Archive for May 14th, 2016

Sous le regard de milliers de curieux, l’Harmony of the Seas, plus grand paquebot de croisière au monde, a quitté son berceau de Saint-Nazaire. Il va désormais parcourir les mers pour l’Américain Royal Carribean Cruises (RCCL).

Le paquebot ‘Harmony of the seas’, le plus gros navire de croisière au monde, a quitté dimanche 15 mai à la mi-journée la ville de Saint-Nazaire où il a été construit pour Southampton, devant plusieurs dizaines de milliers de curieux.

Capable d’embarquer jusqu’à 6 360 passagers et 2 100 membres d’équipages, soit l’équivalent d’une petite ville, ce monstre des mers a pris le large aux alentours de 13h45, aidé de deux remorqueurs, suivi depuis le littoral par près de 70 000 personnes, selon la mairie, mais aussi en mer par des dizaines d’embarcations de tous types, et dans les airs.

#harmonyoftheseas#saintnazaire today ! pic.twitter.com/wMrzm6jQ1l

— Le Bigorneau (@le_bigorneau) 15 mai 2016

Après avoir fait retentir une première fois sa corne de brume, le navire, long de 362 mètres et large de 66 mètres, est sorti en marche arrière, puis a pivoté dans le chenal une vingtaine de minutes plus tard, en direction de l’océan. Sur la jetée, les spectateurs observaient le spectacle dans un silence quasi religieux, agitant des mouchoirs blancs ou sortant leurs appareils photos pour immortaliser ce moment.

>> À (re)lire sur France 24 : “Le plus grand paquebot du monde en construction à Saint-Nazaire”

Un monstre des mers

Le’Harmony of the seas’ avait été officiellement remis jeudi à son propriétaire, l’armateur américain Royal Caribbean International (RCI), une filiale du groupe RCCL qui exploite déjà 24 navires dans le monde. Sur ce bateau, qui a coûté un milliard d’euros au croisiériste américain, plus de 66 000 m² sont dédiés à la restauration et au divertissement. On y trouve notamment le plus grand toboggan en mer, un terrain de basket, une tyrolienne, un mini-golf, des simulateurs de surf, une rue commerçante, un jardin extérieur, un casino, un théâtre…

Après une croisière inaugurale au départ de Southampton, le paquebot battant pavillon des Bahamas doit rejoindre ensuite son port d’attache, Barcelone, pour entamer ses croisières d’une semaine en Méditerranée, où il sera exploité jusqu’à fin octobre, avant d’être repositionné dans les Caraïbes.

Avec AFP

Pour voir le diaporama sur votre smartphone, cliquez ici

Première publication : 15/05/2016

Quelques jours après les accusations de harcèlement visant le député et ex-Vice-président de l’Assemblée nationale, Denis Baupin, 17 anciennes ministres françaises, de gauche comme de droite, déclarent que la loi du silence n’est plus possible.

Dans un appel publié dans Le Journal du Dimanche du 15 mai, 17 anciennes ministres françaises ont décidé de briser la loi du silence. ” Nous ne nous tairons plus “, annoncent ces femmes politiques en une du journal en assurant qu’elles dénonceront désormais “systématiquement toutes les remarques sexistes, les gestes déplacés, les comportements inappropriés”.

“Nous nous sommes engagées en politique pour des raisons diverses, nous défendons des idées différentes, mais nous partageons la volonté que le sexisme n’ait pas sa place dans notre société”, déclarent-elles dans les pages du journal. Elles poursuivent : “nous demandons à nos partis et à nos groupes politiques de vérifier si de tels actes ont été commis et, si tel a été le cas, d’aider les victimes à faire éclater la vérité”.

Cet appel a été signé par des femmes politiques de tous horizons : de la communiste Michèle Demessine à la présidente Les Républicains (LR) de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, en passant par la socialiste Élisabeth Guigou, l’écologiste Dominique Voynet, l’ancienne ministre Roslyne Bachelot, et la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde.

“L’impunité, c’est fini. Nous ne tairons plus.”#levonslomerta#Baupin#JDDhttps://t.co/5dL7a7ISR0pic.twitter.com/xUVyaayEr8

— Aurore Bergé (@auroreberge) 14 mai 2016

“Les lois ne sont pas suffisamment appliquées”

Leur prise de position fait suite aux accusations lancées par des élues et responsables d’Europe Ecologie-Les Verts contre le député et ex-Vice-président de l’Assemblée nationale Denis Baupin, qui ont dénoncé des gestes déplacés assimilables à du harcèlement ou à des agressions sexuelles.

“Aujourd’hui, l’arsenal judiciaire existe mais les lois ne sont pas suffisamment appliquées, déplorent les signataires. Le code du travail protège la salariée mais il n’est pas respecté. Peu de femmes portent plainte et très peu de plaintes débouchent sur des condamnations”.

“Plusieurs pistes doivent être étudiées”, assurent-elles, en citant notamment l'”allongement des délais de prescription en matière d’agressions sexuelles, la possibilité pour les associations compétentes de porter plainte en lieu et place des victimes, la fin de la correctionnalisation des viols”, ou bien encore l'”instruction donnée aux parquets de poursuivre systématiquement en cas de harcèlement”.

Avec AFPet Reuters

Première publication : 15/05/2016