquée avait été fermée.

L’activité économique de l’imam ciblée par les enquêteurs

Une perquisition administrative a en effet eu lieu dans cette mosquée de la périphérie de Brest en novembre 2015, quelques jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, mais elle n’a toutefois donné lieu à aucune interpellation, et le lieu n’a jamais été fermé.

>> À lire sur France 24 : “Dissoudre les mosquées radicales, une mesure qui pose de nombreuses questions”

L’enquête viserait l’activité économique de l’imam, selon le quotidien breton, dans la mesure où ses propos concernant la musique ou le statut de la femme ne tombent pas sous le coup de la loi. Seraient ainsi visés les dons reçus pour financer l’école coranique qui devrait ouvrir dans les semaines à venir sur le site de la mosquée, les revenus de ventes en ligne ou générés par les vidéos postées sur Internet, ou encore l’activité de voyagiste de l’imam. Ce dernier n’était pas joignable dans l’immédiat mercredi après-midi.

Le jeune prédicateur Rachid Abou Houdeyfa est à l’origine de nombreuses vidéos qui ont à plusieurs reprises fait polémique sur les réseaux sociaux en raison des propos intégristes qu’il y tient. Il y a plus d’un an, il avait provoqué de nombreuses réactions après en avoir diffusé une dans laquelle on le voyait expliquer à des enfants que celui qui écoute de la musique risque d’être transformé en porc. Face à l’avalanche de réactions, l’imam avait affirmé que ses propos n’étaient pas à prendre au premier degré.

Avec AFP

Première publication : 04/05/2016

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Le conseil d’administration de Renault a maintenu la rémunération de son PDG contre l’avis de l’assemblée des actionnaires. Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron, en colère, menace de recourir à la loi. Mais laquelle ?

C’est un passage en force qui ne passe pas. La décision du conseil d’administration de Renault de verser à son PDG, Carlos Ghosn, une rémunération de 7,25 millions d’euros annuels contre l’avis de l’assemblée générale des actionnaires met Bercy en émoi. Les critiques sont d’autant plus vives que Carlos Ghosn cumule son salaire chez Renault avec celui de patron de Nissan, pour un total d’environ 15 millions d’euros en 2015.

Le ministre de l’Économie Emmanuel Macron a attendu la séance des questions au gouvernement mardi 3 mai pour se faire menaçant. Il a demandé au conseil d’administration de Renault de tirer “toutes les conséquences” du vote des actionnaires sans quoi il envisage de recourir à l’arme législative.

Le dernier mot aux actionnaires ?

Il ne lui reste, en effet, que la loi pour agir. L’État, qui détient 19 % du capital de Renault, a renoncé en décembre à son droit de vote double (qui permet de bloquer une décision du conseil d’administration) sur les questions non stratégiques, ce qui inclut la fixation de la rémunération du PDG.

Mais Emmanuel Macron n’a pas précisé comment la loi pourrait changer la donne. Le candidat à la primaire des Républicains Bruno Le Maire a donné une piste : “sur les salaires des patrons, je souhaite que les décisions des assemblées générales des actionnaires deviennent contraignantes”, a-t-il déclaré mercredi sur France Info. Les actionnaires de sociétés du CAC 40 n’ont, depuis 2013, que le droit de donner un avis consultatif sur les rémunérations des dirigeants.

L’épisode du salaire de Carlos Ghosn a montré les limites de ce système. Le conseil d’administration a entériné la hausse du salaire du PDG de Renault quelques heures seulement après que l’assemblée des actionnaires a voté contre à 54 % vendredi 29 avril. Même Pierre Gattaz, le patron du Medef, s’est déclaré “gêné” et “très surpris” par la rapidité de la décision du conseil d’administration.

Le pouvoir du “name and shame”

Rendre contraignantes les décisions des assemblées d’actionnaires n’est pas non plus la panacée. “Cela transformerait, sur la question de la rémunération, le conseil d’administration en simple chambre d’enregistrement”, souligne Sarah Guillou, spécialiste de l’économie industrielle à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Elle pense qu’une loi pourrait donner aux actionnaires le droit de “fixer une fourchette de salaire au sein de laquelle le conseil d’administration pourrait choisir la rémunération”.

Sans être parfaite, cette solution semble plus adaptée, selon Sarah Guillou, que les autres alternatives législatives. L’encadrement de la rémunération des dirigeants ou son plafonnement est risqué. “Dans le contexte de concurrence internationale, ce genre de mesure pourrait avoir comme conséquence d’éloigner les meilleurs dirigeants du marché français”, prévient-elle.

Reste à savoir si Emmanuel Macron veut réellement recourir à la loi. Sa sortie à l’Assemblée nationale pourrait n’être qu’une manière de faire pression sur le conseil d’administration. “Le ‘name and shame’ [dénoncer nommément pour faire honte] peut entraîner une meilleure autorégulation des entreprises”, assure Sarah Guillou. Comment ? “Si cela remet en cause les résultats financiers futurs, le conseil d’admnistration peut être poussé à agir”, affirme-t-elle. Les inégalités salariales pourraient affecter la productivité ou les consommateurs être tentés de boycotter les produits du groupe pour manifester leur mécontentement.

Première publication : 04/05/2016

L’élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai 2017, a annoncé le porte-parole du gouvernement, Stéphane le Foll, lors du compte-rendu du conseil des ministres. Les législatives auront lieu les 11 et 18 juin.

La prochaine élection présidentielle se tiendra les dimanches 23 avril et 7 mai 2017, tandis que les élections législatives auront lieu les dimanches 11 et 18 juin, a annoncé mercredi 4 mai le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll.

Les élections sénatoriales auront lieu le dimanche 24 septembre 2017, selon le calendrier présenté mercredi par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

Il s’agira l’an prochain de la dixième élection présidentielle au suffrage universel direct sous la Ve République, la onzième en comptant celle de 1958 assurée via des grands électeurs.

Si l’élection n’était remportée ni par François Hollande ni par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, elle donnerait lieu à l’élection du huitième président (hors intérim) sous la Ve République, cinq ans et un jour après la victoire de François Hollande le 6 mai 2012.

Avec AFP

Première publication : 04/05/2016

Le texte très contesté de la Loi travail a entamé mardi son marathon parlementaire à l’Assemblée nationale, qui a repoussé largement la motion de rejet préalable du projet défendu par la ministre Myriam El Khomri.

Après des semaines de contestations contre le projet de Loi travail, la ministre Myriam El Khomri a présenté son texte mardi 3 mai devant l’Assemblée nationale, tandis que des rassemblements étaient organisés non loin de l’Hémicycle, placé sous haute surveillance.

Le texte, qui réforme notamment tout un pan du Code du travail et renforce le rôle des accords d’entreprises, a été soumis à un premier test avec des votes sur les motions de rejet et de renvoi en commission des députés Les Républicains. Les deux ont été largement repoussées en fin de journée, malgré l’ajout des voix du Front de gauche à celles de la droite, tandis que nombre de frondeurs socialistes n’ont pas pris part à ces scrutins.

Précisément, seuls 105 députés (LR, UDI, Front de Gauche, un apparenté PS, une écologiste) ont voté en faveur de la motion de rejet qui avait été présentée par Jean-François Copé, tandis que 200 se sont prononcés contre (PS, radicaux de gauche et une grande majorité des écologistes). Sept se sont abstenus, dont quatre écologistes, au nombre desquels l’ancienne ministre Cécile Duflot, ou l’ex-socialiste Pouria Amirshahi.

Jean-François Copé, qui défendait la première motion, a dénoncé les “reculades” du gouvernement aboutissant à une “loi CGT, Unef, Nuit debout” qui “rigidifie” le Code du travail.

Orateur du Front de Gauche, Nicolas Sansu a justifié le vote de son groupe par la volonté de se servir de cette motion de droite comme d’un “vecteur de notre demande de retrait” du texte. Le Front de gauche n’avait pu déposer sa propre motion sur un texte jugé de “régression sociale”, en raison de sa représentativité moins importante, selon son chef de file, André Chassaigne.

Vote global prévu le 17 mai

Toute la soirée a été consacrée à la discussion générale sur le texte, avec les interventions d’une trentaine de députés de tous bords, majoritairement critiques. Les parlementaires entreront dans le vif des articles mercredi en milieu d’après-midi.

Le projet de loi “visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs”, dite loi El Khomri, a été remanié avant même sa présentation, reportée de deux semaines, en Conseil des ministres en mars, puis il a été retouché en commission début avril. Le vote global est prévu le 17 mai.

Lundi, le rapporteur de la loi, Christophe Sirugue (PS), estimait qu’il manquerait près de 40 voix à gauche pour que la loi soit adoptée, tandis que la droite et le Medef jugent que le texte a été vidé de sa substance par rapport à sa première version.

Tout indique que le gouvernement devra faire de nouvelles concessions pour obtenir une majorité. À moins qu’il n’opte pour l’article 49.3 de la Constitution qui permet au Premier ministre d’engager sa responsabilité pour imposer sa volonté au Palais Bourbon, même si ce n’est pas un “choix privilégié” indiquait mardi matin Manuel Valls

Avec AFP

Première publication : 04/05/2016

Des violences ont éclaté mercredi matin entre des policiers et des manifestants hostiles à l’évacuation des migrants occupant le lycée parisien Jean-Jaurès. Le tribunal de la ville avait récemment ordonné une expulsion “sans délai”.

Des heurts ont opposé mercredi 4 mai, à l’aube, des manifestants et des policiers venus évacuer des migrants occupant le lycée Jean-Jaurès, dans le nord-est de Paris. La police a utilisé du gaz lacrymogène, vers 6 h 20, pour disperser plusieurs dizaines de manifestants qui bloquaient l’entrée de l’établissement, dans le XIXe arrondissement de la capitale. Des protestataires, dont certains étaient masqués et cagoulés, ont répondu par des jets de projectile.

Face à face sous fond de lacrymo #Pyrénées#JeanJaures#lyceejeanjaures#migrants#politique via @ReportageFIpic.twitter.com/htD4LFLpxv

— Jérôme PASANAU (@JeromePasanau) 4 mai 2016

Les manifestants ont ensuite été contenus par les CRS pendant plus d’une heure dans la rue Clavel, dont les accès étaient bloqués à la circulation ainsi qu’aux piétons. Aux environs de 9 heures, alors que la situation s’était quelque peu apaisée, les migrants ont finalement été emmenés dans des cars de police, sous les cris de plusieurs dizaines de manifestants massés au croisement des rues de Belleville et Pyrénée, scandant : “Solidarité avec les réfugiés !” Sur un car, on pouvait lire l’inscription taguée au feutre : “Autoroute vers la guerre”.

#jaures, les évacuations de migrants de l’ecole Jean Jaures se poursuivent sous les cris des manifestants pic.twitter.com/32YHJbLMdA

— Frederic_RT France (@fredericschne15) 4 mai 2016

Le lycée avait été investi dans la nuit du 21 au 22 avril par 150 migrants de 14 nationalités différentes. Parmi eux, notamment des Afghans, des Yéménites, des Soudanais, des Érythréens et des Somaliens, rejoints depuis par plusieurs dizaines d’autres. La plupart de ces migrants venait du campement sauvage situé sous le métro aérien de la station Stalingrad (nord-est de Paris), plusieurs fois démantelé.

Les CRS ont investi le lycée Jaures. Portes brisees, pleurs puis silence. Nego en cours avec collectif #lachapelledebout#lyceejeanjaures

— ChristelleBertrand (@ChriBertrand) 4 mai 2016

Le tribunal administratif de Paris avait ordonné vendredi 29 avril l’évacuation du lycée “sans délai”. “Il est enjoint à tous les occupants sans droit ni titre de libérer sans délai le lycée Jean Jaurès sis 7-9 rue Clavel à Paris”, avait statué la justice, saisie par le Conseil régional d’Île-de-France.


Avec AFP

Première publication : 04/05/2016