Archive for May 25th, 2016

De violents affrontements ont éclaté jeudi en fin d’après-midi à Calais entre des migrants afghans et soudanais. Un trentaine de migrants, cinq volontaires d’une association et un policier ont été blessés.

Une rixe a éclaté jeudi 26 mai en fin d’après-midi dans la jungle de Calais. Une trentaine de migrants, cinq volontaires d’une association et un policier ont été blessés au cours de violents affrontements qui ont commencé lors de la distribution des repas dans le centre d’accueil de jour Jules-Ferry.

Les incidents ont opposé environ 200 migrants afghans et soudanais. Une quinzaine de personnes ont été évacuées vers l’hôpital de Calais.

Fabienne Buccio, préfète du Pas-de-Calais, qui est venue sur place, a déclaré que “ce type de situation est déjà survenu, mais jamais à ce point”.

La violence des affrontements a nécessité l’intervention de 250 membres des forces de l’ordre, policiers et gendarmes pour ramener le calme. Cinq membres de l’association La Vie active, qui s’occupe de la gestion du centre Jules-Ferry, figurent au nombre des blessés.

La situation est revenue à la normale vers 18 h mais environ 70 pompiers sont restés sur place pour maîtriser des départs de feu au niveau des abris de la jungle, un bidonville qui abrite plusieurs milliers de migrants en quête d’un passage en Grande-Bretagne.

Avec AFPet Reuters

Première publication : 26/05/2016

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Des perquisitions ont été menées au siège de la filiale française de McDonald’s le 18 mai dernier. Le géant américain de la restauration rapide est soupçonné en France de blanchiment de fraude fiscale aggravé.

Des perquisitions ont été menées le 18 mai au siège de la filiale française de McDonald’s, visée par une enquête préliminaire pour blanchiment de fraude fiscale aggravé, selon des sources proches du dossier citées par Reuters jeudi 26 mai.

Une enquête préliminaire visant McDonald’s a été ouverte début 2016 en France à la suite d’une plainte déposée en décembre dernier par l’ancienne juge d’instruction Eva Joly, au nom du comité d’entreprise de McDonald’s Ouest parisien, a précisé une source judiciaire.

Lors de la perquisition, le 18 mai, “de nombreux documents ont été saisis”, indique cette source.

L’administration fiscale française réclame 300 millions d’euros à la filiale française de McDonald’s, soupçonné d’avoir dissimulé des revenus grâce à un montage financier passant par le Luxembourg et la Suisse, rapportait fin avril L’Express.

Selon le magazine, Bercy reproche à la chaîne de restauration rapide d’encaisser à l’étranger les redevances versées par les centaines de franchisés de McDonald’s en France afin de bénéficier d’une fiscalité plus avantageuse.

Joint par Reuters, McDonalds rappelle qu’il “s’est déjà longuement exprimé et qu’il n’y a rien à ajouter à ce stade”. En avril, interrogé par Reuters sur ces soupçons, McDonald’s s’était présenté comme “l’un des principaux contribuables français en matière d’impôt sur les sociétés”. “Depuis 2009, McDonald’s et ses franchisés se sont acquittés de 1,2 milliard d’euros d’impôts sur les sociétés, ont investi plus d’un milliard d’euros et créé plus de 10 000 emplois en France”, avait précisé le groupe dans un bref communiqué.

Avec Reuters

Première publication : 26/05/2016

Défilés à Paris et en province, sites pétroliers bloqués ou à l’arrêt, perturbations dans les ports et les centrales électriques : les opposants au projet de Loi travail multiplient les actions jeudi. Suivez la situation en direct.

• La France connaît, jeudi 26 mai, une nouvelle journée de contestation contre le projet de Loi travail, la huitième journée en deux mois et demi, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL.

• Six raffineries sur huit sont perturbées et plus de 4 000 stations d’essence en rupture totale ou partielle. L’État a également annoncé avoir utilisé trois jours de stocks stratégiques de produits pétroliers sur les 115 disponibles.

• La grève a été votée dans “toutes les centrales nucléaires” de France, au nombre de 19, pour jeudi, et 12 ont procédé à des baisses de production dans la nuit, a indiqué la CGT. Trois centrales thermiques sont par ailleurs déjà à l’arrêt.

• La Direction générale de l’aviation civile a recommandé aux compagnies de réduire leurs vols de 15 % à Orly, jeudi, en raison d’un préavis de grève de la CGT. À la SNCF, où les grévistes souhaitent surtout peser dans les négociations sociales du rail, le trafic était peu perturbé jeudi matin.

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Première publication : 26/05/2016

Défilés à Paris et en province, sites pétroliers bloqués ou à l’arrêt, perturbations dans les ports et les centrales électriques : les opposants au projet de Loi travail multiplient les actions jeudi. Suivez la situation en direct.

• La France connaît, jeudi 26 mai, une nouvelle journée de contestation contre le projet de Loi travail, la huitième journée en deux mois et demi, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL.

• Six raffineries sur huit sont perturbées et plus de 4 000 stations d’essence en rupture totale ou partielle. L’État a également annoncé avoir utilisé trois jours de stocks stratégiques de produits pétroliers sur les 115 disponibles.

• La grève a été votée dans “toutes les centrales nucléaires” de France, au nombre de 19, pour jeudi, et 12 ont procédé à des baisses de production dans la nuit, a indiqué la CGT. Trois centrales thermiques sont par ailleurs déjà à l’arrêt.

• La Direction générale de l’aviation civile a recommandé aux compagnies de réduire leurs vols de 15 % à Orly, jeudi, en raison d’un préavis de grève de la CGT. À la SNCF, où les grévistes souhaitent surtout peser dans les négociations sociales du rail, le trafic était peu perturbé jeudi matin.

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Première publication : 26/05/2016

Le chantier naval STX France de Saint-Nazaire a signé mercredi une lettre d’intention avec l’armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) pour la construction de trois nouveaux navires. Une commande d’environ 2,5 milliards d’euros.

C’est un nouveau succès pour le chantier naval STX France de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le constructeur a signé, mercredi 25 mai, une lettre d’intention avec l’armateur américain Royal Caribbean Cruises Ltd (RCCL) pour la réalisation de trois nouveaux navires, treize jours après lui avoir livré le plus gros paquebot du monde, “Harmony of the Seas“.

Ces trois navires supplémentaires, livrables en 2021 et 2022, représenteront au total, quand les financements seront bouclés, une commande d’environ “2,5 milliards d’euros” et “22 à 23 millions d’heures de travail”, a annoncé Laurent Castaing, directeur général de STX France.

“C’est une nouvelle formidable. C’est pour nous la concrétisation de la confiance d’un client alors même que nous venons de lui livrer un paquebot qui n’était pas facile à réaliser”, s’est-il félicité.

RCCL, qui a pris livraison le 12 mai de l'”Harmony of the seas”, le plus grand navire de croisière jamais construit, avec 362 mètres de long et 66 m de large, et qui fait déjà construire son frère jumeau à Saint-Nazaire pour sa filiale Royal Caribbean International (RCI), a ainsi mis une option sur un cinquième opus de la classe “Oasis”, livrable au printemps 2021.

Un immeuble? Non, l’Harmony of the seas, plus gros paquebot du monde, à Southampton – pic by @photogator96pic.twitter.com/efhVixRul7

— AFP Londres (@AFP_Londres) 23 mai 2016

>> À lire sur France 24 : “Le plus grand paquebot du monde en construction à Saint-Nazaire”

Le croisiériste américain est également prêt à commander deux nouvelles unités de la classe “Edge” pour sa marque Celebrity Cruises, livrables à l’automne 2021 et à l’automne 2022. Elles s’ajouteront aux deux premiers navires de grand standing, longs de 300 mètres et pouvant accueillir 2 900 passagers, actuellement en conception à Saint-Nazaire et qui doivent être livrés en 2018 et 2020.

Ces trois paquebots supplémentaires portent à neuf le nombre de commandes enregistrées depuis le début de l’année par STX France, après celles annoncées en février et en avril par l’armateur italo-suisse MSC, autre client historique des ex-Chantiers de l’Atlantique.

Avec cinq autres navires déjà inscrits au carnet de commandes, celui-ci “est très plein jusqu’à 2023 et plein jusqu’à 2026”, a-t-il poursuivi, n’excluant pas de faire “sous-traiter quelques blocs ailleurs en Europe” pour faire face au plan de charge et au manque de place dans ses ateliers de Saint-Nazaire.

‘Situation historique’

Ce carnet de commandes étalé sur dix ans va permettre “d’embaucher, investir, faire de la recherche et développement. On devrait sortir de cette période plus forts”, a affirmé Laurent Castaing.

Le chantier naval, qui emploie 2 600 salariés et fait travailler actuellement environ 5 000 sous-traitants sur son site de Saint-Nazaire, a procédé à 500 embauches en trois ans, au rythme de 150 à 200 par an, a rappelé son directeur général, promettant de “continuer en 2016 et 2017 pratiquement sur le même rythme”.

Pour Christophe Morel, représentant de la CFDT, cette “bonne nouvelle” résulte de l’accord de compétitivité signé début 2014 par une partie des syndicats, au moment où le chantier naval “était dans une situation difficile”. “On s’est engagés et aujourd’hui on voit qu’on en récolte les fruits. Les commandes nous tombent les unes derrière les autres”, a-t-il lancé.

“Le chantier démontre avec ce nouveau succès qu’il sait relever le défi de la compétitivité en poursuivant l’investissement et en restant à la pointe de l’innovation technologique et de l’architecture navale”, a déclaré le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, se réjouissant dans un communiqué de cette “situation historique et exceptionnelle pour STX France”.

Racheté en 2008 au Norvégien Aker Yards, STX France est détenu à 66,6 % par STX Europe (filiale du sud-coréen STX) et à 33,3 % par l’État français.

Avec AFP

Première publication : 26/05/2016

La fondation interconfessionnelle “The Appeal of Conscience” a annoncé mercredi que François Hollande était le lauréat de son prix “Homme d’État mondial” 2016. Il succède notamment à l’ex-président indonésien, accusé d’avoir orchestré un génocide.

Alors qu’il bat des records d’impopularité dans son pays, le président français, François Hollande, vient d’être couronné à New York pour son action politique. La fondation interconfessionnelle “The Appeal of Conscience”, a annoncé, mercredi 25 mai, que le chef d’État était le lauréat de son prix “Homme d’État mondial” 2016.

Ce prix “honore les dirigeants qui soutiennent la paix et la liberté, par la promotion de la tolérance, la dignité humaine et les droits de l’Homme, en défendant ces causes dans leur pays et en travaillant avec d’autres dirigeants mondiaux pour bâtir un avenir meilleur pour tous”, a précisé la fondation new-yorkaise dans un communiqué. “Le président Hollande sera reconnu pour son leadership dans la sauvegarde de la démocratie et de la liberté dans un moment d’attaques terroristes et pour sa contribution à la stabilité et la sécurité mondiales”, ajoute le communiqué.

Ce n’est pas la première fois que cette fondation décerne ce titre à un Français. Nicolas Sarkozy l’avait déjà reçu en 2008, un an après sa prise de fonction à la tête du pays. “The Appeal of Conscience” a également remis cette distinction au Premier ministre britannique, David Cameron, en 2015 et au président mexicain, Enrique Peña Nieto, en 2014.

Un prix controversé pour le président indonésien

En 2013, l’octroi du titre au président indonésien, Susilo Bambang Yudhoyono, avait créé une polémique. Loin d’être considéré comme un exemple en matière de leadership, le chef d’État avait été vivement critiqué pour son échec dans la protection des minorités en Indonésie, premier pays musulman au monde. Le dirigeant a également été accusé d’avoir orchestré un génocide dans l’ouest de la Papouasie.

“The Appeal of Conscience” est une organisation influente sur la scène politique aux États-Unis. […] Décerner le prix à Yudhoyono va donner une bonne image de cette organisation. Les intérêts du peuple indonésien ne sont absolument pas pris en compte”, avait dénoncé, en 2013, un activiste des droits de l’Homme, Choirul Anam, dans les colonnes du Jakarta Post.

La Fondation “Appeal of Conscience” a été fondée en 1965 par le rabbin Arthur Schneier et affirme “travailler au nom de la liberté religieuse et des droits de l’Homme partout dans le monde”. Elle remettra son “World Statesman Award” à François Hollande le 19 septembre 2016, lors de son 51e dîner annuel au Waldorf Astoria à New York.

Avec AFP

Première publication : 26/05/2016

Alors que le mouvement anti-Loi travail est entré dans une nouvelle phase en France, avec le blocage des raffineries de pétrole et des centrales nucléaires, les syndicats appellent, jeudi, à une huitième journée nationale de mobilisation.

Défilés à Paris et en province, sites pétroliers bloqués ou à l’arrêt, perturbations attendues dans les ports et les centrales électriques : les opposants au projet de Loi travail multiplient, jeudi 26 mai, les actions pour tenter de faire vaciller la détermination du gouvernement.

L’intersyndicale CGT-FO-Solidaires-FSU-Unef-Fidl-UNL appelle à une nouvelle journée nationale de mobilisation, la huitième depuis mars contre un projet de loi jugé destructeur pour les droits des salariés. Une neuvième est déjà programmée le 14 juin, avec un rassemblement unique à Paris.

La mobilisation a atteint des sommets le 31 mars : 390 000 manifestants selon la police, 1,2 million selon les organisateurs. Depuis, elle semblait décliner. L’affluence est toutefois repartie à la hausse le 19 mai (128 000 à 400 000 personnes).

>> À voir sur France 24 : “Loi travail : le pays au point de rupture ?”

Depuis la semaine dernière, la contestation se traduit aussi par des piquets de grève et le leader de la CGT Philippe Martinez a même appelé à “une généralisation de la grève”.

Raffineries et dépôts pétroliers sont désormais l’épicentre du mouvement. Mercredi, cinq raffineries sur huit étaient perturbées et plus de 4 000 stations d’essence en rupture totale ou partielle, selon une application mobile très utilisée par les automobilistes en quête de carburant.

Grève de 24 heures dans les centrales nucléaires

Face à ces blocages, le gouvernement a choisi la manière forte, envoyant, jeudi, à l’aube, les forces de l’ordre pour débloquer des dépôts. “Tout sera mis en œuvre pour assurer l’approvisionnement aux Français et à l’économie”, a promis François Hollande en Conseil des ministres, selon le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

La veille, l’État avait annoncé avoir utilisé trois jours de stocks stratégiques de produits pétroliers sur les 115 disponibles. L’acheminement du pétrole sera encore plus compliqué, jeudi, avec des arrêts de travail prévus dans “la plupart des ports”, à l’appel de la fédération CGT des ports et docks. “En réponse à la répression” lors du déblocage des accès au dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, le syndicat a prolongé son mouvement de 24 heures, jusqu’à vendredi. Des “initiatives territoriales” ont déjà perturbé ces derniers jours l’activité de plusieurs ports, à Saint-Nazaire, Lorient et Brest.

>> À voir sur France 24 : “Infographie : les huit raffineries françaises fonctionnent-elles encore ?”

Aux avant-postes dans les raffineries et les ports, la CGT a voulu propager le mouvement à un autre pôle stratégique : les centrales électriques. FO s’est associée en appelant électriciens et gaziers à marquer leur refus du projet de loi.

Au moins 16 des 19 centrales nucléaires ont voté la grève mercredi pour 24 heures et trois centrales thermiques étaient déjà à l’arrêt, selon la CGT.

Des perturbations à la SNCF et à Orly

Le mouvement provoque également des perturbations dans les transports. La SNCF connaît depuis mercredi son cinquième épisode de grève depuis mars, à l’appel de la CGT-Cheminots et de SUD-rail sur des revendications à la fois sectorielles et liées au projet de Loi travail.

Elle prévoit, jeudi, trois TGV sur quatre et quatre RER sur cinq en circulation, et en province, deux TER sur trois et six intercités sur dix. Mais avec environ 10 % de grévistes selon la direction, la mobilisation était plus faible mercredi que la semaine dernière.

Côté aérien, la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a recommandé aux compagnies de réduire leurs vols de 15 % à Orly jeudi, en raison d’un préavis de grève de la CGT, premier syndicat tous corps confondus dans l’aviation civile.

Mais face au mouvement social, le gouvernement reste inflexible. “La CGT ne fait pas la loi dans le pays”, a lancé Manuel Valls mercredi, à l’Assemblée nationale, excluant aussi bien le “retrait” du projet de loi que la “remise en cause” de son très contesté article 2, qui donne la primauté aux accords d’entreprises dans l’aménagement du temps de travail.

De son côté, la CFDT, principal soutien syndical au projet de loi, a estimé qu’un retrait serait “inacceptable”. “Hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements”, a déclaré son secrétaire général, Laurent Berger.

Quant à la CFE-CGC, qui réclame des modifications de la réforme plutôt que son retrait, elle s’est insurgée contre “la prise en otage et la paralysie de la France”, craignant qu’elles ne “torpillent” le début de reprise économique du pays.

Avec AFP

Première publication : 26/05/2016