Archive for May 23rd, 2016

Six mois après les attentats qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés à Paris, les rescapés et les proches des victimes sont reçus mardi par les juges chargés de l’enquête.

Les juges chargés de l’enquête sur les attentats du 13 novembre vont recevoir, à partir de mardi 24 mai, un millier de rescapés et de proches des victimes. Une première rencontre qui pourrait s’avérer “frustrante” pour eux, alors que le suspect-clé, Salah Abdeslam, refuse pour l’instant de parler.

Les premières victimes ou leurs proches sont arrivés à l’École militaire, à Paris, peu avant 13 h, devant les objectifs des médias, pour une réunion sur les attaques jihadistes qui ont visé le 13 novembre les terrasses de cafés et restaurants parisiens et le Stade de France. Deux autres sessions seront consacrées mercredi et jeudi à la tuerie du Bataclan. Il y aura un compte rendu de l’avancée de l’instruction, mais aussi un temps de questions-réponses.

Ecole militaire, les familles des victimes arrivent, convocation à la main, pour rencontrer les juges. #13novembrepic.twitter.com/OKCr4JZpDP

— Cécile Bouanchaud (@CBouanchaud) 24 mai 2016

“Ces trois journées participent au processus de reconstruction, car on met des mots sur ce qui s’est passé”, a estimé la secrétaire d’État chargée de l’Aide aux victimes, Juliette Méadel. Face à un risque de “flambée traumatique” et de résurgence de “souvenirs douloureux”, “des psychiatres et des médecins urgentistes” sont sur place, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

“La rencontre en elle-même est importante. Elle est symbolique”, a aussi expliqué l’avocate Samia Maktouf, qui représente 17 victimes. “La demande des familles, c’est d’abord qu’on les comprenne, qu’on les considère, qu’on les respecte.”

Des familles en attente de réponses

Les proches des 130 morts et environ 350 blessés “attendent d’être reconnus avec un statut de victimes”, dit encore Jean Reinhart, qui défend pour sa part 75 parties civiles.

Ces dernières espèrent aussi obtenir des réponses de la part des six magistrats instructeurs chargés du dossier, accompagnés pour ces rencontres de trois représentants du parquet. “On aimerait que les juges nous disent si on a des chances de monter plus haut” dans la chaîne de responsabilités, jusqu’aux commanditaires, explique ainsi Gérard Chemla, qui représente entre 70 et 80 victimes.

Certaines parties civiles souhaitent également des précisions sur le chemin emprunté par les djihadistes présumés avant les attentats, et les suites judiciaires prévisibles. Comment Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel présumé des attaques, a-t-il notamment pu revenir le soir même sur “les scènes de crime” et ne pas être inquiété ?

D’autres souhaitent connaître le sort réservé aux inculpés (plus d’une dizaine) détenus à l’étranger. La justice française a demandé à Bruxelles la remise de quatre suspects incarcérés en Belgique. Quand seront-ils “transférés en France” et “les personnes en prison en Autriche ou en Turquie” seront-elles “aussi réclamées par les juges”, s’interroge l’avocat Philippe Stepniewski.

Enfin, l’une des revendications des familles vient juste d’être comblée. Les rapports d’autopsie, qu’elles réclamaient jusque-là, ont finalement été versés à l’enquête. “Une des questions qui revient très souvent, c’est : ‘Est-ce que mon fils ou mon mari, ou mon frère a souffert ?'”, souligne en effet Samia Maktouf.

Des réunions comme celles-ci sont organisées dans le cadre d’enquêtes sur des catastrophes de grande ampleur comme le crash du vol Rio-Paris en 2009 ou des attentats comme celui de Karachi en 2002.

Avec AFP

Première publication : 24/05/2016

Alors que le bras de fer continue entre le gouvernement et les grévistes bloquant les raffineries françaises, le Premier ministre a réaffirmé son intention de “libérer” les sites occupés. Où se trouvent-ils ? Sont-ils tous à l’arrêt ?

Chacun campe sur ses positions. D’un côté, il y a la CGT, fer de lance d’un mouvement de contestation contre la Loi travail, qui a lancé il y a plusieurs jours un appel pour bloquer les raffineries françaises. Leur requête semble avoir été entendue : mardi 24 mai, le syndicat a indiqué que la totalité des huit sites du pays avaient voté la grève.

De l’autre côté, il y a le gouvernement, qui n’entend pas céder d’un pouce. Face aux grévistes, le Premier ministre Manuel Valls a répondu par la force. Mardi, une intervention des forces de l’ordre a été lancée à l’aude pour débloquer la raffinerie de Fos-sur-Mer, dans le sud de la France, occupée par des centaines de militants cégétistes depuis la veille.

Le chef du gouvernement a réaffirmé qu’il n’y aurait “aucun retrait de la Loi travail” et a promis que “d’autres sites seraient libérés”. Quelles sont les raffineries occupées ? Où se trouvent-elles ? Sont-elles toutes à l’arrêt ? Les précisions avec la carte ci-dessous.


Première publication : 24/05/2016

De passage à Paris, le grand imam de la mosquée du Caire Al-Azhar, principal centre théologique du sunnisme dans le monde, s’est rendu devant le Bataclan, pour rendre hommage aux victimes du 13-Novembre. Il y a prononcé une prière et lu un texte.

Cheikh Ahmed al-Tayeb, le grand imam de la mosquée du Caire Al-Azhar, principal centre théologique du sunnisme dans le monde, s’est rendu mardi 24 mai au Bataclan, où 90 personnes avaient été tuées lors des attentats du 13 novembre 2015.

Le Grand Imam d’Al Azhar, + haute autorité de l’islam sunnite, prie et lit un message devant le Bataclan pic.twitter.com/i0MUSBKrKq

— Armin Arefi (@arminarefi) 24 mai 2016

Le grand imam d’Al-Azhar, qui a effectué lundi une visite historique au Vatican pour rencontrer le pape François, s’est donné pour mission de renouveler la pensée islamique, sans en remettre en cause les fondamentaux, afin de contrer l’idéologie jihadiste.

L’Europa ferita al Bataclan oggi riceve un messaggio di pace e speranza dall’imam AlTayyeb con Andrea Riccardi pic.twitter.com/7OW6iVUq38

— Comunità Sant’Egidio (@santegidionews) 24 mai 2016

Première publication : 24/05/2016

Une vaste perquisition a eu lieu mardi dans les locaux de Google à Paris, dans le cadre d’une enquête pour fraude fiscale. La France réclame 1,6 milliard d’euros à l’entreprise américaine.

Des perquisitions ont eu lieu mardi 24 mai dans les locaux français de Google, à Paris. Le géant américain est visé par une enquête préliminaire, ouverte le 16 juin 2015, pour fraude fiscale aggravée et blanchiment en bande organisée de fraude fiscale aggravée.

Les perquisitions ont commencé à 5 h du matin. “Le Parquet national financier (PNF), assisté de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) et de 25 experts en informatique, a conduit ce jour des opérations de perquisition dans les locaux de la société Google à Paris”, peut-on lire dans un communiqué du parquet financier.

“L’enquête vise à vérifier si la société Google Ireland Ltd dispose d’un établissement stable en France et si, en ne déclarant pas une partie de son activité réalisée sur le territoire français, elle a manqué à ses obligations fiscales, notamment au titre de l’impôt sur les sociétés et de la taxe sur la valeur ajoutée”, ajoute le texte.

L’administration fiscale française réclame 1,6 milliard d’euros à Google, apprenait-on fin février de source proche du ministère français des Finances.

Sapin ne veut pas d’accord avec Google

Google, désormais filiale du groupe Alphabet, a par le passé assuré se conformer “aux législations fiscales de tous les pays dans lesquels l’entreprise opère”.

Le géant américain a annoncé fin janvier avoir conclu avec le fisc britannique un accord prévoyant le paiement de 130 millions de livres (172 millions d’euros) d’arriérés, couvrant les dix dernières années.

D’après le ministre français des Finances Michel Sapin, qui a exclu que le fisc français négocie de la sorte avec Google, les sommes concernées en France sont “bien supérieures” à celles qui ont fait l’objet d’un accord en Grande-Bretagne.

Avec AFPet Reuters

Première publication : 24/05/2016

La France donne ces jours-ci une bien piètre image d’elle même. Celle d’un pays bloqué qui, au fond, n’a guère changé dans ses structures bureaucratiques et politiques depuis les années 1970. Il est urgent de changer de logiciel politique.

Il faudrait relire le travail du sociologue français Michel Crozier (disparu en 2013) dont les titres de livres, publiés dans les années 1970, résument assez bien le diagnostic qu’il faisait des tares françaises : C’était justement (déjà) “La société bloquée”, ou bien “On ne change pas la société par décret”, formule qui est entrée dans le langage commun. Crozier y dénonçait déjà l’archaïsme de notre administration et l’impuissance de nos politiques à réformer la France dans une période de grands bouleversements.

Dans “L’acteur et le système”, il décortiquait les stratégies des organisations dédiées à l’action collective (syndicats par exemple) pour tenter de se faire entendre face à l’impossibilité de réformer dans la négociation, dénonçait l’arrogance des hauts fonctionnaires, formés dans les mêmes écoles, et dont les performances ne sont jamais évaluées, l’autoritarisme du politique, etc.

En 2016, on en est encore là. La loi travail dite “El Khomri” partait pourtant d’un constat de bon sens. Pour relancer réellement l’économie française qui n’est plus tirée par l’industrie ni la consommation de biens d’équipement “made in France”, mais par l’innovation, le pays doit améliorer sa compétitivité, et les entreprises gagner en souplesse.

Cela suppose qu’elles puissent détruire des emplois devenus obsolètes pour en créer de nouveaux, davantage tournés vers les aspirations des consommateurs et celles du marché mondialisé. Or, les jeunes générations veulent consommer moins, mais mieux (plus écologique notamment, plus “futé”). Il faudrait aussi redistribuer les revenus en leur faveur, alors qu’aujourd’hui, ce sont les retraités qui voient leur part dans revenu national augmenter. Cela nécessite de remettre à tout prix les jeunes au travail, et de lever les freins à leur embauche. Dans cette optique, remplacer la notion de sécurité de l’emploi par celle de sécurité des parcours professionnels (c’est-à-dire l’accompagnement des périodes de chômage par la formation) était essentiel, car la moitié des emplois de 2030 n’existent pas encore.

Sortir de l’impasse démocratique

Or, malgré le compromis passé avec la CFDT, principal syndicat réformiste, le gouvernement a échoué à faire adopter une version pourtant très allégée de son projet par une majorité de l’Assemblée Nationale. On a vu, fait inédit, une minorité de députés socialistes tenter de déposer une motion de censure contre le gouvernement qu’ils étaient censés soutenir.

Bien sûr, l’article 49-3 fait partie de l’arsenal constitutionnel, et a été utilisé par presque tous les gouvernements de la Ve République toutes tendances confondues. Il permet théoriquement au pouvoir exécutif de ne pas être éternellement esclave d’une obstruction du parlement.

Seulement, lorsqu’il ne s’agit plus juste d’un obstacle ponctuel sur un texte de loi (ou sur le budget), mais d’une opposition systématique, fondamentale, animée par une frange croissante de la majorité (les frondeurs) contre la ligne politique suivie (“la ligne social-libérale”) ; quand celle-ci est, par dessus le marché, en décalage total avec les engagements sur lesquels s’était fait élire le Président de la République il y a quatre ans ; quand celui-ci n’a plus le soutien que de moins de 20 % de l’opinion publique (d’ailleurs en désaccord avec le projet de loi en question), et qu’il lui reste à peine une année de mandat, il faut se rendre à l’évidence : Pour sortir de l’impasse démocratique qui empêche de gouverner, il faut que le pouvoir retourne devant les électeurs. Il peut le faire de deux façons : soit le Président (qui est l’arbitre du système) demande au peuple de se prononcer par référendum sur le projet de loi qui divise et, implicitement au moins, il met sa démission dans la balance ; soit il dissout l’Assemblée Nationale. Tel est l’esprit de nos institutions. Si le pouvoir ne s’y résout pas, c’est qu’il sait que le résultat lui serait fatal dans les deux cas et qu’il cherche à gagner du temps dans l’espoir d’un miracle économique et électoral – fort improbable d’ailleurs – dans l’année qui vient. Mais ce faisant, il place ses intérêts avant ceux de la France qui a un besoin urgent de ces réformes et d’un gouvernement jouissant d’une légitimité nouvelle pour les accoucher. De ce point de vue, on ne dira jamais assez combien fut tragique le gaspillage par François Hollande de ses deux premières années de mandat, celles où il est le plus facile de réformer (ou le moins difficile, dans le cas français).

Nous allons vivre dans ce climat d’affrontement et de violence pendant les semaines et peut-être les mois qui viennent. Entre deux clans qui cherchent à passer en force : le gouvernement avec le 49-3, sa police qui réprime brutalement les manifestations, et la CGT qui tente de prendre le pays en otage en s’en prenant aux transports publics et aux raffineries, et, derrière elle, les anarchistes et les casseurs qu’elle ne contrôle plus et qui veulent casser du flic. C’est affligeant, et au final, c’est la France qui recule, car le reste du monde ne l’attend pas.

Changer la “machine à décider”

Le mouvement “Nuit debout” qui, victime de son indigence intellectuelle, est en train de s’épuiser, a néanmoins réussi à attirer la mansuétude, sinon la sympathie car il indique qu’il y a dans la jeunesse une aspiration profonde à un bouleversement de la pratique politique. Les jeunes élites instruites de 2016 ne peuvent en effet plus accepter d’être dirigées d’en haut comme il y a quarante ans.

Il ne faut pas désespérer des hommes politiques. On peut encore en trouver, rares il est vrai, qui réfléchissent et portent le bon diagnostic. Malheureusement ce ne sont pas forcément ceux qui se destinent aux plus hautes fonctions. Prenez Thierry Mandon, secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur. Ce n’est pas une vedette médiatique, ni un poids lourd du gouvernement et c’est bien dommage.

Dans une interview au Journal du Dimanche, Thierry Mandon vient de parler d’or. Que dit-il ? En bon lecteur de Crozier, que notre système politique est complètement obsolète, à bout de souffle. Car, s’il n’a pas ou très peu évolué en un demi siècle, le pays c’est-à-dire ses habitants, eux, ont profondément changé. Ne serait-ce que la proportion de diplômés de l’Université qui a plus que doublé (de 20 % à 44%). D’où, d’abord cet insupportable sentiment de frustration face au chômage et à la précarité. Et puis, ces Français davantage instruits acceptent de moins en moins – à la différence leurs aînés – d’être gouvernés par le haut, et que leur vote, une fois tous les cinq ans, ait valeur de blanc-seing en les dépossèdant de leur participation au débat. C’est d’autant plus vrai que les corps intermédiaires (syndicats, parlement) représentent de moins en moins le pays réel, politiquement comme sociologiquement.

Face à des citoyens mieux informés et mieux armés pour appréhender la modernité et maîtrisant de mieux en mieux les outils numériques et les réseaux sociaux, le fonctionnement politique est daté, archaïque. Les universitaires, les chercheurs, plus nombreux, ne sont pas suffisamment écoutés dans le processus d’élaboration de la loi et des normes, les études d’impact sont bâclées, le processus d’élaboration et d’exécution des lois trop long, et la bureaucratie toute puissante. Conclusion : la plupart des lois qui s’en sortent sont inapplicables.

Thierry Mandon se prononce pour des lois votées “à l’essai” qui reviendraient devant le parlement pour être améliorées et pour un “spoil system” à la française : la majorité politique nouvellement élue changerait la haute administration pour y placer des hommes et des femmes qui partagent son agenda politique. Cela aurait pour conséquence d’éviter ces cabinets ministériels pléthoriques conçus pour déjouer les piège d’une bureaucratie intouchable qui n’en fait qu’à sa tête et s’y connaît pour démolir ce qui la défrise. Mandon plaide aussi pour changer le profil d’une partie des fonctionnaires qui viennent toujours des mêmes milieux et surtout sont passés par les mêmes écoles. Bref, estime-t-il, c’est toute la “machine à décider” qui est à revoir pour y associer davantage ce qu’on a parfois appelé “les forces vives”. Thierry Mandon y voit l’enjeu principal de l’élection présidentielle de 2017. Il pense que la gauche est mieux placée que la droite pour l’incarner car, dit-il, “n’importe quel Zorro des Républicains ira droit dans le mur”. Pas faux. Mais le système étant ce qu’il est, ne pouvant défendre ses idées lui-même et se lancer dans la course, il ne peut que faire un énième “rapport au Président de la République”, lequel, à supposer qu’il s’en inspire ne servira à rien à un Président qui, n’ayant rien fait pendant cinq ans, se trouve fort mal placé pour incarner cette mue démocratique.

Et nous voici donc condamnés à assister, médusés, à ces images d’un autre siècle de face à face musclés entre CRS et cégétistes devant les dépôts pétroliers, ou de voitures de police brûlées, dans un pays qui donne l’impression d’être figé dans son passé et, pire, de ne plus avoir toute sa tête.

Première publication : 24/05/2016

La raffinerie et le dépôt de carburants de Fos-sur-Mer, dont les accès étaient occupés depuis lundi par des militants de la CGT opposés à la loi Travail, ont été dégagés mardi par les forces de l’ordre.

Les accès au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) bloqués par des militants CGT dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail, ont été dégagés mardi 24 mai au matin par les forces de l’ordre, d’après une source syndicale.

“Les gardes mobiles sont arrivés vers 4h30 et ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour faire partir les militants”, a indiqué Olivier Mateu, secrétaire de la CGT des Bouches-du-Rhône. “Il y a eu une charge d’une violence inouïe”, a affirmé Emmanuel Lépine, secrétaire fédéral de la branche pétrole de la CGT.

“Environ quarante cars de CRS ont délogé le barrage que des militants de la CGT avaient érigé”, a-t-il ajouté, déclarant que des militants avaient été blessés. “Le secrétaire de l’Union locale et celui de l’union départementale ont été séquestrés pendant au moins deux heures à l’Union locale de Fos”, a encore indiqué Emmanuel Lépine.

Pénurie de carburant dans le Sud-Est

De son côté la préfecture affirme que les forces de l’ordre ont rencontré “une résistance importante” de plus de 200 militants cégétistes, allumant des feux de palettes et de pneus qui ont dû être maîtrisés.

Plusieurs centaines de militants CGT de différentes professions demandant le “retrait de la loi travail”, bloquaient depuis dimanche le plus important dépôt pétrolier de France, qui dessert les trois raffineries et le complexe pétrochimique de l’étang de Berre.

Les agents du Grand Port Maritime de Marseille (GPMM) et de sa filiale spécialisée dans le pétrole, Fluxel, ont également entamé lundi une grève reconductible à l’appel de la CGT.

>>À lire sur France 24 : “Loi travail : le ton montre entre le gouvernement et les grévistes des raffineries”

Les deux terminaux portuaires à l’arrêt de Fos-Lavéra desservent les raffineries voisines de l’étang de Berre, mais aussi les oléoducs qui alimentent celles de Feyzin (Rhône), de Cressier, en Suisse, et de Karlsruhe, en Allemagne.

Le blocage du port pétrolier et du dépôt de Fos-sur-Mer a entraîné une pénurie de carburant dans plusieurs centaines de stations du Sud-Est. Le gouvernement avait indiqué plusieurs fois lundi par le biais du Premier ministre, Manuel Valls, et du ministre des Finances, Michel Sapin, que les barrages sur les sites pétroliers seraient levés.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/05/2016