Archive for May 27th, 2016

La foudre, qui s’est abattue samedi à Paris, a blessé une dizaine de personnes dont huit enfants, célébrant un anniversaire au parc Monceau. Certains d’entre eux sont grièvement blessés, selon les secours dépêchés sur place.

La foudre a frappé Paris. Une dizaine de personnes, dont au moins huit enfants qui fêtaient un anniversaire au parc Monceau, dans le VIIIe de la capitale, ont été blessées, dont plusieurs très grièvement.

Selon un porte-parole des pompiers de Paris, le commandant Eric Moulin, six enfants et un adulte sont dans un état grave, cinq autres victimes dont un adulte sont légèrement touchées. “On a trois enfants dont le pronostic vital est engagé, un adulte dont le pronostic vital est également engagé”, a-t-il dit à des journalistes sur place.

Une forte pluie s’est abattue sur le parc en milieu d’après-midi. “C’est en allant se mettre à l’abri, quand ils étaient encore à proximité d’un arbre, que la foudre leur est tombée dessus”, a expliqué le commandant Moulin. L’arbre n’est pas tombé, a-t-il souligné. Paris ne figurait pas parmi les zones placées samedi en alerte orange par Météo-France.

L’ “effet de pointe”

Selon le commandant Moulin, le bilan aurait pu être plus lourd si un pompier en congé et en civil, qui se trouvait à proximité, n’avait pas apporté immédiatement les premiers secours aux enfants les plus touchés. Cet officier, le commandant Pascal Gremillet, a déclaré à iTELE et BFMTV qu’il avait trouvé un des enfants en arrêt cardiaque et avait pu le ranimer en pratiquant la respiration artificielle.

Le plus souvent, la foudre atteint une personne isolée, mais il peut arriver que des groupes entiers soient touchés. Selon des spécialistes, le risque de foudroiement d’une personne peut se propager à ses voisins par une étincelle. Il ne faut jamais se mettre sous un arbre, car il attire la foudre, a souligné cet ingénieur météo. “C’est ce qu’on appelle un ‘effet de pointe’”, et, dans le cas du parc Monceau, “le sol était mouillé. La conduction a donc été encore plus forte”, a-t-il expliqué.

Une cellule médico-psychologique, mise à la disposition des familles, a été ouverte à Necker, a indiqué la préfecture de police.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/05/2016

La foudre, qui s’est abattue samedi à Paris, a blessé une dizaine de personnes dont huit enfants, célébrant un anniversaire au parc Monceau. Certains d’entre eux sont grièvement blessés, selon les secours dépêchés sur place.

La foudre a frappé Paris. Une dizaine de personnes, dont au moins huit enfants qui fêtaient un anniversaire au parc Monceau, dans le VIIIe de la capitale, ont été blessées, dont plusieurs très grièvement.

Selon un porte-parole des pompiers de Paris, le commandant Eric Moulin, six enfants et un adulte sont dans un état grave, cinq autres victimes dont un adulte sont légèrement touchées. “On a trois enfants dont le pronostic vital est engagé, un adulte dont le pronostic vital est également engagé”, a-t-il dit à des journalistes sur place.

Une forte pluie s’est abattue sur le parc en milieu d’après-midi. “C’est en allant se mettre à l’abri, quand ils étaient encore à proximité d’un arbre, que la foudre leur est tombée dessus”, a expliqué le commandant Moulin. L’arbre n’est pas tombé, a-t-il souligné. Paris ne figurait pas parmi les zones placées samedi en alerte orange par Météo-France.

L’ “effet de pointe”

Selon le commandant Moulin, le bilan aurait pu être plus lourd si un pompier en congé et en civil, qui se trouvait à proximité, n’avait pas apporté immédiatement les premiers secours aux enfants les plus touchés. Cet officier, le commandant Pascal Gremillet, a déclaré à iTELE et BFMTV qu’il avait trouvé un des enfants en arrêt cardiaque et avait pu le ranimer en pratiquant la respiration artificielle.

Le plus souvent, la foudre atteint une personne isolée, mais il peut arriver que des groupes entiers soient touchés. Selon des spécialistes, le risque de foudroiement d’une personne peut se propager à ses voisins par une étincelle. Il ne faut jamais se mettre sous un arbre, car il attire la foudre, a souligné cet ingénieur météo. “C’est ce qu’on appelle un ‘effet de pointe’”, et, dans le cas du parc Monceau, “le sol était mouillé. La conduction a donc été encore plus forte”, a-t-il expliqué.

Une cellule médico-psychologique, mise à la disposition des familles, a été ouverte à Necker, a indiqué la préfecture de police.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 28/05/2016

Emmanuel Macron a lancé, samedi, sa “grande marche”. L’initiative, qui vise à recueillir le sentiment des Français sur l’état du pays avant 2017, rappelle les “débats participatifs” lancés par Ségolène Royal dix ans plus tôt.

Et si Emmanuel Macron ne faisait finalement que reprendre les recettes de campagne de Ségolène Royal ? En donnant le départ de sa “grande marche”, samedi 28 mai, en direct sur Facebook, le ministre de l’Économie a lancé la première étape de la construction de la nouvelle “offre progressiste” qu’il entend proposer. Sa méthode est simple : faire du porte-à-porte pour aller “à la rencontre des Français” et établir un “diagnostic du pays” qui sera “le socle sur lequel nous allons construire notre action”.

Une méthode qui, comme Emmanuel Macron, se veut moderne, en rupture avec les pratiques des partis traditionnels, et qui, pourtant, rappelle les débats participatifs lancés par Ségolène Royal il y a près de dix ans.

>> À lire sur France 24 : “En s’emparant du symbole de Jeanne d’Arc, Macron ‘casse encore les codes'”

Avant de devenir la candidate du Parti socialiste (PS) à la présidentielle de 2007, l’actuelle ministre de l’Environnement avait elle aussi construit sa popularité auprès de l’opinion en se positionnant à la marge du PS, en le court-circuitant. Peu importe que les instances dirigeantes, rue de Solférino, aient produit un programme présidentiel approuvé dès le printemps 2006 par l’ensemble du parti et par ses candidats à la primaire censés s’y tenir, les propositions de Royal pour les Français devaient, selon elle, émaner des Français eux-mêmes. Ainsi était né le slogan de la “démocratie participative” et, avec lui, l’organisation des “débats participatifs” supposés constituer le vivier des propositions de la candidate socialiste.

“Le ‘Royalisme’ […] peut s’analyser comme une tentative de redéfinir symboliquement les relations entre représentants et représentés”, analysait un an après la présidentielle de 2007 le politologue Rémi Lefebvre, dans un article publié dans le magazine La Vie des idées. “Partant du diagnostic fondateur du discrédit du personnel et de la parole politiques, Ségolène Royal a très largement construit son offre […] sur la relation qu’elle a instaurée ‘personnellement’ avec les Français, sur son identité construite comme distinctive (inflation du ‘je’ dans ses énonciations, mise en scène permanente de sa ‘liberté’) et sur une nouvelle manière de ‘faire de la politique’ associant les citoyens ‘ordinaires’. Ce style censé restaurer la confiance a quasiment tenu lieu de projet.”

100 000 témoignages pour “construire le visage de cette France invisible”

Neuf ans plus tard, le ministre de l’Économie suit la même ligne. “On ne peut pas aujourd’hui construire un projet sans comprendre où en est le pays et on ne peut pas comprendre le pays à quelques-uns dans un bureau ou à quelques-uns qui se ressemblent”, a affirmé Emmanuel Macron, samedi matin, en s’adressant aux internautes sur Facebook. Si sa démarche vise à recueillir 100 000 témoignages de citoyens de tous horizons, le jeune ministre de 38 ans, dans son discours, a surtout insisté sur son intention de vouloir “redonner une voix à ceux qui n’en ont pas”, “construire le visage de cette France invisible” et “essayer de reconstituer l’intérêt général”.

Comme Ségolène Royal avant lui, Emmanuel Macron ne cesse également de mettre en avant sa liberté de ton, souvent en rupture avec le Parti socialiste ou avec le gouvernement auquel il appartient. Il n’a ainsi pas manqué de se démarquer du Premier ministre, notamment sur les racines du terrorisme, sur l’accueil des réfugiés ou sur la déchéance de nationalité. En prenant position sur des sujets aussi variés et aussi éloignés de son périmètre d’attribution, le ministre de l’Économie affirme son ambition politique et affine son discours, quitte à être accusé de ne pas jouer collectif. “Beaucoup voient en lui une forme de régénérescence de la vie publique, mais quand on est ministre, il faut être uniquement à cette tâche”, a encore averti Manuel Valls, samedi, dans Le Parisien. “C’est bien de faire du porte-à-porte. Que tout le monde fasse du porte-à-porte… mais dans les heures où on n’est pas ministre !”

Mais à en croire sa cote de popularité, nettement supérieure à celles du président François Hollande et du Premier ministre, ses petites phrases plaisent à un certain électorat. Lorsqu’il affirme, fin avril, sur Arte “la gauche aujourd’hui ne me satisfait pas”, il sait qu’il va créer la polémique chez les sympathisants et les encartés du Parti socialiste, mais qu’il sera peut-être entendu parmi les déçus du PS. Comme la candidate de la présidentielle de 2007, c’est bien au-dessus de la machine socialiste et des partis que veut se placer Emmanuel Macron.

Le flou demeure sur les intentions d’Emmanuel Macron pour 2017

Cette double stratégie – rupture avec les appareils politiques traditionnels et volonté affichée de vouloir donner la parole aux “invisibles” – a-t-elle une chance de succès ?

Contrairement à Ségolène Royal en 2007, Emmanuel Macron est loin de bénéficier de l’étiquette “proche des gens”. Ses détracteurs, en effet, le présentent volontiers comme un “banquier” coupé des réalités, en référence à sa précédente vie professionnelle qui lui a permis de faire fortune dans le monde de la finance.

Quant à la méthode choisie, il est bon de rappeler que les débats participatifs lancés par Ségolène Royal avaient aussi donné lieu à de vives critiques, la candidate socialiste étant accusée par de nombreuses voix de populisme ou de démagogie.

“On ne saurait être dupe de ces redéfinitions du lien électoral : elles relèvent à l’évidence de stratégies de réassurance du lien représentatif dont les professionnels de la politique gardent l’initiative, écrit ainsi Rémi Lefebvre en 2008 dans La Vie des idées. Les candidats ou les élus restent maîtres de la parole, des conditions de sa production et de l’usage qu’ils font de la contribution des électeurs.”

Contrairement à Ségolène Royal, Emmanuel Macron assure que toutes les étapes de la “grande marche” se feront dans la plus grande transparence, y compris la synthèse qu’il compte faire, à la fin de l’été, de ce recueil de témoignages. En revanche, il y a bien un point sur lequel il entretient le flou : sera-t-il candidat en 2017 ? Se mettra-t-il au service de François Hollande ? Pas question, pour l’heure, de dévoiler ses intentions. C’est donc sans réellement savoir pour quel candidat ils travaillent en vue de 2017, que les 14 000 bénévoles du mouvement “En marche !” iront frapper à la porte des Français.

Première publication : 28/05/2016

S’exprimant à l’issue d’une réunion à Matignon pour faire le point sur l’approvisionnement en carburants, perturbé par les grèves contre la Loi travail, Alain Vidalies assure que la “situation s’améliore” même si la crise n’est pas finie.

L’approvisionnement en carburants en France, perturbé par le mouvement de grèves contre la Loi travail, s’améliore mais la crise n’est pas encore terminée, a déclaré samedi 18 mai le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies. Il s’est exprimé à Matignon, à l’issue d’une réunion entre les professionnels du secteur pétrolier et des transports, les ministres concernés et le Premier ministre, Manuel Valls.

“La situation ce matin, c’est une situation qui s’améliore, une situation dans laquelle, dans certaines régions, nous sommes presque revenus à la normale”, a-t-il expliqué sur le perron de Matignon. “Dans d’autres régions, nous restons très attentifs mais on ne peut pas parler d’une crise qui est terminée”, a-t-il ajouté.

“Les interventions de déblocage continueront si nécessaire”

Le gouvernement entend donc faire le nécessaire pour garantir aux entreprises l’accès aux stocks de carburants dans les heures et les jours à venir, a-t-il poursuivi. “Les interventions de déblocage continueront si ça s’avère nécessaire […] et je pense que cet effort devrait nous permettre d’améliorer encore la situation dans les jours qui arrivent”, a conclu le secrétaire d’État aux Transports.

L’objectif de la réunion était de “faire le point sur la situation de l’approvisionnement en carburants, les actions entreprises et celles planifiées”. En France continentale, tous les dépôts pétroliers bloqués par des adversaires du projet de la Loi travail ont été libérés, à l’exception d’un seul (Gargenville dans les Yvelines), avait indiqué vendredi Alain Vidalies. En revanche, six des huit raffineries du pays étaient toujours à l’arrêt ou au ralenti.

La situation s’améliore à la pompe

Du côté des stations-service, la situation s’est améliorée depuis jeudi. Chez Total, un peu moins d’un tiers des 2 200 stations étaient en difficulté vendredi, contre 815 jeudi. Dans le nord-ouest, la préfecture de l’Eure signale une “très nette amélioration des stocks de carburants” avec “seulement 15 % des stations du département” fermées ou en difficulté d’approvisionnement, tandis que le préfet des Côtes-d’Armor a abrogé un arrêté qui restreignait la vente de carburants.

Mais les opposants à la Loi travail sont loin de baisser les bras. L’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL) a appelé “à poursuivre et amplifier les mobilisations”, avant la prochaine journée nationale d’action le 14 juin. En attendant, la grève a été reconduite jusqu’à lundi aux terminaux pétroliers du Havre (qui alimentent Orly et Roissy en kérosène). Mais le gouvernement a imposé un service minimum, permettant une reprise partielle des expéditions d’hydrocarbures.

Les vannes restent fermées dans les terminaux pétroliers de Marseille, où l’arrêt de travail des personnels a été prolongé jusqu’à mardi. Statu quo également à la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne), dont les salariés ont voté le prolongement de la grève jusqu’au 3 juin, et à celle de Donges, où la CGT a appelé à un arrêt de travail illimité jusqu’au retrait de la Loi travail. Au dépôt de Gargenville, le plus grand d’Île-de-France, les employés ont également voté la poursuite de la grève jusqu’au 3 juin.

Avec AFP

Première publication : 28/05/2016