Archive for June, 2016

Pour commémorer le centenaire de la bataille de la Somme, une cérémonie franco-britannique a eu lieu, cent ans jour pour jour après le début des combats. Un hommage placé sous le signe de l’Histoire, mais également marqué par le récent Brexit.

Ce sont 10 000 personnes qui ont participé, vendredi 1er juillet, à Thiepval, au pied de l’imposant monument franco-britannique, au centenaire du début de la bataille de la Somme. Il y a cent ans, jour pour jour, Français et Britanniques lançaient une grande offensive sur cette même terre pour tenter de percer le front allemand.


En quelques heures, près de 20 000 tommies ont perdu la vie, fauchés par les mitrailleuses ennemies. Cent ans après cette journée, la plus sanglante de l’histoire militaire britannique, certains de leurs descendants ont fait tout spécialement le voyage pour leur rendre hommage. Ils ont participé à un tirage au sort sur Internet pour obtenir le précieux carton d’invitation.

>> À lire sur France 24 : “Grande Guerre : les poilus français se sont aussi battus lors de la bataille de la Somme”

“Je suis ici car je me suis toujours intéressée à la Grande Guerre et aussi en souvenir de mon grand-oncle qui a été tué le 4 juillet 1916”, explique Paula Masters, une Anglaise, qui a fait le déplacement depuis le Hertfordshire (comté au nord de Londres) avec son mari. “Je sens que je ne vais pas pouvoir retenir mes larmes”, confie-t-elle avec beaucoup d’émotion, quelques minutes avant le début de la cérémonie.

À quelques mètres de là, Johan Little a aussi traversé la Manche depuis le Sussex (comté du sud de Londres) en mémoire de l’un des cousins de ses grands-parents, Perceval Easley, tombé durant la bataille de la Somme à seulement 19 ans. “C’est un honneur pour moi de pouvoir être ici aujourd’hui. J’ai eu de la chance d’être tiré au sort. Nous sommes là pour lui et pour tous les autres. C’est vraiment l’expérience d’une vie d’assister à ce centenaire”, souligne-t-elle avec fierté.

Paul et Johan Little sont venus honorer la mémoire d’un cousin Perceval Easley dont le nom est sur le monument. pic.twitter.com/wXNNtY3ALX

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

“Honorer un devoir de mémoire”

Dans les rangées, ce sont principalement des Britanniques qui ont pris place, mais quelques participants français n’ont fait que quelques kilomètres pour venir. Originaire du village voisin d’Albert, Didier Poirion a lui aussi été tiré au sort. Pour rien au monde il n’aurait manqué cette cérémonie. “À 14 ans, j’avais assisté au cinquantenaire. C’est une histoire très importante pour ma famille qui a toujours vécu ici. Après la guerre, mes grands-parents qui avaient été évacués ont retrouvé leur ferme en ruine”, raconte-t-il.

Didier Poirion vient de la ville voisine d’Albert. A 14 ans, il était déjà présent pour le cinquantenaire. pic.twitter.com/spu95kA7ed

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

Certains, comme Philippe Dubruelle, n’ont en revanche pas de lien familial avec ce passé. Cet habitant de la ville de Leers, près de Lille, est venu par passion pour la Grande Guerre : “Je m’intéresse depuis longtemps à cette période, dont la bataille de la Somme est un moment fort et assez méconnu en France. Être ici est une façon d’honorer un devoir de mémoire”.

Le Brexit s’invite à la cérémonie

Les combats de la Première Guerre mondiale sont dans tous les esprits en ce jour anniversaire, mais l’actualité est aussi très présente, une semaine après le vote en faveur du Brexit. Alors qu’il y a 100 ans, des centaines de milliers de Britanniques sont venus se battre en Europe, leurs descendants ont aujourd’hui choisi de quitter l’Union européenne.

Dans son message écrit pour cette cérémonie, le chef d’État français François Hollande, qui a présidé cette commémoration aux côtés du Premier ministre britannique David Cameron, n’a d’ailleurs pas manqué de souligner ce paradoxe : “Je veux rappeler que c’est l’idée européenne qui a permis de surmonter les divisions et les rivalités entre États, et qui nous a apporté la paix depuis 70 ans. Les soldats de Thiepval se battaient pour la paix et pour l’amitié entre les peuples”.

Mais pour la plupart ds Britanniques présents à cette cérémonie, pas question de mélanger présent et passé. “Parler du Brexit aujourd’hui n’est pas approprié”, estime Carol Nubbert, une Anglaise qui arbore une robe “coquelicot”, un clin d’œil au symbole britannique pour “honorer les soldats morts au combat. […] C’est juste de la politique, alors que nous sommes ici pour rendre hommage à tous ces jeunes qui ont été tués. C’est bien plus important”.

Carol et sa soeur Julie ont adopté la robe coquelicot. Ces Anglaises ont deux grand-oncles inscrits sur le monument. pic.twitter.com/myUv0mMNZc

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

Pour sa compatriote Suzanne Jones, l’évocation de la crise actuelle en Europe n’a pas non plus sa place en ce jour très particulier de recueillement. “Ce seront toujours les mêmes querelles !”, souligne-t-elle résignée. Très émue après la fin de la cérémonie, cette Anglaise préfère voir l’aspect positif de ces commémorations communes.

Suzanne et sa mère du Yorkshire ont adoré la cérémonie spécialement la fin avec la présence des écoliers. pic.twitter.com/w3C7KYCXnJ

— Stéphanie Trouillard (@Stbslam) 1 juillet 2016

“J’ai apprécié la présence de tous ces soldats de tous les pays qui ont participé à la Bataille de la Somme, mais ce que j’ai particulièrement aimé, c’est le rassemblement de tous ces jeunes dans le cimetière”, décrit-elle en faisant référence aux écoliers français et britanniques qui ont orné tous ensemble les tombes situées derrière le monument de Thiepval avec des gerbes de fleurs. “Alors oui, nous allons être séparés de l’Europe, mais dans le fond, nos pays ont plus de choses en commun que de différences !”

Première publication : 01/07/2016

Finis les sacs plastiques dans les commerces, bonjour à l’ouverture dominicale des grands magasins… Comme chaque 1er juillet, de nombreuses modifications vont affecter le quotidien des Français.

Sacs plastiques, véhicules polluants, contraception : voici les principaux changements attendus pour le 1er juillet 2016.

• Sacs plastiques

Les sacs en plastique à usage unique, délivrés en caisse, sont désormais interdits. La mesure s’applique à tous les commerces : supermarchés, mais aussi pharmacies, boulangeries, stations-service et les marchés.

Et dans six mois, en janvier 2017, une nouvelle étape sera franchie : les sacs et emballages en plastique délivrés en rayons pour emballer les denrées alimentaires seront également supprimés. Seuls les sacs “biosourcés” (avec une teneur en matière végétale comme l’amidon de pomme de terre ou le maïs) et compostables, pourront alors être utilisés pour ces usages.

Francis Vallat, Président Expédition 7ème Continent

• Véhicules polluants

Autre interdiction, à Paris cette fois : la circulation des véhicules les plus polluants, dont les voitures immatriculées avant le 1er janvier 1997 et les deux roues antérieurs à juin 1999. La règle sera valable en semaine, de 8 h à 20 h, dans Paris intramuros (hors bois et périphérique).

Selon la Ville, la mesure touchera quelque 10 000 véhicules, toutes catégories confondues, sur les quelque 600 000 qui circulent chaque jour dans Paris.

• Vignettes automobiles

Les automobilistes pourront obtenir à partir du 1er juillet un “certificat qualité de l’air”, une pastille de couleur correspondant au niveau d’émission de leur véhicule, qu’ils devront apposer sur le pare-brise. Les véhicules les plus anciens – voitures immatriculées avant le 31 décembre 1996 – ne pourront pas obtenir de certificat.

Les villes qui le souhaitent, comme Paris, pourront alors s’appuyer sur ce système pour moduler la circulation, afin de lutter contre la pollution de l’air.

• Contraception

Après la gratuité de la contraception en 2013 pour les 15-18 ans, c’est désormais l’ensemble du processus médical pour l’accès à la contraception (consultation médicale, examens biologiques etc.) qui devient gratuit et anonyme.

• Tiers payant

Première étape de la généralisation du tiers payant, prévue par la loi santé : les patients couverts à 100 % par la sécurité sociale (personnes atteintes d’une maladie de longue durée, femmes enceintes) pourront demander à bénéficier du tiers payant (dispense d’avance de frais), qui deviendra “un droit” pour tous ces patients à partir du 31 décembre. Pour les autres assurés, le tiers payant sera déployé à partir de janvier 2017 et obligatoire à partir du 30 novembre 2017 pour la partie sécurité sociale.

• Ouverture dominicale

Dimanche 3 juillet, le BHV-Marais (groupe Galeries Lafayette) sera le premier grand magasin parisien à ouvrir tous les dimanches dans le cadre de la loi Macron d’août 2015 créant les zones touristiques internationales. L’enseigne dispose depuis début mai d’un accord sur les ouvertures dominicales, signé par SUD-Solidaires BHV et la CFE-CGC.

Les grands magasins du boulevard Haussmann, les Galeries Lafayette et le Printemps, seront ouverts trois dimanches en juillet mais au titre des dimanches dits “du maire”.

• Sites collaboratifs

Les plateformes collaboratives, comme Airbnb ou Drivy, seront contraintes d’envoyer à leurs utilisateurs un relevé annuel des revenus générés par l’utilisation de leurs services, sous peine d’une amende de 10 000 euros. Les utilisateurs de ces plateformes ont en effet l’obligation de déclarer ces revenus à l’administration fiscale.

• Compte pénibilité

Les six derniers facteurs de pénibilité (postures pénibles, manutentions manuelles de charges, agents chimiques, vibrations mécaniques, températures extrêmes et bruit) entrent en vigueur, au grand dam du patronat qui les juge “inapplicables”. Dix facteurs de pénibilité au total ont été retenus.

Les entreprises auront à déclarer début 2017 les salariés concernés, qui engrangeront des points sur leur compte pénibilité pour partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel sans perte de salaire.

• Fonctionnaires

Après six ans de gel, le point d’indice qui sert à calculer la rémunération des 5,4 millions de fonctionnaires sera revalorisé. Décidée en mars par le gouvernement, cette mesure interviendra en deux fois : à hauteur de 0,6 %, le 1er juillet et de 0,6 %, le 1er février 2017.

Avec AFP

Première publication : 01/07/2016

Au cœur d’un scandale de pédophilie dans son diocèse, l’archevêque de Lyon, Philippe Barbarin, a voulu se montrer sévère, jeudi, en révoquant quatre prêtres de leur ministère et en édictant des mesures très fermes pour écarter de futurs fautifs.

Le cardinal de Lyon, Philippe Barbarin, a annoncé jeudi 30 juin avoir relevé de leur ministère quatre prêtres pour des faits de pédophilie. Le Primat des Gaules, l’une des personnalités les plus influentes de l’Église, semble enfin répondre concrètement aux vives critiques dont il fait l’objet pour sa tolérance à l’égard des ecclésiastiques coupables. “D’autres ont fait l’objets de mesures d’accompagnement particulier”, a-t-il écrit dans un communiqué, précisant que tous les cas sont “connus de l’autorité judiciaire”.

Le diocèse rappelle que les nouvelles normes en matière de lutte contre les abus sexuels prévoient que “tout prêtre ayant commis des faits d’agressions sexuelles sur mineurs, quelle que soit la date des faits et la date de découverte de ces faits, se verra définitivement écarté de tout ministère”. De la même façon, tout prêtre extérieur accueilli à Lyon devra fournir une attestation de ses supérieurs indiquant qu’il n’a pas d’antécédents en matière d’abus sexuels.

>> À lire sur France 24 : “Affaire Barbarin : ‘Le cardinal a été traîné dans la boue’, selon son avocat”

Le père Preynat, qui est à l’origine de l’affaire, a été mis en examen le 27 janvier dernier pour des agressions sexuelles sur de jeunes scouts dont il avait la charge entre 1986 et 1991. Philippe Barbarin est, lui, visé par plusieurs plaintes de victimes de ce prêtre qui lui reprochent d’avoir fermé les yeux et ne pas avoir dénoncé les faits à la justice.

Le cardinal a été entendu le 8 juin pendant plus de dix heures par la police dans le cadre d’une enquête pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs et mise en danger d’autrui à la suite de cette affaire. La justice doit se prononcer sur son cas après le 18 juillet sur la possibilité de poursuites.

>> À lire sur France 24 : “Pédophilie dans le diocèse de Lyon : un ‘Spotlight’ à la française ?”

Avec Reuters

Première publication : 01/07/2016

Il y a cent ans, jour pour jour, débutait la bataille de la Somme. Pendant près de cinq mois, Français et Britanniques s’y sont battus côte-à-côte. Un siècle après, le président français et la famille royale britannique honorent ce souvenir.

Le 1er juillet 1916, Français et Britanniques déclenchaient une grande offensive dans la Somme pour tenter de percer le front allemand. En près de cinq mois, cette bataille fit, toutes nationalités confondues, plus d’un million de morts, de blessés et de disparus.

Pour marquer ce centenaire et pour honorer le souvenir des soldats tombés durant la Première Guerre mondiale, une cérémonie est organisée au mémorial franco-britannique de Thiepval en présence du président français et de membres de la famille royale britannique dont le prince Charles, le prince William et son épouse Kate, ainsi que le prince Harry.

Pour revivre le liveblog effectué en direct de la cérémonie cliquez sur le lien :


Première publication : 01/07/2016

À l’occasion du centenaire de la bataille de la Somme, un nouveau musée a ouvert ses portes à Thiepval, près du mémorial franco-britannique. Ce lieu est dédié aux terribles combats de 1916 et rend un hommage tout particulier aux disparus.

L’enfer dessiné au crayon. Avec sa fresque de plus de 60 mètres de long, Joe Sacco nous fait revivre le 1er juilllet 1916 la bataille de la Somme. Des préparatifs de l’artillerie, en passant par l’assaut final en sortant des tranchées, jusqu’à l’agonie des soldats sur le champ d’honneur, le journaliste-dessinateur américain nous replonge heure par heure avec une minutie terrifiante au coeur de cette journée,la plus sanglante dans l’histoire de l’armée britannique avec près de 20 000 morts. “C’est vraiment notre tapisserie de Bayeux sur la bataille de la Somme”, commente fièrement Hervé François, le directeur de l’Historial de la Grande Guerre de Péronne.

Pour son nouveau musée situé à Thiepval, près du mémorial franco-britannique, et qui a ouvert ses portes début juin, l’Historial a choisi de mettre tout spécialement en avant cette fresque de Joe Sacco, initialement publiée dans un livre en 2014. “C’est vraiment une fenêtre ouverte sur la bataille. On découvre l’âpreté des combats, la masse des pertes. Quand vous regardez dans le détail, il y a des images assez terribles, des soldats pulvérisés, des corps explosés”, insiste Hervé François.

>> À lire sur France 24 : “Grande Guerre : Joe Sacco retrace l’enfer de la Somme en BD”

Pour frapper les esprits des visiteurs, le musée adopte ainsi une démarche plus contemporaine. Les collections pléthoriques de casques, ou autres fusils poussiéreux cèdent la place à une immersion moderne et au goût du jour. Ecrans vidéos, cartes interactives, le dernier né des musées de la Première Guerre mondiale offre sur 450m2 une approche multimédia, même si les objets de collections n’ont pas été oubliés.

A la découverte du nouveau musée de Thiepval
  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    En entrant dans le nouveau musée de Thiepval, les visiteurs la fresque de 60 mètres de long dessinée par Joe Sacco. Cette oeuvre avait d’abord été installée en 2014 dans le métro de la gare Montparnasse à Paris.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Avec une foule de détails, le dessinateur Joe Sacco raconte la journée du 1er juillet et le début de la bataille de la Somme, des préparatifs de l’artillerie jusqu’à l’inhumation des milliers de soldats tombés ce jour-là.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Dans une exposition permanente d’environ 400 m², le musée réunit notamment des pièces archéologiques comme ces obus retrouvés ici-même sur le champ de bataille lors de sa construction.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Le musée présente aussi des pièces de collection exceptionnelle comme cette mitrailleuse allemande. Elle a été capturée à Thiepval le 26 septembre 1916 par un soldat britannique.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Ce nouveau lieu propose une approche plurielle. Il n’y a pas seulement le point de vue britannique de la bataille de la Somme, mais aussi celui allemand et français. Sur cette photo, on peut voir d’ailleurs deux Poilus dans le village de Feuillères en septembre 1916.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Une partie du musée est dédié aux disparus de la bataille de la Somme qui dura de juillet à novembre 1916.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    On y découvre notamment ces journaux édités par la Croix Rouge française dans lesquels les familles pouvaient publier des annonces pour avoir des informations sur leurs soldats disparus.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Un autre espace du musée est consacré aux as de l’aviation de la Grande Guerre avec une réplique d’un avion du célèbre aviateur français Georges Guynemer.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Le nouveau musée est situé juste à côté de l’imposant mémorial de Thiepval qui fait 45 mètres de hauteur. Construit en brique, il a la forme d’une arche.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Ce mémorial commémore les 72 000 hommes des armées britanniques et sud-africaines qui sont morts et portés disparus dans la Somme entre juillet 1915 et mars 1918.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Ses 16 piliers sont recouverts de plaques de pierre blanche sur lesquelles sont gravés les noms des disparus. Les hommes de toutes origines sociales, commémorés sur le mémorial, ont entre 15 ans et 60 ans avec une moyenne d’âge de 25 ans.

  • © Stéphanie Trouillard, France 24

    Depuis cent ans, ce mémorial est un vrai lieu de pèlerinage pour les familles qui viennent y déposer des petites croix et des coquelicots en souvenir de leurs disparus.

Rendre hommage aux disparus

À l’occasion du centenaire de la bataille, le département de la Somme a décidé d’améliorer l’accueil des touristes français et étrangers dans la région en construisant ce nouveau lieu. “Il existait déjà un centre d’interprétation ici-même, mais il manquait vraiment dans le paysage un musée consacré à la bataille de la Somme, la plus grande du front occidental avec 1,2 millions de victime, plus qu’à Verdun et dans un temps plus ramassé entre juillet et novembre”, explique Hervé François.

Chaque année, entre 300 000 et 400 000 visiteurs se rendent ainsi sur le site de Thiepval, la plupart en pèlerinage. Le mémorial, l’un des plus imposants monuments commémoratifs au monde, recense en effet les noms de plus de 72 000 soldats disparus dans les combats. Le nouveau musée leur consacre d’ailleurs tout un espace. Des dizaines de photos de jeunes hommes en uniforme, souriants et plein d’espoir, s’affichent sur les murs. Juste à côté, une salle plus intimiste remplies de reliques personnelles et aux allures de chapelle rend compte du deuil et du malheur des familles broyées par la guerre.

Mais avec un énième lieu consacré à la Grande Guerre, ne risque-t-on pas l’effet de saturation auprès des touristes ? “C’est toute la question de l’après”, répond le directeur de l’Historial. “L’enjeu est de faire vivre les musées après le centenaire. Il y a la question du travail de mémoire, mais aussi la dimension historique. Ce genre de lieu est important pour rappeler ce qu’a été cette guerre et pour faire comprendre aux jeunes et aux moins jeunes quelles ont été les causes et les terribles conséquences de ce conflit. La Première Guerre mondiale est la matrice de l’histoire du 20e siècle”.


Première publication : 30/06/2016

Les députés ont rejeté l’instauration, à titre expérimental, de récépissés lors de contrôles d’identité. L’outil, jugent ses défenseurs, est pourtant un moyen de lutter efficacement contre le “délit de faciès”.

L’Assemblée nationale a rejeté, mercredi 29 juin au soir, l’instauration, à titre expérimental, de récépissés lors de contrôles d’identité. Défendu par une partie de la gauche, refusée par le gouvernement et combattue à droite, ce dispositif a pour but de lutter contre les “délits de faciès” (voir ci-dessous).

Qu’est ce que le contrôle au faciès ?

“Le contrôle au faciès est défini comme le fait de recourir à des critères d’apparence (couleur de peau…) plutôt qu’au comportement individuel pour fonder la décision de contrôler l’identité d’une personne”, comme l’écrit le CNRS dans son rapport ” Police et minorités visibles : les contrôles d’identité à Paris” publié en 2007.

L’expérimentation prévoyait en effet qu’un reçu soit attribué à toute personne contrôlée par les forces de l’ordre. Le document, qui ne comporte aucune donnée ethnique ou personnelle, permet ainsi d’avoir des données statistiques comme le nombre de contrôles, le motif et surtout d’évaluer leur efficacité. Appliqué en Grande-Bretagne depuis 1984, cet outil est expérimenté dans certains États américains, au Canada mais aussi en Espagne depuis 2007, où les résultats sont jugés “positifs”.

“Il n’y a pas d’abus, il y a des habitudes”

Reste que le gouvernement français craint que ce dispositif ne jette la suspicion sur la police. Des contrôles d’identité plus fréquents de certains, “juste parce qu’ils sont Noirs ou d’origine maghrébine […] existent”, ont martelé des socialistes actuels ou anciens, comme Pouria Amirshahi. “Il n’y a pas d’abus, il y a des habitudes”, a lancé, plus prudente, l’ancienne ministre de la Justice, Marylise Lebranchu. “Dix ans qu’on travaille sur le sujet [et] “chacun sait qu’on ne trouvera pas de dispositif plus innovant”, a lancé Benoît Hamon.

Le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a rappelé qu’il était possible de saisir l’inspection générale de la police face à des “manquements” et a mis en garde contre une “théorisation de la consubstantialité de la violence dans la police”. Il a aussi insisté sur le “contexte” pour les forces de l’ordre, “extrêmement mobilisées et fatiguées”, avec le “lourd tribut pour assurer la sécurité des Français”, référence notamment aux assassinats de Magnanville.

Promesse du candidat Hollande

Après environ deux heures d’un débat tendu dans l’Hémicycle, les députés ont donc repoussé par 55 voix contre 18, et six abstentions, le projet. Les députés ont repoussé les amendements déposés notamment par l’ex-ministre Benoît Hamon, et par l’écologiste rallié au groupe socialiste, Eric Alauzet, après environ deux heures d’un débat tendu dans l’hémicycle. De quoi rendre la socialiste Barbara Romagnan “extrêmement triste” que ce “tout petit signe” n’ait pas été fait. Noël Mamère y a vu une “forme de reniement”, comme “avec la promesse de François Mitterrand en 1981 sur le vote des étrangers aux élections locales”.

Plusieurs orateurs ont en effet rappelé l’engagement de campagne du candidat François Hollande, qui avait promis de lutter contre le “délit de faciès” dans les contrôles d’identité par “une procédure respectueuse des citoyens”. Fin septembre 2012, le Premier ministre d’alors Jean-Marc Ayrault annonçait l’abandon du projet, se disant “convaincu” par Manuel Valls, son ministre de l’Intérieur de l’époque, “que ce n’était pas la bonne réponse”.

À droite, des députés principalement Les Républicains (LR) ont dénoncé un “débat malsain”. Guillaume Larrivé, “effaré par ce débat interne aux différentes composantes de la gauche”, a souhaité la fin de “l’expérience socialiste”.

Avec AFP

Première publication : 30/06/2016

Au lendemain de la 11e journée de mobilisation contre la loi travail, Manuel Valls et les syndicats CGT-FO, qui se sont rencontrés mercredi à Matignon, sont une nouvelle fois restés sur leurs désaccords malgré quelques concessions du gouvernement.

Les concessions du gouvernement n’auront pas suffi à déminer l’épineux dossier de la loi travail. Après quatre mois de mouvement social, l’exécutif a fait un geste en apportant des amendements à l’article 13 pour clarifier le rôle des branches professionnelles. Mais sans toucher à l’article 2, colonne vertébrale du texte, qui permet, par la négociation d’entreprise, de déroger aux dispositions sur le temps de travail.

“Nous ne reviendrons pas” sur la “prééminence” de l’accord d’entreprise, a déclaré le Premier ministre Manuel Valls mercredi 29 juin, fermant la porte aux syndicats contestataires reçus plus tôt aux côtés de la ministre du Travail, Myriam El Khomri.

Dans un entretien accordé au journal Les Échos, François Hollande a redit sa détermination à aller “jusqu’au bout” de cette réforme, n’hésitant pas à évoquer le recourt au “49-3 si nécessaire”.

“Petites avancées”

La CGT a, elle, marqué son “profond désaccord” sur le projet de loi travail, dont les “petites avancées sont très loin du compte”, a déclaré le leader du premier syndicat français, Philippe Martinez. “Il n’y a pas de sortie par le haut”, a lancé de son côté Jean-Claude Mailly (FO), en déplorant “le blocage du Premier ministre”. “Ce n’est pas la fin du mouvement”, a-t-il assuré, alors qu’une nouvelle journée de protestation est programmée mardi prochain.

Cette tentative de sortie de crise est inspirée d’une proposition de la CFDT, principal soutien syndical à la loi travail. Son numéro un, Laurent Berger, s’est dit “satisfait”, en sortant de Matignon, que “le cœur du texte ne soit pas touché”, en référence au maintien de l’article 2. Le président de la CFTC Philippe Louis a lui aussi fait part de sa satisfaction.

Le 49-3, “pas un passage en force”, selon El Khomeri

En lâchant du lest, quelques jours avant le retour du projet à l’Assemblée nationale le 5 juillet, le gouvernement espère s’épargner le recours à l’article 49-3, comme il avait dû s’y résoudre en première lecture. Mais Myriam El Khomri l’a gardé sous le coude en jugeant que le recours à cette arme constitutionnelle ne serait “pas un passage en force”.

Dans la matinée, la ministre du travail était venue défendre ses propositions devant le groupe parlementaire socialiste, divisé au point de priver le gouvernement d’une majorité à l’Assemblée. Les députés frondeurs en veulent aussi davantage. Selon leur chef de file Christian Paul, “un compromis est à portée de main”, mais à condition que le gouvernement dise “clairement qu’un accord d’entreprise ne peut porter atteinte au pouvoir d’achat des salariés”. Or l’article 2 permet une baisse de la majoration des heures supplémentaires de 25 à 10 % en cas d’accord d’entreprise majoritaire.

Jeudi, ce sera au tour de François Hommeril (CFE-CGC) à 14 h 30, suivi de Pierre Gattaz (Medef) à 15 h 15, François Asselin (CGPME) à 16 h et Jean-Pierre Crouzet (UPA) à 16 h 45, d’être reçus par le chef du gouvernement et sa ministre du Travail.

Depuis mars, FO et la CGT réclament le retrait du projet. Mardi, une 11e journée de mobilisation a réuni partout en France 64 000 manifestants selon la police, 200 000 selon les organisateurs.

Avec AFP

Première publication : 29/06/2016

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Le groupe français Exxelia Technologies est visé par une plainte pour “complicité de crime de guerre” et “homicide involontaire” suite à la mort de trois enfants palestiniens dans la bande de Gaza, tués par un missile israélien en 2014.

Le missile était, en petite partie, “made in France” et il a tué trois jeunes garçons à Gaza, le 17 juillet 2014. L’un de ses composants retrouvé sur les lieux du drame – un capteur de position fabriqué par la société française Eurofarad rachetée depuis par Exxelia Technologies – a motivé une plainte inédite en France pour complicité de crime de guerre et homicide involontaire contre le groupe tricolore. Elle a été déposée mercredi 29 juin à Paris par l’ONG Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) au nom de la famille palestinienne des victimes.

La procédure est inédite et complexe, de l’aveu de Dominique Tricaud, avocat spécialiste des droits de l’Homme. Certes, estime-t-il, la qualification de crime de guerre pourrait être retenue en cas de procès puisque des civils innocents – des enfants – ont été tués. En outre, des témoignages recueillis par l’ONU ont permis d’établir qu’il n’y avait pas de combattant armé sur place lors du tir de missile et qu’aucun avertissement préalable pour les civils n’avait été émis par les autorités israéliennes.

À la recherche du “lien causal”

Mais prouver la complicité de crime de guerre devrait être autrement plus difficile. Contacté par Le Monde, Exxelia Technologies assure que ses ventes “en France et à l’exportation respectent toutes les règles imposées par la loi”. “La complicité est subordonnée à la connaissance que l’entreprise avait de la manière dont l’arme allait être utilisée”, précise Dominique Tricaud. La difficulté de prouver cette connaissance de l’utilisation finale de leurs produits garantit une certaine immunité aux marchands d’armes.

Pour l’avocat français, Acat et leurs avocats doivent réussir à établir un “lien causal” entre Exxelia Technologies et la mort des trois enfants. Il y a plusieurs manières d’y parvenir. Si, de par sa conception, le composant ou l’arme sont destinés à faire des victimes civiles (comme les bombes à fragmentation ou les mines antipersonnel), la complicité de l’entreprise pourrait être retenue. Mais dans le cas d’un simple composant, la complicité serait difficile à prouver.

Autre possibilité : prouver qu’Exxelia Technologies pouvait “pressentir que son composant allait être utilisé pour tuer des civils”, souligne Dominique Tricaud. Auquel cas, l’entreprise aurait dû s’abstenir. Pour ce faire, il faudrait démontrer que le revendeur savait qui allait acheter son composant et à quelle fin. “Il faudrait qu’une enquête démontre que ce groupe connaissait le client final de son matériel”, reconnaît Hélène Legeay, directrice du programme Maghreb – Moyen-Orient d’Acat, contacté par France 24.

Affaire trop sensible ?

C’est là que le bât blesse. “Le parquet décide s’il veut ou non demander à un juge d’instruction d’ouvrir une enquête et il n’a pas à motiver son choix, rappelle Hélène Legeay. C’est une décision très politique.” Elle craint qu’une telle procédure, impliquant d’aller enquêter en Israël sur une telle affaire soit jugée trop sensible.

D’où la décision d’ajouter une plainte pour homicide involontaire contre Exxelia Technologies. “Cela permet d’échapper à l’obligation de démontrer le caractère intentionnel qui est constitutif de la complicité”, souligne Dominique Tricaud. L’homicide involontaire nécessite simplement de prouver qu’il y a eu “une faute qui a provoqué la mort, sans intention de la donner”, explique l’avocat.

Surtout, la qualification d’homicide involontaire permettrait de garder à l’affaire une dimension purement franco-française. “L’auteur principal du crime deviendrait Exxelia Technologies”, note Hélène Legeay. Cela permettrait de ménager les susceptibilités israéliennes, alors qu’une enquête pour déterminer si l’armée de l’État hébreu est coupable d’un crime de guerre dont Exxelia Technologies pourrait être complice.

Un procès pour homicide involontaire aurait certes moins d’impact médiatique qu’un procès pour complicité de crimes de guerre. Mais le but serait le même : tenter de démontrer que les marchands d’armes peuvent être juridiquement responsables des morts innocentes causées par leurs produits… Même ils ne vendraient qu’un simple composant.

Première publication : 29/06/2016

François Hollande a fait savoir mercredi qu’il ne comptait pas remettre en cause le traité du Touquet, après le vote des Britanniques sur le Brexit. En vigueur depuis 12 ans, cet accord permet de juguler l’immigration clandestine au Royaume-Uni.

Le président français François Hollande a fermé la porte à une remise en cause des accords du Touquet. Le chef de l’État français s’est ouvertement prononcé mercredi 29 juin contre une révision de l’accord du Touquet signé avec Londres, qui vise à contenir l’immigration clandestine vers le Royaume-Uni, comme le réclament plusieurs responsables politiques français après le Brexit.

>> À (re)lire sur France 24 : Un Brexit ferait-il disparaître la “jungle” de Calais ?

“Remettre en cause l’accord du Touquet au prétexte que le Royaume-Uni a voté le Brexit et va donc engager des négociations pour sortir de l’Union européenne n’a pas de sens”, a déclaré le président français lors d’une conférence de presse clôturant un sommet européen à Bruxelles.

La renégociation de l’accord du Touquet, conclu en 2003, est réclamée notamment par deux ténors des Républicains, Alain Juppé, candidat à l’élection présidentielle de 2017, et Xavier Bertrand. “Ceux qui, aujourd’hui, demandent sa suppression sont ceux-là même qui l’ont conclu”, a relevé le chef de l’État. “C’est un vieux principe en France, notamment de la droite française, de vouloir défaire ce qu’ils ont fait”, a-t-il poursuivi.

“Améliorer” le système

Rappelant qu’il devait retrouver le Premier ministre britannique démissionnaire David Cameron dès vendredi lors des commémorations du centenaire de la bataille de la Somme, François Hollande a promis d’évoquer à cette occasion “tout ce qui peut encore être amélioré dans ce système là“.

Si des mesures ont été prises pour améliorer la situation des mineurs, a-t-il observé, il s’agit désormais “d’éviter qu’il y ait un certain nombre de camps qui ne sont pas dignes” d’un “grand pays” comme la France.

Selon les autorités françaises, près de 4 500 migrants peuplent le camp le plus important du nord de la France, situé à Calais et surnommé “la Jungle”, dans l’espoir de rejoindre la Grande-Bretagne mais des associations d’aide aux clandestins chiffrent leur nombre à plus de 6 000.

L’accord du Touquet permet notamment de placer la frontière franco-britannique à Calais, ce qui permet d’effectuer les contrôles au départ de la France afin d’empêcher l’immigration clandestine au Royaume-Uni.


Avec AFP

Première publication : 29/06/2016

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Les lanceurs d’alerte dans l’affaire LuxLeaks, Antoine Deltour et Raphaël Halet, ont été condamnés à respectivement 12 et neuf mois de prison avec sursis. Le journaliste de France 2 Édouard Perrin a, quant à lui, été acquitté.

De la prison avec sursis mais de la prison quand même. Les lanceurs d’alerte Antoine Deltour et Raphaël Halet ont été condamnés, respectivement, à 12 et neuf mois de prison avec sursis au terme d’un procès très médiatique au Luxembourg, mercredi 29 juin. Ils auront également à payer une amende de 1 500 euros pour Antoine Deltour et 1 000 euros pour Raphaël Halet.

Ces deux ex-employés du cabinet international d’audit PwC étaient poursuivis pour avoir fait fuiter en 2014 plus de 30 000 pages révélant les arrangements fiscaux passés entre le Grand Duché et les multinationales. Le scandale, baptisée Luxleaks, avait soulevé un tollé médiatique et destabilisé politiquement l’ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui venait alors de prendre la tête de la Commission européenne.

Le journaliste français de France 2 Édouard Perrin, également poursuivi pour son enquête sur les Luxleaks, diffusé dans l’émission Cash Investigation a été acquitté.

“Monde à l’envers”

Le tribunal est allé dans le sens du procureur luxembourgeois qui avait réclamé 18 mois de prison, éventuellement avec sursis, et une amende contre les deux lanceurs d’alerte. Les avocats de la défense, pour leur part, avait demandé l’acquittement pur et simple, affirmant qu’Antoine Deltour et Raphaël Halet avaient servi l’intérêt général.

#luxleaks@DeltourPerrin@support_antoine thenoise of dissatisfaction 100 whistles pic.twitter.com/TnhiOkypz4

— Veronique Faber (@vfaber5) June 29, 2016

Ce procès était considéré comme un symbole de la bataille entre les lanceurs d’alerte et les multinationales. De nombreux activistes et représentants d’ONG se sont relayés devant le tribunal luxembourgeois tout au long de la procédure pour manifester leur soutien aux les accusés. “Sans surprise, les multinationales gagnent le match Luxleaks et les lanceurs d’alerte sont condamnés pour avoir dénoncé l’évasion fiscale, c’est le monde à l’envers”, a réagi sur Twitter Manon Aubry, responsable des questions de justice fiscale pour l’ONG Oxfam.

Procès #Luxleaks: Lanceurs d’alerte condamnés pour avoir dénoncé l’évasion fiscale. Monde à l’envers. pic.twitter.com/It83lOKsM2

— Manon Aubry (@M_Aubry_) June 29, 2016

“Ce verdict est une mise en garde à tous les futurs lanceurs d’alerte, ce qui risque de rendre l’accès des citoyens à l’information plus difficile et constitue une entrave au bon fonctionnement de la démocratie”, a réagi Antoine Deltour, cité par son comité de soutien dans un communiqué publié peu après l’annonce du verdict. Les deux lanceurs d’alerte pont décidé d’interjeter appel contre leur condamnation.

Première publication : 29/06/2016