Vol d’EgyptAir : des débris de l’avion retrouvés en Méditerranée

Vol d’EgyptAir : des débris de l’avion retrouvés en Méditerranée

Les premiers débris de l’avion d’EgyptAir reliant Paris au Caire ont été retrouvés vendredi en Méditerranée, selon les autorités grecques qui participent aux recherches.

L’armée égyptienne a retrouvé en Méditerranée des effets personnels de passagers et des débris de l’Airbus A320 d’EgyptAir disparu jeudi 19 mai.

Plus de 36 heures après le drame, “des avions et des navires” militaires ont localisé “des effets personnels des passagers et des débris de l’appareil à 290 km au nord d’Alexandrie”, a annoncé l’armée égyptienne, confirmant que l’appareil s’était abîmé en mer avec 66 personnes à bord. “Les recherches se poursuivent et nous sommes en train de retirer de l’eau tout ce que nous trouvons”, a-t-elle ajouté.

Selon le ministre grec de la Défense Panos Kammenos, les premiers débris retrouvés sont un “membre humain, deux sièges et une ou plusieurs valises”. Dans une brève conférence de presse, le ministre a précisé que ces informations lui avaient été fournies par les autorités égyptiennes, qui coordonnent les recherches autour du point de chute présumé de l’avion, disparu entre l’île de Crète et les côtes égyptiennes.

Toujours pas de revendication

Grâce à ces premiers débris, les autorités espèrent comprendre comment le vol MS804 a brusquement disparu des écrans radar alors qu’il survolait, sans problème apparent et dans un ciel clair, la Méditerranée orientale.

L’hypothèse d’un attentat est sérieusement envisagée par l’Égypte et les experts en raison de l’absence totale de message de détresse émis par l’équipage avant la chute brutale de l’appareil. Si certains responsables ont évoqué la piste du terrorisme jihadiste, sept mois après l’attentat à la bombe qui a coûté la vie aux 224 passagers et membres d’équipage d’un avion russe qui venait de décoller d’Égypte, aucune revendication n’a pour l’instant été formulée.

“Toutes les hypothèses sont examinées mais aucune n’est privilégiée, car nous n’avons absolument aucune indication sur les causes”, a déclaré pour sa part vendredi matin le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault sur la chaîne de télévision France 2.

Trois inspecteurs du bureau enquêtes et analyse de l’aviation civile (BEA) et un expert d’Airbus sont arrivés en début de journée au Caire pour coopérer avec les enquêteurs

égyptiens. Conformément aux règles internationales en la matière, la responsabilité de l’enquête sur les causes du crash relève de l’Égypte mais la France y est associée, tout comme les États-Unis, pays d’origine des réacteurs de l’Airbus.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 20/05/2016

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