Archive for June 2nd, 2016

Des juges d’instruction ont rendu un non-lieu dans l’enquête ouverte après une plainte pour faux de Nicolas Sarkozy contre Mediapart, qui avait diffusé un document censé prouver un financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

Nicolas Sarkozy n’a pas obtenu gain de cause. L’enquête ouverte après une plainte pour faux déposée par l’ancien chef de l’État contre Mediapart s’achève sur un non-lieu. Le site d’information avait diffusé un document en avril 2012 censé prouver un financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

>> À (re)lire sur France 24 : Mediapart, “l’officine” qui fait enrager Sarkozy

Pour les juges René Cros et Emmanuelle Legrand, “indépendamment de son contenu”, il n’a pas pu être démontré qu’il s’agit d'”un support fabriqué par montage” ou “altéré par des falsifications”, indique une source proche de l’enquête.

Nicolas Sarkozy, partie civile, a la possibilité de faire appel du non-lieu, qui est conforme aux réquisitions du parquet de Paris. Sollicité par l’AFP, son avocat Thierry Herzog n’a pas donné suite.

“Histoires falsifiées”

Le document avait été publié en plein entre-deux-tours de la présidentielle, le 28 avril 2012 par Mediapart. Attribué à Moussa Koussa, ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, aujourd’hui en exil, il affirmait que Tripoli avait accepté de financer pour “50 millions d’euros” la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007.

Le lendemain, Moussa Koussa, interrogé par l’AFP sur cette note, indiquait que “toutes ces histoires sont falsifiées”. Il a été entendu comme témoin dans l’enquête, au Qatar en août 2014, et s’est montré plus ambigu, affirmant notamment que “le contenu n’est pas faux mais la signature est fausse”.

Dans leur ordonnance, les juges soulignent que les investigations n’ont pas porté “sur la réalité ou la fausseté des faits dont ce document était censé établir l’existence, c’est-à-dire un financement allégué de la campagne électorale de 2007 de Nicolas Sarkozy par la Libye”.

Un “accord de principe”

Une information judiciaire distincte est toujours en cours sur ces accusations, formulées par l’homme d’affaires Ziad Takieddine et d’anciens dignitaires libyens, tandis que d’autres ont démenti. Dans cette procédure, l’ancien secrétaire général de l’Élysée Claude Guéant a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, à cause d’un virement suspect de 500 000 euros qu’il a justifié par la vente de deux tableaux, sans convaincre les juges.

D’après le document diffusé par Mediapart, les 50 millions d’euros correspondaient à un “accord de principe” lors d’une réunion qui se serait tenue le 6 octobre 2006 en présence, côté français, de Brice Hortefeux et Ziad Takieddine. Les deux protagonistes ayant démenti, l’enquête s’est attachée à vérifier si une telle réunion pouvait avoir eu lieu et a épluché l’emploi du temps de l’ancien ministre.

Pour les juges, qui ont retrouvé plusieurs traces de la présence de Brice Hortefeux en France entre les 5 et 7 octobre, “l’hypothèse de sa participation, hors de France, à la réunion mentionnée sur le document argué de faux apparaît difficilement envisageable”. Et les juges estiment peu crédible qu’une telle réunion ait eu lieu en France, car l’un de ses participants libyens supposés, l’ancien chef des services de renseignement Abdallah Senoussi, y faisait l’objet d’un mandat d’arrêt.

Au final, d’après les juges, “l’hypothèse de (la) participation (de Brice Hortefeux) à une telle réunion semble fragile” mais ils ne concluent pas “formellement à l’impossibilité d’une telle réunion”.

Avec AFP

Première publication : 03/06/2016

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Économie, science, sécurité… les opposants au Brexit semblent considérer que quitter l’UE serait la source de tous les futurs maux de la Grande-Bretagne. Une surenchère susceptible de lasser, même si les arguments peuvent être convaincants.

Alors que le référendum sur le Brexit approche – le scrutin est fixé au 23 juin –, les partisans du maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne tirent dans tous les sens pour convaincre les électeurs des méfaits d’un vote “out” (pour la sortie). Ils ont tenté d’en démontrer les dangers économiques. Pourtant, deux sondages, publiés fin mai, ont placé le oui à la sortie de l’UE en tête, démontrant que le chaos économique annoncé n’effraie pas les partisans du Brexit.

Du coup, pour les opposants au Brexit, il s’agit de multiplier les angles d’attaques : sécurité, science…et même immobilier. France 24 a relevé les arguments de ceux qui font parfois de la surenchère en expliquant que “le Brexit c’est mal pour…”, et les arguments qu’oppose le camp adverse.

Le Brexit, c’est mal pour l’économie. C’est l’argument le plus souvent avancé. Le Fonds monétaire international (FMI) a estimé qu’une sortie de la Grande-Bretagne de l’UE aurait des conséquences “mauvaises, voire très mauvaises” pour l’économie britannique, européenne et mondiale. La Banque centrale anglaise juge qu’un Brexit comporte “d’importants risques” monétaires. Mais la liste des mises en garde s’allonge à l’infini.

Mais, pour le quotidien Daily Telegraph, c’est clair : sortir de l’UE permettrait à la Grande-Bretagne de se débarrasser des lourdeurs bureaucratiques de Bruxelles. Londres pourrait alors négocier plus rapidement des accords économiques avec d’autres zones régionales comme l’Asie et ainsi améliorer son commerce avec ces pays qui connaissent une forte croissance… contrairement à l’Union européenne

Le Brexit, c’est mal pour la sécurité. En ces temps de menaces terroristes, le thème est porteur. “Une Grande-Bretagne forte dans l’UE est bonne pour la sécurité et une Europe fragmentée est mauvaise pour la sécurité”, a résumé Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’Otan. Le responsable des Affaires étrangères du parti travailliste, Hilary Benn craint, pour sa part, que le Brexit complique les échanges d’informations entre services de renseignements mettant ainsi le pays à la merci “d’agents infiltrés”.

Mais, la ministre britannique de la Défense, Penny Mordaunt, a affirmé à la BBC que la Grande-Bretagne n’a “rien à perdre à reprendre le contrôle de nos frontières et pouvoir à nouveau décider de notre politique de sécurité”.

Le Brexit, c’est mal pour la science. Le groupe “scientists for EU” a rendu un long mémorandum au Parlement britannique soulignant les risques d’un éventuel Brexit. Perte d’influence dans les instances scientifiques européennes, fonds européens pour la recherche auquel le pays n’aurait plus accès, mobilité des étudiants et des scientifiques réduite ne sont que quelques-uns des arguments avancés. Le célèbre astrophysicien Stephen Hawking a notamment mis en garde, dans une lettre ouverte cosignée avec d’autres scientifiques dans le Times, contre un destin à la Suisse qui peinerait à attirer des jeunes scientifiques européens.

Mais, il y a aussi un groupe appelé “Scientist for Britain”. Leurs membres sont “sûrs à 100 %” que la Grande-Bretagne ne perdrait rien si elle devenait un simple membre associé aux programmes scientifiques européens. Ils en veulent pour preuve le cas de l’Israël qui est “bénéficiaire net” d’aides financières européennes.

Le Brexit, c’est mal pour l’environnement. La nature aurait horreur du vide européen. Une dizaine d’experts britanniques des questions environnementales ont assuré dans une lettre au gouvernement que “faire partie de l’Union européenne nous a permis de coordonner nos efforts pour une politique commune qui a amélioré l’air que nous respirons, les mers dans lesquelles nous pêchons et a contribué à protéger notre faune”. Ils soulignent aussi que la pollution ne connaît pas les frontières et qu’il faut donc une action européenne pour la combattre.

Mais, pour l’ancien ministre de l’Environnement de David Cameron Owen Paterson, les cris d’alarme des scientifiques sont “du grand n’importe quoi”. Il a affirmé à la BBC que la plupart des règles adoptées par l’Europe resteraient en vigueur en Grande-Bretagne même après un Brexit. Le pays pourrait en outre “mieux adapter ces textes à nos besoins spécifiques”.

Le Brexit, c’est mal pour l’immobilier. La pierre se fissurerait en cas de Brexit. C’est, en tout cas, ce qu’affirme une étude du Crédit Suisse. Quel rapport entre le référendum et le prix de l’immobilier ? Tout est dans l’attractivité. Les Européens seraient moins intéressés de venir travailler en Grande-Bretagne si elle quittait l’UE, réduisant ainsi la demande de logements. Les prix pourraient alors baisser de 5 % prévoit le Crédit Suisse.

Mais, il ne faut pas pousser le bouchon du Brexit trop loin, assure notamment un rapport du fonds d’investissement Woodford. Pour les auteurs du document, une sortie de l’Union européenne n’aurait qu’un impact direct limité car la City resterait malgré tout l’un des centres financiers les plus influents et donc attractifs du monde.

Enfin, les points négatifs du Brexit se cacheraient dans d’autres domaines auxquels on penserait encore moins. Ainsi, le Brexit s’habillerait en Prada et serait mauvais pour l’industrie de la mode, assure Frances Corner sur le site Business of Fashion. Une sortie de l’UE risquerait même d’être un frein à “l’essor du gospel britannique”, d’après le UK Christian Chart. Il manquerait plus que ça.

Première publication : 03/06/2016

Une trentaine de pays se sont réunis vendredi, à Paris, sur le conflit israélo-palestinien pour lequel les négociations de paix sont au point mort depuis 2014. “Il faut agir en urgence”, a déclaré le chef de la diplomatie française.

Une trentaine de ministres et diplomates de pays occidentaux, dont le secrétaire d’État américain John Kerry, et arabes, ont participé vendredi 3 juin à une réunion internationale sur le Proche-Orient, organisée à Paris par le ministère français des Affaires étrangères. L’objectif : mettre en place des “groupes de travail” pour tenter de sortir de l’impasse le processus de paix israélo-palestinien.

Concrètement, l’idée est de travailler sur des thèmes précis – des “incitations” – pour montrer aux deux camps les avantages économiques, sociaux, culturels qu’ils tireraient d’une réconciliation.

À l’issue d’une matinée de discussions, le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a promis que ces travaux commenceraient “avant la fin du mois” dans le but “d’aboutir à un paquet global d’incitations, [et] de le présenter aux Israéliens et aux Palestiniens”.

#InitiativePaix : Près de 30 États, l’UE, l’ONU et la Ligue Arabe participent à cette conférence. pic.twitter.com/Angl7Yvueq

— France Diplomatie (@francediplo) 3 juin 2016

“J’ai voulu que la France prenne une initiative”

Sans surprise, les participants se sont dits “alarmés” par “la poursuite des actes de violence et des activités de colonisation” dans les Territoires palestiniens, “qui mettent en danger” toute perspective d’une solution à deux États, et estiment que “le statu quo” ne peut pas se prolonger.

Dans le communiqué final, les participants à la réunion “accueillent favorablement l’offre de la France de coordonner” les efforts de paix, ainsi que “la perspective de tenir avant la fin de l’année une conférence de paix internationale”.

>> À lire sur France 24 : “Dialogue avec les Palestiniens : ces Israéliens qui veulent encore y croire”

.@JohnKerry et @jeanmarcayrault le 3 juin 2016 en marge de la conférence #InitiativePaix@francediplopic.twitter.com/XPspGQ7hyv

— U.S. Embassy France (@USEmbassyFrance) 3 juin 2016

Israéliens et Palestiniens n’ont pas été conviés à cette réunion, dont le but principal est de réaffirmer l’engagement de la communauté internationale en faveur de la solution à deux États, seule formule considérée comme viable pour régler un conflit vieux de presque 70 ans. “J’ai voulu que la France prenne une initiative” a déclaré le président français.

“Cette initiative n’a qu’un seul but, la paix au Proche-Orient”, a souligné François Hollande, se disant conscient “des doutes” suscités par la démarche, particulièrement en Israël, farouchement hostile à toute approche multilatérale du dossier. L’État hébreu revendique en effet un tête-à-tête avec les Palestiniens pour régler le conflit, sans le concours de la communauté internationale.

Hostilité d’Israël

Un message que François Hollande a entendu. “Nous ne pouvons pas nous substituer aux parties prenantes. Notre initiative vise à leur donner les garanties que la paix sera solide, durable et contrôlée internationalement” et les “rassurer pour qu’ils reprennent le chemin de la négociation”, a assuré le président français, soulignant que “le choix courageux de la paix” leur revenait in fine.

#Koenders#InitiativePaix « Il faut créer une nouvelleouverture pour une solution à deux États » pic.twitter.com/2jVJjvGhZp

— NL Ambassade France (@NLenFrance) 3 juin 2016

Reste que l’initiative française suscite depuis plusieurs mois l’hostilité d’Israël. La réunion de Paris éloigne les perspectives de paix, a estimé Israël à la suite de la réunion. Elle a également déclenché l’ire du Hamas. “Nous rejetons cette initiative [de paix] et chaque mouvement qui vise à reprendre les négociations futiles”, peut-on lire dans un communiqué commun du mouvement islamiste palestinien et de plusieurs autres factions palestiniennes. Saëb Erakat, numéro deux de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a qualifié, lui, de “lueur d’espoir” l’initiative française.

Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, a rappelé l’État hébreu à ses responsabilités. “Aujourd’hui, [le gouvernement israélien] ne dialogue pas, la colonisation se poursuit, la violence se développe, le désespoir s’installe, la propagande de Daech et d’Al-Qaïda se développe dans tous ces territoires et c’est extrêmement dangereux”.

Avec AFP

Première publication : 03/06/2016

Après plusieurs jours de pluies exceptionnelles, la crue de la Seine a atteint vendredi 6 mètres au pont d’Austerlitz en milieu de journée et pourrait aller jusqu’à 6,50 m dans la soirée.

• Le niveau de la Seine “progresse désormais plus lentement, de l’ordre de 3 cm par heure” et “le pic de crue sur Paris est prévu ce soir vers 6,30 m, voire 6,50 m dans des hypothèses plus défavorables”, précise le ministère de l’Environnement. Le niveau de la Seine devrait ensuite rester “relativement stable” pendant tout le week-end avant “d’amorcer la décrue”.

• Des impacts sont d’ores et déjà en partie visibles à Paris : inondation de squares, caves, parking et de certains pieds d’immeubles, notamment dans le XVIe arrondissement.

• La crue devrait avoir “des impacts en aval de Paris, sur le camping du Bois de Boulogne, l’Ile de la Jatte, l’Ile Saint-Germain, ainsi qu’à Rueil-Malmaison (pic prévu samedi matin) avec de possibles évacuations”, affirme le ministère de l’Environnement.

• Le Louvre, le musée d’Orsay, la BnF et le Grand Palais, tous situés à proximité de la Seine, ont décidé de fermer leurs portes face à la crue du fleuve.

• Les transports sont également perturbés. Plusieurs grands axes routiers ont été fermés à la circulation, tandis que plusieurs stations de RER et du métro parisien sont fermées.

• Les intempéries qui touchent le Centre et l’Ile-de-France devraient coûter au moins 600 millions d’euros aux assureurs, selon Bernard Spitz, président de l’Association française de l’assurance (AFA).

Pour suivre ce live sur vos téléphones et tablettes, cliquez ici.

Première publication : 03/06/2016

Après plusieurs jours de pluies exceptionnelles, la crue de la Seine a atteint vendredi 6 mètres au pont d’Austerlitz en milieu de journée et pourrait aller jusqu’à 6,50 m dans la soirée.

• Le niveau de la Seine “progresse désormais plus lentement, de l’ordre de 3 cm par heure” et “le pic de crue sur Paris est prévu ce soir vers 6,30 m, voire 6,50 m dans des hypothèses plus défavorables”, précise le ministère de l’Environnement. Le niveau de la Seine devrait ensuite rester “relativement stable” pendant tout le week-end avant “d’amorcer la décrue”.

• Des impacts sont d’ores et déjà en partie visibles à Paris : inondation de squares, caves, parking et de certains pieds d’immeubles, notamment dans le XVIe arrondissement.

• La crue devrait avoir “des impacts en aval de Paris, sur le camping du Bois de Boulogne, l’Ile de la Jatte, l’Ile Saint-Germain, ainsi qu’à Rueil-Malmaison (pic prévu samedi matin) avec de possibles évacuations”, affirme le ministère de l’Environnement.

• Le Louvre, le musée d’Orsay, la BnF et le Grand Palais, tous situés à proximité de la Seine, ont décidé de fermer leurs portes face à la crue du fleuve.

• Les transports sont également perturbés. Plusieurs grands axes routiers ont été fermés à la circulation, tandis que plusieurs stations de RER et du métro parisien sont fermées.

• Les intempéries qui touchent le Centre et l’Ile-de-France devraient coûter au moins 600 millions d’euros aux assureurs, selon Bernard Spitz, président de l’Association française de l’assurance (AFA).

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Première publication : 03/06/2016

Trois plaintes ont été déposées jeudi contre le député EELV Denis Baupin, accusé d’agression et harcèlement sexuels. Elles interviennent au lendemain d’une interview dans laquelle l’élu réfute tout harcèlement et parle de “jeux de séduction”.

Trois victimes présumées qui avaient accusé le député écologiste Denis Baupin d’agression et harcèlement sexuels ont déposé plainte contre lui jeudi, selon une source judiciaire citée par l’AFP.

Les plaignantes – Isabelle Attard, Sandrine Rousseau et Elen Debost – ont déposé plainte à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP), saisie des investigations par le parquet de Paris. “Elle veut que la justice fasse son travail jusqu’au bout”, a confirmé à l’AFP Frédric Toutain, attaché parlementaire d’Isabelle Attard, députée du Calvados.

Une enquête avait été ouverte par le parquet dans la foulée de la révélation du scandale par France Inter et Mediapart relayant les témoignages de huit femmes, la moitié à visage découvert, contre Denis Baupin, pour des faits remontant jusque dans les années 1990.

D’autres témoignages se sont ajoutés lundi, toujours dans ces médias : en tout, treize femmes se sont dites, à ce stade, victimes du député EELV de Paris. La question de la prescription, trois ans pour les délits, se posera dans l’enquête.

Plainte déposée. De témoin à victime le pas est franchi @sandrousseau@TeamIsaAttard#justicehttps://t.co/MvByt3l4se

— debost elen (@debostelen) 2 juin 2016

Ces plaintes interviennent au lendemain de l’interview de l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale à L’Obs dans laquelle il s’est défendu d’être “le DSK des Verts”. Il a réfuté une par une les accusations de harcèlement et agressions sexuels pour ne reconnaître que des “jeux de séduction” et des “situations de libertinage incompris”.

Quatre élues écologistes, dont les trois plaignantes, avaient aussitôt regretté cette “stratégie de défense” et appelé d’éventuelles autres victimes à témoigner à leur tour.

“Harcèlement quasi quotidien”

Isabelle Attard avait évoqué “du harcèlement quasi quotidien de SMS provocateurs, salaces”. “Ce n’était pas des SMS salaces, plutôt de compliment, de séduction”, a réfuté Denis Baupin dans l’interview. Il a précisé avoir “retrouvé ces SMS” et les avoir confiés à son avocat “pour que la police puisse en avoir connaissance”.

La députée du Calvados, qui a déjà été entendue par la police, avait expliqué qu’elle ne disposait plus du téléphone où étaient conservés les SMS mais que pour certains, elle s’en souvenait “par cœur” et s’en était ouverte à des proches.

Son attaché parlementaire, lui aussi entendu par la police, a dit à l’AFP avoir remis aux enquêteurs les SMS que l’élue lui envoyait, entre juillet 2012 et août 2013. Des SMS qui montrent selon lui qu'”elle ne savait plus comment faire comprendre à Denis Baupin qu’elle n’était pas intéressée. Ils en disent long sur son état d’esprit”.

De son côté, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a laissé entendre jeudi que son conjoint pourrait être victime d’un règlement de comptes politique.

“Certains le disent, je ne l’exclus pas”, a-t-elle déclaré jeudi sur Europe 1 en disant garder confiance en son époux.

Avec AFP

Première publication : 03/06/2016

Les musées du Louvre et d’Orsay sont fermés vendredi car le niveau de la Seine continue de monter à Paris. Le personnel des deux célèbres institutions met en sécurité les œuvres entreposées dans les sous-sols inondables.

À crue exceptionnelle, mesure exceptionnelle. Le musée du Louvre est fermé ce vendredi pour permettre la mise à l’abri “à titre préventif” des œuvres stockées dans les réserves et menacées par la crue de la Seine. “L’objectif est de mettre à l’abri les œuvres situées dans les zones inondables en les déplaçant dans les étages supérieurs”, indique le Louvre, qui a été placé en “alerte générale crue”.

Le Louvre, situé en bordure de la Seine, est le musée le plus visité au monde et accueille quelque 9 millions de personnes par an.

[Communiqué de presse] Déclenchement du Plan de Prévention des Risques Inondation @MuseeLouvre#CrueSeinepic.twitter.com/4YTCdSyRTR

— Musée du Louvre (@MuseeLouvre) 2 juin 2016

Il dispose depuis 2002 d’un plan de prévention des risques d’inondation qui prévoit notamment des exercices réguliers en cas de crue. Le 8 mars dernier, le Louvre a ainsi simulé pendant une journée entière l’évacuation des œuvres exposées dans le sous-sol du département des Arts de l’islam.

Dans le cadre du plan de prévention, des dispositifs de pompage et de ralentissement de la propagation des eaux ont été installés dans les sous-sols.

Le Louvre a prévu à l’horizon 2019 de déménager ses réserves à Liévin (Pas-de-Calais), dans un bâtiment situé à quelques centaines de mètres du Louvre-Lens.

“Plan de protection” au musée d’Orsay

Le musée d’Orsay, situé également le long de la Seine, a pour sa part annulé sa nocturne de jeudi soir pour permettre la mise en place de son propre “plan de protection”. Une cellule de crise a également été constituée au sein de l’établissement, situé le long du fleuve, dans l’ancienne gare d’Orsay.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Protection Contre les Inondations, le musée sera fermé le vend. 3 Juin pic.twitter.com/qekg04Wo1N

— Musée d’Orsay (@MuseeOrsay) 2 juin 2016

Cette cellule devra notamment s’assurer, en cas de déclenchement d’une alerte, de la présence de suffisamment de personnels pour déplacer les réserves jusqu’aux salles d’exposition dans les étages supérieurs du bâtiment.

L’alerte entraînerait la fermeture du musée au public, qui a accueilli l’an dernier 3,4 millions de visiteurs. Elle doit être déclenchée si la Seine atteint 5,50 m de hauteur et Orsay disposerait alors de 96 heures pour déplacer les œuvres conservées sur place. Le musée a déjà transféré une bonne partie de ses réserves dans des bâtiments de stockage extérieurs, dans le cadre d’un plan de prévention.

La Bibliothèque nationale de France, François-Mitterrand et l’Arsenal, seront par ailleurs fermés au public vendredi en raison de la crue de la Seine, même si aucune œuvre n’est menacée, a-t-on appris jeudi auprès de l’institution.

Avec AFP

Première publication : 03/06/2016