Archive for June 5th, 2016

Le parquet de Paris a requis 10 ans de prison, soit la peine maximale encourue, à l’encontre de quatre jihadistes présumés de la filière dite “de Strasbourg”. L’un d’eux est le frère de l’un des kamikazes du Bataclan.

Le procureur a requis, lundi 6 juin, dix années de détention, la peine maximale, contre quatre Strasbourgeois, dont le frère de Foued Mohamed-Aggad, l’un des kamikazes du Bataclan, jugés pour avoir passé environ trois mois en Syrie, entre fin décembre 2013 et avril 2014.

Contre trois autres prévenus, également poursuivis pour association de malfaiteurs en vue de commettre des actes de terrorisme, mais ayant passé moins de temps en Syrie, il a demandé huit ans. Le procureur a justifié ces lourdes réquisitions, à chaque fois assorties de la demande d’une peine de sûreté des deux tiers, par le fait que tous avaient “été au front”.

“Ce sont des peines lourdes qui sont requises, j’en ai bien conscience”, a déclaré le procureur Nicolas Le Bris. Mais “ce sont des faits extrêmement graves” qui sont jugés, a-t-il estimé. “On a des gens, et ça ressort des écoutes, qui ont été au front.”

Ce groupe d’Alsaciens, âgés de 24 à 27 ans, a rejoint la Syrie fin 2013 via la Turquie avec l’aide du “recruteur” présumé Mourad Fares, avant de rentrer en France en ordre dispersé début 2014.

Départ programmé

Tous reconnaissent s’être rendus en Syrie, mais contestent avoir voulu y mener le jihad armé, et disent avoir été piégés. Certains assurent que ce voyage avait “un but d’humanité”, et visait à “aider leurs frères Syriens”. D’autres, comme Karim Mohamed Aggad, disent avoir eu pour seule intention de combattre le régime de Bachar al-Assad.

Une ligne de défense qui n’a pas convaincu le procureur. “Ce départ, programmé, a bien une connotation religieuse”, a-t-il estimé lundi, citant notamment des écoutes téléphoniques en ce sens et des documents “jihadistes” retrouvés dans les ordinateurs et téléphones des prévenus. Pour lui, pas de doute, ces individus étaient “déterminés à partir rejoindre un groupe jihadiste”, et sur place, ils se sont “parfaitement adaptés”.

De cette petite bande d’amis – 10 à l’origine, dont deux sont morts sur place -, seul Foued Mohamed Aggad, le plus jeune, est resté en Syrie. Avant de réapparaître, le 13 novembre 2015, au sein de l’équipée sanglante qui fera 90 morts dans la salle de spectacle parisienne du Bataclan. Au premier jour des débats, Karim Mohamed Aggad avait demandé un “procès équitable”, sans “amalgame”. “On choisit ses amis, pas sa famille”, avait-il dit. “On n’a aucune part de responsabilité dans ce qui s’est passé. Mon frère a fait ce qu’il a fait, ça n’engage que lui.”

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/06/2016

92d43ba822.jpeg

La Chine a investi en six mois deux fois plus dans des groupes européens qu’en 2015. Cet appétit pour le “made in Europe” s’exprime aussi bien pour le club de foot italien de l’Inter Milan que pour le géant suisse des l’agrochimie Syngenta.

Rachat de l’Inter Milan officialisé lundi 6 juin, montée au capital du groupe hôtelier français AccorHotels, prise de contrôle du géant suisse d’agrochimie Syngenta pour 43 milliards de dollars (finalisée mi-juillet)… Actuellement, les groupes chinois font leur shopping en Europe.

Et ces trois opérations ne sont pas isolées. Pour Pékin, 2016 semble être l’année européenne : les entreprises chinoises ont dépensé en six mois 62,4 milliards de dollars en acquisitions sur le Vieux continent contre 27,7 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2015, a comptabilisé Thomson Reuters [qui chapote l’agence de presse Reuters] relayée par Les Échos, lundi 6 juin. L’Europe concentre 60 % des investissements chinois hors de leurs frontières, contre 25 % aux États-Unis et 15 % pour l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud.

Propice aux bonnes affaires

“Le changement de contexte économique dans leur pays en 2016 rend cette course aux investissements plus pressante pour les groupes chinoises”, assure Jean-François Dufour, responsable du China Control Panel du cabinet de conseil Montsalvy consulting, contacté par France 24. Comprendre : le ralentissement de la croissance en Chine oblige les entreprises à chercher des relais de croissance ailleurs dans le monde.

Tout concourt à ce que l’appétit chinois se concentre sur les plats européens. “Les sociétés européennes en mal de financement peinent à trouver des fonds ailleurs qu’auprès d’investisseurs chinois”, assure Jean-François Dufour. Le contexte économique européens morose est, en outre, propice aux bonnes affaires. “Les patrons chinois imaginent que les actifs européens ont été laminés [par la crise] et qu’il y a des bons coups à jouer”, assure aux Échos Jingzhou Tao, associé gérant du bureau du cabinet d’avocats Dechert en Chine.

L’Europe est, ensuite, bien plus ouverte aux capitaux chinois que les États-Unis. L’Oncle Sam fait preuve de davantage de protectionnisme, notamment, “pour des raisons géopolitiques liées entre autres aux tensions en mer de Chine méridionale [où Pékin tente d’étendre son influence stratégique, notamment sur les Philippines, NDLR]”, souligne Jean-François Dufour. Par ailleurs, les Chinois jouent sur une concurrence entre pays européens qui n’existe pas outre-Atlantique : “Aux États-Unis, il n’y a qu’un seul interlocuteur, le gouvernement fédéral. Alors qu’en Europe, les responsables d’un pays savent que s’ils refusent une proposition chinoise, l’argent ira chez le voisin”, rappelle l’expert français.

Opportunisme et innovations

Les derniers investissements chinois – un club de foot italien, un groupe hôtelier et un géant de l’agrochimie – semblent manquer d’un fil directeur. Il n’en est rien, d’après l’analyste. Il y a deux mouvements qui s’opèrent en parallèle : d’un côté des entreprises privées poussées par l’opportunisme qui cherchent des bonnes occasions et des acquisitions prestigieuses (AccorHotel ou l’Inter Milan), et, de l’autre côté, des grands groupes soutenus par Pékin qui poursuivent une stratégie définie au sommet de l’État. “Ils misent sur l’innovation et les technologies afin de créer des entités capables de peser au niveau global dans les secteurs qui vont compter à l’avenir”, résume Jean-François Dufour.

Le cas Syngenta est, à cet égard, symptomatique. Si le groupe chinois ChemChina réussit à boucler le rachat du géant suisse de l’agrochimie, il deviendra la seule alternative de poids au mastodonte Bayer-Monsanto dans un secteur qui regorge de recherches et développement et d’innovation.

Pour Jean-François Dufour, l’Europe a encore beaucoup à offrir, ou plutôt à vendre à la Chine, dans des secteurs de pointe comme l’aérospatiale, la robotique ou l’informatique. Les investisseurs chinois ne sont donc pas prêts à se détourner du Vieux continent. À condition que l’Europe continue à jouer le jeu.

Certains pays commencent ainsi à mettre le pied sur la pédale de frein. C’est le cas de la France, qui chercherait à éviter qu’AccorHotel, première chaîne d’hotellerie européenne, passe sous pavillon chinois, assure Le Figaro. Mais c’est aussi vrai pour l’Allemagne, qui ne veut pas que le fabricant chinois d’électroménager Midea prenne le contrôle du champion national des robots industriels Kuka. Pour Jean-François Dufour, ces réticences montrent “une volonté de s’opposer à une prédominance chinoise dans des secteurs dans lesquels l’Europe a encore une avance”.

Première publication : 06/06/2016

Les autorités de Kiev ont révélé avoir arrêté un jeune Français qu’elles soupçonnent d’avoir planifié une quinzaine d’attaques en France avant et pendant l’Euro. “Une information à prendre avec précaution”, selon notre correspondant à Kiev.

Un Français de 25 ans a été arrêté le 21 mai en Ukraine à la frontière avec la Pologne en possession de 125 kg de TNT et d’un arsenal de guerre, apprenait-on lundi 6 juin de source policière. Une enquête a été ouverte en France pour déterminer ses intentions. D’après les services secrets ukrainiens, l’individu préparait quinze attentats à la veille de l’Euro et pendant l’Euro en France.

Selon le directeur des services de sécurité ukrainiens, Vasily Gritsak, le Français arrêté par Kiev voulait se procurer des armes et des explosifs en Ukraine. En se faisant passer pour un bénévole, il avait pris contact avec des unités militaires dans l’est du pays, où les forces ukrainiennes affrontent des séparatistes prorusses.

Promettant d’apporter de l’aide et de l’équipement aux militaires, il “a commencé à s’intéresser aux moyens d’acheter en Ukraine des armes, des explosifs et d’autres équipements”, selon les services ukrainiens. Une grande quantité de TNT, plusieurs lance-roquettes et des fusils d’assaut de type Kalachnikov ont notamment été retrouvés dans son véhicule lors de son interpellation par les gardes-frontières ukrainiens.

“Piégé par les services secrets”

Son arrestation découle d’un travail de près de six mois des services ukrainiens, la SBU. D’après Vasily Gritsak, le jeune homme a été “piégé par les services secrets”. “Le citoyen français a reçu cinq fusils d’assaut Kalachnikov, plus de 5 000 munitions, deux lance-roquettes antichar, 125 kg de TNT et 100 détonateurs”, a déclaré le chef des services de sécurités ukrainiens en ajoutant que l’homme a été arrêté le 21 mai alors qu’il tentait de franchir la frontière ukraino-polonaise dans le village de Iagodyn.

Selon Vasily Gritsak, cité par Reuters, le suspect avait l’intention de s’en prendre à des lieux de culte musulmans et juifs, et des centres d’impôts en France. “Le Français a critiqué la politique gouvernementale en matière d’immigration, s’en est pris à la propagation de l’islam et à la mondialisation, et a aussi évoqué le projet de perpétrer plusieurs attentats terroristes”, a déclaré Gritsak lors d’un point de presse.

“Un scénario cousu de fils blancs”

“Ce scénario est tellement cousu de fils blancs qu’il faut le prendre avec précaution, affirme Stéphane Sihoan, correspondant de France 24 à Kiev. Le communiqué évoque déjà le mode opératoire, les armes interceptées ainsi que les cibles sur le territoire français. Un scénario tellement précis qu’il en devient étonnant.”

“Une information à prendre avec précaution”

Et d’ajouter : “Nous, les journalistes internationaux qui travaillons en Ukraine depuis deux ans dans un contexte de conflit, nous savons qu’il faut prendre beaucoup de précaution pour traiter les informations qui viennent des services ukrainiens et des services russes. En effet, la SBU a tout intérêt à discréditer la partie russe au niveau international et, d’ailleurs, le communiqué qui a été publié aujourd’hui révèle que la Russie serait derrière ce complot. Donc, en létat actuel des choses, il faut faire très attention. Pour le moment, ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a bien un jeune homme de 25 ans, de nationalité française, qui est retenu sur le territoire ukrainien.”

Le jeune Français, inconnu des services de police en France, est originaire de Lorraine. Il était employé comme inséminateur dans une coopérative agricole du Bas-Rhin.

Une enquête a été ouverte en France et confiée à l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et au service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Nancy. Les enquêteurs français “sont dans l’expectative”, selon une source policière. “Une demande d’entraide judiciaire internationale a été envoyée, mais aucune pièce de justice n’a été envoyée pour l’heure par les Ukrainiens”, a-t-elle ajouté.

Un tee-shirt siglé d’un groupe d’extrême droite

Une perquisition a été menée au domicile du jeune homme à Nant-le-Petit, un village de 80 habitants situé dans la Meuse. “Elle n’a rien révélé de particulier. Un tee-shirt siglé d’un groupe d’extrême droite a été saisi”, signalait une source policière.

Interrogé par l’AFP lundi, le maire de Nant-le Petit, Dominique Pensalfini-Demorise, a dressé le portrait d’un “gamin très agréable avec ses voisins, intelligent et sympathique, qui était prêt à rendre service.” Luc Voidey, le directeur technique de la coopérative Elitest à Brumath, l’entreprise dans laquelle l’homme interpellé en Ukraine travaille comme inséminateur, l’a pour sa part décrit comme “un salarié irréprochable”.

“La possibilité d’un éventuel trafic d’armes entre des mouvances d’extrême-droite en France et en Ukraine est tout à fait possible, mais pour le savoir il faudra attendre que d’autres sources se mettent à parler”, conclut Stéphane Sihoan.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/06/2016

Emmanuel Macron, en visite lundi à la poste de Montreuil pour dévoiler un timbre célébrant le 80e anniversaire du Front populaire, a été accueilli sous les jets d’œufs et les insultes par des manifestants CGT et PCF.

L’accueil d’Emmanuel Macron fut des plus inhospitaliers à Montreuil, ce lundi 6 juin. Le ministre de l’Économie, qui se rendait dans la municipalité communiste de Seine-Saint-Denis, a essuyé des jets d’œufs après avoir été bousculé par une foule hostile à sa venue.

Alors qu’il se rendait dans la banlieue de l’est parisien pour dévoiler un timbre célébrant le 80e anniversaire du Front populaire, le ministre a été accueilli par plusieurs dizaines d’opposants à la loi travail, venant de la CGT et du PCF aux cris de “Casse-toi !”.

Les manifestants, qui avaient déployé une banderole “Plutôt en grève qu’en costard”, et scandaient “Ni chair à patron ni chair à matraques. Retrait, retrait de la loi travail”, se sont agglutinés autour de lui. Le ministre a dû être escorté par des policiers à l’intérieur du bureau de poste.

“Ils n’écoutent rien, ils invectivent”

“Je ne parle pas d’un texte de loi avec des œufs et des coups de bâton”, “ils n’écoutent rien, ils invectivent”, déclarait l’intéressé. Emmanuel Macron a ensuite assuré vouloir honorer la Poste et le Front populaire, “loin de la violence et de la bêtise”.

Dans un communiqué envoyé dimanche, le maire PCF de Montreuil, Patrice Bessac, avait déclaré “avoir décidé de ne pas accueillir Monsieur Macron”, un acte “symbolique”, afin de “faire entendre la déception, le mécontentement, l’indignation et la colère que génère, auprès des Montreuillois et hors les limites de notre commune, la politique actuelle du gouvernement”.

>> À lire sur France 24 : “Emmanuel Macron prend de nouveau ses distances avec la ‘gauche’ “

“Sous la tutelle d’Emmanuel Macron, l’économie est devenue la science de l’accaparement quand elle devrait être celle du partage”, ajoutait l’édile.

Le projet de loi travail, contesté dans la rue depuis plusieurs mois, sera débattu au Sénat à partir du 13 juin. Le Premier ministre, Manuel Valls, a promis qu’il ne céderait pas sur le fond, estimant que “reculer serait une faute politique”.

Avec AFP

Première publication : 06/06/2016

Le campement de migrants, insalubre, installé dans le 18e arrondissement de Paris, a été évacué ce lundi par les forces de l’ordre, dans le calme. Un premier cas de tuberculose y avait été diagnostiqué la semaine dernière.

Le campement des Jardins d’Eole dans le 18e arrondissement de Paris, où plus d’un millier de migrants étaient installés depuis plusieurs semaines, a été évacué lundi matin. Peu après 7h, les premiers migrants, des femmes notamment, ont commencé à monter dans les bus qui devaient les emmener dans des centres d’hébergement en Île-de-France.

Quelque 1 300 personnes, dont de nombreux Afghans, Soudanais, Somaliens et Érythréens, avaient été recensées au dernier pointage dans ce campement, situé dans le nord de la capitale.

>> À lire sur France 24 : “La police évacue les migrants du lycée Jean-Jaurès à Paris”

L’opération menée par la préfecture de région, par la préfecture de police et par la Ville de Paris avec le soutien des associations, a été lancée en présence de la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse.

Évacuation en cours #Refugees#Stalingrad#Eolepic.twitter.com/89dYlC321N

— Clément Gino (@clementgino_) 6 juin 2016

Les CRS mobilisés s’employaient à contenir, derrière un cordon, la pression des migrants qui sortaient un à un du groupe compact pour monter dans les bus.

>> À lire sur France 24 : “À Paris, plus de 1 600 migrants ont été évacués de Stalingrad”

Avant l’évacuation, vers 6h, les migrants attendaient déjà debout devant le campement de fortune. Le passage d’un premier bus a été salué par des applaudissements et des sifflets.

Mohammad dormait ici depuis un mois, il vient d’Afghanistan et dit s’être déjà lancé dans une démarche de demande d’asile. Où va-t-il ? “Je ne sais pas, ce sera mieux [qu’ici]” , a-t-il assuré à l’AFP en montrant les centaines de tentes sur l’esplanade.

L’évacuation se poursuit ds le calme dvt les jardins d’Eole. Le camp très insalubre comptait 2000 pers @franceinfopic.twitter.com/ET2nF9ptRV

— Sandrine EtoaAndegue (@sandetoa) 6 juin 2016

Le campement, déjà évacué il y a moins d’un mois, avant de se reconstituer, présentait des conditions sanitaires très dégradées. La semaine dernière, Médecins du monde avait fait état de cas de tuberculose, maladie de la grande précarité jusqu’à présent inconnue sur les campements parisiens.

Pour cette opération, une quarantaine de bus ont été mobilisés pour une répartition dans une soixantaine de centres, notamment des gymnases. Les migrants “vont être orientés vers des centres en Île-de-France. Il faut absolument avoir un système de desserrement national, l’Île-de-France aura à terme beaucoup de mal à accueillir tout le monde”, a indiqué sur place la préfète de Paris, Sophie Brocas.

En pleine crise migratoire en Europe, l’évacuation de lundi est la 23e opération du genre organisée à Paris depuis juin 2015, selon le décompte de la préfecture de région.

Face à l’engorgement actuel, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé mardi 31 mai, la création prochaine d’un camp humanitaire pour réfugiés dans la capitale, qui devrait ouvrir d’ici à la fin de l’été.

L’évacuation des #réfugiés continue dans le calme. De nombreux bus sont sur place au jardin d’#Eole#Parispic.twitter.com/VMep3aoiva

— Pierre Gautheron (@PierreGautheron) 6 juin 2016

Avec AFP

Première publication : 06/06/2016

Après les intempéries qui ont frappé la France, le Premier ministre, Manuel Valls, a annoncé lundi la mise en place d’un fonds de plusieurs millions d’euros destiné aux personnes sans ressources touchées par les inondations.

Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé, lundi 6 juin, la mise en place d’un fonds d’extrême urgence de plusieurs millions d’euros pour les sinistrés des inondations qui frappent une partie de la France depuis une semaine. “Sans attendre, le gouvernement a décidé de mobiliser un fonds d’extrême urgence pour les personnes sans ressources ayant tout perdu”, a déclaré le chef du gouvernement à l’issue d’une réunion au ministère de l’Intérieur avec les ministres concernés.

Ce fonds sera géré par les préfets de département, en lien avec les centres communaux d’action sociale, a précisé le locataire de Matignon. “L’heure est à la décrue mais plusieurs situations font toujours l’objet de vigilance particulière : la Seine en aval, le Cher, l’Essonne en amont de Corbeil-Essonne”, a énuméré le chef du gouvernement.

Auprès des sinistrés de Viry-Châtillon, de Crosne et de Montgeron. La mobilisation des autorités est totale. pic.twitter.com/QIBsY8f5cp

— Manuel Valls (@manuelvalls) 4 juin 2016

“Il faut dans les jours qui viennent rester extrêmement prudents et vigilants”, a-t-il prévenu. “La décrue sera longue, et certains équipements ont été fragilisés”. “Le retour à la normale prendra donc du temps”.

Des “aides exceptionnelles”

Sur l’estimation des dégâts occasionnés, le Premier ministre a averti qu’il faudrait “plusieurs jours avant de pouvoir faire une estimation” et appelé à “être très prudent avec les chiffres avancés” à ce stade. Et de poursuivre, “plusieurs centaines de millions d’euros de dégâts” ont été constatés, mais “une grande partie des dégâts économiques (ne sont) pas remontés”.

“L’expertise est en train aussi d’être effectuée” concernant les calamités agricoles, a-t-il précisé, ajoutant qu’en termes de récoltes les dommages étaient “particulièrement lourds”.

Du côté des professionnels, le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, doit réunir lundi les représentants du monde agricole et élus de Seine-et-Marne. Pour les commerces de proximité, le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, doit convoquer une “cellule de continuité économique” qui “va arrêter des mesures d’aide exceptionnelles” pour permettre le démarrage des activités “le plus vite possible”. “Il y a urgence à redémarrer l’activité économique”, a encore dit le Premier ministre. “La mobilisation est totale pendant la crise mais aussi après la crise”, a-t-il souligné.

Avec AFP

Première publication : 06/06/2016

En France et dans la majorité des pays musulmans du monde, les fidèles musulmans commencent le jeûne du ramadan lundi. D’une durée de 29 ou 30 jours, il constitue un des cinq piliers de l’islam.

Le ramadan, mois sacré de jeûne dans l’islam, commencera lundi, a annoncé la veille le Conseil français du culte musulman (CFCM). Un mois de jeûne, dont l’observance constitue l’un des cinq piliers de l’islam avec la profession de foi, les cinq prières quotidiennes, l’aumône légale et le pèlerinage à La Mecque. Cette année, le ramadan s’effectuera pendant l’Euro-2016 de football (10 juin-10 juillet) et durant les épreuves du baccalauréat, qui débutent le 15 juin.

Réuni dimanche à la Grande Mosquée de Paris “en présence de dignitaires religieux et de représentants de fédérations musulmanes”, le CFCM a fixé au 6 juin le “premier jour du mois sacré du ramadan pour l’an 1437 de l’Hégire” (année utilisée dans le calendrier musulman et qui compte entre 354 et 355 jours), a indiqué son président Anouar Kbibech dans un communiqué.

>> À lire sur France 24 : “Grande Guerre : le ramadan dans les tranchées”

La Grande Mosquée de Paris, attachée à l’observation lunaire pour déterminer les dates du calendrier musulman, se réunissait dans le cadre de la traditionnelle “Nuit du doute”, la veille ou l’avant-veille du début du ramadan, et suit l’enseignement du Prophète qui aurait prescrit dans un hadith (commentaire oral): “Ne jeûnez que lorsque vous verrez le croissant lunaire et ne rompez le jeûne que lorsque vous le verrez aussi”.

Le CFCM “présente ses meilleurs vœux aux musulmans de France et leur souhaite un heureux mois du jeûne, mois de la piété et du partage”, et assure “l’ensemble de (ses) concitoyens de toutes confessions, de toutes origines et de toutes conditions, de ses prières fraternelles pour que (leur) Nation vive dans la paix, l’unité et la solidarité”.

L’islam est la deuxième religion de France. Le ramadan est un rite massivement suivi par les musulmans français, avec plus de 70 %, voire 80 % de jeûneurs, selon les études.

Durant ce mois sacré, les musulmans sont invités à s’abstenir de boire, de manger et d’avoir des relations sexuelles, des premières lueurs de l’aube – dès que l’on peut “distinguer un fil blanc d’un fil noir”, dit le Coran – jusqu’au coucher du soleil.

Des dispenses appelant des compensations – par un jeûne différé – sont prévues pour les voyageurs, les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes ou venant d’accoucher.

L’Aïd el-Fitr, la fête de la rupture du jeûne qui suit le ramadan, aura lieu autour du 5 juillet, chaque mois durant 29 ou 30 jours dans le calendrier musulman.

Avec AFP

Première publication : 06/06/2016

Le Ritz, l’un des plus célèbres et luxueux palaces de Paris, situé place Vendôme, rouvre ses portes à ses clients, lundi, après quatre années de travaux de rénovation. Le site internet de l’hôtel affiche déjà complet jusqu’au 19 juin.

Le Ritz, l’un des plus célèbres et luxueux hôtels de Paris, situé place Vendôme, dans le 1er arrondissement, rouvre ses portes lundi 6 juin. Après quatre années de travaux et un important incendie survenu en janvier dernier, la propriété du milliardaire égyptien Mohammed Al-Fayed est plus “flamboyant” que jamais, assure-t-on du côté du palace.

Jugé “poussiéreux” à sa fermeture en 2012, l’hôtel, voisin du ministère de la justice, a fermé le 1er août 2012 pour d’importants travaux. Sa réouverture, initialement prévue en décembre 2015, avait été décalée au 14 mars 2016, pour cause de retard dans les travaux. Mais un important incendie survenu mi-janvier a de nouveau repoussé l’échéance.

Les derniers travaux qu’avait connus l’établissement remontaient à 1979, date de son rachat par l’homme d’affaires égyptien. Ils se sont étalés sur 10 ans, sans occasionner de fermeture, a raconté à l’AFP un porte-parole de l’établissement.

Lundi, le palace, qui compte 142 chambres et suites contre 159 auparavant, rouvrira en grande partie : le temps des derniers travaux, le Ritz ne tournera qu’à 86 chambres et suites.

Six cents employés

Malgré un contexte compliqué pour le secteur de l’hôtellerie à Paris, qui accuse une baisse de fréquentation chronique depuis les attentats de Paris et Bruxelles, le calendrier des réservations sur le site internet de l’hôtel affiche lui complet jusqu’au 19 juin.

L’établissement parisien possède désormais un restaurant d’été sous une verrière mobile, l’extension de la salle de bal ainsi que l’intégration de technologies de pointe dans les chambres. Mais “nous souhaitions conserver l’esprit cher à nos clients. Le Ritz d’hier est celui d’aujourd’hui”, rassure-t-on auprès de la direction, soulignant la conservation de “80% du mobilier, des consoles, des fauteuils ou encore des tables de chevet”.

The Mystery. @_Ritzparis is about to reveal a film directed by Zoe Cassavetes. Coming June 06. https://t.co/D3o75zHQ3q

— Ritz Paris (@_RitzParis) 4 juin 2016

Côté personnel, on compte près de 600 employés, dont une centaine en cuisine. Près de “55 % de nos employés de 2012 sont revenus”, affirme-t-on au Ritz.

Par ailleurs, le chef Nicolas Sale, 43 ans, est aux commandes des cuisines de l’établissement, qui comprendra deux restaurants gastronomiques, Le Jardin de l’Espadon, ouvert le midi, et La Table de l’Espadon, le soir.

Avec AFP

Première publication : 06/06/2016

À cinq jours du match d’ouverture de l’Euro-2016 organisé en France, François Hollande a admis, dimanche sur France inter, que la menace terroriste existe. Il a également lancé un appel implicite à l’arrêt des grèves à la SNCF et à Air France.

François Hollande a prévenu dimanche 5 juin que la menace contre la sécurité de l’Euro-2016 “existe” et qu’elle “vaut pour un temps qui sera long”. “Elle existe, la menace” même s’il “ne faut jamais se laisser impressionner”, a affirmé le chef de l’État sur France Inter, avant de rejoindre Clairefontaine (Yvelines) pour dîner avec l’équipe de France, à cinq jours du match d’ouverture France-Roumanie.

Entouré de Didier Deschamps, le sélectionneur, d’Hugo Lloris, capitaine et gardien de l’équipe, et de Noël Le Graët, président de la Fédération française de football, François Hollande l’a assuré: “Vous avez toute notre confiance, vous êtes de grands champions”.

>> À lire sur France 24 : “Euro-2016 : le préfet souhaite fermer la “fan zone” de Paris les jours de match”

“L’attente est forte, l’ambition est élevée”, a encore souligné le chef de l’État, assurant que le gouvernement avait “mobilisé les forces pour que la sécurité soit garantie et que ce bel événement ait lieu”. “Il faut aussi que cela soit une belle fête pour le public, dans les stades et dans les villes avec les fan zones”, a-t-il ajouté.

François Hollande a estimé par ailleurs que “personne ne comprendrait que les trains ou les avions (…) puissent empêcher le bon déroulement (…) du déplacement des spectateurs”. “Je souhaite que (le conflit social) soit réglé”, a-t-il insisté, lançant un appel implicite à l’arrêt des grèves à la SNCF ou à Air France.

>> À lire sur France 24 : “Annuler l’Euro-2016 offrirait ‘une victoire’ aux terroristes”

REVOIR – @fhollande sur l’#Euro2016 :”90.000 personnes vont être affectés à la #sécuritéhttps://t.co/P9Qmo6z62Ppic.twitter.com/bYNQYNt1Pq

— France Inter (@franceinter) 6 juin 2016

Avec AFP

Première publication : 06/06/2016